Si le Coran est la reprise des Révélations antérieures, comment se fait–il qu’il ne contienne pas plus le commandement d’aimer son prochain, b a ba de la morale universelle, que les dix commandements (Ex 34.28), les béatitudes (Mt 5), ou l’obligation du baptême (Jn 3.3), déjà annoncée dans l’Ancienne Alliance (Nb 19.1-22) ? Parce que nous ne sommes pas Dieu et n’avons donc pas la vie éternelle, s’il n’y pas un moment où nous la recevons, nous ne l’aurons jamais. Ce moment, c’est le baptême. Les foules venaient se faire baptiser par saint Jean-Baptiste pour être lavées de leurs péchés et se préparer ainsi à recevoir le salut apporté par le Messie (Jn 1.29-31,35 ; Cf. Mt 3.1-17 ; Ac 1.22). Jésus Lui-même demanda à recevoir le baptême pour en montrer l’absolue nécessité (Lc 12.50), et Il a ensuite Lui-même baptisé (Jn 3.22 ; 4.1), d’un baptême qui non seulement lave les péchés originel et personnels, mais donne l’Esprit de Dieu pour vivre en communion avec Lui. L’archéologie permet de voir encore de nos jours des baptistères de la première génération chrétienne. L’histoire, la littérature chrétienne mais aussi la littérature non-chrétienne, témoignent que l’Église a, depuis ses débuts, toujours et partout pratiqué le baptême (Ac 10.48 ; 16.22 ; Rm 6.4 ; Col 2.12 ; 1 P 3.21). Or, les musulmans, eux, ne baptisent pas. Si donc les chrétiens ne sont plus fidèles à la Révélation donnée par Jésus en administrant le baptême, est-ce que les musulmans peuvent dire à quel moment le baptême aurait été frauduleusement introduit dans la pratique de l’Église ? Et s’ils ne le peuvent, parce que tout montre que les chrétiens ont toujours baptisé, les musulmans n’ont-ils pas alors la preuve que ce sont eux qui ne sont pas fidèles à la Révélation donnée par Jésus ?

Cuve baptismale, baptistère de Kelibia, V ap JC, musée du Bardo