Intervention de l’abbé Pagès au séminaire de formation des Volontaires pour la France, Bourges, le 9 juin 2018


Loué soit Jésus-Christ !

Chers amis, nous menons un combat gigantesque pour épargner à la France le sort qui statistiquement paraît inéluctable, à savoir : sa transformation en une République islamique. Il y a quelques décennies, dire cela aurait fait rire, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je ne vais pas détailler les raisons de cette islamisation, vous les connaissez. Mon propos est de communiquer quelques éléments conceptuels qui puissent vous servir d’armes de destruction massive de l’islam dans l’esprit des musulmans et des idiots utiles que vous êtes appelés à rencontrer. Car le combat que nous menons, pour être total et nous conduire à la victoire, doit atteindre jusqu’à la racine du mal. S’il est vrai que les idées gouvernent le monde, notre combat doit être d’abord spirituel, se situer au niveau de l’esprit, de la pensée, partie prenante de l’immémoriale lutte entre la vérité et le mensonge, ce combat que mènent les esprits bons et mauvais, sur terre et au-delà. Il ne sert à rien de procéder à des aménagements, de rêver à un islam de France, de couper quelques branches, ni même le tronc, il faut déterrer jusqu’à la dernière racine de cette plante vénéneuse, c’est-à-dire jusqu’à la dernière raison qu’a un musulman de vouloir être musulman. Il est bien évident que la guerre spirituelle et intellectuelle que je préconise n’est pas exclusive d’autres formes d’action.

Nous pouvons commencer par considérer que l’islam a ceci de bon qu’il nous oblige, si nous ne voulons pas devenir musulman, à savoir pourquoi, et donc à nous confronter à la question de la Vérité, elle dont l’esprit du monde, si bien servi par la Franc-maçonnerie, a réussi à faire croire qu’elle n’existait pas. Et c’est ainsi que nous sommes finalement appelés à redécouvrir Dieu, le Dieu de nos Pères, ceux qui ont fait la France et l’Europe. La conception fondatrice de la chrétienté, aujourd’hui appelée « Europe », a été, dès la fin de l’Antiquité, la recherche de la vérité. Pour le christianisme, la vérité est la mesure commune de Dieu et de l’homme. Elle est absolue et néanmoins connaissable, à la fois transcendante et immanente. Et cela parce que Jésus est vrai Dieu et vrai homme, et que, comme Il le dit à Pilate, Il n’est venu que pour ceci : rendre témoignage à la Vérité, en sorte que quiconque est de la vérité écoute Sa voix. (Jn 18.37). C’est Lui qui a dévoilé la dignité de l’homme, créé à l’image de Dieu (Gn 1.26-27). C’est Lui  qui l’a racheté au prix de Son sang. Les Droits de l’homme ne sont pas nés en Occident par hasard.[1] Parce que Dieu est la Vérité et qu’Il S’est révélé en Jésus, alors il nous est possible de connaître la vérité. Quelle joie ! « Si vous gardez Ma parole, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera. (Jn 8.31-32) ». L’idée de vérité implique que le monde n’est pas une illusion, que les choses sont connaissables. Ainsi fut reconnue et fondée en Occident la liberté de penser et de critiquer, le progrès et la recherche, mais aussi la responsabilité dont on ne peut se défausser sur la fatalité, ou Allah. Parce que la vérité est une instance extérieure s’imposant à tous, le règne de l’arbitraire n’est plus admis. La démocratie découle de cette reconnaissance de la dignité inaliénable de chaque homme à connaître la vérité et de l’égalité de tous devant Dieu.[2] La vérité étant par définition universelle, l’ouverture à l’universel caractérise la civilisation chrétienne. Cette conception de la vérité accessible à la raison humaine est totalement refusée par l’islam, pour qui la vérité est aussi inconnaissable qu’Allah. Allah ne peut être qu’obéi, jamais pensé. Dans le christianisme, Dieu, qui est la Vérité, peut être pensé et obéi, obéi parce qu’aimé, aimé parce que pensé… En déclarant incompatibles pensée et adoration, comment l’islam ne ferait-il pas de Dieu une idole, et ne conduirait-il pas l’homme et la société en Enfer ?

A la source de toutes les cultures, il y a une conception de Dieu qui détermine l’homme, en sorte que l’homme est à l’image de son dieu. Et puisque l’homme occidental a rejeté Jésus-Christ, il ne sait plus qui il est, aussi finit-il par s’autodétruire, ainsi que le montre, par exemple, la légalisation de l’avortement, en France jusqu’à 12 semaines, 14 semaines en Allemagne, 24 semaines en Angleterre… Autrement dit : celui qui est un être humain en France ne l’est pas en Allemagne et celui qui l’est en Allemagne ne l’est pas en Angleterre… Le postchrétien ne sait plus ce qu’est un homme, sa définition varie au gré des assemblées parlementaires… Il est perdu, assujetti à « Satan, qui est homicide dès le commencement (Jn 8.44) ». Pourtant, parce que le Dieu chrétien est Amour (1 Jn 4.8), qu’Il S’est incarné, qu’Il a reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre (Mt 28.20), Il a de quoi susciter une civilisation vraiment humaine, où il fasse bon vivre. Ce n’est pas un hasard si les hôpitaux, l’interdiction de l’avortement et de l’esclavage, l’amour courtois, les sciences et les arts ont vu le jour en Occident ou s’y sont développés comme nulle part ailleurs. L’exemple et le commandement de Jésus d’aimer jusqu’au plus petit ont conduit l’homme à se dépasser. A la différence d’Allah, le Dieu chrétien ne Se tient pas éloigné du monde, ni ne l’écrase du haut de sa transcendance. Ni Brahmâ, ni le Tao, ni Bouddha, ni Allah ne peuvent dire : Imitez-moi. Seul Jésus-Christ le peut. C’est pourquoi une société chrétienne est une société sans cesse en progrès, où l’on s’exerce à faire toujours mieux, dans tous les domaines, une civilisation de la conscience, et de la conscience jusqu’à la critique de soi, que le sacrement de la confession a particulièrement développée. Mais l’islam étant la meilleure des communautés (Coran 3.110), ne peut que se rassasier de flatteries, s’idolâtrer, et vouer une haine inextinguible à tout ce qui remet en cause sa funeste suffisance (Coran 60.4). C’est ainsi que la Turquie célèbre chaque année en grande pompe la prise de Constantinople…

Saint Pie X, qui, en tant que Vicaire du Christ, avait un amour de prédilection pour la France, disait : « Le courage n’a de raison d’être que s’il a pour base une conviction. La volonté est une puissance aveugle quand elle n’est pas illuminée par l’intelligence et on ne peut marcher d’un pas sûr au milieu des ténèbres. Si la génération actuelle a toutes les incertitudes et toutes les hésitations de l’homme qui marche à tâtons, c’est le signe évident qu’elle ne tient plus compte de la parole de Dieu, flambeau qui guide nos pas et lumière qui éclaire nos sentiers… Il y aura du courage quand la foi sera vive dans les cœurs (…) Cette vérité a pour témoins les martyrs. (…) Les difficultés, ajoutait-il, viennent de qui les crée et les exagère, de qui se confie en lui-même et non sur les secours du Ciel, de qui cède, lâchement intimidé par les railleries et les dérisions du monde ; par où il faut conclure que, de nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens… Et à ce reproche qu’encourent les chrétiens pusillanimes et intimidés de tous les pays, poursuivait-il, ne peuvent se dérober un grand nombre de chrétiens de France. (S. Pie X, Allocution Vi son grato, Ven. Fratello,13 décembre 1908). Ce n’est donc pas sans raison que notre incomparable héroïne nationale, sainte Jeanne d’Arc, qui aimait les Anglais chez eux, voulait que ses soldats soient de vrais chrétiens, ce pour quoi elle corrigea leurs mœurs. Elle ne voulait pas que ses soldats allassent au combat sans s’être confessé et avoir communié. Car, disait-elle, c’est le péché mortel qui fait perdre les guerres… Et en effet, comment offenser Dieu et espérer Son aide ? Comment espérer remporter la victoire, sans vouloir se convertir, se vaincre soi-même ?

 

L’épopée de Jeanne prouve que même lorsque tout est humainement perdu, tout, avec l’aide de Dieu, peut encore être possible… à condition qu’il y ait, à l’exemple de Jeanne, des hommes et des femmes de vertu et de foi. « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi. (Mt 12.30) » : là où la foi est rejetée, là vient l’ennemi. Si l’Occident n’avait pas renié le Christ, se serait-il laissé envahir par l’islam ? Nos Pères, qui se voulaient chrétiens, ne nous en avaient-ils pas délivrés ? L’islam est le châtiment que l’Occident a mérité par son apostasie. 

Bref, j’en viens aux concepts que je vous ai annoncés. J’en ai choisi dix.

1)    L’accusation d’islamophobie, sans cesse alléguée pour clouer le bec à toute critique de l’islam, est le nom donné chez nous à ce qui en pays musulman s’appelle blasphème. Critiquer Allah, Mahomet, ou l’islam y mérite jusqu’à la peine de mort. Il faut essayer d’imaginer ce que peut être en pays musulman la vie d’un non-musulman sur qui pèse constamment la menace d’être accusé de blasphème… Prenons conscience que nous sommes tous des blasphémateurs du seul fait que refusant de nous convertir à l’islam, nous affirmons implicitement mais nécessairement, que Mahomet est un imposteur… Mais le comble est que les musulmans ne se rendent pas compte que l’islam fait d’eux les vrais blasphémateurs… En effet, voilà que débarquant six siècles après le Christ, l’islam justifie son existence par le devoir de proclamer que la Sainte Trinité n’est pas le vrai Dieu, que Jésus n’est pas Dieu, qu’Il n’est ni mort ni ressuscité. Autrement dit que nos péchés n’ont pas été expiés, que les portes de la vie éternelle n’ont donc pas été ouvertes, et que Dieu qui avait promis tout cela dans l’Ancien Testament est donc un menteur, et un incapable ayant laissé Sa parole être falsifiée durant tant de siècles jusqu’à l’arrivée de l’islam (Is 40.6 ; Lc 21.33 ; Coran 2.59,75,79 ; 3.78 ; 4.46 ; 5.15,41) ! Les chrétiens ne sont qu’impureté (Coran 9.28)[3], les plus viles des bêtes (Coran 8.22 ; cf. 8.55), les pires de la création (98.6), parce que la foi chrétienne est plus grave que le meurtre (Coran 2.191 ; 9.30), le seul péché qu’Allah ne peut pas pardonner (4.89), en sorte que les musulmans doivent les tuer sans relâche (Coran 3.152) ! Et l’islam ose accuser de blasphème les chrétiens et les personnes de bon sens qui rejettent leur abrutissement et leur mise en esclavage programmés par l’islam ? Mais ce n’est pas tout, l’islam prétend que l’islamophobie serait condamnable au même titre que le racisme. Or, appartenir à une race, relève de l’ordre naturel, dont chacun est innocent, raison pour laquelle en accuser quelqu’un est une injustice, mais être musulman relève de la liberté, en laquelle l’erreur, et donc la critique, sont toujours possibles. Devrions-nous vraiment croire, comme l’islam l’enseigne, qu’être musulman est un fait de nature (Coran 30.30), en sorte que ne pas être musulman serait une perversion, devant donc être combattue (Coran 2.193 ; 9.5) ? Comment ne pas voir que derrière ce refus de l’islamophobie, se cache l’imposture de l’islam, malheureusement encensée par l’Occident ayant perdu son âme ? C’est ainsi que les États-membres de l’Union Européenne et le Conseil de l’Europe ont conclu des accords avec l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) et ses 57 États-membres stipulant que les États européens doivent combattre “l’islamophobie”. L’OCI œuvre à la reconnaissance de ce « délit » au niveau mondial et à sa retranscription dans les droits nationaux au même titre que le racisme. Des institutions comme le Conseil de l’Europe ou l’OSCE ont déjà légitimé l’usage du terme « islamophobie » parmi les maux à combattre au même titre que le racisme. L‘ONU l’a avalisé en 2009. Le Canada a adopté en 2017 la motion M-103 qui condamne l’islamophobie. Je résume ce premier point : d’une part l’islam n’est pas un fait de nature, et il est d’autre part lui-même tout entier bâti sur le blasphème de la foi chrétienne. C’est donc une double imposture que les pays occidentaux ont accepté de couvrir au prix d’une monstrueuse manipulation du langage et d’un aveuglement de l’esprit aussi volontaire que coupable.

 

2)    Le deuxième point est celui de l’islam religion de paix et d’amour. S’il suffit de lire le Coran, la vie de Mahomet, de connaître l’histoire et l’actualité pour être persuadé du contraire, la théologie montre encore pourquoi il est absolument impossible que l’islam soit religion de paix et d’amour. En effet, une des raisons pour lesquelles Jésus a été rejeté par le peuple juif est qu’Il affirmait que si le Dieu d’Israël était le seul et vrai Dieu, alors Il n’était pas le Dieu que des Juifs, mais aussi de tous les hommes, ce qui eut pour effet de révulser l’esprit nationaliste de ses compatriotes (Lc 4.25-29). Jésus, juif lui-même, a détruit au prix de Sa croix le mur de la haine entre juifs et non-juifs, comme le dit saint Paul : « C’est Lui qui est notre paix, Lui, qui des deux peuples n’en a fait qu’un, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en Sa chair la haine (…) par la Croix, en Sa personne, Il a tué la Haine (Ep 2.14-16) ». Or l’islam vient re-élever ce mur de la haine en divisant à nouveau l’humanité entre musulmans et non-musulmans : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) ». Toute la raison d’être de l’islam est de haïr ce qui n’est pas lui. Un bon musulman est violent envers les mécréants (Coran 48.29), et ne peut jamais avoir pour ami un chrétien (Coran 5.51) et encore moins lui être soumis (Coran 3.118 ; 4.144 ; 58.22; 60.1).

Mais encore, au sujet de cette fameuse religion de paix et d’amour, il faut se garder de tomber dans l’amalgame ― Oh ! non pas celui entre l’islam et l’islamisme, car ces deux termes sont en relation aussi nécessaire que la plante et son fruit ―, mais entre islam et musulmans. Car si l’islam est une idéologie, les musulmans sont des hommes, qui, en tant que tels, peuvent développer des vertus et des qualités, que Dieu donne à tous, Lui qui « fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes (Mt 5.45) ». Aussi, lorsqu’un musulman fait quelque bien, il ne faut jamais en attribuer la gloire à l’islam, mais à la nature humaine, qui est créée bonne. Celui qui est appelé un « bon musulman » est ordinairement un homme qui préfère obéir à sa conscience plutôt que de faire ce qu’Allah lui commande (la conscience étant la petite voix par laquelle Dieu peut parler au cœur de tout homme pour l’inviter à fuir le mal et faire le bien). Un bon musulman est donc un mauvais musulman, et c’est la raison pour laquelle les islamistes tuent les musulmans modérés comme les mécréants, parce qu’ils n’obéissent pas au Coran. Ceci dit, les musulmans modérés jouent un rôle très important dans l’islamisation, car ils donnent de l’islam un visage inoffensif et familier, et donc acceptable. Et ils engrangent au bénéfice de l’islam les concessions que les lâches leur octroient pour prix de leur modération au regard de la violence des non-modérés. C’est un fait : lorsqu’un chrétien commet le mal, il ne peut se revendiquer ni de l’exemple ni de l’enseignement de Jésus, mais lorsqu’un musulman fait la même chose, ou pire, il peut toujours se revendiquer et de l’exemple de Mahomet et de l’enseignement d’Allah. Je résume : Lorsqu’un musulman fait quelque bien, ce n’est jamais en vertu de l’islam, mais toujours en dépit de l’islam. C’est pourquoi, et c’est très, très important : il ne faut jamais dire du bien de l’islam, pas même l’ombre d’une virgule, aussi vrai qu’« aucun arbre bon ne donne de mauvais fruits, ni aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits (Lc 6.43-44) ».

Jésus nous a avertis : « Vient un temps où ceux qui vous tueront penseront rendre un culte à Dieu. (Jn 16.2) ». Je ne connais aucune autre religion que l’islam, clone du judaïsme talmudique, dont le dieu commande le meurtre des non-musulmans, et des chrétiens en particulier : « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) ». Puisqu’Allah veut que les non-musulmans soient non-musulmans (Coran 5.48 ; 28.68), quel sens cela a-t-il de leur reprocher ? Le vrai Dieu peut-il créer, comme Allah, des êtres pour remplir l’Enfer (Coran 7.179 ; 32.13) ? Si Allah veut que les hommes aillent en Enfer, que reste-t-il encore à faire au Diable ? « Tel est le salaire de ceux qui guerroient contre Allah et son envoyé [i.e. qui refusent d’être islamisés] et qui s’empressent de corrompre le monde [i.e. qui s’opposent à l’ordre islamique], c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupés la main et le pied opposés, qu’ils soient expulsés de la terre (Coran 5.33) » ; « Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, et vous donnera la victoire sur eux (Coran 9.14 ; 47.4) ». Souvent les musulmans non encore endoctrinés, ignorent ces versets, qui, lorsqu’on les leur présente, leur font naturellement honte. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à les leur citer. C’est ainsi que répondant à la demande d’un chrétien l’ayant invité à réfléchir au sens des versets que jusqu’alors il se contentait de répéter, Joseph Fadelle a commencé à douter qu’Allah soit le vrai Dieu, et a quitté l’islam pour devenir chrétien, au prix de tout ce qu’il avait, et de sa vie même. L’islam, n’ayant rien à ajouter à l’œuvre d’amour et de salut accomplie par le Christ, ne peut justifier sa venue, car il ne vient que pour voler, égorger et faire périr, dit Jésus (Jn 16.2). Il faut demander au musulman modéré pourquoi il reste musulman s’il est vrai qu’il désavoue les atrocités commises par ses coreligionnaires. S’il reste musulman, est-ce parce qu’il approuve modérément les abominations islamiques, ou bien parce qu’il pense qu’il faut les pratiquer modérément ? Et s’il utilise la formule magique « Ce n’est pas ça l’islam ! », il faut alors lui faire remarquer que personne ne peut dire ce qu’est l’islam, puisqu’Allah a oublié de désigner le détenteur de son autorité après la mort de Mahomet, en sorte que depuis celle-ci, personne ne peut parler au nom d’Allah. À quel avenir Allah a-t-il ainsi voué l’islam, sinon à celui d’un panier de crabes ? Alors que les trente trois premiers papes sont tous morts martyrs, les treize premiers califes se sont entretués… En islam, l’absence de légitimité divine à l’exercice du pouvoir conduit à ce que celui-ci soit sans cesse remis en question par un plus fanatique, raison pour laquelle la seule forme possible de gouvernement en islam est la tyrannie. Et pour porter maintenant l’estocade à celui qui vous ne voudrait pas se rendre à cet argument, vous citez alors Coran 3.7 : « Nul, à part Allah, ne connaît l’interprétation du Coran. », d’où vous tirez trois petites questions : Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi le dit-il ? Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi citer le Coran ? Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, tous les imams et autres savants musulmans prétendant nous expliquer le sens du Coran, sont-ils autre chose que des imposteurs, et Allah une idole qu’ils font parler ?

 

3)    Pour vous faire accroire au caractère pacifique de l’islam, certains vous vanteront les versets tolérants du Coran. J’ai déjà montré dans mon livre, « Interroger l’islam », comment chacun d’eux n’est pas du tout tolérant. Je ne vous en présente maintenant qu’un seul, le plus connu : « En religion, point de contrainte ! (Coran 2.256) ». Comme vous le voyez, ce verset ne dit pas : Nulle contrainte vis-à-vis des membres des autres religions, mais nulle contrainte dans la religion, au singulier, c’est-à-dire dans l’islam. Car pour un musulman il n’y a de religion que l’islam (Coran 3.85 ; 9.29 ; 24.2 ; 110.2). Et, de fait, les légistes musulmans ont toujours compris que ce verset signifiait le droit des non-musulmans à embrasser librement l’islam[4], sans contrainte, en sorte que ce verset fonde même le devoir de faciliter au maximum la conversion à l’islam ! Conversion qui ne saurait manquer d’attrait puisque Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion (22.78). Mais pourquoi le fait d’être sans gêne (sic) interdirait-il au musulman d’exercer la contrainte vis à vis d’autrui ? N’est-ce pas que juifs et chrétiens n’ont le droit de survivre en terre devenue musulmane que dans l’infâme statut de dhimmitude (Coran 9.29), tandis que les autres mécréants n’ont le choix qu’entre la conversion à l’islam ou la mort ? Jamais ce verset n’a été compris comme reconnaissant aux non-musulmans le droit de convertir autrui, non plus qu’aux musulmans celui de quitter l’islam. Au contraire, Allah demande la mise à mort de l’apostat (Coran 4.89 ; 8.11-17). La tolérance de ce célèbre verset a-t-elle donc quelque chose à voir avec celle que les idiots utiles se plaisent à imaginer ?

 

4)    On vous dira alors que les versets que vous citez doivent être contextualisés, c’est-à-dire qu’ils n’avaient de sens qu’en fonction du contexte historique dans lequel ils ont été donnés. A quoi il faut répondre que le Coran n’étant qu’une suite quasi ininterrompue d’imprécations et d’exécrations, de menaces et de malédictions, en dehors de toute chronologie et historicité, le contexte y est partout le même, à savoir : intemporel. Mais que si le sens du Coran relève du contexte historique, parce que le Coran était adressé à des gens d’un lieu donné en un temps passé, c’est qu’alors il n’est pas la Parole éternelle du Dieu immuable adressée à tous les hommes de tous les temps. Pourquoi alors les musulmans veulent-ils se persuader du contraire ?

 

5)    Peut-être vous demandera-t-on alors si vous parlez l’arabe, histoire de vous réduire au silence au motif que si vous ne parlez pas l’arabe vous ne pouvez pas comprendre le Coran, et donc ne pouvez rien dire de valable sur l’islam. Cette prétendue nécessité d’apprendre l’arabe vise un triple but : 1) invalider a priori toute critique de l’Islam de la part de tout non-arabophone, comme s’il ne suffisait pas d’un peu de bon sens pour comprendre ce qu’est l’islam ; 2) détourner temps et énergie vers cet apprentissage superflu ; 3) islamiser. En effet, l’islam a toujours cherché à imposer l’arabe pour couper progressivement les peuples islamisés de leur propre culture, de leur histoire, leur faire perdre ainsi leur identité, en sorte qu’ils prennent celle de l’islam identifié à l’arabité. A cette prétendue nécessité d’apprendre l’arabe, il faut donc répondre qu’elle implique soit qu’Allah ne sache pas ou ne puisse pas se faire comprendre dans une autre langue que l’arabe, soit que pouvant le faire, il a cependant fait le choix arbitraire et discriminant de n’être compris que des arabophones. Ce qui revient à dire qu’il est soit incompétent, soit raciste. Mais dans les deux cas, peut-il être Dieu ?

Mais encore : si le Coran est la Parole de Dieu telle qu’elle est au Ciel (Coran 3.7 ; 13.39 ; 43.4 ; 85.21-22) et si l’arabe est donc la langue parlée par Allah (Coran 12.2 ; 20.113 ; 26.195), cela signifie qu’Allah pense et parle en arabe. Or, de même que les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons celui des oiseaux, Dieu parle le langage de Dieu, qui n’est pas le langage des hommes, chaque être vivant ayant son propre langage. Or, l’Esprit de Dieu n’ayant pas été envoyé aux musulmans, les musulmans n’ont point d’autre ressource pour comprendre le Coran que leur propre intelligence humaine, comment peuvent-ils comprendre le langage de Dieu ? Soit donc les musulmans (et tous les arabophones) sont Dieu (car il faut être Dieu pour parler le langage de Dieu), soit Allah n’est qu’un Arabe. Y a-t-il une autre solution ?

 

6)    Un argument très important pour un musulman est le fait que l’islam vienne après le christianisme, ce qui impliquerait que l’islam lui soit supérieur. Il est facile de pulvériser cet argument en faisant remarquer que :

a)    Tout ce qui est chronologiquement postérieur n’est pas nécessairement supérieur ou meilleur. La preuve en est que la décadence, la déchéance, la perversion, la pourriture, viennent nécessairement après une période de perfection qu’elles corrompent.

b)    Se légitimant du fait qu’il vient après le christianisme et donc lui serait supérieur, l’islam renie cependant aussitôt ce progrès pour revenir à la situation d’avant le christianisme, sous la loi judaïque (Rm 3-13 ; Ga 4).

c)    En prétendant n’être rien d’autre que ce qu’était le christianisme originel, l’islam nie leur différence essentielle, dont pourtant l’histoire rend compte.

d)    Écrasant l’histoire, l’islam empêche la personne humaine d’accéder à l’identité, à la conscience de soi, qui ne se trouve que progressivement, dans la relation à la mémoire, et au vrai Dieu, dont la Révélation se fait nécessairement elle-aussi dans et par l’histoire.

e)    Comment les musulmans peuvent-ils penser assurer leur salut du fait que Mahomet est survenu après Jésus, puisque Jésus a annoncé la venue de faux prophètes (Mt 24.4,11,24 ; 1 Co 15.1 ; 2 Co 11.4 ; Ga 1.9, 4.28-31 ; 2 P 2.1-3 ; 1 Jn 2.22-27 ; 4.2-3 ; 2 Jn 7-11 ; Jude 18-19 ; Ap 16.13 ; 19.20), et que la définition de l’Antichrist donnée par la Bible (« celui qui nie le Père et le Fils (1 Jn 2.22) ») s’applique parfaitement à l’islam (9.30) ? Sans oublier qu’ayant été écrite bien avant la venue de l’islam, la Bible ne peut être soupçonnée d’avoir été écrite pour dénigrer l’islam.

f)     Pendant six siècles le christianisme vivait très bien sans l’islam… preuve qu’il n’a pas besoin de l’islam pour exister. Par contre, l’islam ne peut pas exister sans le christianisme, puisque sa raison d’être est précisément de délivrer le monde de la foi chrétienne (Coran 2.193 ; 9.30,33,113 ; 15.94 ; 30.31 ; 41.6 ; 61.9 ; 98.6). N’est-ce pas que le mensonge ne peut jamais venir qu’après la vérité ?

g)    L’islam se donne la mission de conduire l’humanité à son âge d’or, qu’aurait été la geste de Mahomet au VIIe siècle… Or, Mahomet a-t-il jamais apporté le bonheur sur terre ? Comment les musulmans peuvent-ils penser faire mieux que lui ?

h)    Bref, suffit-il de se mettre à la remorque du dernier prophète autoproclamé pour être assuré de faire la volonté de Dieu ? Pourquoi ne pas plutôt suivre alors Mirza Husayn Ali, qui fonda la religion bahaï en 1863, ou Mirza Ghulan Ahmed, qui fonda l’ahmadisme en 1889, ou bien quelqu’un d’autre plus contemporain qui ne manquera pas lui aussi d’assurer être envoyé par Dieu ?

 

7)  Il faut savoir que l’islam fait de la foi en la Sainte Trinité le plus grand des péchés (Coran 4.48), appelé « associationnisme », du fait qu’elle impliquerait la mise à égalité de l’unique divinité avec Jésus et Marie, simples créatures. La Vierge Marie faisant partie en effet, selon Coran 5.116, de la Trinité, comme son fils, qui n’est, bien sûr, qu’un homme. Or, parce que l’islam était à l’origine une secte chrétienne, initiée par les judéo-nazaréens chez les Arabes de Syrie, le Coran garde encore, ayant échappé à ses multiples réécritures qui le rendent aujourd’hui illisible, des traces de la foi chrétienne, notamment en la divinité de Jésus. C’est ainsi que le Coran affirme qu’Il est la Parole de Dieu (Coran 4.171 ; 6.73) par qui tout a été créé (Coran 6.73 ; 16.40), ce qui revient à dire que Jésus n’a été créé par personne, ou qu’Il S’est créé Lui-même, et donc qu’Il est Dieu, car c’est le propre de Dieu d’être incréé et de créer… La foi en Jésus sauveur est intacte au verset 55 de la sourate 3 où Allah dit que seront sauvés jusqu’au dernier jour ceux qui suivent Jésus, et non pas ceux qui suivent Mahomet… C’est donc un grand service à rendre aux musulmans que de leur montrer, par ce verset, que l’islam leur faisant suivre Mahomet plutôt que Jésus, les voue à l’Enfer. En effet, la peur d’aller en Enfer est la première et la dernière raison qu’a un musulman de vouloir être musulman. Moi-même, pour présenter ce verset, j’ai fait une petite vidéo intitulée : « Les musulmans vont en Enfer », eh bien, c’est elle qui arrive chaque jour en tête des plus regardées de mon site ! C’est dire que nous devons retrouver notre foi en l’Enfer si nous voulons offrir aux musulmans de quoi faire contrepoids à la légitime crainte qu’ils ont d’y aller, car jamais ne pourra y arriver ni l’athéisme, ni le nihilisme, ni aucun des gadgets de la société apostate en laquelle nous vivons. Pourquoi croyez-vous que la Vierge Marie soit apparue en un lieu appelé Fatima, et pour y montrer en particulier l’Enfer ?

 

8)    Toute la gloire de l’islam serait de rappeler l’unicité divine. Mais ni les juifs, ni les chrétiens (Mc 12.29 ; Jn 5.44 ; 1 Tm 1.17, 2.5, 6.15, Jude 1.25), non plus que nombre de philosophes, n’ont jamais cessé de l’affirmer, en sorte que la venue de l’islam apparaît sans nécessité, et qu’elle s’apparente à une imposture. Qu’est-ce qui distingue alors véritablement la croyance musulmane ? La foi en Mahomet (Coran 5.81 ; 49.2), la foi en un homme. En effet, sans Mahomet il n’y a pas de Coran, sans Coran il n’y a pas d’Allah, sans Allah il n’y a pas d’islam, comme sans islam il n’y a pas de Mahomet. Tout l’islam repose donc sur la foi en un homme, Mahomet, qui fait si bien partie de leur croyance que les musulmans l’associent à Allah jusque dans leur profession de foi, la chahada… Comme je le disais, en de nombreux pays musulmans, toute critique de Mahomet est assimilée à un blasphème et châtiée de la peine de mort. Rappelez-vous les caricatures danoises… Les musulmans ne veulent pas de la Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, mais ils veulent bien de la trinité de Mahomet, le Coran et Allah. Ils ne peuvent supprimer un seul de ces trois termes sans que se volatilise l’islam, en sorte que les musulmans sont eux-mêmes coupables du terrible péché dont ils accusent les chrétiens (Coran 98.6) : l’associationnisme.

 

9)    Pour sauvegarder l’affirmation toute judaïque de l’unicité de la nature divine, les musulmans croient devoir rejeter la foi en la trinité des personnes divines, comme si les deux affirmations étaient incompatibles. Il faut alors leur faire remarquer que les chrétiens commencent chaque dimanche leur Credo par dire « Je crois en un seul Dieu. », en sorte que si toute la gloire de l’islam est d’affirmer l’unicité divine, ils devraient être contents… Et si cela ne suffit donc pas, il faut alors leur faire remarquer que le Coran déclare qu’Allah est inconnaissable (Coran 2.255 ; 6.50,103 ; 7.188 ; 11.31 ; 20.110 ; 27.65 ; 72.26), ce qui implique que les musulmans ne peuvent pas plus dire que Dieu est Trinité ou qu’Il ne l’est pas…

Ils ne veulent pas croire que Jésus soit le Fils éternel de Dieu et Dieu Lui-même, parce ce qu’ils imaginent que Sa conception impliquerait une union charnelle entre Dieu et Marie (39.4). Il faut leur montrer alors que lorsque l’esprit formule une pensée, il y a bien génération de la pensée, et de même, lorsque Dieu, qui est Esprit, Se pense, Il engendre une Pensée, la Pensée de Lui-même, qui est un autre Lui-même, Dieu comme Lui, le Verbe de Dieu (Jn 1.1). « Qui Me voit, voit le Père, dit Jésus (Jn 14.9) ». La personne du Fils de Dieu ne commence pas à exister lorsqu’Il S’incarne : « Avant qu’Abraham existât, Je suis, dit Jésus (Jn 8.58) », mais Il est une même éternité avec le Père dont Il est l’Image. En S’incarnant, grâce à la foi et à l’amour de la Vierge Marie, le Fils de Dieu reçoit d’Elle la nature humaine, non la nature divine, qu’Il ne pouvait pas ne pas avoir, en sorte que Jésus est une personne qui a deux natures. Il faut bien distinguer les notions de personne et de nature pour comprendre quelque chose aussi bien au mystère de la Trinité, qui est une nature en trois personnes, qu’au mystère de Jésus, qui est qui est une personne en deux natures… Si Jésus est le Messie, le Sauveur, c’est précisément parce qu’Il peut, au prix de Son sacrifice, réunir en l’unité de Sa personne, Dieu et l’homme. J’aimerais tellement vous parler de la Sainte Trinité, car sa connaissance rend tout lumineux sur le chemin de la vie éternelle (Jn 17.3). En effet, alors que la philosophie n’a jamais pu donner que deux grands types de réponses à la question de savoir ce qu’est le monde, en réduisant à chaque fois la vie humaine à l’insignifiance et à l’absurdité, à savoir :

Ø  Soit le monde est regardé comme une illusion, ainsi que l’enseigne par exemple le bouddhisme, et dans ce cas, le monde ne mérite aucune attention ni engagement, mais le mépris et la fuite ;

Ø  Soit le monde est reconnu seul digne d’intérêt, avec des qualités proprement divines (éternité, intelligence, conscience, créativité, toute-puissance…), ainsi que l’athéisme et le matérialisme l’enseignent.

 

L’islam, pas plus que le judaïsme, ne peuvent non plus répondre à la question de savoir pourquoi le monde existe et pourquoi il est tel qu’il est. En effet, si, comme le pensent juifs et musulmans, Dieu est seulement l’Unique, alors, il n’a aucune raison de créer, puisqu’étant, et étant unique, il monopolise la totalité de l’être. Il est donc seul à être. Et le monde ne peut logiquement pas exister. C’est pourquoi l’altérité est impensable en islam, elle est une anomalie incompréhensible, le mal. L’existence du non-musulman est en soi un non-sens absolu, le mal, qui doit être éliminé, et la femme ne peut qu’être un mal nécessaire. La preuve qu’Allah n’est pas le vrai Dieu, c’est que nous existons. Et à supposer qu’Allah ait quand même trouvé une raison de créer, nous devrions tous être identiques, car, de même que ma main ne pourra jamais produire une empreinte avec six doigts ou qu’un moule à fourchettes ne fera jamais des cuillères mais que des fourchettes, de même, si Dieu était seulement unique, nous devrions tous être identiques. Or, si nous sommes bien tous semblables (nous avons tous deux yeux, deux oreilles, un nez, une bouche, etc.), à l’image du modèle unique, nous sommes tous cependant différents : pas un n’est exactement le même qu’un autre ! Pourquoi ? D’où vient la différence, le principe même de la différence ? Nécessairement : de Dieu. Dieu connaît donc la différence ! Ce qui signifie qu’Il n’est pas que Lui, mais qu’en Lui-même Il est à la fois le même ET différent, c’est-à-dire Trinité. Seul le Dieu chrétien, qui est Père, Fils et Saint-Esprit, inclut en Lui-même la différence, car le Père n’est pas le Fils, le Fils n’est pas le Père, le saint Esprit n’est ni le Père ni le Fils, et ni le Père ni le Fils ne sont le Saint-Esprit, seul ce Dieu là a de quoi produire ce qui n’est ni Lui ni rien. Dans la Trinité, chaque personne, distincte des autres, est l’essence divine elle-même qu’elles sont toutes les trois ensemble. Dieu est Un parce qu’Il est Amour, et Il est Amour parce qu’Il est Communion de personnes, Famille, Trinité. Seul ce Dieu là peut être à la source de la Création et donc de la différence : des hommes ET des femmes, des noirs ET des blancs, de grands ET des petits, etc. La Bonne Nouvelle face à un monde désespérément clos sur lui-même, et face l’idole incapable de relation qu’est Allah, est la Révélation du Dieu Trinitaire, du Dieu Amour posant dans l’altérité le fondement même de l’être, l’unité et la communion.

À la différence du Dieu chrétien, qui est Relation, Allah révèle seulement sa volonté, pas son être. Il n’engendre pas et il n’est pas engendré dit le Coran (112.3), c’est pourquoi ni il se veut, ni il se connaît, ni il s’aime. Le Coran ne répond pas à la question métaphysique sur l’être de Dieu. N’ayant en lui ni relations, ni personnes, ni identité, sa pauvreté métaphysique ne lui permet pas d’action en lui-même. N’ayant pas d’actes réflexifs, il ne peut ni se penser, ni se dire, ni donc être esprit. Allah n’existe qu’en tant que rejet du vrai Dieu, qui est Amour, et haine de ses créatures, les non-musulmans, assimilés au mal (Coran 2.190-193 ; 3.32 ; 8.22,55 ; 9.5,28,29,123 ; 22.38 ; 30.45 ; 42.40 ; 98.6) que les musulmans doivent détruire, parce que lui, bien sûr, ne le peut pas… La soumission au Coran est la réalisation d’Allah : sans obéissance au Coran, Allah n’existe pas.

 

10)          Je termine avec l’argument utilisé par l’Église pour justifier sa soumission à l’impératif du Nouvel Ordre Mondial d’accueillir en Occident des populations essentiellement musulmanes. Jésus aurait dit : « J’étais un étranger et vous M’avez accueilli. (Mt 25.35) ». Or, de même que le cinquième commandement n’est pas « Tu ne tueras pas. », mais « Tu ne commettras pas de meurtre. » − ce qui n’est pas la même chose −, de même, ce verset est mal traduit. Le mot xénos ― qui a donné xénophobe ―, traduit ici par étranger, signifie aussi hôte, la personne qui héberge ou celle qui est hébergée, et qui donc est de passage. Le texte latin de référence, la Vulgate, donne hospes, l’hôte, celui à qui on donne provisoirement l’hospitalité. C’est ce sens que l’on retrouve dans la Bible lorsque par exemple saint Paul écrit aux Corinthiens : « J’irai chez vous, après avoir traversé la Macédoine […]. Peut-être séjournerai-je chez vous ou même y passerai-je l’hiver (1 Co 16.5-6). », lorsqu’il écrit aux Colossiens : « Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue […] s’il vient chez vous, faites-lui bon accueil. (Col 4.10) », ou enfin lorsqu’il écrit : « Gaïus, qui est mon hôte et celui de l’Église entière, vous salue. (Rm 16.23) », en grec : « Gaios ho xénos mou. ». Lorsque saint Paul écrit que Gaïus est son xénos, il ne dit pas que Gaïus est son étranger ! Saint Paul et ses compagnons ne sont pas des migrants, mais des visiteurs. Le commandement divin n’est donc pas d’accueillir l’étranger à demeure, mais de lui offrir l’hospitalité, le temps d’une étape. Jésus ne dira pas lors du Jugement dernier : « J’étais un parasite et vous ne M’avez pas assisté. », non plus que : « J’étais un envahisseur et vous ne M’avez pas reçu. » ! C’est si vrai que saint Jean commande : « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine [c’est-à-dire : l’Évangile, comme c’est le cas des musulmans qui, par définition, le refuse], ne le recevez pas chez vous. Quiconque le salue participe à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 1.7-11) »… Eh bien, de nos jours, sous couvert de miséricorde, que d’œuvres mauvaises !

Et quelle pitié de voir la France en être réduite à organiser l’implantation de l’islam sur son sol, « cette théologie absurde d’un bédouin immoral, cadavre putréfié qui empoisonne nos vies », selon Kémal Atatürk ! En ce mois de juin, consacré au culte du Sacré-Cœur de Jésus, n’oublions pas ce qu’Il a promis à Paray-le-Monial : «  Je régnerai malgré mes ennemis.  »… Je vous bénis en Son Nom. Qu’Il vous donne Son Esprit de sagesse, d’intelligence et de force pour entreprendre et mener à bien l’œuvre de salut de la France ! Vive Jésus, le Roi des rois et le vrai roi de France ! Et vive la France !


[1] C’est le judéo-christianisme qui fait de l’infanticide et de l’eugénisme un crime, alors qu’ils étaient jusqu’à lui, et ont toujours été autour de lui, une nécessité sociale (Chantal Delsol, Les pierres d’Angle, A quoi tenons-nous ? Cerf, 2014, p.45-46).

[2] Où l’on voit que la démocratie ne peut pas fonctionner en dehors de la reconnaissance et de l’adoration de Dieu-principe de la dignité des personnes… Sans ce fondement, cette dignité se perd, advient alors le règne du plus fort.

[3] Le mot arabe peut se traduire encore par : souillure, saleté, excrément…

[4] Dominique Urvoy, Les libres penseurs dans l’Islam classique, Champs-Flammarion, 2003, p.24-25.

Commentaires à propos de : Intervention de l’abbé Pagès au séminaire de formation des Volontaires pour la France, Bourges, le 9 juin 2018..


Jean-Marie MAS

Encore grand merci, mon père, pour votre combat, celui de la vérité face a l’Islam. Merci de nous éclairer de vos lumière et de nous donner les armes pour retrouver le chemin de la foi en notre civilisation, a notre retour vers le père. A bientôt de vous revoir, avec chaleur et amitié. Jean-Marie.

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