N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset. Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible, et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans”.

— 1 Mahomet serait né vers l’an 570 en Arabie et mort en 632, à Médine. Le plus ancien document que nous possédons à son sujet, appelé Sira, écrit sur ordre califal, a pour auteur Ibn Hicham, mort en 834, c’est-à-dire deux cents ans après la mort supposée de Mahomet, citant un texte d’Ibn Ishâq daté de la fin du VIIIe siècle. C’est dire que, selon les sources musulmanes elles-mêmes, il n’y a pas de témoignage direct concernant Mahomet (voir Z 27). Etant donné son importance, ce document, ne pouvait exister qu’en un seul exemplaire (Nous avons des milliers de copies des Évangiles datant de plusieurs siècles avant la venue de l’islam.). Un exemplaire aurait pu être perdu, non des milliers. Mais le caractère problématique de ce que l’on peut savoir au sujet du grand conquérant et prophète de l’islam, redouble du fait que les sources contemporaines extra-musulmanes ne mentionnent pas non plus son existence, ce qui est inconcevable, car tout événement historique important ne peut pas ne pas laisser de traces. C’est ainsi que Sophrone, évêque de Jérusalem, ne parle pas plus de Mahomet, de prophète, que de Coran ou d’islam dans ses récits de la prise de Jérusalem par Omar en 638, non plus que Jean 1er, patriarche jacobite de Syrie, dans ses célèbres controverses avec l’émir* Saïd ibn Amir en 644, se réfèrant seulement au Pentateuque et à l’Évangile, tandis que Maxime le Confesseur, entre 634 et 640, identifie la nation barbare du désert aux Juifs… .Il faut attendre le Xe siècle pour trouver, dans les pays conquis par l’islam, mention d’un prophète auquel les Sarrasins auraient obéi. Jean-Jacques Walter, par les techniques de la Théorie des codes (voir note 93), a montré que le nom de Mahomet, évoqué cinq fois seulement dans le Coran, a été introduit tardivement par un auteur différent de ceux qui ont écrit le reste du Coran. L’absence de documents contemporains des origines de l’islam, à une époque et dans une région de si brillantes civilisations (Babylone, Byzance)[1], constitue un cas unique dans l’histoire. Comment cette carence pourrait-elle ne pas laisser supposer une manipulation de l’histoire des origines de l’islam ?

— 2 Mahomet est présenté par Allah comme le sceau des prophètes (33.40). Or, Christoph Luxemberg, éminent philologue allemand, lisant cette expression en syro-araméen, langue originelle du Coran, l’a traduite ainsi : Mahomet est le témoin des prophètes [qui l’ont précédé]. De fait, Allah lui dit : Tous les récits que Nous te rapportons sur les prophètes sont destinés à raffermir ton cœur. Tu y découvriras la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel à l’adresse des croyants (11.120). Le vrai Mahomet n’aurait donc en rien prétendu clore la Révélation, mais en être témoin auprès des Arabes, auxquels, en bon nazaréen, il enseignait la Bible, la Mère du Livre (3.7 ; 13.39 ; 43.4), par des extraits et commentaires réunis en un lectionnaire, c’est-à-dire un Coran (12.1-2 ; 75.17). Le Coran, ne dit-il pas lui-même qu’il n’est qu’un rappel (7.2,63,69 ; 12.104 ; 16.43 ; 20.3,99 ; 21.10,50 ; 23.71 ; 26.5 ; 29.45 ; 36.11,69 ; 37.3 ; 38.8,32,49,87 ; 39.21…) ?

— 3 A l’instar de saint Jean-Baptiste ayant préparé le peuple hébreu pour la première venue du Messie (Lc 3.1-18 ; Jn 1.19-37), Mahomet, ou plutôt le chef victorieux de la conquête de Jérusalem, n’a certainement jamais prétendu fonder une nouvelle religion ou apporter une nouvelle révélation, mais bien préparer l’établissement du royaume éternel d’Allah qu’allait inaugurer le retour en gloire du Messie. Que la conquête de Jérusalem ait échoué à Mou’ta en 629 ne devait pas oblitérer son prestige, car une fois celle-ci réalisée et affermie par ses successeurs, sa biographie allait servir à l’écriture du mythe fondateur de la nouvelle société. Comment le texte nazaréen ayant servi à inculquer une vision messianique et apocalyptique aux armées arabes massées devant Jérusalem ne serait-il pas devenu le texte justifiant la domination du nouveau pouvoir ?

Document réalisé par Leila Qadr

— 4 Lorsque les musulmans entendent, dans le Coran, MHMD (3.144 ; 33.40 ; 47.2), ils identifient ce participe passé signifiant Bien-aimé à Mahomet. De même, en 61.6, ils identifient Mahomet avec HMD qui veut dire Précieux. Mais les termes Bien-aimé, Précieux ou Digne d’éloge, étaient à l’époque des surnoms donnés dans le Talmud au prophète Daniel, dont tout le monde dans l’ambiance apocalyptique du Moyen-Orient d’alors avait entendu parler. Il a très bien pu être donné par les nazaréens au chef de guerre de leurs alliés arabes, tant Mhmd-Daniel était la référence apocalyptique par excellence utilisée par la propagande messianique (Laurent Lagartempe, op. cit. p.224). Les rares témoignages non-musulmans que l’on pourrait rapporter à la figure de Mahomet le décrivent comme un prédicateur du Retour de Jésus. Dès lors, on ne s’étonnera pas que l’archange Gabriel ayant donné ses révélations au prophète Daniel (Dn 8.16 ; 9.21) se retrouve auprès de Mahomet pour lui communiquer le Coran (2.97)… ni que Thomas le Presbytre mentionnant (vers 640) la prise de Gaza (634)[2], nomme les vainqueurs Tayayés (Arabes) d-Mhmd. Des épigraphies, des papyrus et des pièces de monnaie ne commencent à mentionner Mahomet que 60 ans après sa mort supposée et à ne le déclarer prophète fondateur que 150 ans plus tard. En attendant, les califes font toujours figurer la Croix sur leur monnaie, et montrent ainsi que la négation de la Crucifixion n’appartient pas à l’islam originel… Une pièce de monnaie arabo-byzantine du 7ème siècle ornée d’une croix porte l’inscription MHMD (Le Bien-Aimé, Le Loué)[3]… Qui MHMD désignait-il aux origines de l’islam ? Jésus ou Mahomet ? Lorsqu’en 696 le 5e calife, ‘Abd al-Malik, fait frapper un dinar damascène à son effigie, il se nomme lui-même Mhmd Rassul (Messager) Lla (d’Allah). Lorsque la chronique syriaque relate le règne du dernier empereur de Perse (Yazdgard III, 632-651), elle parle de Mhmd comme étant vivant, alors qu’elle est écrite en 670. En 852, l’émir de Cordoue, fils d’Abd al-Rahman II, se fait appeler Mhmd Ier. C’est que Mhmd désignait alors un titre, une fonction, celle de calife (assumée la première fois sans doute par Abu Bakr), de même que ceux d’Auguste ou de César ont été portés par les empereurs romains, ou que celui de Mahdi* a été porté aussi bien au Maghreb du Moyen Âge qu’au Soudan du XIXe siècle. C’est aussi ce sens que revêt Mhmd dans les écrits de saint Jean Damascène (+749), qui ignore les termes d’islam et de musulman pour désigner l’hérésie chrétienne des Ismaélites, encore appelés Agarènes (du nom d’Agar, la mère d’Ismaël) sarrasins, ou Sarracènes (qui signifie : dépouillé par Sara. Cf. Gn 21.10 ; Jean Damascène, Écrits sur l’Islam, Cerf, Sources chrétiennes, 1993). Que déduire du fait que le Coran ne mentionne ni le nom patronymique de Mahomet, ni ne dise mot de sa biographie, alors qu’il le fait pour Issa ou pour Moïse ? 

— 5 Parmi les nombreuses tentatives de concordismes visant à prouver que l’islam est prophétisé dans la Bible, les musulmans veulent voir annoncée l’origine arabe de l’islam lorsque l’Écriture dit : Dieu est venu du Sinaï et a resplendi depuis le mont Parân (Dt 33.2), Parân étant situé dans le Sinaï… Or, l’Écriture rappelle ici une étape de l’itinéraire du peuple hébreu parti d’Égypte pour gagner à travers le désert, la Terre promise d’Israël, comme en témoigne, deux versets plus loin, la mention de l’Assemblée de Jacob entrant dans son héritage… Ou encore, et bien qu’ils l’abhorrent en raison de son genre littéraire, ils veulent voir Mahomet annoncé dans Le Cantique des cantiques, en prétendant que le mot Machamadim donné à l’amoureux de ce poème d’amour (Ct 5.16), signifiant Bien-aimé, désignerait Mahomet. Or, non seulement ce vocable n’est justement pas un nom propre, mais un surnom, mais encore le im hébreu désigne le pluriel et non pas une marque de respect, comme ils osent le dire, raison pour laquelle il n’est jamais appliqué à un nom propre… De plus, imaginent-ils vraiment Mahomet boire du vin et inviter ses compagnons à s’enivrer (Ct 5.1) ?

— 6 Contrairement à son importance actuelle dans la religion musulmane qui l’associe à Allah jusque dans sa profession de foi, Mahomet n’apparaît pas dans la profession de foi gravée en 688-691 par ‘Abd Al-Malik’ au fronton de la mosquée du Dôme du rocher à Jérusalem[4], pas plus que dans la Chahada présentée par le Coran : La religion aux yeux d’Allah, c’est l’islam (3.19), non plus que dans celle enseignée par Allah à Mahomet (9.129), ou dans celle en vigueur jusqu’en 775 : Il n’y a de divinité qu’Allah, pas d’associé à lui ! Citons encore les inscriptions et graffitis des parois rocheuses du désert du Néguev et de Jordanie, étudiés par Yehuda Nevo de l’Université de Jérusalem. Dans son ouvrage Vers une préhistoire de l’islam, cet archéologue démontre que si ces inscriptions datant du septième siècle affichent une croyance monothéiste, elles ne font cependant aucune mention de Mahomet. Il explique : La profession de foi des Arabes était clairement monothéiste, elle s’apparentait à un courant sectaire nazaréen dont les traits particuliers le distinguaient nettement des autres religions monothéistes incluant l’islam. Les formules mahométanes ne sont apparues que vers 740 mais elles ne contiennent aucun autre élément les rattachant à l’islam. Ce n’est qu’autour de 820 que les inscriptions rocheuses acquièrent un caractère clairement islamique coïncidant avec l’apparition des premiers corans et la diffusion des hadiths (in A.-L. de Prémare, Arabica, T. 53, Fasc. 2, 2006, p. 291-294.). D’où vient que la première profession de foi musulmane soit identique à la profession de foi arienne : Il n’y a de Dieu que Dieu ! Que soit loué l’Envoyé de Dieu (Jésus !) ?

— 7 Comment les musulmans peuvent-ils croire que Mahomet est le dernier et le plus grand des prophètes (6.163), puisqu’Allah dit que c’est Jésus (2.253) ?

— 8 Le Coran attribue à Mahomet le titre de sceau des prophètes (33.38). Or, cette appellation avait déjà été utilisée par le judaïsme pour désigner Malachie, l’auteur du dernier livre prophétique de la Bible… Le fondateur du manichéisme, Manî (+277), qui se considérait comme le plus grand des prophètes (desquels faisaient d’ailleurs partie Bouddha et Zarathoustra), portait lui-aussi déjà les titres de sceau des prophètes et de Paraclet (Jn 14.16 ; voir K 2+). On le voit, le titre de sceau des prophètes donné à Mahomet n’avait finalement rien de très original. Les Ahmadis ne suivent-ils pas aujourd’hui Mirza Ghulam Ahmad considérés par eux comme le nouveau Sceau des prophètes ?

— 9 Si un Prophète est un envoyé de Dieu ayant mission de préparer la Venue du Messie (Lc 1.17), et si Jésus a affirmé que Jean-Baptiste était non seulement le plus grand de tous les hommes, mais même plus grand qu’un prophète, et cela parce qu’il Lui a préparé la voie et L’a désigné publiquement comme le Sauveur du monde (Mt 11.9,11 ; Jn 1.30-34), en sorte que saint Jean-Baptiste doit être regardé comme le dernier des prophètes (Lc 6.26-28), comment Mahomet serait-il lui aussi le dernier des prophètes (33.40) ?

— 10 Comment Allah peut-il affirmer que Mahomet est le dernier et le plus grand des prophètes (6.163)), et jurer ne pas faire de différence entre les prophètes (2.136 ; 3.84) ?

— 11 Comment Mahomet peut-il avoir été envoyé à un peuple à qui aucun messager n’avait été envoyé (28.46 ; 32.3 ; 34.44 ; 36.2-6 ; 62.2), s’il a été envoyé aux Juifs et aux chrétiens (5.19), et qu’en Arabie, Abraham et Ismaël avaient déjà été envoyés (2.125-129), ainsi que Houd et Salih (5.65 ; 11.50-89 ; 46.21) ?

— 12 Comment Mahomet peut-il avoir vu quelque chose d’Allah (53.1-18 ; 81.20-24) puisqu’Allah dit que c’est impossible (6.102-103 ; 42.51) ? Qui ment : Allah, Mahomet ou le Coran ?

 — 13 Puisque Mahomet ne connaissait pas Allah (6.50), comment aurait-il pu juger si ce qu’il recevait venait de lui ? A la différence de Moïse (Ex 20 ; Dt 5), ou de Jésus (Mt 17.1-13 ; Lc 3.21-22 ; Jn 12.20-30), Mahomet n’a reçu sa révélation en présence d’aucun témoin, en sorte qu’elle n’est pas crédible. En effet, pour éliminer menteurs et affabulateurs, la loi a prévu que toute déposition doit être confirmée par au moins deux témoins (Nb 35.30 ; Dt 17.6 ; 19.15 ; Ruth 4.9-11 ; Is 43.9 ; Jr 32.10,12 ; Mt 18.16 ;26.60 ; Lc 1.2 ; 24.48 ; Jn 3.28 ; Ac 1.8 ; 2.32 ; 6.13 ; 2 Co 13.1 ; 1 Tm 5.19 ; 6.12 ; 2 Tm 2.2 ; He 10.28 ; 2 P 1.16 ; Ap 11.3). Le démon ne sait-il pas se déguiser en ange de lumière (2 Co 11.14) ?

— 14 Un miracle est ce que seul Dieu peut faire, aussi témoigne-t-il en faveur de l’origine divine de la mission d’un envoyé de Dieu. Jésus a fait de si nombreux miracles que même le Coran est obligé de le confesser (2,87 ; 3,46,49 ; 5,110,112-115 ; 19,24-26,30 ; 43,63 ; 61,6), mais Mahomet n’a fait aucun miracle (6.35,37,109 ; 10.20 ; 13.7,27). Dès lors, n’est-ce pas imprudent de croire à l’origine divine de la mission de Mahomet ?

— 15 La légitimité de Mahomet viendrait de ce qu’il ne ferait que ce que les autres prophètes ont fait avant lui : transmettre aux hommes un livre divin contenant leurs devoirs envers le Créateur (2.136 ; 16.35 ; 24.54). Et pour rendre acceptable la mission de Mahomet, le Coran l’immerge dans la banalité de l’histoire prophétique en citant vingt-cinq autres prétendus prophètes, chiffre que les hadiths portent à cent-vingt-quatre-mille… Dans cette logique, Moïse a annoncé la venue de Jésus, comme Jésus a annoncé celle de Mahomet (et tant pis pour les Prophètes entre Moïse et Jésus). L’ancien Président de Lybie, M. Kadhafi, lors d’un voyage à Paris, témoigna de cette mythologie : L’erreur qui est commise aujourd’hui, c’est de penser que l’islam, c’est la religion de Mahomet. Non : c’est celle de Jésus, de Moïse et de Mahomet, le dernier des prophètes. Croire en Allah, ses anges, ses prophètes, c’est ça l’islam. Jésus n’a pas été envoyé à l’Europe, mais aux Fils d’Israël, pour corriger la loi de Moïse. Ils ont essayé de tuer Jésus, mais, comme le dit le Coran, ce n’est pas Jésus, c’est un autre qui a été crucifié. La croix que vous portez n’a aucun sens, comme vos prières n’ont aucun sens (Le Monde, 12/12/2007). Jésus, a-t-Il prétendu corriger la Loi mosaïque, ou bien l’accomplir (Mt 5.17) ?

— 16 L’Histoire Sainte reconnaît plusieurs prophètes, mais ne reconnaît qu’un seul Messie, et l’islam aussi (4.171 ; 5.17,75). S’il n’y a qu’un seul Messie chargé d’apporter le salut, et si le Sauveur (Ac 5.31 ; 13.23 ; 1 Tm 1.1 ; 2 P 1.1,11) est nécessairement plus important que celui qui L’annonce, comment Mahomet pourrait-il avoir été annoncé (61.6) par le Messie (5.75) ?

— 17 Puisque Mahomet annonçait le Retour imminent de Jésus (4.159) : D’après Abou Hourayra, le Prophète a dit: “Par Celui qui tient mon âme en sa main, la descente de Jésus fils de Marie est imminente” (Bukhari 6.496 ; Muslim 2.189), comment Jésus aurait-Il annoncé la venue de Mahomet ? Et comment expliquer que cette annonce se soit perdue ?

— 18 Pourquoi est-ce le Christ, et non Mahomet, qui assurera la suprématie mondiale à l’islam par le dernier combat apocalyptique ? Qui est le Mahdi devant mener avec Lui cette dernière guerre mondiale ? Autant de questions que l’islam laisse sans réponse, et qui témoignent qu’une tradition fondatrice de l’islam a été occultée… Si les étapes de la conquête du monde étaient pour les nazaréens : émigration au désert, conquête de Jérusalem, reconstruction du Temple, retour du Christ pour la guerre finale, elles ne le sont plus pour les musulmans qui ne savent rien, ni du Mahdi ni du choix de Jésus. En effet, l’absence de Mahomet et la présence du Messie à ce moment décisif de l’Histoire (cf. Ap 16.14 ; 20.8), trahissent l’influence de la tradition nazaréenne qui, à l’origine de l’islam, misait sur le retour du Messie Jésus glorieux (cf. Ac 3.20-21 ; Ap 6.2 ; 19.11). Après les échecs des différents Mahdis[5], le succès du djihad ayant été confié à chaque musulman (9.44), les traditions relatives aussi bien au retour de Jésus qu’à la venue du Mahdi se sont estompées. Puisque Mahomet ne connaissait pas l’Inconnaissable (6.50), qu’Allah seul connaît (6.59 ; 7.188 ; 10.20 ; 11.31 ; 27.65), comment aurait-il pu révéler l’avenir ?

— 19 Un texte non-musulman, une lettre écrite par un Juif, révèle que le rôle initial joué par Mahomet n’était pas celui de successeur du Messie que lui a fait endosser la légende abbasside, mais celui de prédicateur de l’espérance nazaréenne : Il [Mahomet] proclamait la venue du Messie. (Doctrina Jacobi, V, 16,209, cité in Le Messie et son envoyé, op. cit., t. II, p.110). Pour les nazaréens, en effet, Mahomet pouvait très bien jouer le rôle du prophète Elie (Mt 11.14) annonçant la venue du Messie glorieux. Théophane le Confesseur écrivit : Les Juifs se sont attachés à Mahomet parce qu’ils le tenaient pour l’un de leurs prophètes (Chronographia, II Leipsig, 1885). N’avaient-ils pas déjà préféré Barabbas ?

— 20 Dis : Si vous aimez Allah, suivez-moi ; il vous aimera et pardonnera vos péchés (3.31). Contrairement à ce que prétendent les musulmans, à savoir qu’ils n’ont pas besoin d’un médiateur entre Dieu et eux, le Coran leur désigne Mahomet comme médiateur et intercesseur… Mais puisque Mahomet est reconnu pécheur (18.110 ; 40.55 ; 47.19 ; 48.1-2 ; 80.1-12), et qu’aucun pécheur ne peut porter les péchés d’autrui (17.15 ; 39.7), comment Mahomet pourrait-il obtenir le pardon de leurs péchés ? Et en quoi Jésus aurait-Il failli à Sa mission de Rédempteur ? En s’attribuant l’œuvre propre du Christ qui est le salut éternel par le pardon des péchés (Ac 10.43 ; 1 Jn 3.5 ; 4.10), Mahomet ne se pose-t-il pas en antichrist (1 Jn 2.22)?

— 21 Est-ce que les musulmans pourront bénéficier d’un intercesseur au jour du Jugement Dernier ? Tantôt Allah dit qu’aucun intercesseur ne sera agréé (2.122-123,254 ; 6.51 ; 82.18-19) et tantôt le contraire (20.109 ; 34.23 ; 43.86 ; 53.26)… Comment Allah peut-il présenter Mahomet comme intercesseur (4.64 ; 47.19 ; 63.5) et lui dire que cette affaire ne le concerne pas (3.128) ? Mais surtout, comment Allah peut-il se présenter lui-même comme intercesseur (6.70 ; 32.4) ? Auprès de qui intercédera –t-il ?

— 22 Comment croire qu’obéir à Mahomet soit obéir à Allah (4.80), puisque Mahomet reconnaît pouvoir s’égarer (34.50 ; 66.1) ? Comment au jour du Jugement les musulmans pourront-ils ne pas s’interroger (37.27 ; 52.25) ?

— 23 Mahomet est autorisé à faire parfois ce qu’il veut (24.62 ; 59.7), comment dès lors croire que lui obéir serait obéir à Dieu (3.132) ? Si les décrets immuables et éternels d’Allah sont décidés en fonction de la volonté de Mahomet (33.36), qui est Mahomet ? Et qui est Allah ?

— 24 Comment les musulmans vont-ils pouvoir se soumettre aux décisions de Mahomet comme à celles-là mêmes d’Allah (4.59 ; 8.1 ; 33.36), puisque celles-ci sont rapportées dans des centaines et des centaines de milliers de hadiths, et qui plus est, à l’authenticité suspecte ?

— 25 Puisque le Coran affirme que Jésus est la Parole de Dieu et la Vérité en personne (3.45 ; 4.171 ; 6.73 ; 19.34 ; 16.40), on ne voit pas qu’un homme, et qui plus est un pécheur, fût-il Mahomet, puisse ajouter ou modifier quoi que ce soit à l’enseignement de Jésus. Qui peut oser parler après la Vérité ?

— 26 Comment Mahomet peut-il dire qu’il est le premier des croyants (6.14,163) puisque non seulement Abraham dit la même chose (2.127-133 ; 3.67), mais aussi Moïse (7.143), certains Égyptiens (26.51), et Adam lui-même (2.37) ?

— 27 Les musulmans, s’appuyant sur Mt 10.5-6, enseignent que le message de Jésus n’était que pour le peuple juif, tandis que celui de Mahomet serait pour l’humanité entière (7.158 ; 34.28). Or, non seulement Dieu avait déjà envoyé Jonas prêcher le salut aux païens, conformément à la vocation d’Israël d’apporter au monde la connaissance de l’unique et vrai Dieu (Is 2.3 ; Jr 4.1-2 ; Ps 21.28-29 ; Ps 66 ; Tb 13.13-14 ; Mi 4.1-3 ; Za 14.9,16 ; Jonas), mais Jésus a Lui-même prêché en territoire païen (Mt 15.21-28 ; 16.13-20 ; Lc 9.51-56 ; Jn 4). Il a ensuite envoyé ses disciples pour, de toutes les nations, faire des chrétiens (Mt 13.36 ; 24.9,14 ; 26.13 ; 28.19 ; Mc 13.10 ; 16.15 ; Jn 17.20-23 ; Ac 1.8 ; 9.15 ; 15.7-8 ; 1 Co 12.13 ; Ga 3.7,14). N’est-ce pas que l’Église s’était répandue dans le monde entier pour y donner le salut éternel (Ac 8.4,26-40 ; 9.19) bien avant que l’islam prétende s’arroger cette mission ?

— 28 Allah demande aux musulmans de prier pour Mahomet (33.56). Mahomet n’est donc pas au Paradis d’Allah, sans quoi il serait inutile de prier pour lui. De fait, Mahomet a reconnu ignorer quel serait son sort (46.9). Si donc, à la différence de Jésus que le Coran confesse être sans péché (19.19) et déjà au Paradis (4.156), le fondateur de l’islam n’a pas réussi à se sauver, comment les musulmans peuvent-ils mettre leur confiance en lui ? De qui vaut-il mieux être le disciple : d’un pécheur (48.2 ; cf. 40.55 ; 47.19 ; 80.1-12 ; 18.110), mort et enterré, qui attend d’être jugé, ou de Jésus, qui reviendra du Paradis pour le Jugement Dernier (4.158-159 ; Bukhari 3,43,656 ; 4,55,657) ?

— 29 La vie de Mahomet est pleine de contradictions : il fulminait contre l’idolâtrie mais il ne se privait pas de jurer comme font les païens (100.1 ; 92.1), ni de récupérer les rites des Arabes polythéistes dans la cérémonie du pèlerinage, tels que boire l’eau de la source de Zamzam, lancer vingt-et-un (3×7) cailloux contre la figure de Satan, tourner sept fois autour du bâtiment de la Kaaba (La circumambulation lévogyre est un emprunt à Israël ; cf. Jean-Marie Mathieu, Les bergers du soleil, Éd. DésIris, 1998, p.30-31), y embrasser, enchâssée en un angle, la Pierre noire, et maints autres rituels magiques (5.95-98 ; 16.66,79 ; 22.27-34). L’islam a conservé les rituels païens existant en Arabie tout en leur donnant un sens prétendument biblique. Ainsi, lors de leur pèlerinage aux Lieux Saints de La Mecque, les pèlerins doivent faire sept fois de suite le trajet (environ 400 m) entre les deux collines Safa et Marwa en souvenir d’Agar cherchant de l’eau, non loin de la Kaaba, qui aurait été construite par Abraham et son fils Ismaël, etc. Mais comme parmi ceux à qui la prédication judaïsante avait d’abord enseigné l’abomination du polythéisme, certains se mirent à faire ressortir la contradiction qu’il y avait à se plier à ces usages païens. Un nouveau verset du Coran descendit alors très opportunément pour rassurer leur conscience : Safa et Merwa sont des monuments d’Allah. Celui qui fait le pèlerinage de La Mecque ou qui visitera la maison sainte ne commet aucun péché, s’il fait le tour de ces deux collines (2.153 ; cf. 2.158). Où l’on voit bien comment la Parole éternelle d’Allah est relative aux besoins de la cause. Le savant Al-Ghazali ne peut s’empêcher d’écrire : Le pèlerinage est la chose la plus irrationnelle qui existe dans l’islam. Nous effectuons des gestes et des rites absolument irrationnels, mais il s’empresse aussitôt de légitimer la chose au nom de la croyance musulmane : Ainsi le pèlerinage est le lieu où l’on peut, mieux que dans tout autre, démontrer notre foi parce que la raison n’y comprend rien et que seule la foi nous fait faire ces gestes. L’aveugle obéissance à Allah est la meilleure preuve de notre islam (Abu Hamid al-Ghazali, Du fait de vivifier les sciences religieuses, vol. 1, Livre 7, chap. 3, section 2, Beyrouth, 1992. Cité par Samir Khalil Samir, op. cit.). Et les musulmans reprochent aux chrétiens d’avoir paganisé leur religion ? 

Pièce de monnaie d’Uranius Antoninus (248-254) avec son croissant de lune et sa pierre noire.

Monnaie de Septime Sévère (145-211), figurant le temple du dieu de la lune et sa pierre sacrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

— 30 Si Noé était musulman (10.71), comme l’étaient Adam (2.37), Abraham (28.52), certains Égyptiens (26.51), Moïse (7.143), Salomon, et tant d’autres (27.38-45), comment Mahomet peut-il dire qu’il est le premier musulman (6.14,162 ; 39.14) ?

— 31 Comment Mahomet peut-il être le premier musulman (6.14,162 ; 39.14), si Allah lui a préféré Moïse (7.144) ?

— 32 Comment Mahomet aurait-il pu être un prophète (Mt 11.13 ; 13.17 ; 26.57 ; Lc1.70 ; 18.31 ; 24.25,27,44 ; Jn 1.45), puisque le Coran reconnaissait que le Messie était déjà venu (4.171 ; 5.17,72,75) ?

— 33 Alors que Jésus voulut être pauvre et prêcha le détachement des richesses terrestres (Lc 14.33 ; 16.13 ; 18.24-25), Allah commande guerres et pillages qu’il codifie sur des tablettes éternelles où ne manque pas d’apparaître que le 1/5e des butins doit revenir à Mahomet (8.41 ; 59.6), sans quoi sans doute les comptes de la Justice éternelle s’en trouveraient-ils déficitaires ! Avec le 1/5e du butin qu’Allah lui réservait, Mahomet faisait-il la guerre pour Allah ou pour son compte ? Mahomet nous est présenté par les sources musulmanes sous les traits d’un pillard : Quand l’apôtre d’Allah avait l’intention de conduire une expédition de pillage [razzia*, terme passé dans toutes les langues…] — ce qui dans le cas du Prophète constituait un aspect du djihad —, il employait une formule équivoque pour faire croire qu’il allait dans une autre direction (Bukhari 52.197). Il est à noter que les premières biographies de Mahomet étaient appelées Livre des rezzou*. La religion d’Allah enseigne à Mahomet à voler les biens des mécréants (Bukhari 44.668), mais comme le 1/5e n’était certainement pas suffisant, un autre verset fut envoyé pour lui donner la totalité : Ils te demandent sur le butin. Dis : “Le butin est à Allah et à son envoyé.” Craignez Allah, faites la conciliation parmi vous et obéissez à Allah et à son envoyé, si vous êtes croyants ! (8.1). Non seulement Allah est intéressé par du butin, mais tout ce qui existe, appartenant à Allah, est destiné à Mahomet (2.193), et donc à l’islam. N’y a-t-il pas là de quoi susciter de solides vocations de musulmans ?

— 34 Mahomet couvre de louanges le mensonge (Muslim 6303, Bukhari 41.857), le sectarisme, l’intolérance, la tricherie, le parjure : Allah vous a prescrit de rompre vos serments. Car, [bien sûr !] Allah est votre maître ; et c’est lui l’omniscient, le sage (66.2). Que les parjures musulmans se rassurent : Allah ne s’en prendra pas à vous pour la frivolité de vos serments (2.225). La vie de Mahomet sert à justifier tous les actes que la morale commune condamne, de la polygamie à la pédocriminalité (4.127 ; 65.4), du parjure au commerce d’esclaves, de l’assassinat de femmes et poètes sans défense à des massacres de masse, comme celui des neuf cents hommes de la dernière tribu juive de Médine, les Banu Qorayza (8.67), dont les femmes et les enfants furent vendus, au motif que cette tribu aurait eu l’intention de violer son traité (8.58). Pour légitimer ce dernier crime, une révélation d’Allah descendit à point nommé : Allah a fait descendre de leurs forteresses ces gens du livre […]. Vous en tuiez une partie et réduisiez l’autre en esclavage (33.26). Dans son grand amour Mahomet prit pour onzième épouse la ravissante Safiya le jour même où il massacra avec sa tribu des Banu Nadir, son mari, son père, son frère et toute sa famille : Cette jeune femme juive venait de se marier et son mari venait d’être égorgé comme tous les défenseurs vaincus. Le Messager se l’attribua et l’emmena avec lui. Alors que nous arrivâmes à la vallée de Sahba, Safiya fut en état de pureté légale [très important !] et le prophète consomma le mariage avec elle. Après quoi il fit préparer de la pate de datte au beurre pour repas de mariage (Ibn Hicham, Sira II, 240-241 ; Al-sirât al nabawiyya Éd. Tadmurf, Beyrouth, 1978, Tome III pp.183-184 ; Bukhari, 1.8,367 ; 16.74). Allah justifie la vengeance (2.194), la barbarie, la cruauté de son envoyé : Ô Prophète! Combat les mécréants et les hypocrites et sois dur ! (66.9). Puis la poétesse Asma Bint Marwan, mère de cinq petits enfants, écrivit une poésie critiquant les Arabes pour avoir laissé Mahomet assassiner un vieil homme. Apprenant ses dires, Mahomet demanda : N’y aura t-il personne pour me débarrasser de la fille de Marwan ? Umayr ibn Adi, se porta volontaire et la poignarda dans son lit, alors qu’elle donnait la tétée à son plus jeune enfant. Lorsque, pris de remord, Umayr exprima ses craintes d’être puni de ce meurtre par Allah, Mahomet le rassura : Même deux chèvres ne se disputeraient pas pour cela ! Le jour après l’assassinat de Bint Marwan, les Banu Khatma devinrent musulmans, parce qu’ils avaient vu la puissance de l’islam (Abu Daoud Livre 38, 4348). Comment ne pas être charmé par la mansuétude de Mahomet ? Allah couvre de son autorité les faits et gestes de son envoyé, l’assiste avec ses anges lors de ses expéditions (8.9), répond par d’opportunes révélations à toute question gênante le concernant (50.45 ; 66.1-5 ; 33.3-37), légalise ses fautes et encourage ses bas instincts comme son abjecte brutalité (33.36-38). La sourate 111 est tout entière consacrée à la mort par torture d’Abu Lahab, l’un de ses opposants, qui, après avoir été spolié de ses biens, eut les mains tranchées, tandis que sa femme était réduite en esclavage. Voici quelques hadiths, parmi tant d’autres, du même tonneau : Les musulmans d’Oukl ayant tué le berger de Mahomet et volé ses chamelles furent par lui condamnés à avoir les mains et les pieds tranchés, les yeux crevés, et à être jetés au soleil, où, durant leur agonie, ils suppliaient qu’on leur donnât de l’eau, ce qu’on leur refusa. Ils mordirent la terre. (Moussa ‘Abdallah-Yaacoub, op. cit., p.434)[6] ; Quand l’apôtre d’Allah eut coupé les pieds et les mains de ceux qui avaient volé ses chameaux et qu’il leur eut enlevé les yeux avec des clous chauffés à blanc, Allah le gronda et lui révéla : La punition de ceux qui font la guerre à Allah et à son apôtre et qui les affrontent pour semer la discorde sera l’exécution [par décapitation] ou la crucifixion (Récit d’Abu Zinad, Daoud XXXVIII 4357. Cf. Coran 5.33) ; L’apôtre d’Allah a lapidé à mort une personne de la tribu des Banu Aslam, un Juif et sa femme (Muslim XVII 4216) ; L’envoyé d’Allah m’envoie chez un homme qui a épousé la femme de son père. Il m’a ordonné de lui couper la tête et de prendre ses biens (Daoud XXXVIII 4442). Etc. Selon Ibn Taymiya (1263-1328), juriste favori des salafistes*, Mahomet a dit : Je suis le prophète du carnage. Je suis un rieur sanglant. (J.-P. Charnay, Principes de stratégie arabe, Paris, l’Herne, 1984, p.510), et selon Bukhari : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens tant qu’ils ne diraient pas : Il n’y a d’autre divinité qu’Allah (Les Traditions islamiques, titre 96, chap.28, t.4, p.577). Mahomet est-il vraiment le libérateur auquel aspire l’humanité ?

— 35 L’extrême bienveillance d’Allah pour son envoyé est telle qu’elle s’est par exemple manifestée lorsque ce dernier jeta son dévolu sur Zaynab, la femme de Zaïd, son fils adoptif. Au lieu de le menacer de l’enfer, ou de la lapidation, Allah interdit alors l’adoption (33.37-38), en sorte que Zaïd n’était plus son fils adoptif, et moyennant le divorce qu’Allah exigeait de ce dernier[7], Mahomet put épouser sa belle-fille. L’interdiction de l’adoption en islam trouve là son origine (33.4-5).[8] L’interdit devint légal. Un homme comme Mahomet jouit de privilèges proprement divins qui l’établissent au-dessus de la loi et de la morale qui n’existent que pour sacraliser ses péchés. Le cynisme de Mahomet va jusqu’à se présenter comme l’humble exécutant de l’ordre divin : Nous te l’avons donnée pour épouse […] l’ordre d’Allah sera chose faite (33.37), et comme l’amour d’Allah n’a pas de limite, il prévient même la jalousie posthume de son prophète en interdisant à ses épouses de jamais se remarier, car ce serait un très grand péché (33.53) ! Une autre sourate sert à justifier sa liaison avec Marie, une de ses esclaves coptes (66). Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur et il ne prononce rien sous l’effet de la passion (53.2-3) : si Mahomet avait dit cela de lui-même, ce serait suspect, mais puisque c’est Allah qui l’a dit, quel musulman pourrait en douter ? 

— 36 Votre prophète est pour vous un excellent modèle (33.21). Comment Mahomet pourrait-il être un excellent modèle puisque le Coran ne dit pratiquement rien à son sujet ?

— 37 L’apologétique musulmane va jusqu’à présenter Mahomet comme le libérateur de la condition féminine : Une des premières mesures que Mahomet prend, c’est d’interdire d’enterrer vivante une femme. Quand Mahomet arrive, c’est une libération ! (Famille et éducation, n°514, p.59-60 ; cf. Coran 81.8). Comme si le christianisme n’avait pas déjà contesté toute inhumanité, de quelque coutume ou loi qu’elle se revendiquât ! Comme si, lorsque vint l’islam, les chrétiens, arabes ou non, enterraient vivantes leurs fillettes ! Et si la plupart des musulmans croient encore que Jésus vécut dans la plus parfaite chasteté, c’est parcequ’ils ignorent cette révélation d’Allah à Mahomet : Nous avons envoyé avant toi des messagers, et leur avons donné des épouses et des descendants (13.38). Pour sa part, Mahomet reçut le privilège d’avoir autant de femmes qu’il voulait : Ô Prophète ! Nous t’avons permis tes épouses à qui tu as donné leurs salaires, ce que ta main droite possède de ce qu’Allah t’attribue [tes esclaves], les filles de ton oncle paternel, les filles de tes tantes paternelles, les filles de ton oncle maternel et les filles de tes tantes maternelles qui avaient émigré avec toi et [toute] femme croyante si elle se donne au Prophète, si le Prophète veut l’épouser. [Ceci est] voué [seulement] à toi, hors des croyants […] (33.50). On n’est pas prophète pour rien en islam ! Comment Allah peut-il donner Mahomet pour modèle aux musulmans (33.21), puisqu’il le soustrait à la loi générale des musulmans (33.50) ? Pour avoir des dizaines de fois attaqué, volé et tué, Mahomet aurait dû avoir été amputé au moins des quatre membres (5.38), pourquoi ne l’a-t-il pas été ? Mahomet a couché avec un nombre incalculables de femmes, y compris des femmes mariées (33.50), pourquoi n’a-t-il pas été fouetté (24.2), ou lapidé (Voir M 6) ? Allah semble s’inquiéter de justice en sommant Mahomet de ne plus changer d’épouses (il en aurait eu soixante huit), mais il se garde bien de condamner l’esclavage sexuel (33.52). En comparaison, pourrait-on trouver un modèle plus parfait que celui des chrétiens : Dieu fait homme ?

— 38 Les femmes de la lignée du Prophète de l’islam sont ménopausées à l’âge de soixante ans. Les autres à cinquante ans révolus (Ayatollah Khomeny, Principes politiques, philosophique, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, 1979, La femme et ses règles, 5). Qui pourrait encore douter que Mahomet soit le prophète d’Allah ?

— 39 Le fait que Mahomet, malgré le nombre de ses femmes (33.50-53), fût sans descendance mâle (33.40), est étonnant, et constitue une malédiction (52.39 ; 53.21-22 ; 4.117). Mais cela ne se comprend-il pas dans la perspective d’une écriture de l’histoire par les Abbassides visant à fonder leur légitimité ailleurs que sur celle d’une dynastie, celle des Omeyades qu’ils venaient de renverser ?

— 40 L’apôtre d’Allah a dit : Ô Unais ! Va voir la femme de cet homme et si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort. (Bukhari 38.508). L’envoyé d’Allah a dit : Quand un homme célibataire commet l’adultère avec une femme célibataire, ils recevront cent coups de fouet et seront bannis un an. Dans le cas où ils sont mariés, ils recevront cent coups de fouet et seront lapidés à mort. (Muslim 17.4191). La lapidation est un devoir envoyé par le livre d’Allah pour les hommes et les femmes mariés qui ont commis l’adultère si la preuve est établie, s’il y a grossesse ou aveu. (Muslim 17.4194). Il est très fréquent qu’un tribunal islamique condamne à la prison et jusqu’à deux cents coups de fouet une femme, voire une enfant, ayant eu l’impudence d’être victime d’un viol ! (Cf. Enyo, op. cit., p.203) En comparaison, lorsque l’on amena à Jésus une femme surprise en flagrant délit d’adultère pour L’accuser de renier la Loi de Moïse s’Il S’opposait à ce qu’elle soit lapidée, ou pour L’acculer à Se renier Lui-même en donnant Son accord à ce qu’elle le soit, Jésus ouvrit, entre le péché de cette femme et la sainteté exigée par Dieu, un chemin nouveau, celui de la Miséricorde (cf. Jn 8.1-11). Il renvoya chacun à son propre péché et à son propre besoin d’être pardonné : on ne saurait demander à Dieu pour soi-même la miséricorde que l’on refuse à autrui. Telle est la véritable justice que le Père attend de nous ici-bas et dont Il nous a donné l’exemple en Son Fils. Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre dit Jésus à ceux qui voulaient lapider cette malheureuse femme. Puis, se tournant vers elle, Il lui dit : Est-ce que quelqu’un vous a condamnée ? –Personne, Seigneur. – Moi non plus Je ne vous condamne pas. Allez, et ne péchez plus. Comment, dès lors, peut-on prétendre qu’il n’y a pas de différence entre les enseignements de Moïse, de Jésus, et de Mahomet, ou qu’ils sont compatibles (3.84 ; 4.152) ?

 — 41 Mahomet […] a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair. Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n’en a avancé que de très faciles à saisir par n’importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n’a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l’inspiration divine, quand une œuvre visible qui ne peut être que l’œuvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu’il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans. D’ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l’aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d’autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire il déforme les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c’est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d’astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient les convaincre de fausseté. C’est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère. (Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, I, 6, Paris, Cerf, 1993, p.27). En fait de motifs de crédibilité, outre la flatterie des bas instincts et la promesse d’une vie future remplie de plaisirs sensuels (37.47 ; 44.54 ; 52.20 ; 55.47,72 ; 56.22 ; 77.41-44 ; 83.47 ; 78.31), l’apologétique musulmane s’appuie sur la confiance aveugle en Mahomet. Mais n’est-ce pas qu’Allah a commandé de n’associer personne à son commandement (18.26) ?

— 42 Jésus n’évangélisait pas les démons, puisqu’ils ne peuvent pas se repentir, mais Il les chassait (Mc 1.34 ; 5.1 ; 9.14). Mahomet au contraire prêchait le Coran aux démons (46.29 ; 72.1-10). N’apparait-il pas alors que l’islam est une religion pour les démons ?

— 43 Mahomet sera l’accusateur lors du Jugement Dernier : Soyez témoins à l’encontre des humains, comme l’envoyé sera témoin à votre encontre (2.143). N’est-ce pas le rôle du Démon d’accuser les hommes devant Dieu (Za 3.1 ; Ap 12.10) ?

 — 44 Alors que la Bible se termine par l’assurance de la victoire du Christ et l’invitation à en recevoir gratuitement le salut, les deux dernières sourates du Coran montrent Mahomet dans la peur des démons, des sorcières, de la vengeance, de la nuit… comme si ses crimes le hantaient, et que, privé du secours de Dieu, il se découvrait trompé et livré au pouvoir du Démon… Serait-ce qu’Allah ne donne finalement ni paix ni salut ?

— 45 Selon les sources musulmanes elles-mêmes, Mahomet avait été ensorcelé (17.47 ; 15.6 ; cf. 23.25, 70 ; 34.8, 46 ; 37.36 ; 44.14 ; 51.52 ; 52.29 ; 73.4) ; D’après Aïcha, un homme du nom de Labid ibn al-A‘sam de la tribu de Bani Zaraiq enchantait l’Apôtre d’Allah jusqu’à ce qu’il commençât à imaginer des choses qu’il n’avait pas vraiment faites (Bukhari 7.658) ; toujours d’après Aïcha : On faisait de la magie sur l’Apôtre d’Allah au point qu’il disait avoir eu des rapports sexuels avec ses femmes alors qu’il n’en avait pas eu… (Bukhari 7.660) ; Les témoins disaient que Mahomet avait des syncopes au cours desquelles il avait de l’écume aux lèvres et des rugissements analogues à ceux d’un jeune chameau (Karl Pfander, Mizanu‘l Haqq, Mahomet ou Jésus, Éditions de Paris, 2007). Qui est digne de confiance : un possédé ou Celui qui chasse les démons ? Pourquoi Allah demande-t-il à Mahomet de ne pas le précéder dans la récitation des versets (75.16) ? Mahomet connaissait-il mieux le Coran qu’Allah ?

— 46 Selon la tradition musulmane les cinq prières quotidiennes trouvent leur origine lors du voyage nocturne de Mahomet, de la Mecque au septième ciel (17.1), avec une escale à Jérusalem, à la mosquée Al Aqsa (qui n’existait pas encore). Allah exigea alors cinquante prières par jour, mais, grâce au talent de négociateur de Mahomet, leur nombre fut réduit à cinq (Bukhari 1,8,345). Si la prière dépend de Mahomet, comment peut-elle conduire à Dieu ?

— 47 Ô croyants ! Obéissez à Allah, obéissez au Prophète et à ceux d’entre vous qui détiennent le pouvoir (4.59). Comment les détenteurs du pouvoir en islam ne mettraient-ils pas tout leur zèle à promouvoir et défendre l’honneur de Mahomet ?

— 48 Jésus a déjà parlé de Mahomet (Voir I 18) : Gardez-vous des faux prophètes. […] Vous les reconnaîtrez à leurs fruits : cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des ronces ? (Mt 7.15-20) ; Ses Apôtres ont désigné Mahomet comme un antichrist de choix : Le voilà l’Antichrist : Il nie le Père et le Fils ! Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père. Qui confesse le Fils possède aussi le Père. (1 Jn 2.22-23) ; Tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en notre chair est de Dieu, mais tout esprit qui ne confesse pas ce Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui de l’Antichrist. (1 Jn 4.1-3 // Coran 2.116 ; 4.171 ; 10.68 ; 19.92,35 ;  23.91 ; 39.4 ; 43.81) ; Quand nous-mêmes, quand un ange venu du Ciel vous annoncerait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit et nous le répétons, si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! (Ga 1.8-9 ; cf. aussi 1 Tm 6.3-5). Selon la foi chrétienne, Mahomet est donc maudit, et le système idéologique qu’il a fondé est d’autant plus démoniaque qu’il se prétend d’origine divine. Au long de l’histoire, les chrétiens n’ont pas cessé d’affirmer cela, comme en témoigne pour eux-tous le grand Bossuet : Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. (Bossuet, Panégyrique de saint Pierre Nolasque, Paris, 29.01.1665). Les choses ont-elles vraiment changé depuis l’époque de Bossuet ?

[1] A titre de comparaison, à la même époque, la France, pourtant moins cultivée que l’Égypte, la Syrie ou la Mésopotamie, nous livre l’histoire de ses rois et maires du palais : Clotaire II, Dagobert I, Pépin de Herstal, Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne… de ses évêques, tels saint Ouen de Rouen, saint Omer de Thérouane, saint Césaire d’Arles, Sidoine Apollinaire de Clermont, saint Grégoire de Tours, saint Léger d’Autun, saint Eloi de Noyon, etc…
[2] La mort de Mahomet est datée de 632… Notons que la Sira mentionne aussi le nom du père de Mahomet : Abdallah (Serviteur d’Allah), ce qui donne certainement une noble origine à Mahomet, mais contredit qu’il ait apporté la Révélation d’Allah…

 
[3] http://archive.aramcoworld.com/issue/201503/coins.of.two.realms.htm
[4] Il est à noter que le Bien-Aimé qui apparaît en ces inscriptions y désigne non pas Mahomet mais Jésus. Cf. Oleg Grabar, La Formation de l’art islamique, Flammarion, 1992, p.79-84.
[5] Ibn al Hanifiya (VIIe s.) ; Salih ibn Tarif (VIIIe s.) ; Mahomet ibn Hasan Ibn Ali (IXe s.) ; Said ibn Hussayn et al-Hakim Ibn Amr Allah (Xe s.) ; Mahomet ibn Abdullah ibn Tumat (XIIe s.) ; Syed Mahomet Jaumpuri (XVe s.) ; Siyyid Ali Mahomet, Mirza Ghulan Ahmad et Mahomet Ahmad (XIXe s.) ; Sayyid Mahomet Abdullah Hassan et Mahomet Abdullah al Querishi (XXe s.)…
[6] Selon un autre hadith (Bukhari 56,152,1), c’est à huit hommes malades de la tribu des Oklites que le Prophète a infligé ce châtiment, et ce parce qu’ils doutaient de l’origine divine de la médication que Mahomet leur prescrivait, à savoir : boire de l’urine de chameau.
[7] Le mot séide est la forme francisée de Zaïd. Un séide est un homme d’un dévouement aveugle et fanatique.
[8] La kafala n’a rien à voir avec l’adoption telle que nous la connaissons, puisqu’elle ne crée pas de lien de filiation, ne permet pas à l’enfant d’hériter, ni de porter le nom de celui qui l’a recueilli, et n’est pas possible si, au moins un des deux adoptants, n’est pas musulman. Elle est possible alors que les parents ne sont pas morts et même s’ils n’ont pas donné leur accord. Elle n’interdit pas toute relation sexuelle future entre l’adulte recueillant ou ses enfants naturels et l’enfant recueilli, qui peut aussi être épousé par l’un d’eux. Les enfants recueillies en kafala deviennent d’autant plus facilement les esclaves de la maison que la kafala permet la répudiation à tout moment et sans motif. L’islamisation de la France est telle que sa législation a intégré dans son droit le principe de la kafala…