N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset (ex. 62.14). Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible (ex. Jn 3.12), et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans” (ex. L 11).

— 1 Comment le Coran peut-il faire profession de polythéisme : Béni soit donc Allah, le meilleur des créateurs ! (23.14 ; 37.125) ? Le christianisme, strictement monothéiste, ne parle jamais de plusieurs créateurs. Outre le ridicule d’Allah s’encensant lui-même, comment les musulmans peuvent-ils souffrir que le Coran ose comparer l’Unique : Tu es le Meilleur des donateurs ! (5.114) ?

— 2 Comment Allah peut-il dire que toutes les créatures lui obéissent (16.49 ; 30.26) ? N’y a-t-il pas assez de péchés sur terre pour prouver le contraire ?

— 3 Deux grands types de réponses ont été apportés dans l’histoire de la philosophie à la question de savoir ce qu’est le monde :

Ø  Soit le monde est regardé comme une illusion, ainsi que l’enseigne par exemple le bouddhisme, et dans ce cas, lui et tout ce qui le compose ne méritent aucune attention ni engagement, mais le mépris et la fuite ;

Ø  Soit le monde est reconnu seul digne d’intérêt, avec des qualités proprement divines (éternité, intelligence, conscience, créativité, toute-puissance…), ainsi que l’athéisme et le matérialisme l’enseignent.

Ces deux conceptions conduisent pareillement à l’insignifiance et à l’absurdité de la vie humaine. Mais l’islam, pas plus que le judaïsme, ne peuvent répondre à la question de savoir pourquoi le monde existe et pourquoi il est tel qu’il est. En effet, si, comme le pensent juifs et musulmans, Dieu est seulement l’Unique, alors, il n’a aucune raison de créer, puisqu’étant, et étant unique, il monopolise la totalité de l’être. Il est donc seul à être. Et le monde ne peut logiquement pas exister. C’est pourquoi l’altérité est impensable en islam, elle est une anomalie incompréhensible, le mal. L’existence du non-musulman est en soi un non-sens absolu, le mal, qui doit être éliminé, et la femme ne peut qu’être un mal nécessaire. La preuve qu’Allah n’est pas le vrai Dieu, c’est que nous existons. Et à supposer qu’Allah ait quand même trouvé une raison de créer, nous devrions tous être identiques, car, de même que ma main ne pourra jamais produire une empreinte avec six doigts ou qu’un moule à fourchettes ne fera jamais des cuillères mais que des fourchettes, de même, si Dieu était seulement unique, nous devrions tous être identiques. Or, si nous sommes bien tous semblables (nous avons bien tous deux yeux, deux oreilles, un nez, une bouche, etc.), à l’image du modèle unique, nous sommes cependant tous différents : pas un n’est exactement le même qu’un autre ! Pourquoi ? D’où vient la différence, le principe même de la différence ? Nécessairement : de Dieu. Dieu connaît donc la différence ! Ce qui signifie qu’Il n’est pas que Lui, mais qu’en Lui-même Il est à la fois le même ET différent, c’est-à-dire Trinité. Le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas le Père, le Saint Esprit n’est ni le Père ni le Fils, et ni le Père ni le Fils ne sont le Saint-Esprit, seul ce Dieu là a de quoi produire ce qui n’est ni Lui ni rien. En Dieu, chaque personne, distincte des autres, est l’unique et vrai Dieu, qu’elles sont toutes ensemble. Dieu est Un parce qu’Il est Amour, et Il est Amour parce qu’Il est Communion de personnes, Famille, Trinité. Seul ce Dieu là peut être à la source de la Création et donc de la différence : des hommes ET des femmes, des noirs ET des blancs, de gros ET des maigres, etc. La Bonne Nouvelle face à un monde désespérément clos sur lui-même, et face à l’idole incapable de relation qu’est Allah, est la Révélation du Dieu Trinitaire, qui pose dans l’altérité le fondement de l’être, l’unité et la communion. Et parce que le Bien est par nature diffusif de soi, dans Sa bonté et Sa toute-puissance, Dieu met toute Sa joie à poser devant Lui un être libre, appelé à partager son Amour éternel, à ratifier la relation qui l’unit à son Principe et à sa Fin. Sur quel fondement refuser l’idée que Dieu puisse être Relation ?

— 4 C’est parce que Dieu est en Lui-même éternel et fécond dialogue d’amour qu’il y a en Lui place pour la différence et l’altérité. Ce qui n’implique pas la division, mais fonde la communion (il n’y a pas de mot en arabe pour dire communion. Le mot Oumma, qui est utilisé généralement pour le traduire, ne désigne que le rassemblement fusionnel des croyants dans un anonymat réducteur et uniformisant). La différence n’est pas seconde dans le mystère de Dieu, elle est constitutive de son être, car chaque Personne divine, distincte des autres, est le seul et même Dieu, qu’Elles sont ensemble. Pour Dieu, être, c’est être Trine, car l’unicité de Sa Nature est identique à la trinité de Ses Personnes. Ces Personnes, la tradition théologique les a définies comme autant de Relations subsistantes : le Père n’est Père que par rapport à son Fils, comme le Fils n’est Fils que par rapport au Père, et l’Esprit-Saint n’est tel que par rapport à son unique et même principe qui est le Père et le Fils. En dehors de la Relation qui les définit, chaque personne est avec les autres un seul et même Être, une même Substance, une même Intelligence, une même Éternité, une même Puissance… C’est d’ailleurs parce que Dieu est en Lui-même Relation que le don de l’Esprit-Saint est le don par excellence (Lc 11.13 ; W 13) nous permettant de nous relier à Lui comme le Fils est relié au Père. Si la différence n’était pas constitutive de l’Etre divin, comment expliquer l’existence de l’univers, uni-divers (voir H-15) ?

— 5 À la différence de la foi chrétienne pour qui la personne humaine est appelée à devenir Dieu par grâce (Jn 17.21-26 ; 2 Co 3.18 ; 2 P 1.4 ; CEC n°460), puisque Dieu S’est fait homme (Is 7.14 ; 9.5-6 ; Jn 1.1+), l’islam n’espère pas la vision béatifique promise aux élus, et commencée ici-bas par la vie mystique. Quel plus grand malheur que d’être privé de Dieu, pour toujours ?

— 6 L’Amour est une réalité spirituelle qui ouvre l’être au don de soi, au sacrifice, ainsi que Jésus en a témoigné. C’est pourquoi la conversion au Christ conduit à rejeter l’hédonisme, d’une façon si intérieure qu’elle refuse jusqu’aux mauvais désirs (Mt 5.28). Or Allah maudissant le témoignage de la Croix (4.156-157), éloigne ses dévots de l’idée de sacrifice : Allah veut la facilité pour vous, il ne veut pas pour vous la contrainte (2.185). Ignorant le rapport entre la nature et la grâce, ce qu’est la vie spirituelle et surnaturelle, l’islam ne demande pas de transformation intérieure (Jl 2.12 ; Mc 7.18-23), mais seulement des pratiques rituelles. Il ne prétend pas combattre le mal en soi, mais chez les autres. Il est dans un tel égarement qu’il identifie amour et copulation physique, raison pour laquelle il imagine le Paradis comme étant un perpétuel et gratuit lupanar (2.25 ; 56.17,22,36-38 ; 78.33). Comment une religion proposant la fornication comme récompense suprême et béatitude céleste (36.56 ; 37.48 ; 44.54 ; 52.24 ; 55.54-76 ; 76.19) pourrait-elle engendrer autre chose que des obsédés sexuels ? Alors que le christianisme présente l’union à Dieu comme le but de notre création (2 P 1.4), le paradis musulman consiste à jouir d’adolescentes (78.33), aux gros seins (78.33), à la virginité renouvelée après chaque rapport sexuel (37.48 ; 44.54 ; 55.54-76 ; 56.22), passant leur existence couchées[1], à s’offrir à la libido du musulman les ayant reçues en récompense (36.56) ; et pour ceux que cela intéresse, il y aura des compagnons aimants (56.7-40), et même de jeunes garçons (52.24 ; 56.17 ; 76.19), le tout dans un cadre luxueux (55.54), où coulent des fleuves de vin (47.15). Le paradis musulman est-il autre chose que la satisfaction des vices et péchés ici-bas interdits (2.219 ; 5.90-91 ; 4.15,24,25) ? Qu’est-ce que le péché s’il ne l’est plus au paradis ? Ou qu’est-ce que ce paradis ? Allah ne veut-il pas rendre les musulmans schizophrènes en leur demandant de désirer dans l’éternité ce qu’il leur commande de haïr ici-bas ? Et puisque la coutume d’Allah ne change pas (33.62 ; 35.43 ; 48.23), quel espoir de guérison ? Il faut encore remarquer que si Allah promet aux hommes son paradis, aux femmes, il ne promet… rien. Que ce soit le plaisir sexuel proposé par le Coran comme suprême béatitude, ou l’orgueil des traditions musulmanes rapportant que Mahomet avait la capacité de copuler de trente hommes, il est clair que l’islam tire sa gloire de ce qui n’est pas spécifiquement humain, et encore moins divin, mais de ce qui est du niveau de la bête. Voilà jusqu’à quel degré de vie morale et spirituelle l’islam propose d’élever l’humanité : pas plus haut que le bas de la ceinture ! C’est pourquoi nombre de savants musulmans enseignent très doctement que pour aimer il faut être sexué… et que parmi les 99 noms donnés à Allah par la tradition islamique, est ignoré celui d’Amour (comme aussi celui de Père), car cela impliquerait de penser Dieu sexué. Comment [Allah] aurait-il un enfant alors qu’il n’a pas de compagne ? (6.101). Un handicapé, un malade, un vieillard, un enfant, ou sa mère qui en prend soin, ne faisant pas usage de leur génitalité, seraient-ils incapables d’aimer ? Cette incapacité à penser l’amour et la génération autrement que sexuellement rend totalement opaque aux musulmans non seulement le mystère de la Trinité, mais encore le sens du célibat consacré des prêtres et des religieux (57.27), grâce et gage anticipant la vie du Ciel dans laquelle personne ne se mariera, parce que chacun y vivra comme les anges (Mt 22.30). L’antique pratique de la continence inhérente au sacrement de l’ordre manifeste le caractère surnaturel de l’Église, qui devient le Corps du Christ grâce à la communion eucharistique (cf. Jn 6.53 ; 1 Co 10.17). Le sacerdoce* et la vie religieuse ne se transmettant pas de père en fils, l’Église ne naît donc pas de la chair et du sang (Mt 16.17 ; Jn 3.6). L’action directe de l’Esprit-Saint peut seule expliquer la génération d’un prêtre et de l’Église, à l’instar de celle du Fils né de la Vierge. Le célibat consacré, n’est-il pas une preuve magnifique de l’origine non pas terrestre mais divine de l’Église catholique ?

— 7 Le paradis d’Allah, si luxueux soit-il, regorgeant de tous les plaisirs (voir D 6), est en fait pour l’âme un enfer. Que signifie en effet que les jeunes femmes sans cesse déflorées y restent toujours vierges, sinon qu’au paradis d’Allah il n’y a pas d’amour (l’amour étant par nature fécond) ? De même, que signifie qu’au paradis d’Allah le vin n’enivre pas (56.19), sinon qu’il n’y a pas de joie ? En effet, le vin est le symbole de la joie, comme la joie est le premier fruit de l’amour. Pourquoi n’est-ce donc pas vraiment la fête au paradis d’Allah, sinon parce que l’islam ne connaît pas le vrai Dieu ? Allah est assis quelque part sur son trône, dominant de très haut et de très loin ses esclaves soumis et à jamais indignes de vivre en sa compagnie. Étant le Tout-Autre, il est inconnaissable (2.255 ; 6.50 ; 7.188 ; 11.31 ; 20.110 ; 27.65 ; 72.26), et ne peut donc être aimé, car on ne peut aimer que ce que l’on connaît. Raison pour laquelle Dieu S’est révélé. Le bonheur étant d’être aimé et d’aimer en retour (Dt 5.29), ce qui est le propre de la vie trinitaire, tout homme veut aimer et être aimé… d’un amour absolu. C’est parce qu’il se trompe d’objet pour son amour que l’homme n’est pas heureux. Qu’aimera-t-il en effet s’il n’aime pas l’Amour en personne (1 Jn 4.8,16) ? Certes, parfois le Coran dit qu’Allah aime, mais il ne s’agit jamais d’un amour inconditionnel et universel (3.31,159 ; 5.13 ; 11.90 ; 19.96 ; 85.14). Si séduisant que se présente le paradis d’Allah, il est un enfer parce qu’il est sans Dieu qui est Amour, Famille, Trinité, Communion de Personnes. Puisqu’il prive de Dieu, et donc de la Source de l’amour et du bonheur[2], comment l’islam pourrait-il ne pas être inhumain ?

— 8 Alors que dans la révélation biblique l’homme est la fin et le couronnement de la Création, au service duquel celle-ci a été voulue (Gn 1.26-28), dans la révélation coranique, c’est l’inverse : La création des hommes est bien peu de chose comparée à celle des Cieux et de la Terre (40.57)… Comment le rejet de la vocation surnaturelle de l’homme enseignée par le christianisme, ne serait-il pas aussi mépris de sa suréminente dignité ?

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[1] La traduction est bien lit, et non siège, comme les traductions édulcorées cherchent à le faire croire.
[2] Nous ne disons pas que les musulmans soient incapables d’amour naturel, même si l’islam le pervertit comme nous le voyons par exemple avec la polygamie et la répudiation, mais d’amour surnaturel, seul méritoire de la vie éternelle, car Dieu aime naturellement tous les hommes (Mt 5.45).