N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset (ex. 62.14). Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible (ex. Jn 3.12), et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans” (ex. L 11).

— 1 La Sunna est la Tradition à laquelle se réfèrent les musulmans, composée de différents textes, notamment les hadiths. Un hadith se veut le récit ou le recueil de parole(s) et/ou de fait(s) attribués à Mahomet. Puisque ce dernier est le modèle des musulmans (33.21), les hadiths, selon leur degré d’authenticité, ont force de loi pour les musulmans. Leur authenticité dépend du degré de fiabilité du râwî*, le rapporteur du hadith, et de toute la chaîne des rapporteurs dont il fait partie, l’isnad*. Or, s’il est facile de constater qu’une parole rapportée n’est pas identique à la parole originelle, comment croire qu’elle soit identique au terme d’une chaine de rapporteurs longue de quatorze siècles ? C’est pourtant ce que veulent croire les musulmans. De plus, les premiers grands recueils de hadiths apparaissent 200 à 300 ans après les faits qu’ils prétendent rapporter. Et plus ils sont tardifs, plus ils sont précis, et meilleurs sont leurs isnads ! La science dite ‘Ilm al Rijal collectionne les biographies (Asma Ur Rijal) de plus de cent mille râwî. Cette science est nécessaire au muhaddith pour évaluer l’authenticité de leurs hadiths, car ceux-ci peuvent se contredire, être totalement absurdes, ou scandaleux, et leur nombre dépasse l’imagination. A titre d’exemple, un centre d’enseignement islamique affirme, sans sourciller, qu’Ahmed Ibn Hanbal (780-855) était capable de débiter 75.000 hadiths par cœur[1]. C’est déjà plus raisonnable que le million d’hadiths que la Tradition lui attribue d’avoir mémorisés. A part un musulman, qui peut croire cela ?

— 2 Une façon de classer les hadiths est de le faire selon leur degré d’authenticité : certaine (Sahîh), probable (Hasan) ou peu sûre (Dha’îf). A la première catégorie appartiennent les hadiths de Bukhari et Muslim. Pour déterminer l’authenticité, il faut examiner la chaîne des transmetteurs. La chose n’est pas aisée, car un même râwî peut être qualifié de transmetteur fiable par tels muhaddiths et de faussaire par d’autres. Il a toujours été si tentant de s’autoriser d’une isnad que le nombre des seuls faux hadiths a été estimé à plus d’un million six cent mille… On n’y compte pas les anachronismes, tels ceux mentionnant des personnes ou des conflits survenus après la mort de Mahomet… Très officiellement, les faux hadiths n’ont commencé à être produits qu’à partir de 661, une date étrangement précise… pour un filon si fécond qu’il en produit encore (Cf. Houchang Nahavandi, Le grand mensonge, dossier noir de l’intégrisme islamique, Paris, 1984) ! Ces considérations n’empêchent pas le Centre d’Études et de Recherches sur l’islam de Saint Denis (93200), par exemple, de doctement professer : Aucune autre documentation historique sur des événements du passé existant n’a été si méthodiquement rédigée que le hadith (Voir note 112). Et parce que c’est le propre de l’imposteur d’accuser autrui d’imposture : Le grand érudit feu Shibli, qui fut aussi un historien de grande réputation, disait que presque chaque peuple, pour le besoin de son histoire, avait eu à consigner ses traditions orales par écrit très souvent des siècles après les événements rapportés. Ce qu’ils faisaient d’ordinaire, c’était de noter tout bavardage insignifiant sans se soucier de la vérité ou de la source de ces histoires. Ensuite les historiens procédaient au tri et au choix des événements probables en éliminant ceux qu’ils jugeaient inauthentiques. Voilà comment l’histoire de chaque peuple a été écrite. Les anciennes annales des peuples européens n’échappent pas à cette règle (Ibid.). Comment mieux dire que les hadiths servent une construction imaginaire ?

— 3 Comme nombre de hadiths sont contradictoires, plus ou moins authentiques, à la chronologie incertaine, les musulmans, privés de la science de leurs savants, ne peuvent savoir comment imiter leur prophète, s’il est interdit ou non de manger de la main gauche, de boire assis (Mahomet a bu debout ; Muslim n°2024 ; 2025 ; Bukhari n°5293), de posséder un chien, de regarder la météo (Allah seul connaît l’avenir), de faire de la musique, de dessiner, de faire des photos, des bonhommes de neige, de regarder la télévision (Allah seul est créateur), de souscrire une assurance (le pari est interdit ; 5.3,90,91), de manger un apostat mort sans le faire cuire (Al-Azhar, Section Université, Bibliothèques et Aide pour Enseignants du 3ème cycle, p.256), et pour les femmes de chanter en public, de s’épiler, d’aller tête nue, de toucher bananes, concombres et selles de vélo… Un chrétien cherche-t-il hors de soi le principe de sa conduite, ou bien trouve-t-il dans sa communion au Saint-Esprit ce qui lui faut à chaque instant (1 Jn 2.27) ?

— 4 Contrairement à ce qu’enseigne la mythologie musulmane, accueillie pour vérité historique par un Occident qui se targue pourtant d’esprit scientifique, la rédaction du Coran ou des hadiths ne doit rien à la tradition orale, mais bien tout aux scribes d’Othman (voir L 1-4), comme en témoignent différents hadiths du Discours d’adieu de Mahomet, ou les hadiths qudsi censés contenir d’authentiques versets révélés à Mahomet, mais ne figurant pourtant pas, ni les uns ni les autres, dans le Coran. A l’inverse, certains hadiths sont passés dans le Coran : par exemple celui concernant la part de butin réservée à Mahomet (8.41 ; 59.6), ou celui relatif à son droit d’épouser sa belle-fille (33.37-38). Les traditions islamiques attestent que ces versets ont d’abord été violemment contestés par les compagnons du du dit prophète. Il fallut rien de moins que l’intervention de l’ange Gabriel pour confirmer que ces propos étaient bien des versets d’Allah… si utiles pour légitimer le comportement des califes. Des hadiths témoignent eux-mêmes de leur introduction dans le Coran, ainsi se vantait Omar (Suyûtî, Itqân, livre 1, chapitre 10) : Je me suis trouvé d’accord avec mon Seigneur en trois circonstances : Je dis à l’envoyé d’Allah : ‘Et si nous choisissions la station d’Abraham (l’emplacement actuel de La Mecque) comme lieu de prière ?’ Alors le verset descendit : ‘Prenez la station d’Abraham comme lieu de prière !’ (2.125). […] Je dis une autre fois : ‘Ô Apôtre d’Allah, des hommes et des hommes impies entrent chez tes femmes. Si tu leur ordonnais de se voiler ?’ Alors, le verset du voile est descendu… Omar était extrêmement désireux que les versets d’Al Hijab (observance du voile par les femmes musulmanes) soient révélés. Accédant à ses désirs, Allah révéla les versets d’Al Hijab. (Bukhari 1.148 ; Coran 33.59) ; Lorsque les femmes de l’envoyé d’Allah se montrèrent jalouses les unes des autres à son sujet, je leur dis : ‘Il peut arriver que, s’il vous répudie, son Seigneur lui donne, pour vous remplacer, des épouses meilleures que vous.’ Et le verset descendit tel quel.’[66.5]. El Bara, pareillement, se vantait : Nous sommes la cause de la révélation de ce verset : ‘La piété ne consiste pas à pénétrer dans vos maisons par derrière. La piété consiste à craindre Allah. Entrez donc dans vos maisons par leurs portes habituelles’ (2.189). Car un Ansar* étant rentré chez lui par la porte, on lui en fit grief et c’est ainsi que fut révélé ce verset (Bukhari 11.189). L’islamologue Marie-Thérèse Urvoy reconnaît : Le mot qur’ân apparaît comme une sorte de nom générique pour désigner tout ce que l’on a entendu du Prophète. […] En ce sens originel, le Coran est un ensemble de hadiths sélectionnés pour une récitation publique et qui est destiné à représenter le Livre de Dieu. La constitution du Coran semble avoir consisté pour une grande part en cette composition sélective. D’où la formule qui se trouve presque identique dans le Coran (39.23) et dans le plus célèbre recueil de traditions, celui de Bukhari : ‘le Livre de Dieu est le plus beau hadith’ (Mahammad Ali Amir-Moezzi, Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2008, p.379). ‘Abd-Allah ibn Mas‘ûda a dit : “Nous participions aux expéditions avec le Prophète et comme nous n’étions pas accompagnés de nos femmes, nous lui demandâmes s’il ne fallait pas nous châtrer. Mais le Prophète nous interdit de le faire ; puis il nous autorisa le mariage temporaire en contrepartie d’une pièce d’étoffe à titre de mahr*.” Puis ‘Abd-Allah récita ce verset : “Ô Croyants, ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas ! Allah n’aime pas les transgresseurs.” (Muslim I.152). Si des versets du Coran ont été révélés à Omar (2.125,189 ; 33.59 ; 66.5) et à ‘Abd-Allah (5.87), pourquoi dire que le Coran a été révélé seulement à Mahomet ?

― 5 La composition du Coran a constitué un terrain propice à la production de textes revendiquant tous une autorité divine, à l’instar des textes apocryphes de notre Bible… fleurissant à toutes les époques[2]. Ainsi, de même que nos écrits apocryphes prétendent confirmer ou compléter la Bible, la Sunna* présente les hadiths pour confirmer le Coran. La production anarchique de hadiths fut d’une telle fécondité que, selon la Tradition musulmane, le célèbre et zélé scribe Bukhari (810-870), qui s’était mis en devoir de rassembler tous les textes relatifs aux origines de l’islam, se vit contraint de réduire le nombre de hadiths de plus de six cent mille à sept mille sept cent vingt cinq… Ne pourrait-on pas diminuer encore ce nombre ?

— 6 Le lien originel entre le Coran et les hadiths est tel que la Tradition musulmane reconnaît dans les hadiths la présence de versets primitifs du Coran absents du texte actuel.[3] C’est ainsi que le Coran a beau prescrire la flagellation pour la femme adultère (24.2)[4], si la charia leur inflige cependant la lapidation, c’est parce qu’un hadith, aujourd’hui disparu ( !), ordonne la lapidation des femmes adultères[5]. Au sujet de ce fameux verset relatif à la lapidation, on apprend qu’ : Omar Ben al-Khattab était un jour sur le minbar* et a prononcé un long discours dans lequel il dit : ‘Allah envoya Mahomet avec la vérité ; il lui révéla le Livre et parmi les versets qui lui furent révélés, il y avait le verset relatif à la lapidation. Nous l’avons lu, compris et retenu. Le Messager d’Allah a lapidé et nous avons lapidé après lui. Je crains que si le temps passe, certains n’en viennent à dire : ‘Par Allah, nous ne trouvons pas le verset sur la lapidation dans le livre d’Allah.’ Ils vont alors s’égarer en délaissant une obligation révélée par Allah. La lapidation est, dans le livre d’Allah, la sanction légale infligée à la personne mariée adultère, homme ou femme, à condition d’en avoir la preuve (Bukhari 6830 ; Muslim 4394). Mais où donc est passé ce prétendu verset[6] ? Deux hypothèses se présentent :

a)     Soit Allah a bien envoyé ce verset relatif à la lapidation, ainsi que l’a confirmé le troisième calife Othman, et nous avons alors la preuve qu’il manque aux musulmans au moins un verset dans leur Coran censé être identique à celui qui est au Ciel (3.7 ; 13.39 ; 26.192 ; 43.4 ; 69.43,51 ; 85.21-22)… Dans ce cas, Allah est pris en flagrant délit de mensonge et d’incompétence puisqu’il affirme : C’est nous qui avons fait descendre le rappel et nous le garderons (15.9 ; 39.62).

b)     Soit le verset relatif à la lapidation n’a jamais existé et par conséquent Allah a bien gardé, au moins en cela, l’intégrité de son Coran, mais c’est alors le témoignage d’Othman qui est faux. Et non seulement le témoignage d’Othman est faux, mais la croyance selon laquelle les hadiths dits authentiques sont des témoignages dénués de toute erreur, est elle-même fausse.

Dans un cas comme dans l’autre, l’islam peut-il sortir indemne de ce dilemme ?

— 7 Allah se trompe si bien que non seulement il doit se corriger (2.106 ; 16.101), que les hadiths doivent compléter l’exposé détaillé de toutes choses (12.111), mais que les musulmans doivent eux-mêmes encore le corriger. Ainsi, par exemple, ils ont dû porter à cinq le nombre de prières quotidiennes qu’Allah avait établi à trois (17.78-79), ou modifier les prescriptions coraniques relatives aux ablutions… Ainsi, alors qu’Allah prescrit : Ô vous qui croyez, quand vous observez les « prières de contact », vous devez : laver vos visages, vos bras jusqu’aux coudes, essuyer vos têtes et laver vos pieds jusqu’aux chevilles (5.6), les hadiths ajoutent : Quand tu fais tes ablutions [pour la prière], rince-toi la bouche ; Si l’un de vous est en train de faire ses ablutions, qu’il se renifle ; Si vous vous habillez, ou que vous faites vos ablutions, commencez par la droite ; Si quelqu’un d’entre vous s’imagine qu’il a lâché quelques pets pendant la prière, qu’il ne quitte pas la mosquée avant d’entendre un bruit ou de sentir une odeur ; Celui qui touche son pénis ne doit pas prier avant de refaire ses ablutions ; Quand le serviteur d’Allah fait ses ablutions, il rince sa bouche alors les péchés sortent de la bouche, il inspire et expire l’eau et les péchés sortent de son nez[7]… Alors que, conformément à ce que demande le Talmud (Bérakhot 31 A), Allah commande de prier ni trop fort ni trop bas, mais d’un ton modéré (17.110 ; 7.205), les musulmans préfèrent observer un total silence durant leurs prières. Et au cours de celles-ci, d’autres noms que celui d’Allah sont prononcés, alors que le Coran l’interdit formellement (72.18). Etc. Les musulmans ne savent-ils pas qu’Allah maudit ceux qui ont recours à d’autres enseignements que le Coran (45.6-8) ?

— 8 A quoi sert-il que le Coran soit l’exposé détaillé de toutes choses (12.111) si les musulmans doivent se référer aux hadiths, à la sunna et à la sira ?

— 9 Puisqu’Allah a donné à Mahomet la mission de ne transmettre que le Coran (5.99 ; 13.40 ; 42.48), pourquoi les musulmans recourent-ils aux hadiths ?

— 10 Puisqu’Allah n’a rien négligé dans le Livre (6.38), l’exposé détaillé de toute chose (12.111 ; 16.89), qui est explicite (44.2), sans ambiguïté (18.1), où tout est consigné (22.70 ; 78.29), que vont chercher les musulmans dans les hadiths ?[8] En ayant recours à ceux-ci et aux tafsirs (commentaires), que font_ils, sinon montrer qu’ils ne croient pas que le Coran est une exhortation sur tous les sujets et une explication de toute chose (7.145) ?

— 11 Mais il est bien trop évident, en dépit des inimaginables arguties inventées par ses défenseurs, que le Coran ne traite pas de tous les sujets ni ne contient une explication de toute chose. Aussi les hadiths sont-ils là pour indiquer aux musulmans ce qu’ils ne sauraient trouver par eux-mêmes : Le Prophète a dit : Aussi longtemps que quelqu’un attend pour la prière, il est considéré comme priant réellement, à moins qu’il quitte la salle de prière ou qu’il lâche un pet (Bukhari 54.452) ; L’Apôtre d’Allah a dit : “Tout bâillement est de Satan.” (Bukhari, 4.509) ; Selon Maïmouna, une souris était tombée dans la graisse et mourut. On interrogea le Prophète à ce sujet et il répondit : ‘Ôtez la souris et la graisse tout autour et mangez le reste.’ (Hadith d’Al Qayarawani, Risala malikite 16.296) ; Abou Horaïra relate que le Prophète a dit : ‘Toute partie du vêtement qui dépasse les chevilles ira en enfer.’ (Bukhari 77.4) ; Abdullah ibn Umar a dit : Je suis allé sur le toit de ma sœur Hafsa et j’ai vu le messager d’Allah se soulager face à la Syrie, orienté de dos à la Qibla* (Muslim 2.510) ; On a dit à Salman : Votre Prophète vous a tout appris, même en ce qui concerne les excréments. Il répondit : Oui. Il nous a interdit de faire face à la Qibla au moment de déféquer ou d’uriner et de nous nettoyer avec la main droite, avec moins de trois pierres ou avec du crottin ou un os (Dawud 1.7) ; L’apôtre d’Allah a dit : Il y a de la souillure sexuelle sous chaque poil donc lavez les poils et nettoyez la peau (Dawud 1.248) ; L’ange Gabriel dit à Mahomet : C’est le chien dans ta maison qui m’a empêché d’entrer parce que nous (les anges) n’entrons pas dans une maison où il y a un chien ou une image (Muslim 24.5246) ; Le Prophète a dit : ‘Et quand vous entendez le braiment des ânes, cherchez refuge auprès d’Allah et hors de Satan parce que leur braiment indique qu’ils ont vu Satan.’ (Bukhari 54.522) ; Le messager d’Allah a dit : Quand arrivera le jour de la résurrection, Allah fournira à chaque musulman un juif ou un chrétien et dira : “c’est ton remplaçant dans le feu de l’Enfer.” (Muslim 37.6665) ; Selon Aïcha, le Prophète ne gardait aucune chose dans sa maison comportant des croix sans l’éliminer (Bukhari 44.48) ; Le Prophète leur ordonna de boire l’urine de leurs chameaux, jusqu’au recouvrement de leur santé (Bukhari 7.590 ; Muslim 1671) ; etc. Cette profonde science, apanage indiscutable de la communauté musulmane, lui permettant d’ordonner le bien et d’interdire le mal (3.110 ; 2.143), ne cesse pas de susciter des savants, tels l’Ayatollah Khomeiny, qui a su combler d’insupportables lacunes du Coran en enseignant : Si on commet un acte de sodomie avec le bœuf, le mouton ou le chameau, leur urine et leurs excréments deviennent impurs et leur lait n’est plus consommable.[9] ; L’homme qui a éjaculé par suite d’un coït avec une femme autre que la sienne et qui éjacule à nouveau en faisant le coït avec sa femme légitime, n’a pas le droit de faire ses prières s’il est en sueur ; mais s’il fait d’abord le coït avec sa femme légitime et ensuite avec une femme illégitime, il peut faire ses prières même s’il est en sueur (Ibid..) ; et pour finir, voici les six principes pour boire dignement de l’eau : 1) l’aspirer et non pas la boire par gorgées ; 2) boire debout ; 3) invoquer le nom d’Allah avant de commencer à boire et après ; 4) boire en trois temps ; 5) boire de son plein gré ; 6) se remémorer le martyre de Hazrat Aba Abdollah et de sa famille et maudire leurs assassins, après avoir bu[10]… Comment les musulmans ne seraient-ils pas heureux de disposer, par les hadiths, de si précieuses lumières sur ce qu’est leur religion ?

— 12 Dieu est vérité, et ceux­là L’invoquent qui Lui rendent leur culte « en esprit et vérité » (Jn 4.24), et non pas en agissant comme des animaux sans raison. Un culte mêlé de fausseté ne peut sauver (cf. Saint Thomas d’Aquin, II-II, Q 93, a. 1 ; Voir R 1). Aussi, saint Paul commandait-il à certains de cesser d’enseigner des doctrines étrangères et de s’attacher à les généalogies sans fin [genre isnads…]. Pour avoir dévié de cette ligne, disait-il, certains se sont fourvoyés en un creux verbiage ; ils ont la prétention d’être des docteurs de la Loi, alors qu’ils ne savent ni ce qu’ils disent, ni de quoi ils se font les champions (1 Tm 1.3-7). N’est-ce pas que ces mots concernent aussi les musulmans ? Puisqu’Allah commande à ces derniers de se référer, non aux hadiths, mais à la Bible (4.136), pourquoi lui désobéissent-ils ?

― 13 Le musulman ne vit pas dans la liberté et la gloire des enfants de Dieu (Rm 8.21), dans une communion personnelle avec le Dieu vivant et vrai (Ga 5), qui est trop grand pour lui, misérable (90.4), aussi a-t-il besoin de la remplacer, comme dans le judaïsme, par l’obéissance à une foule de préceptes méticuleux. De cette dramatique illusion de vie religieuse Jésus nous a délivrés en nous faisant vivre sous une loi de liberté (Jc 2.12 ; 2 Co 3.17 ; Jn 3.8). En Lui nous aimons Dieu de l’Amour dont Il S’aime Lui-même, et nous aimons notre prochain (Mt 22.34-40 ; Ps 51.18-19) de l’Amour dont Dieu nous aime (Jn 6.57 ; Ga 5.18,25). Pourrait-il y avoir un plus parfait accomplissement de la Loi et des Prophètes (Mt 22.40) ?

[1] Centre d’Études et de Recherches sur l’Islam, 93200 Saint-Denis, www.cersi.net. Selon l’Introduction à l’étude du hadith, publiée par le CERSI, chaque narrateur pouvait répéter, mot par mot, des dizaines de milliers de traditions. (http://www.fleurIslam.net/media/doc/hadiths/txt_hishadith.html ; Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDDzJu7J) Le mythe du Coran a la vie dure, même si depuis longtemps le célèbre savant musulman Ibn Mujaîd (860-936), dans l’Introduction à son Livre des Sept Lectures, a détruit le mythe de la parfaite mémoire des récitateurs du Coran…
[2] Aujourd’hui, on pourrait citer : le Livre des Mormons, donné par l’Ange Moroni à Joseph Smith en 1823 ; le Message donné par les Extra-terrestres à Raël en 1974 ; la Révélation d’Arès à Michel Potay, en 1977 ; etc.
[3] Ubayy, l’un des meilleurs récitateurs du Coran désigné comme tel par Mahomet, a affirmé que son Coran ne correspondait pas à ceux des autres récitateurs (Bukhari, 6. 61.527) et Muslim a certifié que des sourates ont été oubliées dans la version d’Othman (n°2286)…
[4] A moins que l’on ne préfère l’emmurer vivante jusqu’à ce que la mort s’ensuive (4.15).
[5] Dans le hadith de Sunan ibn Majah (n°1944), Aïcha dit qu’à la mort de Mahomet il y eut un tel désarroi dans la pièce où ils se trouvaient que personne ne vit entrer le mouton qui mangea sous le lit les parchemins où étaient écrits les versets relatifs à la lapidation des femmes adultères et à l’allaitement des adultes… Cf. L’article 102 du Code pénal iranien : La lapidation jusqu’à ce que mort s’ensuive est le châtiment pour les adultères. L’homme et la femme adultères sont enterrés dans un trou rempli de sable, le premier jusqu’à la taille, la seconde jusqu’au-dessus des seins et ils sont lapidés.
[6] Certes, vous trouverez toujours des « savants » musulmans qui, pour chercher à sortir de cette impasse, le feront par une pirouette du genre : Le verset a seulement été abrogé dans la récitation du Coran mais pas dans son enseignement. Mais aucun ne vous dira pourquoi ce verset devait être abrogé dans la récitation et pas dans l’enseignement…
[7] http://sajidine.com/fiq/purete-rituelle/ablutions.html; Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDE8qQw7
[8] En nombre de mots, alors que la Sunna représente 60% du volume des textes de références, et les hadiths 26%, le Coran n’en constitue que 14%.
[9] Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux de l’Ayatollah Khomeiny, Textes choisis et traduits du persan par Jean-Marie Xavière, éditions Libres-Hallier, 1979, p.164, n°61,23.
[10] Ibid.. Ce qui, évidemment, est fort utile à tout un chacun pour vivre en paix avec son prochain.