N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset (ex. 62.14). Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible (ex. Jn 3.12), et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans” (ex. L 11).

— 1 Allah ne peut pas être père (37.152 ; 112.3) puisque Dieu est unique (25.2), qu’il ne saurait donc avoir de compagne, ni donc non plus de fils : Comment aurait-il un fils, lui qui n’a pas de compagne ! (6.101 ; 72.3). Il est monstrueux pour l’islam de penser que Dieu soit Père (18.4-5). Or, saint Jean a précisément défini l’Antichrist comme celui qui rejette la filiation divine de Jésus (1 Jn 2.21-22). Mais si Dieu ne peut pas avoir de fils sans épouse, pourquoi Marie a-t-elle pu en avoir un sans époux (19.21) ? Peut-elle ce que Allah ne peut pas ?

— 2 La raison comprend que, dépendant uniquement de Lui-même pour exister, Dieu est par là nécessairement Principe et Père de Lui-même. Il est Père de Lui-même et en Lui-même. Il est LE Père. Père en un sens absolu, comme nous ne pouvons pas le comprendre, car nous n’avons pas d’autre exemple d’une telle paternité. Chez nous, en effet, la paternité ne s’identifie pas à l’être : un homme peut exister sans être père. Tandis qu’en Dieu, être et être Père s’identifient. C’est ce que Jésus a voulu nous enseigner en demandant de n’appeler personne Père sur la terre, car nous n’en avons qu’un au Ciel (Mt 23.9). Le fait que chacun soit fils n’appelle-t-il pas à reconnaître que Dieu est Père ?

— 3 Et parce que Dieu est Père, Il est aussi nécessairement Fils, aussi vrai qu’il n’y a pas de père sans fils. Le Fils est la connaissance que Dieu a de Lui-même comme Père : Qui Me voit, voit Le Père (Jn 12.45 ; 14.9) ; Le Père est en Moi et Moi dans le Père (Jn 14.10) dit Jésus. C’est pourquoi le Fils est encore appelé l’Image de Dieu (2 Co 4.4 ; Col 1.15), la Parole de Dieu (Col 1.16 ; He 1.3), Le Verbe de Dieu (Jn 1.1,9,14 ; 1 Jn 1.1 ; Ap 19.13). Dieu, pourrait-Il ne pas Se connaître ?

— 4 La Création révèle la fécondité de l’Être divin : Dieu n’était pas obligé de créer le monde. Il l’a tiré du néant, par pure grâce. Et sans Lui, rien ne pourrait subsister. Par analogie, si Dieu peut-être regardé comme le Père de la Création, pourquoi refuser qu’Il puisse l’être de Lui-même ?

— 5 Les hommes et les anges, doués de liberté et créés en cela à l’image de Dieu, ne sont-ils pas appelés à être eux aussi, en quelque sorte, leur propre père, puisque leur avenir est confié à leur liberté ? C’est ainsi que celui qui fait le bien devient bon et bienheureux, et que celui qui fait le mal se rend mauvais et malheureux. Chacun a son destin, son être, remis au pouvoir de sa volonté, de sorte qu’à l’image de Dieu, il s’engendre lui-même dans le bonheur ou le malheur. N’est-ce pas là une marque de fabrique témoignant que notre Créateur est Lui-même Père, ‘’Père de Lui-même’’ ?

— 6 Si Dieu n’est pas Père, alors la fraternité universelle est sans fondement et elle ne restera à jamais qu’une vaine et cruelle aspiration ! L’homme pourrait-il avoir une aspiration et des désirs plus beaux que ceux de Celui qui l’a créé ?

— 7 Par la Foi, donnée dans le baptême, le chrétien vit son identification au Christ mort et ressuscité. Cette nouvelle naissance (Jn 3.5) le rend participant de la vie du Verbe de Dieu fait homme. Il devient ainsi fils adoptif de Dieu et peut dès lors Le prier en disant : Notre Père qui êtes aux Cieux… (Mt 6.9). Pourquoi ne pas croire que Dieu puisse nous aimer jusque-là ?

— 8 Alors que le chrétien s’adresse à Dieu comme un enfant à son père, la prière musulmane, privée de communion avec Dieu, n’est qu’un monologue, un appel lancé vers un ciel sans visage, l’exécution purement rituelle d’un ordre divin, un acte d’allégeance à Allah et de rejet du christianisme, une insulte au vrai Dieu (Jn 15.21), obligatoire dès l’âge de dix ans.[1] Elle oblige aujourd’hui les musulmans en certains pays à interrompre cinq fois par jour leurs activités tandis que l’État est sommé de licencier celui qui ne prie pas, lequel, considéré comme apostat, est passible de la peine de mort. Selon l’article 306 du Code pénal mauritanien, la peine de mort est prescrite pour tout musulman majeur refusant de prier alors qu’il en connaît l’obligation. Quant à celui qui ne reconnaît pas cette obligation, il sera puni de la même peine pour apostasie. Puisqu’il n’y a pas en islam de communion avec Dieu (Pas d’associationnisme !), la prière musulmane est-elle autre chose qu’un auto-endoctrinement ?[2]

— 9  Nul ne vient au Père que par Moi dit Jésus (Jn 8.19 ; 14.6 ; Ac 4.12) ; Mon Père et Moi, nous sommes Un (Jn 10.30) ; Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu (Jn 1.1) ; Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père (1 Jn 2.23 ; Jn 5.23). Rejeter l’Église, c’est rejeter, et le Christ et Dieu : Qui vous accueille M’accueille, et qui M’accueille accueille Celui qui M’a envoyé (Mt 10.40). L’islam dit croire en l’unique et vrai Dieu, mais comment le pourrait-il en rejetant la Parole par laquelle Il Se révèle (3.45 ; 19.34) ?

[1]Il est permis de corriger un enfant pour la non observance de la prière, à condition de ne pas lui casser une dent ou un os. Il faut viser le dos ou les épaules et éviter le visage. Il ne faut pas donner plus de dix coups de fouet (Bukhari 6456 ; Mouslim 3222).
[2] Certains musulmans ne se privent pas de faire remarquer que le devoir de réciter les prières cinq fois par jour avec la gestuelle qui les accompagne ne se trouve ni dans le Coran ni dans la Sunna.