Vidéo numéro 25257
islam-et-verite.com
transcription en français mot à mot. (mot pour mot)

durée de la vidéo 28 minutes et 52 secondes.

Loué soit Jésus-Christ, Sa grâce et Sa paix soient avec vous !

Comment lire le Coran ? Comment croire qu’Allah a parlé, que cette parole est le Coran, et ne pas lire le Coran ?
Mais comment comprendre la parole d’Allah, car chaque être vivant a son propre langage : les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, et Dieu seul parle le langage de Dieu.
Et puisqu’à la différence des chrétiens, les musulmans n’ont pas reçu
l’Esprit de Dieu, n’ayant que leur intelligence humaine pour comprendre la Parole de Dieu …
S’ils prétendent comprendre le Coran, cela signifie que les musulmans sont Dieu, car seul Dieu parle le langage de Dieu. Et s’ils reconnaissent qu’ils ne sont pas Dieu, alors ils doivent aussi reconnaître qu’ils ne peuvent pas comprendre le Coran … C’est ce que nous allons voir… en écoutant certains musulmans, nous expliquer
comment lire le Coran ! Par exemple, Monsieur Tarek Oubrou, qui, le 7 mai 2016, était interrogé par Anne Sinclair sur Europe 1.

(Anne Sinclair):
“Mais si au fond, tout est affaire d’interprétation, qu’est-ce qui fait que la vôtre qui est très libérale.. est plus juste
que celle de l’imam d’à côté qui dira le contraire… ?

(Tarek Oubrou):
– C’est pas une question d’interprétation juste ou pas.

(Abbé Guy Pagès):
– Tarek Oubrou, d’entrée de jeu, refuse de répondre à cette question
pourtant essentielle : « Qu’est-ce qui nous garantit que vous comprenez le Coran ? » Il n’a pas de réponse. Et en effet, alors que Jésus a confié Son autorité à Pierre et en lui à ses successeurs que sont les Papes, en sorte que ce qu’ils lient sur la terre est lié au Ciel et que ce qu’ils délient sur la terre est délié au Ciel (Mt 16.18-19), Mahomet, n’ayant confié son autorité à personne, personne en islam n’a autorité pour parler au nom d’Allah.
Rien que cela suffit à montrer que l’islam, n’ayant pas le moyen d’unir les hommes dans la vérité, ne peut pas non plus venir de Dieu. D’ailleurs, qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist (1 Jean 2.22), et le faux-prophète (Ap 20.10) ?
Aussi Monsieur Oubrou va-t-il essayer de se tirer d’affaire par l’esbrouffe de l’accès à une intelligence supérieure, qui l’autorise à dire :

(Tarek Oubrou):
– “C’est pas une question d’interprétation juste ou pas. “

(Abbé Guy Pagès):
– “Ce n’est pas une question d’interprétation juste ou pas.”
Mais au-delà de ce qui est juste, qu’y a-t-il d’autre que ce qui est injuste … ? Rejeter une interprétation juste du Coran, c’est accepter qu’il puisse dire n’importe quoi, c’est reconnaître que le Coran n’a pas de sens, et qu’il est donc un outil de mensonge, et d’injustice.

(Tarek Oubrou):
– Le Coran et la tradition du prophète, nous livrent pas une doctrine particulière, ni une doctrine sur la foi, ni une doctrine sur les pratiques.

(Abbé Guy Pagès):
– Eh bien voilà ! Pour ne pas reconnaître qu’il ne peut rien comprendre au Coran,
ni surtout tenter de justifier les abominations qu’il contient, Tarek Oubrou, maître es-takiya, est capable de dire
que « le Coran n’a pas de doctrine particulière … ni sur la foi ni sur la pratique » ! Autrement dit : il n’a aucun intérêt,
puisqu’il ne contient rien d’intéressant.. ! Il est donc un pur néant ! Ce faisant, Tarek Oubrou nie que le Coran soit,
comme Allah le dit pourtant « l’exposé dé-ta-illé-de-tou-te-cho-se (Coran 7.145 ; 12.111 ; 16.89) », où « tout est con-si-gné (Coran 22.70 ; 50.4 ; 78.29) » … et donc aussi la « doctrine sur la foi et sur la pratique » !
Mais puisque Tarek Oubrou est au-delà de ce qui est juste, que lui importe si ce qu’il dit est juste ou pas, du moment
qu’il sert l’islam ?

(Tarek Oubrou):
– Le Coran et les paroles du prophètes délivrent un ensemble d’informations datées et situées, parce que il y a une dimension historique des textes qu’ils ne faudrait pas oublier.

(Abbé Guy Pagès):
– La valse continue ! Si les musulmans sont musulmans, c’est parce qu’ils croient que le Coran est la parole éternelle d’Allah. Or, Tarek Oubrou nous dit que le Coran a une dimension historique. Si donc le Coran a une dimension historique, c’est qu’il n’existait pas avant le temps, avant l’histoire à laquelle il se rattache … et qu’il n’est donc pas éternel !
Car nous sommes pas dans l’éternité … ! Il faudrait savoir : être musulman, est-ce croire que le Coran est éternel, ou croire qu’il est né avec le temps et dans le temps ? Ah, j’oubliais : en islam, il n’est pas question de savoir ce qui est juste ou pas ! Il est seulement question de se soumettre, à la terreur d’Allah, (Coran 3.32,5.59,26.108 39.16) et de ses serviteurs !

(Tarek Oubrou):
– Et pour traiter ces informations, il faut une doctrine. C’est comme dans les sciences naturelles et les sciences physiques, pour comprendre le comportement de la matière, ou bien le comprendre en ce moment du vivant, vous avez besoin d’une doctrine pour interpréter.

(Abbé Guy Pagès):
– Là nous sommes en plein feu d’artifice ! « Pour interpréter les informations du Coran il faut une doctrine ». Il y a quelques secondes il n’était pas question d’interprétation,
(Tarek Oubrou):
– C’est pas une question d’interprétation juste ou pas.

(Abbé Guy Pagès):
– mais maintenant il faut interpréter !
Faudrait savoir ! Mais quelle est cette mystérieuse doctrine nécessaire pour comprendre le Coran, qui était tout de même censée être « explicite (Coran 44.2) » ? Le Coran en tout cas, n’est pas lui-même la connaissance ultime de la vérité, puisque sans cette doctrine dont parle monsieur Tarek Oubrou, le Coran serait incompréhensible. C’est donc, cette doctrine qui permet de comprendre le Coran, et non pas l’inverse ! Finalement, à choisir, que vaut-il mieux, le Coran, ou cette doctrine qui, permettant de comprendre le Coran, permet certainement de comprendre aussi toutes choses, elle en tout cas, sans laquelle le Coran n’a pas de sens ? Où l’on voit donc au grand jour que le Coran, contrairement à ce que dit Allah, n’est pas « d’une lecture claire (Coran 36.69) » n’est pas « l’exposé détaillé de toute chose (Coran 7.145 ; 12.111 ; 16.89) » !

(Tarek Oubrou):
– Parce que dans le Coran et la tradition on peut trouver la chose, et son contraire.

(Abbé Guy Pagès):
– Ça, c’est le sommet !
« Dans le Coran et la tradition du prophète, on peut trouver la chose et son contraire. » La chose et son contraire !
C’est-à-dire : tout et n’importe quoi ! Est-ce pour cette raison qu’Allah tient tant à convaincre que son Coran est
« sans ambiguïté (Coran 18.1) » ? Mais si Allah se contredit, et donc ment, ou dit n’importe quoi, qui de sensé peut lui
faire confiance ? Qui aime qu’on lui mente ou qu’on lui dise n’importe quoi ? Se pose alors la question :
le Coran est-il vraiment la Parole du Dieu Un, qui ne peut donc pas mentir, parce que justement Il est Un,
et que la vérité n’est pas le mensonge ?

(Tarek Oubrou):
– Que dans le Coran et la tradition on peut trouver la chose et son contraire,
tout simplement parce que le Coran et la tradition des prophètes ont été révélés dans des situations parfois contradictoires.

(Abbé Guy Pagès):
– Dire que les contradictions du Coran découlent des situations contradictoires dans lesquelles il a été révélé,
c’est reconnaître que le Coran ne précède pas ces situations mais dépend d’elles, et donc qu’il n’est pas éternel !
Le refus de l’associationnisme (Coran 2.116,125 ; 3.64 ; 4.171 ; 5.17,72,73,82,116 ; 6.100-102,106 ; 7.190 ;
9.30,31 ; 10.68,105 ; 19.35 ; 23.91 ; 25.2 ; 33.73 ; 39.4 ; 43.81), c’est-à-dire de l’Incarnation de Dieu, par laquelle l’éternité … et le temps sont unis, tout en restant distincts, en la personne du Messie, rend l’islam incapable de rendre compte de la venue de la Parole de Dieu en ce monde (Coran 3.45 ; 4.171 ; 19.34), comme on le voit ici avec toutes les absurdités et contradictions que ne peut que prononcer un musulman, tel Monsieur Oubrou, cherchant à rendre compte de sa croyance. Mais sa conscience ne peut aussi que le condamner devant Dieu (1 Tm 4.2), tant l’homme est doué d’intelligence pour chercher et connaître la vérité, qui est Dieu, manifesté en Jésus, la Parole de Dieu (Jn 14.6 ; 18.37 ; Coran 4.171).

(Anne Sinclair):
– Alors la doctrine, qui la donne.. ?

(Abbé Guy Pagès):
– Anne Sinclair ne perd pas le nord, et pose à nouveau la question :
Comment prétendre que le Coran achève la révélation de la vérité (Coran 5.3), si lui-même a besoin d’une autre vérité ?
Voyons maintenant ce que Tarek Oubrou répond à la question insistante d’Anne Sinclair.

(Anne Sinclair):
– Alors la doctrine, qui la donne.. ?

(Tarek Oubrou):
– Mais, il y a des outils qui ne trompent pas. Il y a une tradition musulmane, depuis le Moyen-Âge, qui consiste à proposer
une doctrine liguistique, théologique, canonique, sur l’histoire également, c’est ce qu’on appelle l’herméneutique.
L’herméneutique fondamentale c’est-à-dire comprendre le texte, dans l’univers du texte, et l’herméneutique appliquée,
comprendre le texte ici et maintenant. Ce sont deux épistémiologies complètement différentes.

(Anne Sinclair):
– Alors je vous pose ma question d’une manière différente.. :
“Qu’est-ce qui fait que vous l’interprétez ainsi, et qu’un autre l’interprètera différemment?

(Abbé Guy Pagès):
– N’est-ce pas curieux qu’Allah ayant donné avec le Coran la vérité parfaite.. et définitive…
(Coran 2.109,176 ; 3.3 ; 5.3 ; 11.14 ; 33.40 ; 43.3-4), il ait fallu attendre le Moyen-Âge pour le comprendre ?
Tarek Oubrou semble ne pas se rendre compte des conséquences de ce qu’il dit. Car si les outils forgés au Moyen-Âge sont
nécessaires pour comprendre le Coran, alors Mahomet, qui n’en disposait pas, ne pouvait pas non plus comprendre le Coran,
et a donc menti en prétendant agir selon le Coran. Et à supposer que Mahomet ait eu la compréhension du Coran,
c’est la tradition musulmane elle-même, qui est convaincue de mensonge en nous disant qu’elle a gardé fidèlement
l’enseignement révélé à Mahomet jusqu’à nos jours, puisque les savants musulmans du Moyen-Âge ne la possédaient pas,
et ont eu besoin des outils conceptuels élaborés à cette époque, par les mécréants, pour comprendre le Coran,
preuve qu’ils ne le comprenaient pas sans eux…
Et pourquoi croire que les musulmans d’aujourd’hui comprendraient le Coran mieux que les musulmans du Moyen-Âge,
qui ne le comprenaient pas ? Est-ce que les musulmans vont continuer à faire confiance à des savants, qu’ils soient
d’aujourd’hui ou d’hier, pour mériter le châtiment de ceux qui élèvent ainsi les savants au rang de Dieu (Coran 9.31) ?
À moins que grâce aux sciences et aux techniques produites par les mécréants, notamment internet, ils finissent par comprendre
enfin ce qu’est l’islam ? Qu’ils se rappellent bien en tout cas, qu’Allah lui-même affirme qu’il est seul
à comprendre le Coran (Coran 3.7) … ce qui devrait les conduire à se poser quelques questions, par exemple:
si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi le dit-il ? Et tous les savants musulmans qui prétendent
expliquer le Coran, sont-ils autre chose que des imposteurs, et Allah une idole qu’ils font parler ?
Bref, en dépit des gros mots et du charabia derrière lesquels Tarek Oubrou cherche à cacher son incapacité à répondre
à la question d’Anne Sinclair. Il ne réussit pas à la dissuader de la lui reposer, pour la troisième fois :
Qui comprend quelque chose au Coran ?

(Tarek Oubrou):
– Le problème c’est que les gens n’interprètent pas et,

(Abbé Guy Pagès):
– Pourquoi est-ce maintenant un problème que les gens n’interprètent pas ?
Puisque tout à l’heure, ce n’était justement pas une question d’interprétation …

(Tarek Oubrou):
– C’est pas une question d’interprétation juste ou pas.

(Abbé Guy Pagès):
– et maintenant, c’est non seulement une question, mais un problème…
Faudrait savoir ! Mais probablement … que comme il nous l’a dit du Coran, et influencé par lui, Tarek Oubrou est capable
de dire tout et son contraire …

(Tarek Oubrou):
– et ils font des prélèvements scripturaires, ils prélèvent des fragments du texte
sans doctrine justement, il y a pas d’interprétation. L’interprétation suppose déjà un a priori doctrinal. Il y a des imams qui
sont pas forcément des docteurs de la loi. Ils sont pas forcément des théologiens. On ne peut pas être vraiment un théologien,
un docteur de la loi si on ne maîtrise pas 2 formes de savoir. Le savoir classique religieux et le savoir moderne.

(Abbé Guy Pagès):
– Avez-vous entendu ce que reproche Tarek Oubrou à certains musulmans ? De citer des extraits du Coran « sans doctrine », « sans interprétation », « sans interprétation.. », « sans a priori doctrinal ». Mais d’où viendrait cette doctrine, cette pré-interprétation, cet a priori doctrinal, nécessaire pour comprendre ce qui est censé être soi-même l’explication de tout ? Il ne le dit pas. Or, telle est la question que lui pose Anne Sinclair, et à laquelle il n’arrive pas
à répondre, bien qu’il en confirme la pertinence, puisqu’il affirme, ici encore, l’existence et la nécessité de cette doctrine,
dont il a nié au début de l’entretien qu’elle soit dans le Coran. Reste que si un docteur de l’islam ne peut être reconnu tel
que moyennant sa maîtrise des sciences développées par les mécréants, lesquels se passent fort bien du Coran, preuve est faite
à nouveau qu’il n’y a pas d’autre science et dignité, même en islam, que celles des mécréants, et que le Coran
n’est donc pas « l’exposé détaillé de toute chose (Coran 7.145 ; 12.111 ; 16.89) ». Et de fait, le Coran n’a rien appris
aux hommes qu’ils ne savaient déjà. Même les prétendus « miracles du Coran » ne se comprennent que grâce à la science
des mécréants ! Comment donc expliquer cet aveuglement, sinon en y reconnaissant une manifestation du combat spirituel,
et donc invisible, qui se joue en ce monde entre la Lumière et le les ténèbres (Jn 1.5 ; 3.19 ; 8.12 ; 12.31 ; Ac 26.18 ; 2 Co 6.14 ; Ep 5.8 ; Col 1.13 ; 1 Th 5.5) et dont chacun est le théâtre et l’enjeu ? Telle est la raison d’être de l’islam : détruire la Révélation divine accomplie une fois pour toutes (Coran 2.193 3.55 9.30 4.171) dans la mort et la résurrection du Christ (Rm 6.10, He 7.27 9.12,26 10.10, 1 P 3.18), la Parole de Dieu incarnée, qui jugera le monde au dernier jour (Mt 25.31-46, Jn 5.21-29; Coran 4.158-159 172-174).
Mais pour que vous ne croyez pas que le discours de Tarek Oubrou lui est propre, sans vouloir trop allonger cette vidéo, voici la réponse de quelques autres
personnalités musulmanes à cette même question : Que dit le Coran ? Ainsi de Rachid Benzine:

(Une animatrice qui interroge Rachid Benzine):
– Pour conclure Rachid Benzine;
– « Quel est pour vous le cœur du Coran, son message essentiel, pour vous ? »,

(Rachid Benzine):
– Eh bien, en tout cas pour moi, le coeur du Coran s’est d’abord la guidance.
Et quand vous demandez la guidance et que vous savez pas si vous êtes sur la bonne voie
ou la mauvaise voie, et que Dieu doit toujours demeurer une question.

(Abbé Guy Pagès):
– À la question :
« Quel est le cœur du Coran, quel est son message essentiel ? », Rachid Benzine répond « la guidance ».
Mais il ne dit pas pourquoi il demande la guidance au Coran, et pas à autre chose. En quoi le Coran mérite-t-il
d’être pris pour guide ? Il ajoute toutefois que demander la guidance au Coran suppose de ne pas savoir si l’on est sur la bonne
ou sur la mauvaise voie. Quel aveu ! La prudence elle, demande, qu’en cas de doute, on s’abstienne. Mais Rachid Benzine
ne s’abstient pas, et fonce dans l’islam, sans donc savoir s’il fait bien ou mal. Il agit littéralement en insensé.
Et il termine par un mot qui se voudrait de l’humilité : « Dieu doit toujours demeurer une question. » Ainsi, de même qu’il
ne sait pas pourquoi il demande à l’islam son salut, sa guidance, de même, il ne sait pas qui est Dieu, et il postule
qu’il ne le saura jamais. Sous couvert donc d’exalter la grandeur de Dieu, il renie comme tout antichrist (1 Jn 2.22), 
la Révélation par laquelle Dieu S’est fait connaître (Jn 14.7), « une fois pour toutes (Jude 1.3,5) », en Son Messie.
La parole révèle ce qu’il y a dans le cœur de celui qui parle. Et si Dieu a parlé, c’est pour Se faire connaître.
Mais à la Révélation hébréo-chrétienne, Rachid Benzine préfère se fier à Allah, qui est inconnaissable, et le restera à jamais
(Coran 2.255 ; 6.50,59 ; 7.188 ; 11.31 ; 20.110 ; 27.65 ; 72.26),
sans doute craignant trop de se montrer pour ce qu’il est … Or, « Voici le jugement :
la lumière est venue dans le monde, dit saint Jean, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres
étaient mauvaises. Quiconque fait le mal, hait la lumière, et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui
soient reprochées. Mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour que ses œuvres soient reconnues faites en Dieu. (Jean 3.16-21) »

(Idriss Aberkane):
Si il y a eu des siècles d’écoles d’interprétations, c’est précisément parce que
il était admis et convenu, non seulement que le Coran a une profondeur, mais également que personne n’a le droit
de l’interpréter à votre place, vous pouvez être conseillé mais si vous prenez une interprétation, c’est votre responsabilité.

(Abbé Guy Pagès):
– Fantastique ! Pour Idriss Aberkane, on peut faire dire ce que l’on veut au Coran, tout et son contraire !

(Tarek Oubrou):
– Dans le Coran et la tradition, on peut trouver la chose et son contraire.

(Abbé Guy Pagès):
– Les mots n’ont donc pas de sens, ni les règles de grammaire,
de style ou d’orthographe. Voilà bien exprimé, avec tout l’aplomb qu’il faut, l’enseignement du néant,
la tromperie universelle, magique ! « Vous serez comme des dieux ! (Genèse 3.5) » Il vous suffit de le dire pour que cela soit !
Mais où est l’infini respect dû à Dieu si l’on peut se substituer à Lui pour Lui faire dire ce que l’on veut ?

(Une femme musulmane):
– On comprend exactement le sens des versets.

(Saïd Bouhdifis, Institut Européen des Sciences Humaines, Château-Chinon (F) ):
– Le texte reste tout le temps le même. On n’a pas le droit de changer le texte. Même la prononciation, ça doit être la même.
La façon de le prononcer, comme vous avez vu tout à l’heure, le temps de prolonger
la lettre, ça, ça reste la même. Mais la compréhension ça change d’une personne à une autre. Ce que c’est. C’est des
paroles divines pour toute l’humanité. Et chaque homme, va comprendre selon ses capacités, selon sa situation.

(Abbé Guy Pagès):
– Ce professeur de Coran semble ignorer qu’en dépit de la suppression par le troisième Calife, Othman, de toutes les versions
du Coran autres que la sienne, il existe maintenant encore de nombreux et différents corans, tels celui
d’Ibn Massoud (qui ne comporte que cent douze sourates et n’inclut pas la Fatiha), celui d’Oubai ibn Kab, celui d’Abou Mousa,
et de tant d’autres, utilisés pendant des siècles, en Syrie, en Irak, et ailleurs.
Plusieurs autres versions du Coran:
(Corans d’Abdoullah Bin Amre Ibn Al-Ass, d’Abdoullah Ibn Abbas, d’Abdoullah Ibn Al Zoubir,
d’Abe Baker Al Sedeek, d’Abe Mousa Al Asharee, de Abu Zaied, d’Akrama, d’Al Asoad Ibn Yazid,
d’Al Hajaj Ibn Yousef Al Thakafy, d’Anes Bin Malek, d’Ata’ Abe Rabeh, d’Hafsa, de Moaaz Bin Gabel,
de Moujahid, de Muhammad Bin Abe Mousa, d’Obaid Bin Omeir Al-Laithy, d’Othman Ibn Affan,
de Qualown / Abou Mousa Ibn Mina, de Saëd Bin Gabber, de Salem Maola Abe Hozaifa,
de Souleiman Ibn Mahran, de Talha, de Waresh, de Zaied Ibn Thabet, etc.)
Aujourd’hui, le Coran publié par l’Arabie saoudite et l’Égypte contient 6236 versets, avec cette précision : « Ce Coran d’Othman suit la lecture de Hafs » ;
celui, toujours d’Othman, bien sûr, mais publié au Maroc, suit la lecture de Wasch, avec six mille deux cent-quatorze versets ;
celui du Soudan suit la lecture d’Al-Douri avec six mille deux cent quatre versets. Mais ce n’est pas seulement le nombre
ni même l’ordre des sourates qui varient, comme dans le Codex de Samarcande (daté de 654), conservé au musée Topkapi d’Istanbul,
ou le Codex de Londres (daté de 772), conservé au British Museum, ou dans ceux découverts en 1972 à la Grande Mosquée de Sana‘a au Yémen, datés des deux premières décennies du VIIIe siècle où manquent les sourates 27 à 36 (Leila Qadr, Les trois visages du Coran, p.38), mais ce sont encore des variations textuelles et graphiques importantes qui les distinguent. C’est au point qu’après avoir étudié les manuscrits de Sana’a, Gerd-Rüdiger Puin écrivit, je cite:
« Le Coran proclame qu’il est moubîn, c’est-à-dire “clair” (Coran 26.195), mais si on le regarde de près, on remarque
qu’une phrase sur cinq, ou à peu près, n’a tout simplement pas de sens. (Tout et son contraire !) …/ …
Beaucoup de musulmans vous diront le contraire, bien sûr, mais c’est un fait que 1/5e du texte coranique est absolument incompréhensible. C’est ce qui est à l’origine de la gêne traditionnelle concernant la traduction. Si le Coran n’est pas compréhensible, si même en arabe on ne peut pas le comprendre, alors il n’est traduisible dans aucune langue. Voilà pourquoi les musulmans ont peur. Puisque le Coran
répète à plusieurs reprises qu’il est clair alors qu’il ne l’est pas, il y a là une contradiction évidente et très grave. »
(Gerd-Rüdiger Puin, Atlantic Montly, Janvier 1999)

(Une femme musulmane):
– On comprend exactement le sens des versets.

(Abbé Guy Pagès):
– Les conjectures proposées n’ayant jamais fait l’unanimité, « le livre au sujet duquel il n’y a point de doute (Coran 2.2 4.174 5.15 6.57 12.1 15.1 18.1 36.69 44.2) » est la source d’une cacophonie d’interprétations, que Saïd Bouhdifis essaie d’évacuer en disant que l’interprétation varie d’une personne à l’autre. Ce qui est un énorme mensonge musulman de plus, comme le savent tous ceux qui pensent que le Coran les autorise à quitter l’islam, alors que partout en territoire musulman ils risquent d’être tués, si ce n’est par la législation en vigueur, ce le sera par le zèle de quelque justicier, qui aura interprété le Coran à sa façon (Coran 4.49 ; 8.11-18),
et aucun autre musulman ne pourra lui dire que son interprétation est fausse, puisque [ce n’est pas une question d’interprétation juste ou pas]…

(Tarek Oubrou):
– C’est pas une question d’interprétation juste ou pas.

(Abbé Guy Pagès):
– Et sans même vouloir quitter l’islam, le simple fait d’avoir proposé d’inverser le principe d’abrogation (Coran 2.106 16.101) en sorte que ce soient les versets prétendument pacifiques qui abrogent les versets appelant à la haine et aux meurtres,
cela a valu au Soudanais Mohamed Mahmoud Taha (1909-1985), d’être condamné à mort et pendu en 1985.
De même, Nasr Abou Zayd (1943-2010) fut condamné au Caire pour apostasie, et divorcé d’autorité
en raison de son étude scientifique du Coran. Bref, ce beau discours d’apparente liberté
permet de blanchir le Coran de sa stupidité congénitale et de sa haine viscérale, de tromper
les ignorants volontaires et les idiots utiles, mais encore il s’accorde très bien avec l’individualisme et le
relativisme contemporains, ayant si largement, grâce et la pensée gnostique de la Franc-maçonnerie, perverti
la société occidentale. Bref, comme le disait saint Paul :
« Les charlatans feront toujours plus de progrès, à la fois trompeurs et trompés. (2 Tm 3.13) »
Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Atlantic Monthly, Janvier 1999, http://www.theatlantic.com/past/issues/99jan/koran.htm; Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDDi1YEb

L’extrait de l’entretien entre Tarek Oubrou et Anne Sinclair est tiré de l’émission de Anne Sinclair sur Europe 1 le 07 mai 2018.
L’extrait de l’entretien avec Rachid Benzine, est tiré de l’émission “Faut pas croire”, de la Radio Télévision Suisse, du samedi 1er février 2015.
L’extrait de l’entretien avec Idriss Aberkane est tiré de l’émission donnée par la chaîne Youtube « Thinkerview » du 15.02.2018.