Signification du célibat ecclésiastique


Beaucoup de gens ne comprennent pas le fait que les prêtres catholiques soient voués au célibat ou que des religieux et religieuses se vouent eux-même librement à demeurer célibataires et certains dans l’Eglise, voudraient qu’on abolisse ou relativise l’exigence du célibat pour les prêtres, au motif qu’ainsi l’on aurait plus de candidats au sacerdoce.

Le célibat est en lui-même la manifestation dans l’humanité de ce que nous devons vivre au Ciel. Jésus nous a appris qu’au Ciel, on ne se marierait plus mais que l’on y vivrait comme des anges. Et en effet, ici-bas sur terre, ayant été créés soit homme, soit femme, le mari et la femme cherchent l’un dans l’autre la part d’humanité qu’ils n’ont pas afin qu’ensemble, vivant l’unité, ils atteignent à la plénitude et donc à la joie et au bonheur. Mais au Ciel, où nous aurons étés, par la grâce de Dieu, divinisés et où nous vivrons de la vie même de Dieu car devenus Fils de Dieu par notre baptême et notre communion au Christ (Dieu fait Homme), nous n’aurons plus besoin de chercher dans un autre être ce qui nous manquerait pour atteindre à la plénitude ; nous serons déjà devenus Dieu par grâce. De même au Ciel, nous n’aurons plus le devoir de perpétuer l’espèce comme nous le faisons ici par la procréation. Donc, le célibat des prêtres est la manifestation sur la terre de cette vie du Ciel et c’est pourquoi il est si précieux. L’Eglise est d’origine surnaturelle, elle n’est pas une invention humaine, naturelle. On ne devient pas prêtre de père en fils comme cela peut être le cas pour les imams et les pasteurs mais on le devient car appelé par l’Esprit de Dieu. L’Eglise se renouvelle, se multiplie, s’agrandit par la puissance de l’Esprit et non pas par une opération d’ordre naturel ou humaine. Le mot célibat vient de deux mots latins : caeli (Ciel) et habitare (habitant). Par définition, le célibataire est celui qui « habite le Ciel » et moi-même par mon célibat, j’annonce ce Dieu qui est amour, auquel je crois, en montrant que si je suis heureux alors que naturellement ce n’est pas possible pour un homme d’être heureux sans recevoir l’amour d’une femme ici-bas – car Dieu nous a faits comme cela – c’est que je reçois mon bonheur de quelqu’un d’autre et cela postule de fait, l’existence de Dieu que j’annonce. Non seulement mon célibat annonce l’existance et l’amour de Dieu, mais il est aussi une anticipation, un gage, une preuve de ce royaume des Cieux que je prêche et auquel j’appelle tous les hommes à entrer par l’amour du Christ.

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