Le 13 février 2026

Abbé Guy Pagès

Sa Sainteté le Pape Léon XIV
Palais Apostolique, 00120 Cité du Vatican

Objet : Sacrilèges à Notre Dame de Paris

Laudetur Iesus Christus !

Très Saint-Père,

En réponse à ma lettre du 22 octobre 2025 vous faisant part des sacrilèges commis contre le Corps du Christ le dimanche 8 décembre 2024 lors de la Messe célébrée à l’occasion de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris — faits que j’avais déjà signalés, mais en vain, le 22 juin 2025 au Dicastère pour le culte divin — vous m’avez invité, par une lettre de Mgr Anthony Ekpo, votre Assesseur à la Secrétairerie d’État, en date du 2 décembre 2025, « à renouveler sans cesse ma relation avec Christ, présent dans ce Sacrement ».

Précisément, pour cette raison, permettez-moi de vous faire remarquer qu’à ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée, ni aucun acte de réparation posé, conformément aux exigences du canon 1379 §4 …

Certes, ce n’est pas d’aujourd’hui que « la loi est paralysée et la justice manipulée (Ha 1.4) », mais comment le silence et l’inertie face à des actes que le droit de l’Église condamne ne susciteraient-ils pas la juste Colère du Maître qui chassa les imposteurs de son Temple ? Nul doute que la Bonne Nouvelle perd de sa saveur et s’expose au mépris lorsque les Pasteurs de l’Église n’appliquent pas eux-mêmes la loi qu’ils ont mission de faire respecter.

Sollicitant la Bénédiction Apostolique de Votre Sainteté, je vous prie d’agréer, Très Saint-Père, l’expression de mon profond respect et de mon humble dévouement en Notre-Seigneur.

Abbé Guy Pagès

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Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la Sainte Communion …
(La Mère du Christ, à Estelle Faguette, Pellevoisin, le 18 février 1876)”

 

La Prière contre une Communion sacrilège « Quel crime affreux, ô mon divin Sauveur, qu’une Communion sacrilège ! » de Mgr Felix Dupanloup : 

Quel crime affreux, ô mon divin Sauveur, qu’une Communion sacrilège ! Quel attentat ! Quelle hypocrisie ! Quelle ingratitude ! Mais ce qui saisit mon âme de terreur et d’effroi, c’est la pensée que je puis moi-même m’en rendre coupable. Ô mon Dieu, détournez à jamais de moi cet affreux malheur, faites-moi mourir plutôt que je ne profane jamais votre chair adorable et que je Vous trahisse comme un autre Judas. Non, ô mon Jésus, c’est déjà trop d’avoir été jusqu’ici un grand pécheur, je ne veux pas être un sacrilège. Que faut-il, ô mon Dieu, que je fasse ? Faut-il que je déteste les péchés que j’ai commis ? Je les déteste de tout mon cœur. Faut-il que je renonce à mes coupables habitudes ? J’y renonce, et pour toujours. Faut-il que je déclare avec franchise et sincérité à mon confesseur tout le mal que j’ai fait ? Je lui dirai tout, quoi qu’il puisse m’en coûter, parce que je ne veux pas m’exposer à vivre ici-bas comme un réprouvé, dans les remords et les tourments d’une conscience sacrilège, et à aller brûler pendant l’Éternité tout entière avec Judas et avec ceux qui ont imité son crime et sa profanation. Ainsi soit-il.

Mgr Félix Philibert Dupanloup (1802-1878) – « Manuel des Catéchismes » ou « Recueil de prières, billets et cantiques » adopté par les Paroisses de La Madeleine, Saint-Roch, Saint-Louis-d’Antin, Saint-Philippe-du-Roule, Notre-Dame-de-Lorette, Saint Germain-des-Prés, Saint-Pierre de Chaillot, Saint-Jean-Baptiste de Neuilly, Saint-Étienne de Meaux, et Autres, Prière après l’instruction sur la Communion sacrilège, p. 245, chez Denaix (1845)

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De l’Instruction Redemptionis Sacramentum :

– 183 – Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l’Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l’Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes.