“Dans son article intitulé “Communion” dans le Dictionnaire d’archéologie chrétienne, Leclerq déclare que la paix de Constantin mettait un terme à la pratique de la communion dans la main. Ceci réaffirme, en ce qui nous concerne, le raisonnement de saint Basile voulant que ce soit la persécution qui ait créé l’alternative entre recevoir la communion dans la main ou de ne pas la recevoir du tout. Lorsque les persécutions eurent cessé, il est évident que la pratique de la communion dans la main a persisté ici et là. Cela était considéré par les autorités de l’Église comme un abus auquel il fallait mettre un terme, puisqu’on l’estimait contraire à la coutume des Apôtres. C’est ainsi que le Concile de Rouen, qui s’est réuni en 650, déclare : Ne mettez pas l’Eucharistie dans les mains d’un laïc ou d’une laïque, mais seulement dans leur bouche. Le Concile de Constantinople interdisait aux fidèles de se donner à eux-mêmes la communion (ce qui est évidemment le cas lorsque la particule consacrée est placée dans la main des communiants). Il décrétait une excommunication d’une semaine pour ceux qui feraient cela en présence d’un évêque, d’un prêtre ou d’un diacre.

Sa S.S. le pape Paul VI dans son instruction « Memoriale Domini » du 29 mai 1969, se réjouit de la communion sous les deux espèces, « Par ces éléments de renouveau, le signe du banquet eucharistique et l’accomplissement fidèle du mandat du Christ sont devenus plus manifestes et vivants. », il continue ainsi « en même temps, ces dernières années, la participation plus complète à la célébration eucharistique, exprimée par la communion sacramentelle, a suscité çà et le désir de revenir à l’ancien usage de déposer le Pain eucharistique dans la main du fidèle, lequel se communie lui-même en le portant à sa bouche» . Le Pape rappelle ensuite l’histoire de la manière de communier et précise : « Par la suite, lorsque la vérité et l’efficacité du mystère eucharistique, ainsi que la présence du Christ en lui, ont été plus approfondies, on a mieux ressenti le respect à ce Très Saint Sacrement et l’humilité avec la-quelle il doit être reçu, et la coutume s’est établie que ce soit le ministre lui-même qui dépose sur la langue du communiant une parcelle de Pain consacré. Compte tenu de la situation actuelle de l’Église dans le monde entier, cette façon de distribuer la Sainte Communion doit être conservée, non seulement parce qu’elle a derrière elle une tradition multiséculaire, mais surtout parce qu’elle exprime le respect des fidèles envers l’Eucharistie. » Le pape interrogera ensuite les évêques sur cette question, il conclut de leurs réponse : « Ces réponses montrent donc qu’une forte majorité d’évêques estiment que rien ne doit être changé à la discipline actuelle et que si on la changeait cela offenserait le sentiment et la sensibilité spirituelle de ces évêques et de nombreux fidèles. C’est pourquoi, compte-tenu des remarques et des conseils de ceux que « l’Esprit Saint a constitués intendants pour gouverner » les Églises, eu égard à la gravité du sujet et à la valeur des arguments invoqués, le Souverain Pontife n’a pas pensé devoir changer la façon traditionnelle de distribuer la Sainte Communion aux fidèles. » En 1969, la position du magistère est donc claire, il faut conserver la manière de distribuer la communion à la langue.” (SOURCE)

communion à la cuiller fresque

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“C’est Moi, YHWH, ton Dieu, qui t’ai fait monter de la terre d’Egypte,
ouvre large ta bouche, et Je l’emplirai.

Mon peuple n’a pas écouté Ma voix, Israël ne s’est pas rendu à Moi ;
Je les laissai à leur cœur endurci, ils marchaient ne suivant que leur conseil.
Ah ! si mon peuple M’écoutait, si dans Mes voies marchait Israël,
en un instant J’abattrais ses adversaires et contre ses oppresseurs tournerais Ma main.
Les ennemis de YHWH l’aduleraient, et leur temps serait à jamais révolu.
Je l’aurais nourri de la fleur du froment, Je t’aurais rassasié avec le miel du rocher.
(Ps 80/81.10-17)”

Profanation du Saint Sacrement