L’Eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne. Les chrétiens se réunissent depuis toujours le dimanche pour célébrer la Mort et la Résurrection du Christ, notre grand prêtre, qui est à la fois celui qui offre et celui qui est offert, et qui continue, par ses prêtres, à présenter à Dieu ce grand sacrifice d’amour pour le salut de tous les hommes. Les fidèles baptisés peuvent s’unir dans une communion spirituelle et s’engager à vivre le dimanche une prière en famille ou en petits groupes autour de la Parole de Dieu et la communion aux messes célébrées à ce moment-là.

« Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, (les fidèles) offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. » (Lumen Gentium, 11).

L’oblation chrétienne signifie l’offrande de soi-même à Dieu.
Il n’est pas toujours possible de communier mais il demeure toujours possible de vivre cette oblation de soi en communion avec le Christ, uni à son Corps qu’est l’Eglise. La charité est la source de cet amour oblatif, qui vient de Dieu et qui mène à Dieu.

Lorsqu’il est impossible de participer physiquement à la Messe, il est toujours possible de faire une Communion spirituelle, qui emplit l’âme de grâces particulières. Au cours des temps de persécution, de nombreux catholiques ne pouvaient recevoir la sainte communion de manière sacramentelle, mais ils faisaient une communion spirituelle dont il obtenait de nombreux bénéfices spirituels.

Si l’Église de notre temps ne s’efforce pas avec le plus grand zèle d’accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l’égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines. Si l’Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus-Eucharistie, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2).

Pour faire une Communion Spirituelle, il est recommandé de dire la prière suivante :

« A vos pieds, ô mon Jésus, je me prosterne,
et je Vous offre le repentir de mon cœur contrit,
qui s’abaisse dans son néant et en Votre Sainte Présence.
Je Vous adore dans le Sacrement de Votre Amour,
l’ineffable Eucharistie.

Je désire Vous recevoir dans la pauvre demeure que Vous offre mon âme.
En attendant le bonheur de la Communion sacramentelle,
je veux Vous posséder en esprit.

Venez chez moi, ô mon Jésus, puisque moi je viens chez Vous !
Que Votre Amour embrase tout mon être pour la vie et pour la mort.
Je crois en Vous, j’espère en Vous, je Vous aime.

Ainsi soit-il. »

+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana

Mgr Centène propose cette prière :

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent
dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie.
Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.

« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie,
avec la joie et la ferveur des saints.

Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement,
viens au moins spirituellement visiter mon âme.

En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint
me fasse communier à Tes souffrances et surtout,
au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix
lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments
de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph
quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem,
aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église,
partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres,
font obstacle à toute vie sacramentelle.

Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre
que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour
et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu
dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence,
sans amour et sans action de grâce.

Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir
réellement et substantiellement
avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce
pour nous fortifier dans nos épreuves.

Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

(Indulgence partielle aux conditions ordinaires)

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Ayant reçu des plaintes de fidèles auxquels des prêtres refusent de donner la communion sur la langue sous prétexte de coronavirus, l’archevêché de Portland (Oregon) fait savoir « clairement qu’une paroisse ne peut pas interdire la réception de la Sainte Communion sur la langue (cf. Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, Redemptionis Sacramentum 92 : “Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche” ».)

L’archidiocèse de Mgr Alexander Sample précise qu’il a consulté deux médecins, dont un spécialiste en immunologie. Ils considèrent tous deux que communier dans la bouche ou dans la main ne fait guère de différence. « Le risque de toucher la langue et de transmettre la salive aux autres est un danger, mais la possibilité de toucher la main est tout aussi probable et les mains sont plus exposées aux germes. »

Sur ce sujet, quelques autres prises de position aussi religieusement incorrectes :

de Mgr Pascal Roland : Épidémie du coronavirus ou épidémie de peur ?

Seigneur, délivrez-nous de l’épidémie de nos lâchetés !

Vade retro, coronavirus !

PRIÈRE LORSQU’ON NE PEUT PAS SE CONFESSER 

AUTRE PRIÈRE POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE