Plusieurs restent indifférents à cette offre de la vie éternelle parce qu’ils n’ont pas encore découvert qu’ils ont une âme et que cette âme est immortelle. Mais comment savoir que nous avons une âme et que cette âme est immortelle ?

La preuve que nous avons une âme est qu’après la mort le corps cessant d’être animé, se désorganisant et tombant en poussière, il donne à voir que nous ne sommes pas que matière, puisque la matière du corps est là, mais n’est plus celle d’un être corporel vivant, mais celle d’un cadavre… D’où il suit que notre être corporel ne peut pas être constitué seulement de matière, mais aussi nécessairement d’un autre principe, celui qui organise et anime la matière, justement appelé « âme », de la même racine étymologique que « animer ». La mort rend manifeste que sans l’âme les éléments matériels du corps se désorganisent et que celui-ci cesse d’être animé. L’âme est donc, par définition, le principe organisateur et animateur de la matière. Ce qui veut dire que toute créature corporelle vivante a une âme, qu’elle soit végétale, animale ou humaine. L’âme humaine se distingue en étant douée d’esprit, lequel est composé, à l’image de la Trinité, qui est Esprit, des trois facultés spirituelles d’intelligence, de volonté et de mémoire, grâces auxquelles il peut connaître la vérité, la choisir et la garder. L’homme connaît des réalités spirituelles qui existent aussi sûrement qu’il s’y réfère sans cesse, sans lesquelles il ne peut vivre, comme la beauté, la justice, la vérité… et parce que celles-ci sont immortelles et qu’il les connaît (par exemple : 2+2=4. Cela est vrai aujourd’hui comme ce l’était il y a dix mille ans et comme ce le sera toujours.), il est évident qu’il possède en lui-même un principe d’immortalité lui permettant de les connaître. Ce principe est nécessairement en son âme, qui est donc immortelle. Ce à quoi le Christ rend témoignage lorsqu’Il affirme que la vie éternelle est de connaître Dieu et Lui-même (Jn 17.3), qui est La Vérité (Jn 14.6). Mais encore, par cette connaissance de la vérité et la liberté de la choisir que lui donne sa volonté, l’homme est doué du pouvoir de s’autodéterminer, et ainsi d’échapper au déterminisme de la matière dont la loi universelle est la mort, mais aussi de se damner s’il s’y refuse…