Voici le carton de vœux publié par le Diocèse de Saint Denis à l’occasion de la fête musulmane du mouton en 2026.
Ce document est un bel exemplaire de ce que certains dénoncent comme l’apostasie manifeste de l’Église sous couvert de vertu républicaine.
Commençons par le titre : « Chers frères et sœurs musulmans ». Selon la profession de foi du pape François publiée à Abou Dhabi, et validée ensuite à de multiples reprises par Léon XIV pour qui « rien n’est plus précieux (2020.02.04) », nous sommes tous frères. Or, Jésus a déclaré « tous frères » ses disciples (Mt 23.8), non tous les hommes, et encore moins les musulmans pour qui la foi chrétienne est, précisément, la pire abomination qui soit, le seul péché qu’Allah ne puisse pardonner, et raison de la venue de l’islam pour l’éradiquer (Coran 4.48 ; 9.28-33). Jésus ne reconnait pour ses frères, non ceux qui lui sont unis par l’humanité , mais ceux qui font la Volonté de Dieu (Mc 3.33), laquelle est de croire en Lui (Jn 6.40), ce que refuse absolument l’islam (Coran 4.171 ; 5.73 ; 6.101 ;72.3).
Il n’est pas question de juger de la sincérité ou de la piété des musulmans célébrant cette fête, mais nul homme n’étant dispensé du devoir de chercher la vérité, il revient en priorité aux chrétiens de les inviter à s’interroger : Quelle est la valeur théologique et sotériologique de l’égorgement rituel du mouton ? Où en est le véritable accomplissement : dans sa vaine répétition, ou dans le sacrifice du véritable Agneau de Dieu (Jn 1.29), offert une fois pour toutes (Rm 6.10 ; He 7.27 ; 9.26,28 ; 10.10) afin que soient expiés les péchés du monde (Mt 20.28), sacrifice rendu présent par la Messe pour que nous puissions nous offrir nous-mêmes « par Lui, avec Lui et en Lui », et recevions ainsi avec Lui le don de la Résurrection et de la vie éternelle ? L’islam brise la suite : Isaac-Israël-Messie, pour la recomposer en un discours négateur du projet divin : il garde le mouton d’Abraham, mais tel celui qui regarde le doigt lui montrant la lune, il ne voit pas l’Agneau véritable ; il garde le signe prophétique, mais refuse le Sacrifice du Messie (Coran 4.157). La logique chrétienne de l’Alliance, qui va d’Abraham au Christ, est remplacée par la logique de la soumission à l’inconnaissable Allah, c’est-à-dire à l’Islam. L’Église doit-elle donc taire que le sacrifice d’Abraham n’était qu’une étape de la Révélation du Mystère de l’Agneau divin, et le valoriser comme une preuve islamique contre la Révélation divine ? Car souhaiter « joyeux Aïd el-Kebir, rempli de paix et de lumière » lorsqu’on est chrétien, c’est célébrer le refus du sacrifice du Christ … Comment les musulmans, et le monde entier, pourraient-ils ne pas se goberger d’une Église devenue si veule et lâche qu’elle s‘associe au rejet de sa foi ?
Souhaiter un Aïd el Kébir « rempli de paix et de lumière », c’est confesser le bien-fondé de la bonté de l’existence en reconnaissant les bons fruits qu’il porte, car aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits. Or, qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist ? Qui ne sait que l’islam considère tous les non-musulmans – et particulièrement les chrétiens -, comme n’étant « qu’impureté (Coran 9.28) », les « pires de la création (Coran 98.6) », « pires que des bêtes (Coran 8.55) » ? Manifestement, les chrétiens n’acceptent plus l’enseignement des Apôtres : « Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle entente entre le Christ et Satan ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ? (2 Co 6.14-15) » ; « Si quelqu’un rejette l’Évangile, ne le recevez pas chez vous, et abstenez-vous de le saluer. Qui conque le salue participer à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 1.10-11) » Quand les Apôtres vont-ils être condamnés comme non-inclusifs, et la Bible expurgée de certains écrits ? À moins que l’Église confesse n’être pas fidèle au commandement du Christ : « Que votre oui soit un oui, et que votre non soit un non. (Mt 5.37) » …
Le Pape François enseignait ouvertement que toutes les religions mènent à Dieu parce que toutes voulues par Dieu. Il n’a malheureusement pas été désavoué par son successeur. Ce nouvel évangile est maintenant partout prêché, y compris dans l’Église. C’est ainsi que le Diocèse de Saint Denis, comme tant d’autres, assure aux musulmans qu’ils sont dans la foi … méprisant allégrement l’obligation de « tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions. (Dominus Iesus, n°7) » Mais si les musulmans sont dans la foi, pourquoi les évangéliser ? Pourquoi ne pas devenir musulman ? Plus rien n’a de sens … Quel est le destin du sel n’ayant plus de goût et qui à cause de cela n’est plus bon à rien ? C’est d’être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens (Mt 5.13) …


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