Il m’arrive trop souvent de rencontrer des personnes complètement désemparées par la propagande commune à la fois aux Évangéliques et aux Sédévacantistes, aux anti-catholiques et aux “super-catholiques”, selon laquelle le Vatican ne serait rien d’autre que l’antre de Satan, à preuve des images du trône pontifical marqué d’une croix latine inversée, ou le chant antique de l’Exultet résonnant lors de la veillée pascale dans lequel Lucifer est invoqué…

Ce genre d’arguments ne peut convaincre que des gens tombés de la dernière pluie, manquant de culture religieuse catholique, et surtout capables, les malheureux, de rejeter la foi et l’amour en la Sainte Eglise qui a reçu la promesse de Jésus d’être par Lui protégée du Démon (Mt 16.18-19) en sorte qu’il ne saurait y avoir jamais raison de la quitter.

Quelques échantillons utilisés par ces pseudo-chrétiens pour justifier leur refus de vivre en communion avec le pape, c’est à dire d’être catholique (Ga 2.2) :

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Ces malheureux ignorent tout simplement la Tradition de l’Eglise selon laquelle saint Pierre a demandé au moment d’être crucifié, tant il se sentait indigne de mourir de la même mort que son grand Dieu et Sauveur, d’être crucifié la tête en bas. 

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Le crucifiement de Saint-Pierre, le Caravage, 1604.

Collégiale saint Pierre à Douai XVIIIe

La crucifixion de saint Pierre, à la Collégiale saint Pierre à Douai, XVIIIe siècle.

Que les Satanistes utilisent des symboles chrétiens, comme le font les adeptes LGBT avec l’arc en ciel (Gn 9.13), ne doit pas conduire les chrétiens à rejeter leurs propres symboles !

Nos prétendus catholiques, plus soucieux de préserver la vraie foi et le véritable culte à Dieu que ne l’est le Pape lui-même, pris sans doute par l’esprit d’Harry Potter, imaginent encore le vicaire du Christ rendre ouvertement un culte à Satan en raison du fait que le chant antique de l’Exultet annonçant la résurrection du Christ dans la nuit de Pâques, contient le mot “Lucifer” ! Ce chant, dont l’existence est attestée dès le Ve siècle, désigne Jésus-Christ par l’expression “Christus verus Lucifer“, ce qui signifie : “Christ véritable porteur de lumière” (selon l’étymologie des mots lux, « lumière », et ferre, « porter »). Par cette image du lever du soleil dissipant les ténèbres de la nuit, est figurée la victoire de Jésus sur la mort. Jésus peut légitimement être appelé “l’Etoile du matin” (Ap 2.28 ; 22.16). Le fait que le mot de Lucifer fût ensuite donné par ironie à l’ange déchu mentionné par Isaïe (14.12-14), parce que “Satan se déguise en ange de lumière” (2 Co 11.14), fit abandonner l’usage de nommer ainsi Jésus. 

Voici quelques copies d’écran de vidéos postées par ces malheureux antichrists qui s’ignorent :
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CapturleVoici le texte du chant du très antique chant de l’Exultet célébrant la Résurrection du Christ, dont le lever du soleil chassant les ténèbres de la nuit donne une image ayant servi à désigner la victoire du Ressuscité :

“Exsúltet iam angélica turba cælórum:
exsúltent divína mystéria:
et pro tanti Regis victória tuba ínsonet salutáris.

Gáudeat et tellus, tantis irradiáta fulgóribus:
et ætérni Regis splendóre illustráta,
tótius orbis se séntiat amisísse calíginem.

Lætétur et mater Ecclésia,
tanti lúminis adornáta fulgóribus:
et magnis populórum vócibus hæc aula resúltet.

[Quaprópter astántes vos, fratres caríssimi,
ad tam miram huius sancti lúminis claritátem,
una mecum, quæso,
Dei omnipoténtis misericórdiam invocáte.
Ut, qui me non meis méritis
intra Levitárum númerum dignátus est aggregáre,
lúminis sui claritátem infúndens,
cérei huius laudem implére perfíciat.]

[V/ Dóminus vobíscum.
R/ Et cum spíritu tuo.]
V/ Sursum corda.
R/ Habémus ad Dóminum.
V/ Grátias agámus Dómino Deo nostro.
R/ Dignum et iustum est.

Vere dignum et iustum est,
invisíbilem Deum Patrem omnipoténtem
Filiúmque eius unigénitum,
Dóminum nostrum Iesum Christum,
toto cordis ac mentis afféctu et vocis ministério personáre.

Qui pro nobis ætérno Patri Adæ débitum solvit,
et véteris piáculi cautiónem pio cruóre detérsit.

Hæc sunt enim festa paschália,
in quibus verus ille Agnus occíditur,
cuius sánguine postes fidélium consecrántur.

Hæc nox est,
in qua primum patres nostros, fílios Israel
edúctos de Ægypto,
Mare Rubrum sicco vestígio transíre fecísti.

Hæc ígitur nox est,
quæ peccatórum ténebras colúmnæ illuminatióne purgávit.

Hæc nox est,
quæ hódie per univérsum mundum in Christo credéntes,
a vítiis sæculi et calígine peccatórum segregátos,
reddit grátiæ, sóciat sanctitáti.

Hæc nox est,
in qua, destrúctis vínculis mortis,
Christus ab ínferis victor ascéndit.

Nihil enim nobis nasci prófuit,
nisi rédimi profuísset.
O mira circa nos tuæ pietátis dignátio!
O inæstimábilis diléctio caritátis:
ut servum redímeres, Fílium tradidísti!

O certe necessárium Adæ peccátum,
quod Christi morte delétum est!
O felix culpa,
quæ talem ac tantum méruit habére Redemptórem!

O vere beáta nox,
quæ sola méruit scire tempus et horam,
in qua Christus ab ínferis resurréxit!

Hæc nox est, de qua scriptum est:
Et nox sicut dies illuminábitur:
et nox illuminátio mea in delíciis meis.

Huius ígitur sanctificátio noctis fugat scélera, culpas lavat:
et reddit innocéntiam lapsis
et mæstis lætítiam.
Fugat ódia, concórdiam parat
et curvat impéria.

In huius ígitur noctis grátia, súscipe, sancte Pater,
laudis huius sacrifícium vespertínum,
quod tibi in hac cérei oblatióne solémni,
per ministrórum manus
de opéribus apum, sacrosáncta reddit Ecclésia.

Sed iam colúmnæ huius præcónia nóvimus,
quam in honórem Dei rútilans ignis accéndit.
Qui, lícet sit divísus in partes,
mutuáti tamen lúminis detrimenta non novit.

Alitur enim liquántibus ceris,
quas in substántiam pretiósæ huius lámpadis
apis mater edúxit.²

O vere beáta nox,
in qua terrénis cæléstia, humánis divína iungúntur!¹

Orámus ergo te, Dómine,
ut céreus iste in honórem tui nóminis consecrátus,
ad noctis huius calíginem destruéndam,
indefíciens persevéret.
Et in odórem suavitátis accéptus,
supérnis lumináribus misceátur.

Flammas eius lúcifer matutínus invéniat:
ille, inquam, lúcifer, qui nescit occásum.
Christus Fílius tuus,
qui, regréssus ab ínferis, humáno géneri serénus illúxit,
et vivit et regnat in sæcula sæculórum.

R/ Amen.”

Et voici une traduction en français de cette magnifique prière :

“Qu’exulte de joie dans le ciel la multitude des anges !
Chantez, serviteurs de Dieu,
et que retentisse la trompette triomphale pour la victoire du grand Roi !

Réjouis-toi, ô notre terre, resplendissante d’une lumière éclatante,
car il t’a prise en sa clarté et son règne a dissipé ta nuit !
Réjouis-toi, Eglise notre mère, toute remplie de sa splendeur,
et que résonne l’acclamation du peuple des fils de Dieu !…

(…)
Vraiment il est juste et bon de proclamer à pleine voix ta louange,
Dieu invisible, Père tout puissant,
et de chanter ton Fils bien-aimé, Jésus Christ notre Seigneur.
C’est lui qui a payé pour nous la dette encourue par Adam notre père,
et qui a détruit en son sang la condamnation de l’ancien péché.

Car voici la fête de la Pâque où l’Agneau véritable est immolé pour nous.
Voici la nuit où tu as tiré de l’Égypte nos pères, les enfants d’Israël,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec ;
nuit où le feu de la nuée lumineuse a repoussé les ténèbres du péché…

Ô nuit qui nous rend à la grâce et nous ouvre la communion des saints ;

Ô nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé victorieux des enfers.
Heureuse faute d’Adam qui nous a valu un tel Rédempteur !

Ô nuit qui seule a pu connaître le temps et l’heure
où le Christ est sorti vivant du séjour des morts ;

Ô nuit dont il est écrit : « La nuit comme le jour illumine,
la ténèbre autour de moi devient lumière pour ma joie » (Ps 138,12)…

Ô nuit bienheureuse, où se rejoignent le ciel et la terre,
où s’unissent l’homme et Dieu.

Dans la grâce de cette nuit, accueille, Père très Saint,
le sacrifice du soir de cette flamme que l’Eglise t’offre par nos mains ;

Permets que ce cierge pascal, consacré à ton nom, brûle sans déclin en cette nuit
et qu’il joigne sa clarté à celle des étoiles.

Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
Celui qui ne connaît pas de couchant,
Le Christ ressuscité revenu des enfers,
qui répand sur les hommes sa lumière et sa paix.

Garde ton peuple, nous t’en prions, ô notre Père,
dans la joie de ces fêtes pascales.

Par Jésus Christ, ton Fils notre Seigneur,
qui par la puissance de l’Esprit s’est relevé d’entre les morts
et qui règne près de toi pour les siècles des siècles.

Amen !”

Ou bien encore ils veulent croire, et disent, que le pape aurait reçu la marque de la Bête (Ap 13.16) du fait qu’il a accepté qu’une hindoue l’honore du rite d’accueil propre à sa tradition religieuse ! Comme si les colliers de fleurs que nos amis tahitiens passent autour du cou de leurs hôtes devaient vouer ceux-ci au Démon ! Est-ce que Jésus et les Apôtres ne recevait pas les marques d’amitié des pécheurs (Lc 7.38 ; Ac 10.48 ; 1 Co 9.22) ?

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Faites attention à “ces faux frères qui se sont glissés pour espionner la liberté que nous avons dans le Christ Jésus (Ga 2.4)”, car il nous appartient de chercher à “plaire en tout à tous, ne recherchant pas [notre] propre intérêt, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés (1 Co 10.33)”…