Prêtre diocésain depuis presque quinze ans, curé de plusieurs paroisses, j’ai toujours été intéressé par les questions liturgiques. Très tôt, j’ai découvert ce que l’on appelle de façon abusive “la Tradition” et la “Messe traditionnelle”. J’ai fréquenté les “fraternités sacerdotales” saint Pierre et saint Pie X … A l’heure de l’entrée au séminaire, j’ai décidé de devenir prêtre diocésain. Après une formation complète et dispensée par des professeurs consciencieux, j’ai été ordonné au début des années 2000.
J’ai appris à célébrer la “forme extraordinaire” du rite romain. Nommé vicaire de sept paroisses, j’ai évidemment célébré tous les jours la Messe de Paul VI. Néanmoins, je profitais de diverses occasions pour célébrer la “messe tridentine”. Mon cœur tendait vers cette liturgie que je souhaitais faire connaître à mon entourage. Avec le recul, je me rends compte que mes motivations étaient négatives. Je comparais sans cesse “l’ancien” et “le nouveau” rite en approfondissant le premier et en nourrissant une multitude de préjugés sur le second.
Les nombreux exemples d’abus liturgiques me poussaient dans ce sens. Dans ce domaine, j’ai plus ou moins tout vu et tout entendu : pains “pitta” à la place des hosties, absences d’ornements, diktats grotesques d’équipes liturgiques, célébrations plus proche du carnaval que du renouvellement du Sacrifice de la Croix… Le tout au nom de la créativité pastorale. En fait, je regardais la Messe de Paul VI uniquement sous l’angle des abus. Je dois avouer que je l’ai rarement vu célébrée correctement et jamais dans sa forme normative. Avec le recul, je me dis que si tel avait été le cas, je n’aurais sans doute pas eu autant de préjugés.
La découverte du monde “tradi”
Désirant la célébration de la messe dite “traditionnelle”, j’ai fréquenté différentes fraternités : saint Pie X et saint Pierre. J’y connais beaucoup de fidèles et de prêtres. Je ne juge donc pas les sentiments de foi et de piété qui les animent. J’ai connu de saints prêtres et d’autres beaucoup moins… Comme partout. J’ai beaucoup lu, j’ai beaucoup questionné. J’ai rencontré, hélas, beaucoup d’orgueil. Que de prêtres et de fidèles de ces groupuscules ont la certitude d’être les dépositaires de la bonne manière de faire au milieu d’une Eglise “gangrénée” par le “modernisme” et le « progressisme”.
Le problème c’est plutôt la perte de la foi.
Dans ce milieu aussi, j’ai plus ou moins tout vu et tout entendu, jusqu’à l’écœurement. Sans juger des bonnes intentions de nombreux fidèles, mais en regardant attentivement la situation, je ne peux m’empêcher de constater que ces groupes constituent une Eglise dans l’Eglise. Au fond – et cette appréciation n’engage évidement que moi – le discours de base de ces deux fraternités ne varient que très peu, à quelques détails près… Ce qui se dit à voix haute d’un côté est murmuré à l’oreille de l’autre avec cette même assurance que seule ce qu’ils considèrent comme “la Tradition” est la solution à la crise que traverse l’Eglise.
En y réfléchissant bien, je me dis que si on avait une solution universelle et immédiate, on l’aurait déjà appliquée. Le problème de la perte de la foi est malheureusement plus profond qu’une simple question de rites.
Un prêtre lui a dit que la nouvelle messe était de la viande avariée
Je crois que le danger est d’éclater l’Eglise en une multitude de “chapelles” qui deviennent de véritables “ghetto”, seuls bastions de la “vraie foi” et de la “Tradition”. Les dérives sont nombreuses et effrayantes. Je pourrais citer de nombreux exemples dont j’ai moi-même été le témoin direct. Je me souviens de cette demoiselle, fidèle de la fraternité saint Pierre. Obligée de travailler occasionnellement le dimanche, et ne pouvant assister à la “vraie messe” le matin, elle faisait le soir plus de cent kilomètres pour assister sans scrupule à une messe basse célébrée dans une église de la fraternité saint Pie X, de peur de perdre la foi en allant près de chez elle à une “messe… protestante”. Quand on connaît le statut canonique de ces prêtres de la fraternité saint Pie X, on se demande où est le protestantisme…
Je me souviens d’une autre personne qui communiait de ma main quand je célébrais la messe dans la forme extraordinaire et qui refusait cette même communion quand je célébrais dans la forme ordinaire… Je me souviens d’un jeune dérouté parce qu’un prêtre lui avait dit : “La nouvelle messe est de la viande avariée ou de l’eau croupie. On peut y assister si on n’a rien d’autre, mais si l’eau vive de la Tradition coule à proximité, il n’y a pas d’hésitation possible à avoir afin d’éviter à long terme l’empoisonnement. » Si on suit logiquement ce raisonnement, c’est toute l’Eglise qui a sombré dans l’apostasie.
Ouvrir les yeux, c’est risquer de perdre la foi et quitter un système sécurisant.
Face à ces aberrations, le dialogue est quasiment impossible. On est directement accusé d’être un menteur (“On n’a jamais dit ça ”, “Vous exagérez… ”) ou un moderniste. J’ai personnellement attiré l’attention d’une connaissance sur le danger de l’intégrisme et de la radicalisation dans ces “saintes chapelles” : elle est partie… refusant le dialogue et m’assurant que ce n’était pas vrai. Comme si rectifier, aborder certains sujets, ouvrir les yeux, c’est risquer de perdre la foi, c’est quitter un système sécurisant et un certain milieu social.
Quand on regarde les chiffres des tradis, on est loin du miracle.
La propagande interne de ces groupes assure que c’est au sein de la “Tradition” que se trouve la relève et qu’on y voit beaucoup de familles. Mais si l’on regarde froidement les chiffres (à l’échelle mondiale et même nationale), on se rend vite compte qu’on est loin du miracle. Lors de mes nombreux apostolats auprès des enfants et des jeunes gens, j’ai souvent constaté que ceux qui priaient le moins bien venaient précisément “du milieu” et que le vernis, si brillant soit-il, se craquelait assez vite chez ceux qui quittaient leur “milieu”.
De plus, j’ai pu constater que certains fidèles qui optaient pour ce “milieu” ne le faisaient pas uniquement pour une question liturgique, mais également pour “épouser” certaines idéologies qui s’éloignent fortement de la dimension religieuse. Greffer des idéologies sur la foi est une véritable tragédie car cela compromet fortement la fidélité à l’enseignement du Christ et un apostolat auprès d’un public large et varié. Ces idéologies sont généralement politiques et frôlent bien souvent l’extrémisme.
Redécouverte de la Tradition de l’Eglise.
Au fil de mes rencontres et de mes lectures, je découvre peu à peu une autre réalité. J’entends un autre son de cloche… J’aborde la question de la “Tradition” avec des confrères diocésains, j’accepte de lire autre chose.
Il n’y a pas de rupture entre l’ancienne et la nouvelle messe.
Un paroissien, qui est devenu un ami, me fait découvrir le site internet “Pro Liturgia” et me donne quelques bonnes lectures, entre autres les écrits de Benoît XVI et de Denis Crouan. C’est tout d’abord l’étonnement, puis l’émerveillement. Je redécouvre certains textes du dernier Concile et la véritable Tradition de l’Eglise. Je m’aperçois que cette appellation a été indûment employée par des Fraternités pour justifier une certaine pastorale et attirer les fidèles lassés par les abus liturgiques. Cette réflexion a pris du temps… Peu à peu, je tire quelques conclusions de cet approfondissement.
Contrairement à ce que ces groupuscules traditionnalistes font croire, il n’y a pas de rupture entre le passé et le présent, entre le missel de 1962 et celui de 1969. Les textes officiels (Concile, Présentation générale du Missel romain, les textes de S. Jean-Paul II et de Benoît XVI…) insistent précisément sur la continuité de la Tradition de l’Eglise.
La Messe restaurée
La Messe restaurée par l’Eglise à la demande du dernier Concile et du Bx Paul VI n’est pas synonyme de pauvreté liturgique, très loin de là. Pour ceux qui le souhaitent, la célébration normative est aussi possible en latin et orientée. Tout prêtre peut célébrer de la sorte. Les derniers propos du Cardinal Sarah, Préfet pour le Culte divin, l’attestent à nouveau.
Tout prêtre peut célébrer en latin et vers l’Orient dans le nouveau rite
A l’analyse, on se rend vite compte que la structure entre les deux missels est évidemment identique et que si certaines prières ont été supprimées lors de la réforme conciliaire, c’est pour éviter les “doublets” et les accumulations parfois tardives de l’histoire. Il n’y a pas une “Messe de toujours” mais une “Eucharistie de toujours” célébrée par un rite qui a inévitablement changé au fil du temps. Le souhait du dernier concile était de rendre au rite romain sa beauté primitive, en mettant davantage en lumière les deux grandes parties de la Messe : la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique.
Si la messe était célébrée correctement, on ne ferait pas des kilomètres pour aller chez les tradis !
Je pense que le mouvement traditionnel s’est développé en réaction aux abus liturgiques. Il est clair qu’il est plus facile de trouver une “messe tridentine” que d’assister à une messe célébrée dans la forme ordinaire en latin sur un autel orienté. Bien plus, je suis persuadé que si cette dernière solution avait été proposée dès la réforme du Missel, il n’y aurait pas eu cet éclatement liturgique que nous connaissons aujourd’hui.
Lors de mes nombreuses conversations avec des fidèles fréquentant des chapelles ou églises “traditionnelles”, j’ai souvent entendu la même réflexion : “Si la Messe était célébrée correctement dans notre paroisse, on ne ferait pas des kilomètres pour aller à tel endroit…” Dans beaucoup de cas, le déplacement n’est pas motivé par le désir de la “messe tridentine” mais tout simplement par l’attrait d’une célébration où l’on retrouve un certain sens du sacré, malheureusement souvent confondu avec un décorum pompeux, désuet et généralement de mauvais goût. Je me suis souvent demandé si la plupart des fidèles seraient d’ailleurs capables de faire la différence entre la “messe tridentine” et une “messe de Paul VI” célébrée dans de bonnes conditions. La majorité trouverait sans doute une telle célébration selon le Missel actuel très… “traditionnelle”.
Le Lectionnaire
A l’usage, il faut reconnaître que le Lectionnaire de 1962 est étriqué. En ce qui concerne les messes quotidiennes, c’est quasiment tous les jours les mêmes lectures. A croire que l’Ecriture Sainte se limite à la “Femme vaillante” du livre de la Sagesse (messe des Saintes Femmes non martyres) ou au “sel de la terre” de l’Evangile (messe des Confesseurs). Bien sûr, il est possible d’utiliser les messes votives et les messes pour certaines circonstances… Mais on ne fait dès lors plus mention du saint du jour. A l’usage, je comprends pourquoi l’Eglise a élaboré un lectionnaire plus complet pour la célébration de la messe. Il me semble bon que le fidèle soit confronté à la Parole de Dieu (même les extraits déroutants ) pour ne pas sombrer dans une multitude de dévotions qui éloignent son cœur du sens même de la célébration.
Le danger d’idéaliser un passé qui n’a jamais existé
Quand on étudie l’histoire de la liturgie, on constate que la célébration présentée par certains comme “traditionnelle” n’est devenue la norme universelle qu’au courant du XIXe siècle. Dans ses nombreux écrits, Denis Crouan, Docteur en théologie, démontre qu’il ne faut pas confondre la grande Tradition de l’Eglise avec des habitudes et un décor hérité du siècle passé. Il semble acquis que la célébration a varié au cours des âges, étant sauves les parties essentielles de la Messe qui en constituent le fondement. On ne peut pas mettre sur le même plan les prières au bas de l’autel et les prières de la consécration …
La solution n’est pas de mettre la messe en conserve
Je pense que la forme “extraordinaire” de la Messe que l’on voit aujourd’hui est “exemplaire” (et n’a dès lors pas existé historiquement) dans le sens où elle n’est choisie que par les prêtres qui la célèbrent et les fidèles qui y assistent. Dès lors, cette forme est conservée dans un bocal hermétique, ce qui est contraire à la vie même de l’Eglise au cours des siècles.
Affirmer que cette Messe est un rempart contre les abus liturgiques, c’est méconnaître l’histoire qui est remplie d’anecdotes savoureuses sur la façon dont certains prêtres la célébraient autrefois.
Vouloir utiliser une recette ancienne pour affronter les problèmes d’aujourd’hui, est-ce souhaitable et judicieux ? Bien sûr, l’Eglise doit puiser dans sa Tradition pour vivre le présent, mais elle n’a jamais absolutisé une situation ou une époque. Son génie a toujours été de s’adapter à chaque situation pour porter l’Evangile au plus grand nombre. La solution n’est donc pas dans la reproduction d’un passé aujourd’hui désuet : elle est dans une saine acceptation de la Tradition vivante de l’Eglise, comme l’a développé le dernier Concile.
Un chemin exigeant
Avec le temps, je pense que la vie de l’Eglise n’est ni dans le progressisme, ni dans le traditionalisme. L’attitude vraiment fidèle n’est-elle pas de vivre aujourd’hui dans l’Eglise en puisant dans la richesse de sa Tradition pour regarder l’avenir avec confiance ? Dans ce sens, le passé n’est ni à rejeter, ni à absolutiser. Qu’on le veuille ou non, les situations ne sont plus les mêmes qu’il y a cinquante ans. Le nier et faire “comme si”, c’est faire preuve d’un aveuglement spirituel. On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas eu de Concile, comme s’il n’y avait pas eu de réforme liturgique.
On ne peut pas figer la vie de l’Eglise dans les usages d’une époque aujourd’hui révolue. Je connais des prêtres, religieux ou diocésains qui empruntent ce chemin : ils sont fiers de la Tradition de l’Eglise ; ils portent à l’occasion la soutane (qui n’est pas réservée aux prêtres des fraternités) et célèbrent la liturgie selon les véritables règles établies par l’Eglise. Je pense que les fidèles soucieux de Tradition doivent soutenir ces initiatives afin d’éviter que celle-ci ne soit confisquée par certains groupes qui en travestissent le sens. C’est un chemin exigeant car il ne satisfait ni les “progressistes” qui y voient une forme de “retour en arrière”, ni les “traditionnalistes” qui y voient du modernisme. C’est pourtant, selon moi, la seule attitude vraiment ecclésiale.
La voie facile, c’est de tolérer quelques chapelles tradis dans un diocèse et d’autoriser le bricolage liturgique partout ailleurs
La voie facile consiste à tolérer quelques “chapelles tradis” dans un diocèse… et de laisser plus ou moins tout faire ailleurs. “Chacun fait ce qu’il lui plaît”, comme le dit la chanson… Mais est-ce souhaitable et catholique à long terme ? Il me semble que l’avenir passe par une saine réappropriation de la Tradition par tout prêtre. Celle-ci n’est pas l’apanage ou “la marque de fabrique” de tel ou tel groupe mais elle est le trésor de toute l’Eglise.
En guise de conclusion, il me semble important que chaque prêtre catholique célèbre la Messe selon les règles actuelles du Missel romain, c’est-à-dire dans la forme ordinaire, en utilisant toutes les possibilités du rite restauré et en refusant le “bricolage liturgique”. C’est, à mon humble avis, la seule solution contre la radicalisation de certains fidèles. Fort heureusement, la réalité et la vitalité de l’Eglise dépassent largement les groupuscules traditionnalistes, même s’ils font beaucoup de bruit en France et même en Belgique par l’importation de prêtres… français.
Il importe donc de considérer l’Eglise dans sa dimension universelle qui, pour être crédible face à nos contemporains, doit affronter les problèmes de ce temps avec audace et fidélité à l’enseignement du Christ.
Chaque prêtre a le devoir d’œuvrer pour l’unité de l’Eglise. Dans la crise de la foi et de l’autorité que nous vivons, le plus beau témoignage que le prêtre doit donner, c’est de vouloir ce que veut l’Eglise aujourd’hui, dans l’obéissance et la fidélité.
“Respecter la liturgie lorsqu’elle évolue dans le seul but de traduire la foi et la vie intime de l’Eglise, c’est manifester publiquement tant l’amour que nous portons au Christ que notre docilité à l’enseignement de son Eglise. C’est aussi favoriser, cultiver et approfondir la vertu d’obéissance par laquelle on a toujours su reconnaître les véritables disciples du Christ.” (Denis Crouan, Tradition et liturgie, éd. Téqui., 2005)
Abbé Pierre N. , prêtre belge
De l’Abbé Guy Pagès : “Je trouve lamentable de parler de la “la vraie messe catholique de toujours”, car, d’une part, il y a toujours eu des rites différents de l’unique Messe dans l’Eglise, comme il y a plusieurs évangiles, et d’autre part, si Jésus a institué l’Eucharistie, Il n’a pas indiqué les modalités de sa célébration, laissant cela au discernement de l’Eglise, en sorte qu’il n’y a pas lieu de lui en contester la liberté.


Les textes sur la liberté religieuse et l’égalité des religions ne sont bien entendu pas EXPLICITES dans les communications du concile ,mais ils le sont de façon IMPLICITE ,et ils le sont tellement ,que c’est ce qui a été mis en pratique par les évêques et les prêtres depuis le concile jusqu’à aujourd’hui .
Les dérives que vous dénoncez tous azimuts à juste raison ,ne viennent pas de nulle part ,elles ne sont pas ponctuelles ,mais idéologiques ;
Le retour vers des temps meilleurs ne viendra pas en disant que le pape n’est pas pape ,mais seulement en réaffirmant haut et fort qu’il n’existe qu’un seul DIEU au monde et Celui ci c’est JESUS CHRIST
Les juifs n’ont pas reconnu NSJC comme étant le Messie qui leur était promis et l’ont mis à mort ,avec les catholiques ,depuis le concile ,nous assistons à une deuxième mise à mort du Christ en le relègant au rang de tous les autres faux dieux
LA COMMUNION NE SERAIT JAMAIS DISTRIBUEE
C’est quand même un argument tiré par les cheveux ,puisque le sermon se fait face au peuple et que plusieurs fois le prêtre se tourne vers les fidèles pour nous dire que Dieu est avec nous (DOMINUS VOBIS CUM)
Vatican II n’est pas arrivé comme des cheveux sur la soupe ,il est le fruit d’une perte progressive de la foi ,déja dénoncé par Pie IX dans son syllabus dès 1870 (environ) et St Pie X qui en a remis une couche vers 1910 en dénonçant ” le modernisme égoût collecteur de toutes les hérésies qui circulent dans l’Eglise”
Vatican II a été “l’accouchement” de ces hérésies ,mais qui dit accouchement dit aussi “gestation” et qui dit gestation dit aussi “accouplement”
Cet accouplement a sans doute eu lieu OFFICIELLEMENT avec le CONCORDAT et plus spécifiquement avec cet article obligeant le choix des évêques conjointement entre l’Eglise et l’état.
Ce qui fit dire à certains commentateurs de cette époque : “l’Eglise voulait un Saint ,l’état voulait un salaud ,on finissait par s’entendre sur un imbécile”
Pour donner une image ,perso, je me permettrais de dire que : d’imbécile en imbécile on est arrivé au concile”
Ce n’est pas le rit qui a “foiré” c’est la prédication qui a dérapé ,entrainant in fine le changement du rit
De l’enseignement de l’obéissance aux 10 commandements de DIEU et aux enseignements du Christ ,les clercs ont progressivement dévié sur l’enseignement del ‘adoration ,qui ne dérangeait pas l’esprit de la révolution (liberté ,égalité)
La liberté et l’égalité sont le contraire des enseignements de l’évangile dans lequel St Paul dit aux femmes de se SOUMETTRE à leurs maris et où St Pierre nous dit d’OBEIR à nos maitres ,ajoutant que c’est ce qui fait plaisir à Dieu
L’esprit révolutionnaire a peu à peu pénété puis grandit dans l’Eglise qui Elle aussi s’est mise à enseigner les droits de l’homme en lieu et place des commandements de Dieu
Ce qui est cocace c’est que les commandements de Dieu sont représentés avec des cordons et des anges aux ailes blanches ,alors que les droits de l’homme sont représentés avec des chaines et des anges aux ailes NOIRES
La liberté et l’égalité ne sont pas “le contraire des enseignements de l’évangile”, qui enseigne à être libre par la fidélité à la Parole de Dieu (Jn 8.31-32), de sorte que nous sommes “tous frères (Mt 23.8)”. Il s’agit de comprendre ce que sont réellement la liberté et l’obéissance, l’égalité et la complémentarité, et non de les opposer.
Vous croyez que la liberté prônée par la révolution est de même nature que celle enseignée par NSJC ,nous disant que “la vérité nous rendra libres” ?
Les révolutionnaires ,adorateurs de l’être suprême (Satan) se sont servi de cette liberté pour abandonner les commandements de Dieu et les enseignements du Christ et nous conduire dans l’abominable situation actuelle (règne de l’argent ,guerres,moeurs dépravés,mensonge climatique,mensonge covidique,drogue,haine et violences en tous genres )
Quant à l’égalité ,nous assistons à son contraire ,nos sociétés sois disant démocratiques ,deviennent de plus en plus dictatoriales et au niveau de l’Eglise ils ont réussi “l’exploit” de mettre NSJC au rang de Bouddha ,d’Allah ,et de tous les faux dieux du monde dans des réunions dites de “dialogue”
Les révolutionnaires étaient des faussaires et des menteurs à l’image de leur maitre le diable ,vous ne pouvez quand même pas donner la même valeur au mensonge qu’à la vérité
Il n’y a pas que les révolutionnaires pour avoir dévoyé l’enseignement du Christ.
Bien sur que non ,il n’y a pas eu que la révolution pour dévoyer l’esprit du Christ ,mais les pères concilliaires s’en sont largement inspirés avec les textes sur la LIBERTE religieuse et sur l’EGALITE des religions (bien caché sous des bidouilles sémantiques)
C’est le cardinal Liénart qui avait déclaré que : “Vatican II c’est 1789 dans l’Eglise”
Si les textes ont été imprécis ,,les conséquences ont bien été réelles
Le décret sur la liberté religieuse visait essentiellement celle des chrétiens en pays communistes, et s’appuyait sur l’impossibilité pour l’Etat de contraindre quiconque à croire. Quant à la prétendue égalité des religions, elle n’a jamais été affirmée par Vatican II. Attention …
Vaut-il mieux aller a la messe en semaine en etant inattentif ou ne pas y aller ?
Puisque vous pouvez y aller, allez-y ! Ne perdez pas une seule communion par votre faute ! Et essayez de penser qu’à chaque messe en présence de Jésus qui va mourir d’amour pour vous … Car à chaque Messe vous êtes rendu contemporain de la Cène, de Jésus donnant Son corps et Son sang, alors qu’Il n’est pas encore mort … Nous ne recevons pas un Pain différent de Celui auquel ont communié les Apôtres ce soir-là, raison pour laquelle Jésus dit à ses Apôtres : “Faites cela en mémoire de Moi.” … Cf : https://www.islam-et-verite.com/conference-sur-leucharistie/
Bonjour M. l’Abbé,
Merci pour votre travail instructif. J’imagine que vous adhérez à ce qui est dit dans cette lettre puisque vous la partagez sur votre site internet.
A la suite de cette lettre je me pose une question.
En effet, il est dit que si la messe moderne (novus ordo: étonnant comme nom…) est bien faite, elle peut être confondue avec la messe tridentine.
Dans ce cas, pourquoi avoir modifié une messe millénaire si c’est finalement pour qu’elle lui ressemble tant (bien faite) ?
Ce que je constate cependant, c’est qu’elle permet des libertés excentriques que ne permet pas la messe tridentine.
Dans la paroisse dans laquelle je vais avec pourtant des prêtres très à cheval sur la liturgie, je souffre à chaque communion quand je vois beaucoup de personnes en tenue indécente dont beaucoup en état de péché mortel (souvent sans le savoir puisque les prêtres ne leur disent pas!) prendre l’eucharistie dans la main comme un bout de pain. Et c’est très souvent un laïc bien masqué qui le donne…
De plus, pendant l’homélie du curé qui est très bon communicant, j’entends régulièrement des hérésies qui blesse ma foi catholique, par exemple: tout le monde va au paradis, les juifs sont nos frères aînés dans la foi (comme si le juif talmudiste à la même foi que le judéen suivant Jésus…) et surtout j’ai souvent l’impression d’assister à un discours de franc-maçon ! (écologie, migrants, liberté religieuse, etc…).
Ce qui me permet de garder la foi c’est le chapelet et les écrits de prêtres traditionnels ou des vidéos comme celle de l ‘abbé Pages (qui a un discours plus proche des traditionnels que des conciliaires).
In Xto
Loué soit Jésus-Christ !
Cher Jean-Sébastien,
Comme le dit ce prêtre la réforme liturgique a eu lieu pour notamment supprimer doublons et surcharges. Toutes les formes de messes autorisées par l’Eglise ont en commun l’essentiel de ce qu’est la Messe, et c’est ce en quoi elles se ressemblent toutes. La messe du dernier concile ne permet pas les excentricités que vous dénoncez, et je vous rappelle le devoir que vous fait l’Eglise “de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l’Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l’Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes. Il est reconnu à tout catholique, qu’il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d’un abus liturgique, auprès de l’Évêque diocésain ou de l’Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain. Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d’abord exposée à l’Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité. (Redemptionis Sacramentum n°183-184)” Vous avez donc du travail en perspective …
Changement de doctrine = changement d’orientation
Vous n’avez donc pas lu mon article : https://www.islam-et-verite.com/au-sujet-de-lorientation-du-pretre-durant-la-celebration-eucharistique/
Si Monsieur l’abbé ,j’ai bien lu votre analyse ,mais je la conteste
Quand vous dites que les amoureux se font face ,il me semble que vous vous contredisez vous même ,qui plus que le prêtre ,pour nous donner un bon enseignement ,doit être AMOUREUX du Christ et donc se tourner vers Lui présent dans le tabernacle ?
Qui plus que tout autre doit être tourné vers le tabernacle (lieu de la présence réelle) pour acceuillir le Christ qui vient dans l’hostie lors de la consécration ?
Le saint curé d’Ars ne parlait-il pas de Jésus tabernacle ?
Un capitaine ne va t-il pas au combat avec ses soldats derrière lui ?
Cette messe novus ordo n’est-elle pas le copié collé de la messe de Luther qui pour se démarquer de la hiérarchie catholique ,tourna ses prêtres vers l’assemblée ?
Le rit protestant ne préfigura t-il pas tout ce qui est apparu comme changements suite au concile : communion dans la main ,réception debout ,suppression des agenouilloirs ,prêtres avec des vêtements amples sans ceinture ,dépouillement des église puis déplacement et enfin suppression du tabernacle ?
Tous les changements opérés dans le rit et dans l’enseignement depuis la fin du concile ne sont pas le fruit du hasard ni de la faute à pas de chance .
La messe était originellement faite de deux parties correspondant aux deux ordres que le Christ avait donné à ses apôtres ,le premier : ” allez enseigner toutes les nations …” c’est la lecture ,puis le sermon explicatif de l’épitre et de l’évangile qui se fait tourné vers le peuple ,puisque ça s’adresse au peuple.
Le deuxième : “faites ceci en mémoire de moi ” ,c’est l’adoration tourné vers le tabernacle ,lieu de la présence réelle ,puisque ça s’adresse à Jésus Christ
Je suis bien d’accord pour la comparaison avec le rite des hérétiques repris en grande partie, non dans le texte du concile, mais dans ce qu’est devenu trop souvent la célébration de la Messe. Mais la Messe n’est pas l’adoration du Saint-Sacrement, et s’il fallait rester collé au tabernacle, jamais la communion ne serait distribuée.