Conférence donnée lors des Journées Jean Vaquié, Avrillé, 14-16 Juillet 2017
_______________
1. QU’EST CE QUE LE MENSONGE ?
2. LE MENSONGE EN ISLAM.
3. LE MENSONGE DANS LE COMMUNISME.
4. DIFFÉRENCES
5. RESSEMBLANCES.
6. L’ALLIANCE INVRAISEMBLABLE MAIS HISTORIQUE DU COMMUNISME ET DE L’ISLAM.
7. QUELQUES DÉFAITES DE L’ÉGLISE.
8. CONCLUSION
______________________________

1. QU’EST CE QUE LE MENSONGE ?

« Le mensonge consiste à affirmer comme vrai ou comme faux, par des paroles ou par des actes, ce qu’on ne croit pas tel.

De combien d’espèces est le mensonge ?

Le mensonge est de trois espèces : le mensonge joyeux, le mensonge officieux et le mensonge pernicieux.
Le mensonge joyeux est celui dans lequel on ment par pure plaisanterie et sans faire tort à personne.
Le mensonge officieux est l’affirmation d’une chose fausse pour sa propre utilité ou celle d’un autre, mais sans qu’il y ait de préjudice pour personne.
Le mensonge pernicieux est l’affirmation d’une chose fausse qui fait tort au prochain.

Est-il permis de mentir ? 

Il n’est jamais permis de mentir ni par plaisanterie, ni pour son propre avantage ni pour celui d’autrui, car c’est une chose mauvaise par elle-même.

Le mensonge concerne-t-il plusieurs péchés ? 

Quand le mensonge est joyeux ou officieux, c’est un péché véniel ; mais s’il est pernicieux et que le préjudice causé soit grave, c’est un péché mortel.

Est-il toujours nécessaire de dire tout ce que l’on pense ?

Non, cela n’est pas toujours nécessaire, surtout quand celui qui vous interroge n’a pas le droit de savoir ce qu’il demande. »

Voilà ce qu’enseigne au sujet du mensonge le Catéchisme de saint Pie X.
Le mensonge est l’énoncé délibéré d’un fait contraire à la vérité, ou sa dissimulation (mensonge par omission), une forme de manipulation visant à faire croire, ou faire faire à autrui, ce qu’il n’aurait pas cru ou fait s’il avait su la vérité. Le mensonge est donc avant tout mauvaise foi, et c’est pourquoi il est un péché, car « tout ce qui ne procède pas de la bonne foi est péché (Rm 14.26) ». Le Catéchisme de Jean-Paul II précise : « La gravité du mensonge se mesure selon la nature de la vérité qu’il déforme, selon les circonstances, les intentions de celui qui le commet, les préjudices subis par ceux qui en sont victimes. Si le mensonge, en soi, ne constitue qu’un péché véniel, il devient mortel quand il lèse gravement les vertus de justice et de charité. (CEC n°2484) ». 

Il en ressort une double leçon, utile pour notre étude du mensonge dans l’islam et le communisme (un double pléonasme) :

1) Le mensonge est toujours un péché, mais pas toujours mortel.
2) Dire la vérité à qui n’a pas le droit de la connaître n’est pas requis.  

Il est clair que la Vérité doit être aimée pour elle-même, comme le montre le fait qu’elle n’a pas besoin d’être qualifiée, alors que toute vertu demande à être vraie. Cependant, “amour et vérité s’embrassent (Ps 84.11)”, en sorte que les exigences de l’amour deviennent celles de la vérité… Existe-t-il des cas où l’on ne puisse pas dire la vérité sans causer un dommage très grave au prochain ou trahir un très grave devoir ? Le mensonge est-il parfois permis ? “Vous abritez un Juif ou un résistant dans votre grenier. La Gestapo qui le cherche vous interroge. Allez-vous dire la vérité ? “1 

Différentes théories ont fleuri pour essayer de justifier le mensonge dans ces situations extrêmes. Nous nous contenterons ici de donner la solution thomiste. Elle consiste dans la notion de restriction mentale, qui existait déjà chez saint Augustin et que saint Thomas connaît sous le nom de « dissimulation de la vérité (dissimulatio veritatis) » : « Il est permis de cacher prudemment la vérité sous quelque dissimulation, comme le dit saint Augustin (q. 110, a. 3, ad 4) ».

La restriction mentale n’est pas un mensonge : elle consiste à employer un langage volontairement équivoque pour cacher une vérité à un interlocuteur qui n’a pas le droit de la connaître. Maintenir l’interdiction du mensonge tout en acceptant des stratégies de tromperie où ce qui est dit n’est pas faux mais peut être faussement interprété, paraît la seule façon possible d’accorder la lettre de la Loi, qui a été faite pour l’homme et non pas l’homme pour elle (Mc 2.27), avec la fidélité à l’Esprit de Dieu, qui nous demande d’être candides comme des colombes et prudents/rusés comme des serpents, brebis que nous sommes au milieu de loups (Mt 10.16) … Nous connaissons la ruse d’Abraham qui déclara au roi Abimélek que la très belle Sara était non pas sa femme, mais sa sœur, tant il craignait pour sa vie si la vérité était connue. Abraham se justifia de la chose en invoquant le fait que Sara étant la fille de son père sans l’être de sa mère, en sorte qu’il pouvait sans mentir l’appeler sa sœur, bien qu’elle fût aussi sa femme (Gn 20.12). Saint Augustin innocente le patriarche de l’accusation de mensonge en affirmant qu’« il cacha la vérité, mais ne dit rien de faux (Contre Fauste, liv. 22, chap. 34) ». La menace de mort rendit licite la dissimulation de la vérité. Le simple choix de la tromperie négative (dissimulation) plutôt que du mensonge témoigne d’un souci moral, celui d’éviter un plus grand mal.

Jésus Lui-même a usé d’équivoques et de restrictions mentales, Il dit par exemple aux Juifs : « Détruisez ce Temple, et en trois jours Je le rebâtirai. (Jn 2.19) ». Les Juifs crurent, comme ils ne pouvaient que le comprendre, qu’Il parlait du Temple de Jérusalem, mais Lui parlait de Son corps… Il dit à ses disciples : « Notre ami Lazare dort, mais Je vais aller le réveiller. ». Les disciples crurent qu’Il parlait du sommeil de Lazare, mais Jésus parlait de sa mort (Jn 11.11,14). Ou bien encore, Jésus dit à ses cousins : « Vous, montez à la fête ; Moi, Je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. (…) Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors Il monta Lui aussi, pas au grand jour, mais en secret (Jn 7.8,10) ».

On peut reprocher aux équivoques et aux restrictions mentales de n’être que des subtilités inventées pour se persuader qu’on ne ment point, alors que leur effet est bel et bien de tromper et de détruire la confiance mutuelle, indispensable à la vie sociale. Car les relations sociales ont besoin de franchise, de confiance mutuelle et de sincérité. C’est pourquoi Dieu promet le bonheur à son peuple moyennant l’obéissance à Ses commandements : « Tu n’invoqueras pas le nom de Dieu en vain. (…) Tu ne porteras pas de faux témoignages (Ex 20.7,16). ». Jésus ne dit-Il pas : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non. Tout ce que l’on dit en plus vient du Mauvais. (Mt 5.37) » ? Jusqu’à quel point la ruse pratique est-elle moralement défendable ?

Pour répondre à cette question, certains moralistes, y compris parmi les Pères de l’Église, font valoir que si l’usage de la violence est interdit, mais devient légitime pour s’en défendre (dans les cas précisément de légitime défense), alors, vouloir connaître indûment une vérité constitue pareillement une violence, contre laquelle il est alors légitime de résister par cette violence qu’est le mensonge. Si le mensonge est violence, et si l’usage de la violence est parfois légitime, alors, comme nous l’avons vu dans l’exemple d’Abraham ou de Jésus, les équivoques et les restrictions mentales, peuvent être légitimes. A la différence du mensonge, elles ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais seulement si elles sont utilisées sans nécessité ou avec la volonté de nuire. L’intention de préserver un secret légitime les rend licites. L’Église enseigne que « La charité et le respect de la vérité doivent dicter la réponse à toute demande d’information ou de communication. Le bien et la sécurité d’autrui, le respect de la vie privée, le bien commun sont des raisons suffisantes pour taire ce qui ne doit pas être connu, ou pour user d’un langage discret [adapté ?]. […] Personne n’est tenu de révéler la vérité à qui n’a pas droit de la connaître (cf. 1 Sm 16.2 ; Si 27.16 ; Pr 25.9-10). (CEC n°2489) ».

Saint Thomas d’Aquin montre le fondement de cette possibilité d’un usage défensif du langage dans la distinction entre la fausseté matérielle et objective du mensonge, qui est l’énoncé inexact, et sa fausseté formelle et subjective, qui est l’intention de tromper. Il est clair qu’un perroquet ne peut pas plus mentir que dire la vérité, car il n’a ni connaissance ni intention. C’est donc cette « fausseté formelle qui constitue la raison de mensonge, à savoir la volonté d’exprimer ce qui est faux. C’est pourquoi on appelle “mensonge” ce que l’on dit “contre sa pensée” (II-II, Q 110, a.1) », mais on appelle tromperie, la trahison de la confiance. Aussi, « Vouloir tromper quelqu’un, lui faire croire ce qui est faux, cela ne ressortit pas spécifiquement du mensonge, mais à une certaine perfection du mensonge. (II, Q. 110, a. 1.) ». Il faut donc distinguer mensonge et perfection du mensonge. C’est de cette dernière seulement dont il va être question dans notre propos sur le mensonge dans l’islam et le communisme.

La distinction thomiste de la tromperie et du mensonge rend légitime des stratégies de secret, dont la qualification morale dépend de l’intention. Vouloir cacher n’est pas tromper, même si tel sera le résultat. Et dans ce cas, le trompé devra assumer la responsabilité d’avoir été trompé, car il a posé des questions qu’il n’aurait pas dû poser, exigé des vérités qu’il ne devait pas connaître, en sorte qu’il a pris pour vérités non des mensonges, mais d’autres vérités, destinées à le détourner de celles qu’il recherche. Plutôt donc qu’une morale prohibant toute forme de mensonge, telle celle de Kant, refusant de mentir à un meurtrier pour épargner sa victime (François Boituzat, Un droit de mentir ? Constant ou Kant, Paris, PUF, 1993), maintenir l’interdiction du mensonge tout en acceptant des stratégies de tromperie où ce qui est dit n’est pas faux mais peut être faussement interprété, paraît la seule façon possible d’accorder la lettre de la Loi, qui a été faite pour l’homme et non pas l’homme pour elle (Mc 2.27), avec la fidélité à l’Esprit de Dieu, qui nous demande d’être candides comme des colombes et prudents/rusés comme des serpents (Gn 3.1), brebis que nous sommes au milieu de loups (Mt 10.16)….

Bref, il y a donc une différence essentielle entre tromper pour sauver ce qui doit l’être et tromper pour nuire à autrui. C’est à cette dernière acception que nous allons maintenant faire référence en traitant des rapports de l’islam et du communisme au mensonge. Islam et communisme refusant l’un et l’autre d’adorer Jésus, qui est La Vérité (Jn 14.6), sont déclarés par Jésus Lui-même « fils du Diable », lequel « est menteur et père du mensonge (Jn 8.44) ».

2. LE MENSONGE EN ISLAM.

« La ruse appartient à Allah en totalité (Coran 13.42) » qui « est le meilleur pour fomenter un complot (Coran 8.30) ». Aussi, à son école, Allah commande le complot : « Attire par ta voix ceux que tu pourras ; fonds sur eux avec tes cavaliers et tes piétons ; sois leur associé dans leurs richesses et leurs enfants et fais-leur des promesses. Satan ne fait des promesses que pour aveugler les hommes. (Coran 17.66) ». « Il est permis de mentir si le but à atteindre est louable. (Ghazali, Reliance of the Traveller, Amana, Maryland, USA, 1997, p.745) », et ce but peut être l’assassinat d’innocents… car personne n’est innocent qui ne veut se soumettre à l’islam (Coran 5.33). C’est ainsi qu’Usayr ibn Zarim et trente des ses hommes, désarmés par Mahomet après la promesse qu’il leur fit d’un sauf-conduit, furent par lui assassinés (Bukhari 52.269). Mahomet, modèle de tout musulman (Coran 33.21), n’utilisait pas le mensonge seulement pour cacher ses secrets ou tromper ses prétendus ennemis, mais pour nuire à autrui. C’est ainsi qu’ayant appelé à assassiner le poète critique Kab bin Arshaf, Muhammad bin Maslama demanda à Mahomet s’il était permis de lui mentir pour lui tendre un piège. Mahomet le lui assura, et le félicita lorsque ce dernier revint lui apporter la tête de sa victime (Bukhari, 52.271, 64/15 ; Muslim, 32-3359 ; Muslim, 19/4436). Mahomet signa un traité de paix de dix ans avec les Mecquois, ce qui lui donna le temps de refaire ses forces pour s’emparer de la ville deux ans plus tard, après avoir exécuté les personnes qui lui avaient fait confiance (Ibn Ishaq, Sira, 981 ; 834 & 837). Vous le voyez, il n’est pas question ici de tromper pour sauver, mais de tromper pour nuire à autrui dans l’entreprise universelle et perpétuelle du djihad. « Mentir est obligatoire si l’objectif à atteindre s’impose. (Reliance of the Travaller, Maryland, USA, 2011, Para r8.2) ». Imposer l’islam est le devoir de tout musulman, et donc pareillement le mensonge. C’est ainsi que s’appuyant sur un hadith d’Ali : « La takia (principe légitimant le mensonge) est notre vraie religion et celle de nos parents. Celui qui ne l’exerce pas, qu’il se considère comme un non-pratiquant de l’islam. »2 Ce devoir du mensonge en islam se décline sous quatre formes : la takia, qui est la plus connue, mais aussi la tawriya, le kitman et le muruna.

La Tawriya, peut être définie comme l’« inventivité dans l’art du mensonge ». A ce titre on peut mentionner le soi-disant apport de la culture grecque et scientifique à l’Occident, mensonge éhonté qu’a si bien démonté Sylvain Gougueuheim dans son ouvrage Aristote au Mont Saint-Michel, mais que toute la nomenklatura veut continuer à faire passer pour une vérité historique ; ou bien le mythe de l’âge d’or de la tolérance entre les religions qui aurait existé lors de l’occupation musulmane de l’Andalousie, etc. La Tawriya permet de changer le sens d’un serment sans en changer la lettre (Reliance of the Travaller, Maryland, USA, 2011, o19.1, o19.5). C’est ainsi qu’un musulman niera que les Juifs et les chrétiens sont déclarés par le Coran « des égarés, objets de la colère d’Allah », car le verset ne le dit pas textuellement, bien qu’aucun autre sens n’est logiquement possible. Pour faire accroire à la haine de l’islam pour le mensonge, il pourra citer : « La malédiction d’Allah tombe sur les menteurs. (Coran 3.61) », sauf que les menteurs sont pour le Coran ceux qui refusent l’islam. Et s’il souhaite la paix à un non-musulman, ce sera pour lui souhaiter intérieurement sa conversion à l’islam.

Le Kitman consiste à ne dire qu’une partie de la vérité afin de la déformer entièrement. Un exemple bien connu est celui d’affirmer que le terme djihad désigne le combat contre soi-même, alors que ce combat contre soi-même est celui de résister à la tentation de quitter l’islam et de contribuer à promouvoir l’islam (Coran 2.193 et 8.39). Un autre exemple est la citation de versets apparemment tolérants, mais qui ont été abrogés.

Le Muruna signifie faire preuve de souplesse, savoir s’adapter. C’est l’arme suprême pour s’infiltrer chez l’ennemi. A l’imitation de la conduite d’Allah abrogeant certains versets de sa parole éternelle pour de meilleurs (Coran 2.106), un musulman est justifié de ne pas respecter certaines règles musulmanes s’il obéit à un « meilleur commandement ». Ainsi un jihadiste se rasera la barbe, boira de l’alcool, ira en boite de nuit, ne respectera pas le ramadan, épousera une non-musulmane, critiquera même le Coran, etc.

La Takia est l’art de dissimuler l’identité musulmane pour protéger l’islam ou le musulman. Elle permet aux musulmans de dissimuler jusqu’à leur croyance, voire de la renier et d’en pratiquer publiquement une autre, s’ils estiment la chose nécessaire à la sauvegarde de leurs intérêts (Coran 3.28,54 ; 16.106), et cela dans l’attente que le rapport de forces ne s’inverse et qu’il leur devienne possible d’envisager l’agression : « Ne montrez point de lâcheté et n’appelez point les infidèles à la paix quand vous leur êtes supérieurs… (Coran 47.38) ». Même si chiites et sunnites s’accusent mutuellement d’avoir une pratique peccamineuse de la takia, les uns et les autres la pratiquent à l’école d’Allah qui justifie le parjure : « Allah a institué pour vous un moyen de vous délier de certains de vos serments. (Coran 66.2) ».

La takia est la foi dans une tactique infaillible permettant d’instaurer le califat sur la terre entière. Elle est plus importante que la pratique des cinq piliers de l’islam. Sa connaissance est par définition insaisissable. C’est en soi une religion impliquant une pratique dans tous les domaines de la vie. Il existe essentiellement deux formes de takia, défensive et offensive, notions qui recoupent notre distinction entre la tromperie pour sauver et la tromperie pour nuire. Je ne traite ici que de la seconde, l’offensive, visant à s’approprier le pouvoir d’un pays puis de l’ensemble de l’humanité, selon des techniques sophistiquées comprenant une grande diversité de méthodes. Cet art du mensonge procède par étapes en vue d’infiltrer les esprits progressivement et de les soumettre en douceur, en s’adaptant à chaque situation.

L’origine de la takia remonte au projet d’Allah de démasquer Satan, qui était si expert en takia qu’Allah lui-même ne pouvait le distinguer parmi les anges fidèles… Allah résolut alors de créer Adam pour tendre un piège à Satan, celui de devenir le calife de la Création (Coran 2.30). Et pour qu’Adam pût rivaliser avec Satan, il fallut qu’Allah lui enseignât la takia. Adam transmit ensuite cette technique qui est enseignée aujourd’hui chez les musulmans et les Juifs. Sauf que les juifs la pratiqueraient au service de Satan, et les musulmans au service d’Allah. En fait Adam n’a pas mangé du fruit défendu, mais selon le plan convenu avec Allah, il a fait semblant afin de montrer aux anges fidèles la nature perverse de Satan l’ayant invité à pécher… Certes, la pauvre Ève, dans son ignorance a été impliquée dans cette comédie, mais elle a été créée faible pour cette raison… Et voici la première règle de la takia : profiter de la faiblesse et de l’ignorance d’autrui. Pour les vrais musulmans, la fin justifie les moyens, et la vie humaine n’a aucune valeur au regard d’Allah. L’histoire Sainte est réinterprétée selon cette loi du mensonge : l’histoire de Joseph (Gn 37-50) n’est qu’une application de la takia par Jacob et Joseph pour entrer en Égypte et en conquérir le pouvoir (Coran 12.4-10) ; de même, la tante maternelle de Moïse put le sauver de la mort décrétée par Pharaon pour tous les nouveau-nés mâles Hébreux, parce qu’elle était devenue l’épouse de Pharaon en vue de faciliter le départ d’Égypte du peuple Hébreu devenu nombreux et riche. Le même principe a présidé à la Shoah en vue de la création de l’État d’Israël… Mahomet a pratiqué la takia jusque dans le Coran, avec les versets dits tolérants ou usant du principe de l’abrogation (Coran 2.106, 5.15 ; 16.101). 
Aujourd’hui la takia se sert de la démocratie, des Droits de l’homme, de la liberté religieuse, pour imposer la charia dans l’espace public. Elle déclare « modérés » ceux qui iront demain rejoindre l’armée du Mahdi, et qui en attendant font fructifier au profit de l’islam les concessions que leur obtient la peur des actes terroristes.

L’islam ne vit que par la peur qu’il inspire : peur d’Allah qui menace sans cesse des tourments de l’Enfer, et peur de l’Ouma chargée de faire appliquer sa volonté jusqu’à la mort du mécréant. Islam intégriste, islam modéré et étatique, œuvrent de concert à accomplir la volonté de l’unique Allah : « Allah a envoyé son Prophète avec la religion de la Vérité pour la faire prévaloir sur toute autre religion. (Coran 9.33 ; 2.193 ; 8.39) ». Il est indéniable que les attentats ont conduit les pouvoirs publics français à choyer la communauté musulmane jusqu’à lui créer le CFCM et L’islam de France, toute honte bue du reniement du sacro-saint principe laïciste de la séparation de l’État et des religions. A l’instar des pays arabo-musulmans affrontés eux-aussi au terrorisme, ils pensent couper ainsi l’herbe sous les pieds des islamistes en islamisant eux-mêmes la société à leur place ! La takia est si parfaite qu’elle réussit à faire honorer l’islam par une civilisation qu’il se doit de détruire. L’islam-religion, jouant du respect de la liberté de conscience et de religion, est le cheval de Troie utilisé chez nous pour implanter la charia, but du djihad. Les propos de M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, ne laissent aucun doute sur le caractère pacifique de la présence islamique en Occident : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale* et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. (Déclaration islamique) »

3. LE MENSONGE DANS LE COMMUNISME.

Le communisme c’est l’avenir/l’anticommunisme c’est le passé ! ; le communisme c’est la générosité/l’anticommunisme c’est l’égoïsme ! ; le communisme c’est la paix/ l’anticommunisme c’est la guerre ! ; Le communisme c’est le progrès/l’anticommunisme c’est la stérilité, la stagnation, la pauvreté ! Voilà les slogans que l’on entendait il y a encore vingt cinq ans.
Si le communisme a pu s’imposer en si peu de temps à des sociétés aussi différentes que la Chine, Cuba ou la Guinée, représentant au total la moitié de l’humanité, c’est parce qu’il a joué avec ce qu’il y a d’universel dans l’homme, en lui proposant le projet messianique recyclé d’une société heureuse ici-bas, dont l’avènement était aussi certain que la science est certaine,3 faisant appel aux idéaux de justice, de générosité, de partage, de sacrifice, le tout mis en regard des injustices sociales de la société occidentale en train de s’industrialiser et de conquérir le monde. Comme toujours, le démon s’est appuyé sur quelque chose de vrai, à savoir la pitoyable condition des ouvriers au début de l’ère industrielle, et le cruel amour de l’argent de ceux qui les exploitaient, pour instiller en eux et entre eux la haine, la haine de Dieu. La haine comme moteur de l’histoire dans l’assurance de pouvoir se procurer sans Dieu et même contre Dieu, par ses propres forces, le bonheur. Voilà l’abominable mensonge qui a poussé le pape Pie XI à déclarer que le communisme était « intrinsèquement pervers (Divini Redemptoris, n°58) ». Saint Paul avait déjà qualifié l’athéisme de péché « inexcusable (Rm 1.18) ». 

Pour notre sujet, il est important de remarquer que le pape Pie XI associe le jugement qu’il porte sur la nature perverse du communisme à la dénonciation de ses mensonges, afin, dit-il, de « mettre en garde contre les ruses et les tromperies avec lesquelles les communistes s’appliquent et sont déjà parvenus à gagner à leur cause des hommes qui sont pourtant de bonne foi. […] Le communisme athée s’est montré au début, tel qu’il était, dans toute sa perversité, mais bien vite il s’est aperçu que de cette façon il éloignait de lui les peuples : aussi a-t-il changé de tactique et s’efforce-t-il d’attirer les foules par toutes sortes de tromperies, en dissimulant ses propres desseins sous des idées en elles-mêmes bonnes et attrayantes. Ainsi, voyant le commun désir de paix, les chefs du communisme feignent d’être les plus zélés fauteurs et propagateurs du mouvement pour la paix mondiale ; mais, en même temps, ils excitent à une lutte de classes qui fait couler des fleuves de sang, et sentant le manque d’une garantie intérieure de paix, ils recourent à des armements illimités. Ainsi encore, sous divers noms qui ne font pas même allusion au communisme, ils fondent des associations franchement catholiques et religieuses. Ainsi, sans rien abandonner de leurs principes pervers, ils invitent les catholiques à collaborer avec eux sur le terrain humanitaire et charitable comme on dit, en proposant parfois même des choses entièrement conformes à l’esprit chrétien et à la doctrine de l’Église. (Divini Redemptoris, n°56,57) ». Voilà franchement dénoncé l’usage systématique au mensonge de la part du communisme. Est-ce que l’Église est aujourd’hui capable de dénoncer pareillement l’usage du mensonge de la part de l’islam, ou bien est-elle déjà tellement islamisée qu’elle ne le peut plus ?

Le mensonge niant l’existence de Dieu a nécessairement conduit le communisme à mentir au sujet du péché originel, et donc à avoir une vision faussée de l’homme et des rapports humains, de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Rédemption, et de tout l’ordre surnaturel de la Grâce en lequel nous entrons par notre appartenance à l’Église. Mais Marx a fondé le communisme sur trois autres mensonges, aussi singuliers qu’énormes :

1) Il n’y aurait plus lieu de chercher à comprendre le monde ― comme les philosophes l’ont fait jusqu’alors ―, mais à le transformer (Contribution à la critique de l’Économie politique, Londres, 1859).
2) La religion (et donc Dieu) serait « l’opium du peuple » (Contribution à la critique de la philosophie du Droit de Hegel, Londres, 1843).
3) Et l’histoire de toute société jusqu’à nos jours serait celle de « la lutte des classes » (Manifeste du Parti communiste, Londres, 1848) .4 ou ces mots de Michael Bakounine, membre de la Première Internationale : « Satan est le premier libre-penseur et sauveur de ce monde. Il libère Adam et imprime sur son front le sceau de l’humanité et de la liberté en le faisant désobéir. » (idem, p.27), exprimaient parfaitement l’esprit de Marx, lui qui dans son poème « La vierge pâle », écrivait : « J’ai perdu le ciel, je le sais très bien. Mon âme naguère fidèle à Dieu a été marquée pour l’Enfer. » (idem p.21) . Bref, le projet de salut doit cette fois aller jusqu’au bout, jusqu’au rejet total de Dieu. Et avec le rejet de Dieu, c’est l’abolition de la morale, la victoire du mensonge sur la vérité. « Marx, l’homme plein d’amour pour l’humanité » n’est qu’un mythe inventé après sa mort. Ce que Marx voulait réellement pour l’humanité est exprimé par exemple dans son poème Oulanem, anagramme d’Emmanuel, dont voici un extrait : « S’il y a quelque chose capable de détruire, je le prendrai à corps perdu, quitte à mener le monde à sa ruine. Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l’abîme, je le fracasserai en mille morceaux à force de malédictions. » (idem, p.18) …

3) Troisième mensonge :

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes. ». D’où vient la lutte des classes, identifiée au mal, si le péché originel n’existe pas ? Aveuglé par Satan, Marx considère que le mal est inhérent à la diversité et à la complémentarité des individus, aussi prêche-t-il l’abolition de toutes les différences et hiérarchies naturelles dans la société.5 J’ai été frappé, il y a quelques jours, du témoignage d’une réfugiée Nord-Coréenne disant qu’en Corée du Nord les enfants n’existent pas en tant que tels, ce sont des Révolutionnaires, à l’instar des adultes. Les différences naturelles et sociales sont pourtant une réalité, qui est aussi la condition nécessaire à l’harmonie et au bonheur des individus et des sociétés, aussi vrai que l’amour, s’exprimant par le don, suppose la différence… à l’image du vrai Dieu, qui est Amour, Trinité, en laquelle chaque personne est distincte des autres… L’amour, par le don, rend hommage au caractère gratuit de la vie reçue. Il la rend ainsi digne d’être vécue, et donc heureuse. Mais au lieu de l’amour, le communisme enseigne la haine. En faisant de « la lutte des classes » le moteur de l’histoire, Karl Marx a déclenché une réaction en chaine de la haine, qui a saigné de nombreux pays et les a conduits à la misère la plus noire. Si en un seul jour, peu de temps avant Octobre 1917, Lénine rédige les décrets de la dictature du prolétariat, traitant de la paix, de la répartition des terres, de la nationalisation des banques, du contrôle ouvrier de la production, de l’abolition de la peine de mort… ces mesures seront aussitôt oubliées en raison du devoir d’exécuter les milliers d’ennemis du Parti, dans la plus parfaite illégalité révolutionnaire. La Tcheka, la police politique, n’allait pas tarder à devenir la grande pourvoyeuse d’ennemis dans l’Au-delà inexistant !  Il fallait « assassiner les gens du passé ». C’était même « le plus grand service que l’on pouvait leur rendre », tant ils étaient devenus obsolètes à partir de 1917. La référence à la Terreur est très fréquente sous la plume de Lénine : « On va exterminer, il faut exterminer ! ». On croirait entendre s’exprimer les djihadistes. A l’instar de Mahomet, Lénine a été un monstre de ruse et de duplicité. Le bonheur des masses l’indifférait. « Déjà, tout jeune, à Saratov, lors d’une famine qui faisait des milliers de morts, il considérait qu’aider les paysans retarderait le développement du capitalisme et l’évolution vers le socialisme. »… Ce n’est pas sans raison que Jésus ayant désigné le Diable comme « le père du mensonge », a fait suivre ce titre du suivant : « Homicide dès le commencement (Jn 8.44) », tant mensonge et meurtre sont liés… La première année de la révolution bolchevique a fait deux fois plus de morts (entre 15 et 20 000) que plus d’un siècle de répression policière sous les Tsars, de même que “La Révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’Inquisition en avait fait au nom de Dieu pendant tout le Moyen Age et dans toute l’Europe”.6 Dans les deux cas, il s’agit de soumettre les esprits par la terreur. La surenchère dans la terreur est un des moteurs du processus révolutionnaire. Il s’agit de soumettre le reste de la population en la rendant complice de crimes à l’instar de ce que le fait le « pacte de sang » dans la mafia.

4. DIFFÉRENCES

• Le communisme se différencie de l’islam de par son matérialisme et sa négation absolue de l’existence de Dieu (et donc de la Révélation), que l’islam affirme au contraire très fortement, reconnaissant également l’existence de l’âme et des esprits.
• Dans le communisme l’histoire est linéaire, comme dans le christianisme. Dans l’islam, il n’y a pas d’histoire. Le temps est circulaire, comme dans le mythe. Le but de l’islam est le retour à l’âge d’or, au VIIe siècle de Médine.
• Le communisme est certainement moins dangereux du fait que ne croyant pas à un Au-delà, la sauvegarde de cette vie constitue pour lui un talon d’Achille, faiblesse que n’a pas l’islam pour qui cette vie terrestre n’est rien au regard de la vie éternelle promise à ceux qui tuent et se font tuer pour Allah (Coran 9.111)7 … C’est peut-être pourquoi le communisme est davantage porté à cacher ses crimes, qui contredisent si bien ses promesses de bonheur apporté ici-bas aux masses (par exemple, le Holomodor, famine organisée en Ukraine en 1932-1933 qui fit environ 5 millions de morts, ne fut connu qu’à la chute du communisme). (( Voir L’holodomor (1932-1933), le génocide oublié... ))))

5. ET RESSEMBLANCES

• L’islam avec le Coran, et le communisme avec la science, se croient en possession d’un savoir infaillible, que tout esprit raisonnable ne peut qu’accueillir. 
• L’islam ne connaît pas la loi naturelle, mais seulement le Coran. De même, le communisme ne reconnaît pas la loi naturelle mais seulement l’idéologie du Parti.
• Islam et communisme se donnent pour des programmes de salut du monde, ce sont des messianismes. Ils ont pareillement la prétention d’éradiquer le mal du monde et de lui apporter le bonheur. Celui qui croit à leur propagande reçoit la satisfaction d’être dans le camp du bien et dans le sens de l’histoire, de participer déjà au paradis promis et… il échappe à la persécution des ennemis du système !
• Le communisme comme l’islam demande un engagement total, de type religieux, jusqu’à la mort si nécessaire.
• Si nous avions plus de temps, il serait intéressant de montrer l’influence et l’importance du judaïsme talmudique à l’origine aussi bien de l’islam que du communisme. De même que l’islam identifie religion et foi, le communisme identifie vérité et doctrine.
Jésus est récupéré aussi bien au service de l’islam que du communisme. Il est le prophète qui annonce Mahomet (Coran 61.6), comme il a passionné Proudhon et tant de socialistes depuis Rousseau qui ont vu en Lui « le premier des sans-culottes », « le premier des communistes » jusqu’à Hugo Chavez se déclarant « chrétien marxiste (15.01.2010) » tout en célébrant « le Christ révolutionnaire ». 
• Islam et communisme méprisent la vie contemplative, la chasteté, et l’esprit de pauvreté.
• L’un et l’autre donnent aux mots des sens différents, en sorte que le dialogue est piégé.
Mensonge au sujet de la personne. Dans le communisme la personne est détruite pour devenir un simple rouage de la disociété. Privée de transcendance, elle perd toute dignité, liberté et autonomie. De même, dans l’islam, comme dans la langue arabe, la notion de personne n’existe pas, pour la simple raison qu’Allah n’est pas un être personnel, et qu’il n’y a pas non plus de nature humaine. La personne reçoit sa dignité du seul fait d’être musulmane. Elle n’existe qu’en tant qu’elle appartient à l’Ouma.
• Une des conséquences de cette négation de la personne humaine est l’incapacité à former une société juste et heureuse. Le communisme a fait croire au monde qu’il avait la recette pour construire la société heureuse, la société socialiste, mais il n’a jamais produit que des structures artificielles, de faux syndicats, de faux journaux, etc. qui ne se maintenaient que par la terreur. De même, aucune société musulmane ne peut exister si elle n’est pas soumise à une tyrannie, du fait qu’aucune autorité politique ne peut se revendiquer d’une légitimité divine…
Pour garder leurs peuples soumis dans l’ignorance et pour assurer ainsi leur survie, communisme et islam utilisent désinformations et mensonges. Le halal, par exemple, enferme les musulmans dans le ghetto des purs, loin des impurs susceptibles de rompre le charme qui les envoûte. L’histoire est réécrite. Par exemple, le communisme tire de sa participation à la destruction de l’État nazi une respectabilité qui doit empêcher toute critique à son égard, sous peine d’être suspecté de sympathie pour le fascisme. Qui est capable de citer les noms de quelques camps de concentration soviétiques, comme il est certainement capable de le faire pour des camps de concentration nazis ? Pourtant, le communisme ayant duré – et durant encore ! – a eu le temps de faire beaucoup plus de victimes que le nazisme… Mais de cela, il ne faut rien savoir… De même, l’islam attire la sympathie en se victimisant à tous propos au nom de l’antiracisme ou de l’islamophobie. Islam et communisme assurent ainsi leur survie grâce à la triple barrière protectrice constituée par l’ignorance, la désinformation, les mensonges, mais aussi les bons sentiments des idiots utiles occidentaux.
Ces ressemblances sont telles qu’elles vont permettre :

6. L’ALLIANCE INVRAISEMBLABLE MAIS HISTORIQUE
DU COMMUNISME ET DE L’ISLAM.

Du 31 août au 1er septembre 1920, en Azerbaïdjan, à Bakou, sur les bords de la mer Caspienne, sous la présidence de Zinoviev,

Mise en page 1

présenté comme le « chef du communisme mondial », s’est forgée une alliance entre révolutionnaires marxistes et nationalistes musulmans. Zinoviev : « Nous voulons que ces deux mouvements se rapprochent de plus en plus et que le second se débarrasse de ses préjugés nationalistes ; nous voulons que ces deux courants n’en fassent qu’un dont l’impétuosité et la puissance emporteront tous les obstacles et purifieront la terre de maux dont nous avons si longtemps souffert. (Jean-Gilles Malliarkis, op. cit. p.52) ». Le but de ce Congrès des peuples de l’Orient était d’unir tous les ennemis de l’impérialisme et du capitalisme. (( L’Internationale communiste promettait aux « paysans de l’Orient sous la direction expérimentée des ouvriers organisé de l’Occident  » de les « aider à s’emparer des terres et à créer une libre alliance de tous les peuples du monde. », ainsi que « la suppression du régime social faisant des pauvres et des riches, la création d’États basés sur le travail, et l’union étroite avec les travailleurs organisés du monde entier. (Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant, Éditions du Trident, 2015, p.50-51) ». )) Le communisme ne faisait qu’y tolérer l’islam, le temps que les gogos musulmans aient détruit les structures sociétales qui étaient alors les leurs : « Il vous appartient de détruire la foi en le sultan [et ce qui la soutient, c’est à dire la foi musulmane…] et d’édifier de vrais soviets. Les paysans russes avaient eux-aussi une grande foi dans le tsar. Quand la véritable révolution populaire éclata, cette foi disparut pourtant sans laisser de traces. La même chose se produira aussi en Turquie et partout en Orient, quand la vraie révolution paysanne s’y allumera. Les peuples perdront vite alors leur foi en le sultan, leur foi en leurs maîtres (Idem pp 52-53) [La vie religieuse est identifiée et constitutive de l’ordre ancien à abattre] » . Pour arriver à leur fin, les communistes utilisaient un langage capable de convaincre des cœurs musulmans : « La tache qui se pose devant nous est de susciter une véritable guerre sainte contre les capitalistes anglais et français. (…) Camarades ! Frères ! Le jour est venu où vous pouvez commencer l’organisation de la véritable guerre sainte contre vos oppresseurs. Frères ! Nous vous appelons à la guerre sainte, à la guerre sainte tout d’abord contre l’impérialisme anglais ! (Idem pp.55,57) » Ou comment djihad et communisme ont partie liée.

Ce désir d’alliance du communisme avec l’islam n’a pas cessé depuis. Ainsi, en 1972 sous l’égide du KGB dans le camp palestinien de Badawi au Liban, le pacte du même nom, a réuni les Brigades Rouges italiennes, le Parti Communiste Combattant Italien, l’Armée Rouge japonaise, la Fraction Armée Rouge d’Andreas Baader avec des groupes terroristes musulmans du Proche-Orient. Pas plus que les Brigades Rouges italiennes ne se préoccupaient du niveau de rémunération des ouvriers de Fiat, les terroristes musulmans n’avaient cure des conditions de vie et de l’avenir des réfugiés arabes de Palestine… Au contraire même ! Les camps et leur misère étaient d’excellents viviers de recrutement et servaient la propagande. Les Fedayins de l’islam, chiites iraniens, fusionnèrent avec les Frères musulmans, mouvement social sunnite et égyptien, pour former une immense nébuleuse et matrice du terrorisme islamique au niveau mondial. Venait de naître l’Internationale du terrorisme… L’instrumentalisation de la cause palestinienne utilisant des moyens terroristes (attaques de cars scolaires, prises d’otages, attentats aussi aveugles que meurtriers…) empêcha la mise en œuvre des accords d’Oslo d’octobre 1993 et permit la renaissance et le développement de la guerre sainte lancée à Bakou en 1920. Ce n’est pas sans raison que l’historienne iranienne Ladan Boroumand définit l’islamisme comme « une manière d’être communiste sans devenir athée. »… Cette alliance du communisme et de l’islam pour détruire l’Occident capitaliste et chrétien est toujours vivante. Qu’il suffise de rappeler comment la France a renoncé à ce que l’UOIF (filiale de l’association terroriste des Frères Musulmans) inscrive le droit de changer de religion dans sa charte, « parce que cela est contraire à la charia », aux pays européens ayant ordonné de censurer l’origine ethnique et la religion des criminels dans les médias et les statistiques, à la reconnaissance des tribunaux de la charia en Grande-Bretagne, où les élèves sont invités à apprendre l’Ourdou et le Punjabi afin que les migrants musulmans se sentent bien accueillis, à Najat Valaud-Belkasem ayant voulu l’apprentissage de l’arabe dès le primaire, à ces féministes suédoises (Elena Gustafsson, Gudrun Schyman…) qui défendent les violeurs musulmans de jeunes filles suédoises, à Jonatan Brown, professeur à Georgetown (USA), qui justifie l’esclavage et la viol des femmes esclaves, à l’université de l’Ohio qui a créé un cours intitulé : « Comment les musulmans ont aidé à construire l’Amérique », à cette célèbre phrase du maire socialiste, de Strasbourg, M. Ries : « Nous ne servons pas de poisson le vendredi dans les cantines scolaires par respect de la laïcité, et nous n’y servons pas du porc par respect de la diversité. », etc. etc… Bref, de même que les postchrétiens ont admiré le communisme et nié ses génocides, ils accueillent aujourd’hui l’islam en excusant ses massacres afin de ne point stigmatiser « la meilleure communauté qui soit (Coran 3.110) »…

De Karl Marx à Mahomet : la diabolique alliance espagnole entre la gauche et les fondamentalistes islamiques

Chine communiste/Pakistan islamique : la ténébreuse alliance antichrétienne

7. DE QUELQUES BÉVUES DE L’ÉGLISE

• En 1963, après la Crise des missiles à Cuba, Jean XXIII dans son encyclique Pacem in Terris se fait l’écho de la propagande communiste selon laquelle l’humanité ne comptait plus de peuples dominés, mais seulement des nations ayant librement constitué « des communautés politiques indépendantes (n°42-43) », passant ainsi par pertes et profits la situation effrayante des pays derrière le rideau de fer…
• Cette même encyclique ordonne de distinguer entre les doctrines fausses touchant à la morale et à la religion, et les buts libérateurs pour lesquels les communistes sont prêts à se dévouer, et qui seraient nécessairement ceux de tous les hommes de bonne volonté. La conséquence de cette distinction sera l’adoption du marxisme comme analyste crédible des rapports sociaux, et sa transformation en théologie de la Libération.
• Aveuglée par son désir de réunion avec l’Orthodoxie, Rome accepte de ne pas mentionner le communisme lors du concile Vatican II, sinon englobé dans la critique générale de l’athéisme. L’erreur tragique fut de taire les dégâts sociaux et moraux engendrés par le communisme et de laisser croire que hormis son athéisme, le communisme pouvait être considéré comme n’importe quel autre régime politique. Or, avant de s’attaquer à l’ordre surnaturel, le communisme était une attaque contre l’ordre naturel lui-même, par la destruction totale de la famille, de la propriété, et donc des libertés, du langage, du droit, bref de tout ce qui constitue une société. Sans ordre naturel, à quoi servirait l’ordre surnaturel ? Ce silence au sujet du communisme s’est maintenu dans l’Église jusqu’à la chute du mur de Berlin. Dénoncer un ennemi était alors un manque de charité…
• L’Église s’est leurrée en imaginant comme base de dialogue avec le communisme une bonne volonté réciproque au motif de buts communs, comme celui du développement. La propagande communiste en ce domaine fut en effet particulièrement efficace, et l’Église ne fut pas la seule à croire à l’efficacité des plans communistes de développement : à peu près tout le monde y croyait ! Comment penser en effet que le « socialisme réel », né du refus de l’injustice dans la répartition des richesses pût lui-même être le champion de l’injustice ? L’Église a voulu croire à la propagande communiste lui assurant que le modèle social communiste était conforme à une partie de sa doctrine sociale. Mais ce faisant, quelle écoute avait-elle des personnes qui en régime communiste n’avaient aucun moyen de faire valoir leurs intérêts ni d’exiger la justice distributive ?
• Le dialogue avec le communisme était illusoire parce qu’il n’y avait pas de buts communs ni d’accord sur le sens des mots… Un leurre magistral fut le thème de la paix à laquelle le communisme ne cessait d’appeler alors même qu’il n’avait nullement renoncé à son projet de révolution mondiale et qu’il voulait tout simplement du temps pour rattraper son retard face aux USA en matière d’armement. 8

 

 

8. CONCLUSION

Islam et communisme ne sont pas moins destructeurs l’un que l’autre du christianisme et de la nature. En travestissant, imitant, falsifiant le christianisme, ils constituent de terribles de redoutables tentations pour tant de gens intellectuellement mal formés ou de peu de foi.9 C’est ainsi que l’un et l’autre sont souvent accueillis comme des tentatives humaines louables puisque désireuses, pour l’une, d’établir la justice, et pour l’autre, d’adorer Dieu sans partage…
Dans leurs rapports au communisme, la grave erreur des chrétiens aura été de penser possible une entente avec les communistes. Cette erreur se répète aujourd’hui avec les musulmans. La Vierge était pourtant venue nous mettre en garde contre le communisme… Je veux croire qu’elle est venue aussi nous avertir au sujet de l’islam, non seulement en raison du nom du lieu qu’elle a choisi, mais encore par la vision de l’Enfer. En effet, l’Enfer est la raison dernière pour un musulman d’être musulman. L’importance de l’Enfer en islam est inversement proportionnelle à ce qu’elle l’est devenue dans la foi des chrétiens… Je vois dans cette disproportion la raison de la perte de la foi en Occident, comme celle, concomitamment, de son islamisation…
Tout laisse penser que les responsables de l’Église misent sur leur amabilité largement affichée pour séduire et convertir les musulmans. Prisonniers de l’image qu’ils veulent donner d’eux-mêmes, ils fuient tout ce qui pourrait la salir, comme le fait d’être jugés intolérants ou intransigeants. Ils sont si bons avec tout le monde qu’ils ne peuvent avoir d’ennemis. Aussi, pour ne déplaire à personne, ils usent d’un langage si ambigu, qu’il est parfois ouvertement contraire à la doctrine catholique. Ainsi, dans les pays musulmans les conversions sont repoussées pour ne pas enfreindre les lois du pays les interdisant. Des évêques félicitent les imams à l’occasion du « mois bénit du ramadan » ― béni par qui ? Le Pape François déclare que « la juste interprétation du Coran et le véritable islam s’opposent à toute violence. (Evangelii Gaudium, n°253), etc. Beaucoup, voulant professer la foi chrétienne dans le respect de la foi musulmane, en arrivent à professer la foi musulmane dans le respect de la foi chrétienne… C’est ainsi qu’ils font croire que :

♦ Chrétiens et musulmans adoreraient le même Dieu, alors que dans un cas l’adoration relève de la vertu de religion et dans l’autre de la Foi. Comment les musulmans pourraient-ils adorer Dieu si nul ne va au Père que par le Fils de Dieu (Jn 14.6) ? Ne savent-ils pas que l’islam rejette et le Père et le Fils (1 Jn 2.22) ?

♦ L’Église estime « les musulmans qui professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique (Nostrae Aetatae, n°3) », comme si chrétiens et musulmans avaient la même foi en professant la foi d’Abraham ! Comme si l’Abraham coranique était l’Abraham biblique ! Comment des chrétiens peuvent-ils se réjouir que Jésus soit vénéré dans l’islam en tant que prophète, puisqu’il y prophétise la venue de Mahomet (61.6) ? Comment peuvent-ils se réjouir que Marie soit invoquée avec piété dans l’islam puisque cette dévotion ne s’adresse pas à la Mère de Dieu, mais à une parfaite musulmane ? Comment l’Église peut-elle féliciter les musulmans d’être antichrétiens ? Qui peut en effet venir après le Christ, sinon l’Antichrist ?

Comment nier que l’Église soit piégée par un miroir aux alouettes ?

L’histoire avec l’islam ― que le concile Vatican II a certainement eu tord d’inviter à oublier ―, comme aussi que l’échec du dialogue avec le communisme10 qu’avec l’islam, devraient inviter l’Église à réviser sa pratique du dialogue. Qui ne voit que la pusillanimité le dispute à la niaiserie au seul bénéfice de l’islam qui retire de ces rencontres officielles la respectabilité et la légitimité dont il a besoin pour s’installer en douceur et profondeur en Occident ? Les responsables de l’Église portent une lourde responsabilité dans l’islamisation actuelle de l’Europe, les malheurs et la damnation des âmes qui s’en suivent.

Il me semble que les Apôtres ont enseigné un tout autre comportement vis-à-vis des Antichrists (Ga 1.8-9 ; 2 Co 6.14-18 ; 2 Jn 1.7-11 ; Jude 1.23)…

Si, selon Jean Vaquié, « les ennemis à la manœuvre » estiment nécessaire « une phase de régime totalitaire dans le monde entier pour établir le collectivisme, et plus particulièrement dans les pays chrétiens pour réaliser l’extermination de leurs élites religieuses (…) faire table rase et éliminer la Religion de Notre-Seigneur » (( Jean Vaquié, Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, 1986, p.23. )) , alors n’est-ce pas que l’actuelle, immense et incompréhensible immigration musulmane en Occident trouve une explication ? Car, pour réaliser ce but, quel meilleur allié que l’islam, ce peuple de soumis à un Dieu arbitraire et cruel, ayant pour mission de détruire l’Église (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.33) ? Nous n’avons certainement pas fini de voir s’accomplir ce qu’annonçait Notre Dame à Fatima : « Beaucoup de bons seront martyrisés, le Saint Père aura beaucoup à souffrir et plusieurs nations seront anéanties ».

_____________ + _____________

« Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée, par l’influence de Satan, de toute espèce d’œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l’adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité qui leur aurait valu d’être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal. (2 Th 2.9-12) ».

_____________________________

Cf. Judaïsme, communisme et messianisme.

  1. “Allez-vous (ce qui reviendrait au même) refuser de répondre ? Bien sûr que non ! Tout homme d’honneur, tout homme de cœur, et même tout homme de devoir, se sentira non seulement autorisé mais tenu de mentir. […] Il faut dire la vérité, ou le plus de vérité possible, puisque la vérité est une valeur, puisque la sincérité est une vertu ; mais pas toujours, mais pas à n’importe qui, mais pas à n’importe quel prix, mais pas n’importe comment ! Il faut dire la vérité autant qu’on peut, ou autant qu’on doit, disons autant qu’on peut le faire sans manquer par là à quelque vertu plus haute ou plus urgente.” (André Comte-Sponville, Petit Traité des grandes vertus, Paris, puf, 1995, pp. 267,271) Il y a des théologiens pour qui « On ne doit jamais mentir, ni dans l’intérêt de la religion, dont la première base est la vérité, ni sous prétexte de procurer la gloire de Dieu, qui ne peut être glorifié que par le triomphe de la vérité, ni pour détourner le pécheur du crime, ni pour sauver la vie à un innocent, ou procurer le salut à une âme qui est en danger. (Mgr Thomas M.J. Gousset, Théologie morale à l’usage des curés et des confesseurs, 1846) », et d’autres pour qui le respect scrupuleux de la vérité, en certaines circonstances, est si difficile que : « le mensonge devient alors nécessaire et la fausseté utile ; ainsi nous mentons pour cacher un homme à quelqu’un qui veut le frapper, pour ne pas donner un témoignage qui ferait condamner un innocent, pour rassurer un malade sur sa guérison  (Saint Hilaire, Episcopi Pictaviensis, Tractatus super Psalmos, Corpus Scriptorum Ecclesiastorum Latinorum, vol. 22, 1891, In Ps. XIV, 10, p.91) ». []
  2. Med Karim Labidi, “Al-Takia” ou l’art de tromper l’ennemi chez les islamistes, A.I.M.E., Colloque « islam contre islam », Paris, 2004, p.41. Qu’on nous permette une question : si Ali était un compagnon de Mahomet, comment ses parents pouvaient-ils pratiquer l’islam ? )) , l’imam Ja‘far as-Sadiq enseigne : « Quiconque n’observe pas la dissimulation n’a pas de Foi ». (( Cité in Anne-Marie Delcambre, La schizophrénie de l’Islam, DDB, p.133. « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. (Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, Synode pour le Moyen-Orient, Rome, 2010) ». )) En résumé « la takia est voile pour le croyant, et celui qui n’a pas de takia n’a pas de religion. ». (( Encyclopedia of Islam, 1st ed, s.v. “Takia” (Djumayyil, Kdmus al-shanca, pp. xiii, 127-28). []
  3. « La base scientifique du communisme repose sur les travaux de Marx, d’Engels et de maints autres savants. Les masses laborieuses possèdent donc, pour élaborer leur profession de foi prolétarienne, des valeurs scientifiques incomparablement supérieures à celles de la bourgeoisie. Je dois ajouter que le prolétariat se considère comme une classe qui ne saurait se libérer du joug capitaliste sans en délivrer en même temps toutes les classes de la société. De ceci, il ressort clairement que, seul, le prolétariat peut poursuivre la réalisation d’une véritable culture humaine. (Mousouchef, in Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant (FC), Éditions du Trident, 2015, FC 147) ». []
  4. Philippe Gabriel, La prophétie de Fatima, L’Icône de Marie, 1997, p.111. ))

    Ces trois mensonges contiennent en germe tous les maux que le communisme a apportés au monde : des malheurs temporels innombrables, depuis la misère matérielle pire que celle des sociétés bourgeoises dénoncée par Marx, en passant par la privation de toute liberté, jusqu’à la damnation d’un nombre incalculable d’âmes à qui l’athéisme fut inculqué comme profession de foi ! 

    1) Premier mensonge : 

    Comment prétendre transformer le monde sans le penser, et donc sans le connaître ? Qui ne voit le non-sens absolu d’une telle prétention et l’orgueil qu’elle suppose ?! C’est aussi stupide que de faire précéder l’essence par l’existence, selon la célèbre formule de Descartes : « Je pense, donc je suis. ». En effet, pour penser, il faut d’abord être ! Comment celui qui n’est pas pourrait-il penser ?! Penser avant d’être, c’est se croire immatériel… se prendre en quelque sorte pour Dieu, ce qui est évidemment plus facile après avoir nié son existence. Et tout le monde, ou presque, s’extasie devant de telles stupidités ! Comment les artisans, les techniciens et les ingénieurs pourraient-ils agir s’ils ne connaissaient pas d’abord les lois régissant la matière sur laquelle ils travaillent ? Tout est objet de connaissance et de science, même Dieu ! Comment prétendre changer le monde sans connaître quel est le sens de l’Histoire, et comment s’interroger sur le sens de l’histoire sans reconnaître l’existence de Dieu et de la Révélation hébréo-chrétienne ? Si l’être humain n’a pas de sens, comment l’Histoire en aurait-elle un ? C’est pourquoi, avant de prétendre changer le monde, il faut d’abord savoir ce qu’est le monde, quelle est sa raison d’être, ce que seule la Révélation hébréo-chrétienne donne à connaître.
    Quel mensonge de prétendre que la science nie l’existence de Dieu, alors que le principe de causalité, au fondement de la science, appliqué au monde, ou à l’histoire, désigne infailliblement Dieu pour leur origine ! Les immenses découvertes scientifiques de notre temps, issues de la fécondité des siècles chrétiens passés, ont beau avoir été mises au service de la Révolution, elles n’ont fait que signer sa défaite, en n’apportant ni paix ni bonheur, parce que seule la communion à Jésus-Christ peut les donner. Sans Lui, qui est Amour, rien, ni libération, ni sciences, ni richesses, ni plaisirs, ni la vie elle-même, rien, n’apporte la paix. Sans la reconnaissance de l’existence du Dieu et Père de Jésus-Christ, sur quoi reposerait l’égalité des hommes et la fraternité universelle à laquelle prétend conduire le communisme ?

    2) Deuxième mensonge :

    Si Marx trouve que « la religion est l’opium du peuple », et donc Dieu, c’est parce qu’il a appris sur les genoux de son père juif converti au protestantisme les récits de l’Exode, de la Terre promise, du bouc émissaire, du salut des pauvres, la malédiction des riches, le caractère frondeur de Jésus (Lc 5.38-39), l’existence d’un projet de salut pour l’humanité, un projet débuté dans l’opposition à l’ordre établi, un combat entre le royaume de Dieu et celui de Satan. Il en a déduit qu’il fallait se défier des institutions et des riches, et de Dieu, finalement responsable de tous les malheurs. Dans son orgueil, il s’est voulu le nouveau Moïse qui ne donnerait pas le salut seulement aux Hébreux ni comme le Christ un salut spirituel, mais la libération du pouvoir même de Dieu, origine de tout et donc du mal. Quel mensonge éhonté que d’affirmer l’existence de Dieu contraire à la liberté de l’homme, alors que non seulement c’est Dieu qui a créé l’homme libre et le veut tel (Jn 8.32), mais que l’athéisme est à l’origine des drames du monde moderne ! Étant athée et antichrétien, le communisme était incapable de changer le monde mais seulement d’ajouter à la somme de ses malheurs, ainsi que l’histoire ne l’a que trop montré. L’athéisme a fait plus de victimes durant le premier tiers du XXe siècle que la chrétienté n’en a faits durant les dix neuf siècles précédents. Le premier slogan des Soviets : « Chassons les capitalistes de la terre et Dieu du Ciel ! » ((Richard Wurmbrand, Karl Marx et Satan, Apostolat des éditions, 1978, p.25. []

  5. « Nous combattons aussi les riches quels qu’ils soient. (Jean-Gilles Malliarkis, La faucille et le croissant, Éditions du Trident, 2015, p.53-54) » Pour le Juif Radek, dirigeant du Kominterm : « Il ne suffit pas d’avoir la haine des oppresseurs. (Idem p.60) », mais « Il vous faudra souffrir cruellement de la faim, et verser votre sang. (Idem p.74) » pour « l’œuvre de reconstruction d’une nouvelle humanité libre où il n’y aura plus de gens de couleur, où il n’y aura plus de différences entre les droits et les obligations. (Idem p.75) » []
  6. Pierre Chaunu, L’Homme Nouveau, 10 mythes antichrétiens – Hors-série n°4. La Révolution d’Octobre 1917 en Russie a fait plus de 10 millions de morts, puis Staline en fait 40 millions, Mao 80, et les Khmers rouges ont assassiné le tiers de leurs concitoyens… Plus de 60 millions ont été assassinés parce que croyants… []
  7. « Ce n’est pas vous qui lesavez tués, mais c’est Allah qui les a tués. Lorsque tu frappais, ce n’est pas toi quifrappais, mais c’était Allah qui frappait. (Coran 8.17) » ; « Allah a envoyé son messager avec la religion de la vérité afin qu’elle triomphe sur toute autre religion (Coran 9.33) »; etc. etc. []
  8. Cf. Alain Besançon, Problèmes religieux contemporains, Fallois, 2015, p.95. []
  9. C’est ainsi que les mystiques chiite et soufie, effaçant les différences dogmatiques entre les confessions religieuses, séduisent nombre de chrétiens sans grande formation dogmatique. []
  10. Le 1er juillet 1949, un décret du Saint-Office avait pourtant interdit, sous peine de sanctions, voire d’excommunication, la collaboration avec des partis ou organisations d’obédience communiste… []