N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset (ex. 62.14). Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible (ex. Jn 3.12), et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans” (ex. L 11).

— 1 Parce que l’islam refuse la révélation de la nature trinitaire de Dieu, et donc le principe de la différence, fondement de la relation et de l’amour, l’islam imagine Dieu monopolisant par son unicité la totalité de l’être, en sorte que cause unique de tout, y compris des effets produits par les causes secondes (dont les volontés créées), Allah se doit d’être aussi l’auteur du mal (113.2). C’est ainsi que Satan peut dire : « Mon Seigneur ! C’est parce que tu m’as induit en erreur que je leur montrerai sur la terre le mal, sous des apparences trompeuses (15.40 ; 38.82) ». Il est donc impossible de distinguer Satan d’Allah : Satan égare (4.60 ; 22.5 ; 27.24), mais Allah aussi (4.88 ; 13.33 ; 35.8) ; Satan trompe (6.43), mais Allah aussi (6.108) ; Satan tente (7.27), mais Allah aussi (29.3). Puisqu’Allah crée le mal et induit le Diable en erreur, on se demande bien ce que le Diable peut encore faire ! En théologie chrétienne, ce n’est pas Dieu qui est cause du mal (Sg 11.24 ; Mc 3.24 ; Rm 5.12), mais Lucifer (Sg 2.24), que Dieu avait créé bon, spirituel et libre, et qui s’est lui-même rendu mauvais. Le Dieu chrétien, Lui, non seulement ne fait jamais le mal, mais Il est assez puissant pour faire servir même le mal ― qu’Il ne veut pas (Si 15.12), mais qu’Il permet , au service d’un bien encore plus grand que celui qui aurait eu lieu s’il n’y avait pas eu ce mal, et cela, par la communion au Sacrifice de Son Fils Jésus, mort et ressuscité ! Peut-il y avoir un Dieu meilleur et plus grand que celui-là ?

 

— 2 Allah crée le mal : Dis : Je cherche la protection du Seigneur de l’aube contre le mal qu’il a créé (113.2), aussi, trois fois par jour, le musulman prie en disant : Je me mets sous la protection des paroles parfaites d’Allah contre le mal qu’Il a créé (La citadelle du Musulman, Éditions Tawhid, 2007, Prière n°97). Or, si Allah fait le mal, de deux choses l’une : soit Allah n’est pas bon, soit il n’y a pas de différence entre le bien et le mal. Mais dans les deux cas, l’islam peut-il subsister, puisque la profession de l’unicité divine est le tout de l’islam (112) et qu’étant à la fois bon et mauvais, Allah serait divisé, et que d’autre part, prétendant enseigner la différence entre le bien et le mal (3.110), il se trouverait qu’il n’y en a pas ?

 

— 3 « Si Allah l’avait voulu, il aurait guidé tout le monde [à l’islam], mais Allah a voulu qu’il y ait des humains et des djins en Enfer. (32.13) » ; « Allah a créé la vie et la mort. (67.2) »… Comment croire que Dieu puisse vouloir du mal à Sa propre œuvre ?

 

— 4 Vous ne voulez que ce qu’Allah, le seigneur des mondes, veut que vous vouliez (81.29). Allah a modelé l’âme en lui inspirant son immoralité et sa piété ! (91.8) Puisqu’Allah veut le mal que font les hommes, pourquoi le leur reproche-t-il ? Et pourquoi les musulmans devraient-ils s’y opposer ?

 

— 5 Puisque les mécréants sont mécréants de par la volonté d’Allah (6.111), pourquoi les désigne-t-il à la vindicte des musulmans (4.76) ? Allah n’est-il pas sadique ? Que peuvent signifier en islam : liberté, responsabilité, justice, miséricorde, Jugement dernier ?

 

— 6 Puisque Allah n’a pas à être interrogé de ce qu’il fait (21.23), comment l’islam serait-il autre chose qu’une soumission irrationnelle et donc irresponsable ?

 

— 7 Allah assume la responsabilité des tueries faites en son nom : Combattez-les à mort ! Allah, par vos mains, les châtiera et les couvrira d’ignominie ! (9.14) ; Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais c’est Allah qui les a tués (8.17). La violence est constitutive de la révélation coranique. Elle est divine ! Elle s’incarne dans les croyants voués à manifester la colère d’Allah, sa puissance et sa volonté. Si le Coran fait mention d’Alexandre le Grand (Dhul-Qarnayn, 18.83,86,94), c’est parce que ses victoires militaires témoignent qu’il était un homme d’Allah ! Comme Satan, Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour sa cause (61.4 ; cf. note 73)[1] et exige : Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage (47.4). Que tous ceux qui veulent plaire à Allah se posent cette question : que feraient-ils de différent de ce que leur demande le Coran s’ils voulaient plaire à Satan ?

 

— 8 Comment Allah peut-il se prescrire à lui-même la miséricorde (6.12), sinon parce qu’il n’est pas naturellement miséricordieux (6.35 ; 14.4) ? Comment dès lors les musulmans peuvent-ils continuer à l’appeler Le Tout Miséricordieux (1.1) ?

 

— 9 Pourquoi en islam regretter ses crimes puisque : « On ne vous demandera pas [compte] des crimes que nous avons commis ni de ce que vous faites (34.25) » ?

 

— 10 Comment un musulman pourrait-il ne pas mal faire, puisque Allah, auteur du mal, l’a créé misérable (90.4) ? Or Dieu n’a pas créé l’homme misérable, mais si parfait (Gn 1.31) qu’Il l’aime (Pr 8.31 ; Is 54.8 ; Ps 100.5) jusqu’à Se donner à lui (Mt 26.26)… C’est le mauvais usage de la liberté, angélique d’abord, puis chez nos premiers parents (péché originel), qui est la cause du mal, lequel, n’étant pas voulu par Dieu, n’a pas de réalité ontologique. C’est pourquoi à l’aide de la miséricorde divine il est possible de le refuser et combattre. La foi chrétienne est ainsi une source incomparable de renouveau de la vie humaine. Ce n’est pas sans raison que l’Évangile a changé la face de la terre… Et si la civilisation chrétienne a commis des fautes, n’est-elle pas aussi la seule jusqu’ici à avoir été capable de les reconnaître ?

 

— 11 Sans la révélation du dogme du péché originel (Gn 3 ; Sg 1.13 ; Rm 5.19), Dieu est méconnu, affreusement caricaturé, le problème du mal reste entier, et l’homme est incompréhensible à lui-même. Il est indéniable qu’une cassure s’est produite entre le Dieu parfait et sa Création. L’arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2.9), placé parmi les arbres du Paradis terrestre, représentait la différence existante entre Dieu et sa créature. Par l’interdiction de manger de son fruit, c’est comme si Dieu avait dit à Adam : Laisse-Moi être Dieu. Toi, sois qui tu es et ne te prends pas pour Moi. Ainsi nous pourrons continuer à rester en relation, et Je pourrai continuer à te donner la vie (cf. Jr 7.23-24). En transgressant ce commandement, en s’octroyant le droit de dire ce qui est bien et ce qui est mal, Adam a pris la place de Dieu, et a donc refusé que Dieu soit Dieu. Face à la même épreuve, considérant sa propre perfection qui faisait de lui la plus belle des créatures, Lucifer s’était déjà préféré à Dieu. Rejetant l’amour de Dieu pour s’adorer lui-même, il se mit à haïr Dieu, son Créateur, et à prêcher cette révolte aux autres créatures spirituelles. Dieu ayant donné aux anges et aux hommes la liberté de L’aimer[2], il existait la possibilité (mais la possibilité seulement) du non-amour. Par leur désobéissance, Lucifer, puis Adam, ont fait passer cette possibilité de la puissance à l’acte, de la virtualité à la réalité. Pour Lucifer, pur esprit, ce passage s’est fait en un instant et définitivement sitôt sa création, pour l’homme, esprit incarné, ce passage se fait dans le temps ; c’est pourquoi, à la différence de l’ange, existe pour lui la possibilité du repentir. En tournant le dos à Dieu, qui est la Lumière, Lucifer a inventé les ténèbres ; en tournant le dos à Dieu, qui est l’Amour, Lucifer a inventé la haine ; en tournant le dos à Dieu, qui est la Vérité, Lucifer a inventé le mensonge (Jn 8.44), etc. Et ainsi Adam, succombant au mensonge de Lucifer l’invitant à briser la communion avec Dieu, qui est Vie et Source de toute vie (Gn 3.1-5), s’est-il donné la mort, à l’instar d’un ruisseau dont la source vient à tarir. En se coupant de Dieu qui est l’Amour, Adam s’est voué à la haine. En rejetant Dieu qui est la Vérité, il est tombé dans l’ignorance, l’erreur, le mensonge… Toutes ces choses négatives dont nous faisons l’expérience, en fait, n’existent pas ; elles ne sont que l’absence, le manque de ce qui est, la conséquence du refus de Dieu, sans Qui rien ne peut être. La maladie, par exemple, est le manque de santé. C’est la vue qui est quelque chose, tandis que la cécité en est le manque. Que sont les ténèbres ? Il suffit d’ouvrir les volets pour le savoir : c’est l’absence de lumière. Si donc le mensonge n’est possible que grâce à la vérité qu’il singe, la réciproque n’est pas vraie : la vérité n’a que faire du mensonge. Le diable ne peut que singer Dieu. En rejetant Dieu, sans qui rien ne peut être, l’homme a tout perdu et s’est perdu lui-même… Cette séparation d’avec Dieu qu’est le péché a non seulement coupé Adam de Dieu, d’Ève, et de toute la Création, mais aussi de lui-même : ses instincts jusqu’alors soumis à sa raison comme celle-ci l’était à la Volonté divine, se sont révoltés contre la raison qui s’est elle-même révoltée contre l’Ordre divin. Et la nature, jusque-là soumise à Adam, s’est mise à produire ronces et épines, catastrophes et cataclysmes. Quelle effroyable déception pour celui qui, à l’instar du Diable, s’était imaginé capable de se passer de Dieu ! Le mal était à jamais irréparable et le malheur sans fin, car l’homme ne pouvait se redonner la vie dont il n’était pas la source. Dieu seul pouvait réparer cette faute. C’est ce qu’Il promit en annonçant à Adam et Ève un Rédempteur (Gn 3.15). Aussi l’islam, qui nie le péché originel et la Rédemption, peut-il être autre chose que le péché impardonnable (Mc 3.29) ?

 

— 12 Pour les musulmans, si Adam a bien désobéi à Allah, il s’en est repenti le vendredi suivant (2.37 ; 20.122)[3], en sorte que son péché n’a aucun rapport avec le mal et la mort actuels. Le dogme du péché originel est ainsi refusé parce que la notion de nature qu’il implique, indissociable de celles de constantes et de lois, est perçue comme une limitation à la souveraine liberté de l’agir divin. Or, le dogme du péché originel permet seul de comprendre tous les maux comme autant de conséquences, directes ou indirectes, du péché d’Adam et Ève (Rm 5.12), aussi vrai que tous les hommes héritent de la même nature humaine que la leur, mais non dans l’état de perfection où Adam et Ève l’avaient reçue, mais telle qu’ils nous l’ont transmise par voie de génération, c’est-à-dire blessée par le premier péché, coupée de Dieu. Un père sidéen ou gravement alcoolique a de grands risques d’engendrer un enfant lui-même sidéen ou taré. L’enfant sera certes innocent du mal qui lui aura été transmis, mais son père ne pouvait pas lui donner ce qu’il n’avait pas, c’est-à-dire une humanité saine. Ayant reçu une humanité malade, l’homme ne peut que transmettre une humanité malade. De même, Adam n’a pas pu transmettre à sa descendance la nature humaine telle que Dieu la lui avait donnée, dans toute son intégrité et sa perfection, mais il l’a transmise coupée de Dieu, blessée par le péché. Cela s’est produit en vertu de la loi de l’Amour, qui unit tout ce qui participe à son étreinte[4], Dieu ayant trouvé en Lui, qui est Un en trois Personnes, le modèle de ce qu’Il a créé (puisqu’il n’y a rien en dehors de Lui). Ainsi, puisqu’Adam était le seul homme, il engageait en ses actes personnels toute l’humanité. Si, par exemple, il avait refusé d’avoir des enfants, nous n’existerions pas. Dans la Création de Dieu, nul n’est une île (sauf celui qui se voue à l’Enfer, précisément parce qu’il s’enfer-me en lui-même), tous les êtres sont interdépendants. C’est donc en vertu de cette même loi de l’Amour que le péché, avec tout son cortège de malheurs, a été transmis à l’humanité entière, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Mais c’est aussi en vertu de cette même loi que le Christ a pu nous racheter tous, en satisfaisant parfaitement à la Justice de Dieu pour tous (Rm 5.12). Quelle autre révélation peut rendre compte de façon aussi cohérente de l’existence, et de Dieu, et du mal ?

 

— 13 Pour se justifier de croire au Créateur du mal, les musulmans avancent des passages de la Bible, de préférence tirés de l’Ancien Testament, tel Am 3.6 : Arrive-t-il un malheur dans une ville sans que le Seigneur en soit l’auteur ? . A quoi il faut répondre que, dans l’Écriture Sainte, le malheur que commande Dieu n’est qu’une façon de dire qu’Il est assez puissant pour faire tourner toutes choses, y compris les conséquences des péchés, qu’il n’a pas voulus, au bien de ceux qui L’aiment (Rm 8.28). Ainsi, depuis la mort d’Adam, en passant par celle de l’humanité sous les eaux du déluge, jusqu’à celle du dernier martyr, Dieu conduit l’humanité, qui d’une façon, qui d’une autre, à porter volontairement la Croix de son Fils, hors de laquelle il n’y a point de salut, de sorte que ce que redoute le méchant lui échoit, [et que] ce que souhaite le juste lui est donné (Pr 10.24). Dieu est plein de miséricorde pour l’homme pécheur, mais non envers son péché. C’est pourquoi les châtiments exemplaires dont Dieu a usé étaient en réalité l’exercice de Son infinie miséricorde voulant stopper la contagion du péché, susciter le repentir et la pénitence (Jr 25.3), pour enfin donner Son Salut, dans la communion à la Croix de Son Fils. Si Dieu, l’Innocent, a porté la Croix, qui se plaindra de L’imiter ? Dieu nous a créés pour la vie éternelle, qui dépasse tout ce que l’on peut désirer ; aussi, n’est-ce pas en fonction de celle-ci qu’il nous faut juger des choses de la vie présente ?

 

— 14 Le musulman croit que deux anges viennent visiter tout défunt en sa tombe pour lui demander cinq choses : si Allah est Dieu ou non, si Mahomet est son prophète ou non, si la Mecque est au midi ou non, si la loi est d’Allah ou non, et quelle est cette loi (le Coran). Selon la réponse donnée, soit le défunt se retrouve heureux et à l’aise en sa tombe jusqu’au jour du Jugement, soit il y sera à l’étroit et malheureux. C’est d’ailleurs un des privilèges des chahids que d’être dispensés de l’interrogatoire de la tombe. Et pour que les anges ne commettent pas l’erreur de venir les y interroger, les chahids sont enterrés dans leurs vêtements tachés du sang de leurs victimes… Boukhari (6933) et Muslim (1655) ont rapporté : D’après Abou Dharr, le Messager d’Allah a dit : ‘Gabriel m’est apparu et m’a dit : ‘Transmets cette bonne nouvelle à ta communauté : toute personne qui meurt alors qu’elle n’associe rien au culte d’Allah sera admise au Paradis ! Je lui ai dit : Ô Gabriel, même si elle commet le vol et la fornication ? Il dit : oui. J’ai dit encore : même si elle commet le vol et la fornication ? Il a encore répondu : oui ! Et il a ajouté : Même si elle consommait du vin !’ L’islam ne se définit vraiment par rien d’autre que par son antichristianisme, selon la parole même d’Allah (4.48 ; 39.65-66) et les hadiths* : Quiconque meurt alors qu’il n’associait rien à Allah sera admis au Paradis. Quiconque meurt alors qu’il associait quelque chose à Allah sera envoyé en enfer (Muslim, 135) ; Sortira de l’enfer celui qui aura dit : il n’y a pas de dieu en dehors d’Allah, même si son cœur ne renferme pas plus de bien que de la grosseur d’une graine de moutarde (Boukhari, 6861 ; Muslim, 285). Le sort du défunt n’est donc pas établi en fonction des actes de sa vie morale, mais, comme dans le protestantisme, uniquement en fonction de son adhésion au dogme (cf. Mt 7.21). Dans le catholicisme, la foi agissant par la charité, chacun sera sauvé par sa foi en Jésus (Lc 7.44-50 ; Mt 25.40), et jugé en fonction de ses actes librement posés (Mt 7.22 ; 16.27 ; 25.31-40 ; Jc 2.18 ; 1 Jn 3.18 ; Ap 14.13 ; 20.12,13). Si le salut se joue sur la seule profession de la chahada, l’islam est-il autre chose qu’une licence accordée au péché ?

 

— 15 Ceux qui sont damnés seront dans le feu (…) pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre, à moins que ton Seigneur en décide autrement – car ton Seigneur fait absolument tout ce qu’Il veut. Et quant aux bienheureux, ils seront au paradis, pour y demeurer éternellement tant que dureront les cieux et la terre (11.106-108). Or, si par définition le paradis et l’enfer sont éternels, le ciel et la terre ne le sont pas (17.99 ; 30.8 ; 46.3) … Puisqu’Allah ne sait pas même cela, que peuvent valoir ses promesses ? De même, il annonce qu’il sortira certains de l’enfer (19.67-72). Or la connaissance de l’éternité des peines infernales accroît le malheur des damnés, en sorte qu’un enfer d’où l’on peut espérer sortir n’en est pas un. La confusion d’Allah au sujet des réalités eschatologiques est telle qu’il imagine encore un séjour situé au dessus d’un mur séparant enfer et paradis (7.46) … Obsédés par la pensée de l’enfer, les musulmans cherchent à se rassurer en imaginant qu’il n’est que pour les non-musulmans, et que si leurs péchés le leur ont mérité, Allah les en sortira parce qu’ils sont musulmans. Or, si la peine principale de l’enfer est l’absence de Dieu, et qu’en son paradis Allah ne s’y donne pas plus en communion qu’il ne le fait ici-bas (cf. Jn 6.53), un musulman peut-il aller ailleurs qu’enfer ?

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[1] La lecture du Talmud, notamment en ce qui concerne sa haine des chrétiens, est éclairante pour établir l’origine du Coran : Un Juif qui tue un chrétien offre ainsi un sacrifice agréable à Dieu. Même le meilleur des Goïm (non-Juifs) devrait être tué (Tosphot Abhodah Zarah, 26b ; Midrash Mechilta sur Ex 10.7 ; Soferim 15).

[2] Il n’y a pas d’amour sans liberté. C’est pourquoi il n’y a pas d’amour dans l’islam, la liberté étant considérée comme l’ennemie de l’obéissance.

[3] Il est frappant que le jour de fête des musulmans soit le vendredi, le jour où les ennemis du Christ se sont réjouis de Sa mort …

[4] Un petit conseil à ceux qui s’impatientent de ne pas voir leurs prières exaucées immédiatement : Puisque Dieu veut le bonheur de chacun et que le bonheur de chacun est lié au bonheur de tous, il faut donc savoir attendre que Dieu mène à bien Son œuvre partout pour qu’Il puisse la mener aussi à bien pour soi. Il est nécessaire de ne plus se penser comme un électron libre dans l’univers, mais comme un membre de l’humanité, et, mieux encore : de l’humanité du Christ. Comme le disait Bernanos : Il est plus facile que l’on croit de se haïr. La grâce est de s’oublier. Mais si tout orgueil était mort en nous, la grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants de Jésus-Christ (Journal d’un curé de campagne, in Œuvres romanesques, Gallimard, 2002, p.1258).