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M. François Billot de Lochner, président de l’excellent site Liberté Politique, ayant la vocation d’éclairer et guider le cours des événements à la lumière de la Doctrine sociale de l’Eglise, a voulu faire connaître le dernier livre de l’abbé Guy Pagès : Judas est-il en Enfer ?

Si vous avez connu dans votre vie une souffrance terrible telle que la perte d’un conjoint que vous adoriez, d’un enfant…, connu l’une de ces douleurs qui vous clouent au sol, vous avez alors, dans une bien faible mesure, une infime mesure, fait l’expérience de l’enfer.

Car celui-ci n’est autre que la réalisation du manque, de l’absence définitive de l’être cher qui fait basculer votre vie dans un abîme sans fond… 

Ici il s’agit de Dieu, de l’amour infini qu’il porte à chacun d’entre nous, qui que nous soyons, quoi que nous ayons fait dans notre vie.

L’âme qui, Lui ayant tourné le dos toute sa vie, refuse Son amour, Le laissant tel un mendiant à la porte de sa maison par une nuit glaciale d’hiver, réalise alors, à la mort, avec effroi, ce à quoi elle a renoncé pour l’éternité. 

Mais il est alors trop tard et l’immensité de cet amour lui est révélée en même qu’elle fait l’expérience de la perte définitive à laquelle elle a consenti… 

Imaginez simplement que vous avez jeté le ticket gagnant d’ Euromillions et vous n’aurez là qu’une bien faible et ridicule idée du désespoir qui sera le vôtre. Car l’argent ne fait pas le bonheur et vous le savez bien !

Alors que l’amour infini, celui de Dieu pour chacun d’entre nous, est le bien suprême vers lequel nous devons tendre de toutes nos forces ! 

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 En ce centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima au Portugal, où elle a montré l’Enfer aux trois enfants, l’abbé Guy Pagès publie « Judas est-il en Enfer ? ».

Il est persuadé que si la Vierge est venue nous montrer l’Enfer, c’est parce qu’elle savait que le rappel de ce dogme allait nous être nécessaire.

Et en effet, la pensée de l’Enfer est aujourd’hui aussi absente de l’univers mental des chrétiens qu’elle est présente en celui des musulmans…  

Y aurait-il dans la disproportion entre les deux la raison de l’affaiblissement de la Foi en Occident et de l’invasion de celui-ci par l’islam ? 

L’abbé Pagès nous invite, avec une impressionnante liberté et lucidité, à revisiter ce dogme et à partager sa conviction, aussi tragique que remplie d’espérance : si les gens savaient qu’ils vont en Enfer, ils changeraient de vie…

« Si nous n’acceptons pas d’avouer qu’en un sens notre salut éternel n’est pas assuré, c’est que nous refusons d’avoir confiance.

S’il est devenu presque impossible de parler de l’Enfer aux chrétiens, ce n’est pas parce qu’ils ont peur, mais parce qu’ils ne veulent pas avoir peur. Ils ne peuvent plus supporter ce dogme parce qu’ils n’ont pas confiance en l’Amour infini de Dieu : aussi , n’ayant pas confiance, s’ils croyaient à l’Enfer, ils seraient perdus.

Car de même que l’obscurité est l’absence de toute lumière, l’enfer est l’absence définitive de Dieu et c’est bien nous qui éteignons la lumière et non Dieu ! 

Ce que j’appelle le courage d’avoir peur, c’est tout simplement le courage de croire à l’Enfer. Et je dis que le refus de ce courage est un refus d’avoir confiance, donc un très grand danger d’y aller… et, en un sens le seul. S’il y a un point où la génération actuelle est en danger, c’est celui-là. 

Pendant dix-huit siècles, la plupart des Pères et des théologiens (grecs et latins) ont enseigné couramment la doctrine du petit nombre des élus… et ceux qui enseignaient cela étaient parfois des saints brûlants de charité. Depuis le XIXème siècle, l’enseignement bouge à ce sujet dans l’Église latine, à une telle vitesse que l’Enfer apparaît aujourd’hui comme une invention du Moyen Age dont il n’y aurait pas trace dans l’Évangile bien interprété… (Père Marie-Dominique Molinié, “Le courage d’avoir peur”, Cerf, 2003, p.182)

Le Père Guy Pagès, prêtre du diocèse de Paris et licencié en théologie, après avoir rappelé quelques notions élémentaires, mais aujourd’hui nécessaires à la compréhension des fins dernières, en cet ouvrage présente :

  • La critique sans doute la plus implacable qui ait jamais été faite de la théologie de Hans Urs von Balthasar, source majeure de la crise théologique contemporaine au sujet des fins dernières;
  • Une critique de l’ouvrage de Hans Joseph Klauck qui, suite nécessaire de la théologie de Balthasar, nie la damnation de Judas;
  • Les preuves de la damnation de Judas, et donc que l’Enfer n’est ni vide ni hypothétique ;
  • Une proposition originale et puissante pour revivifier la foi de l’Église dans le contexte de l’apostasie généralisée d’un Occident soumis à son islamisation programmée.

La lecture de vos pages, servies par une riche érudition et un style fort clair, invite à prier pour que tous les hommes découvrent à quel point Dieu les aime et veut les attirer à Lui, tout en leur laissant la possibilité d’un refus éternel. Formant le vœu que de nombreux lecteurs bénéficient des services que leur rendra votre ouvrage, je vous assure, Monsieur l’Abbé, de mes sentiments cordiaux et dévoués. (Gerhard Cardinal Müller, Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, 30 avril 2017) »

Le cardinal Robert Sarah et Mgr Athanasius Schneider souhaitent eux-aussi à ce livre “un franc succès”…

Pour le commander, éditions Dominique Martin Morin – 22€, chez Livres en Famille, DMM,  Amazon, 

Si les gens savaient qu’ils vont en Enfer, ils changeraient de vie…