N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset. Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible, et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans”.

— 1 Serait-ce à vous le mâle et à lui la femelle ? Quelle répartition inique ! (51.21-22) ; Allah aurait-il les filles, tandis que vous, les fils ? (52.39) ; Ce ne sont que des femelles qu’ils appellent, hors de lui ! (4.117) Comment la misogynie de Mahomet aurait-elle pu supporter que le plus grand des dieux, Hou Baal, n’ait que des filles, les déesses Allat, Manat et Uzza (voir A 24 ; L 15) ?

— 2 L’oppression des femmes par les hommes en islam est justifiée par le Coran : Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Allah a élevé ceux-ci au-dessus de celles-là (2.228). Les femmes sont impures parce que femmes : Si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allah veut vous purifier (4.43 ; 5.6). L’Apôtre d’Allah a dit : “Ô femmes ! J’ai vu que la plupart des habitants du feu de l’enfer sont des femmes. Je ne connais personne qui soit plus déficient au plan mental et religieux que vous.” (Bukhari, 1.301,28 ; 2.171) ; Le Prophète a dit : Après moi, je n’ai pas laissé de calamité plus douloureuse pour les hommes que les femmes. (Bukhari 62.33) ; L’Apôtre d’Allah a dit : S’il y a un signe maléfique quelque part, c’est dans la femme, le cheval ou la maison. (Bukhari, 52.111) ; Les choses qui annulent les prières ont été mentionnées devant moi : les chiens, l’âne et la femme. (Bukhari, 9.490). Est-ce parce qu’elles reconnaissent cette congénitale impureté que les féministes de gauche défendent le port de la burka ?

— 3 Maulana Muhammad Khan Shirani, en 2014, lors de la 192e réunion du Conseil de l’Idéologie Islamique du Pakistan, qu’il présidait, pouvait dire, sans sourciller : Qu’une femme soit autorisée à respirer ou pas doit être décidé par son mari ou son gardien, et aucune femme, sous aucun prétexte et en aucune circonstance, ne devrait être autorisée à décider si elle peut respirer ou non (192e réunion du CII, 2014)… De sa naissance à sa mort, une femme musulmane ne s’appartient jamais, mais elle doit toujours être sous l’autorité d’un mâle : son père, son mari, ou son tuteur, même encore enfant. Le jour de son mariage, elle est cédée par son père ou son tuteur, à son mari, moyennant le versement de la dot, le mahr. Elle vaut de l’argent. Elle s’achète. Le mariage musulman est essentiellement l’acte juridique par lequel est cédé au mari l’usage des organes génitaux de la femme. Du mot désignant le mariage musulman est venu chez nous le verbe trivial niquer. Puisque la femme est ravalée au rang d’objet de convoitise de la mâle concupiscence, l’islam voyant en cette animale satisfaction, la béatitude suprême (55.70 ; 56.35 ; 78.33), les actes conjugaux sont mis au même rang que la défécation et la miction (4.43 ; 5.6). La femme, en islam, est un animal domestique, nourri et soigné au seul prorata des avantages sexuels et ménagers à en tirer.[1] Signe de son statut de chose, la femme n’est jamais appelée par son prénom, mais par référence au mâle dont elle dépend. Et parce que sa raison d’être est de satisfaire les appétits sexuels de celui à qui elle est donnée pour niquer, elle n’a pas besoin d’être instruite, sinon du Coran. La femme est si bien un objet de plaisir au service exclusif du musulman que personne d’autre que lui ne doit pouvoir en jouir, ne serait-ce que du regard ; c’est pourquoi Allah lui ordonne de rester cloîtrée à la maison (33.33), afin qu’à l’instar des houris du paradis, elle ne risque pas de désirer un autre homme que celui auquel elle a été remise (55.72 ; 37.48 ; 38.52 ; 55.56). Son corps et son plaisir ne lui appartenant pas, elle est souvent excisée. Dans le hadith de Abu Usayd al-Ansari, Umm Atiyyah al-Ansariyyah rapporte que le Prophète a dit à une exciseuse : “Ne coupe pas trop, cela est meilleur pour la femme et plus agréable pour le mari” (Livre 41 n°5251). Esclave, elle n’a pas le droit de se déplacer librement. Pour sortir de la demeure de son époux, une femme doit nécessairement être accompagnée d’un représentant mâle de sa smala, le wali.[2] Ainsi, si elle s’avisait de fuir, parce que seule, elle serait automatiquement repérée, et ramenée à son propriétaire. Le devoir de tout musulman n’est-il pas de porter secours à son frère (8.72) ?

— 4 La femme est si bien réduite à n’être qu’un objet de plaisir totalement passif qu’Allah ne lui attribue même pas de rôle dans la conception. Elle n’est que le réceptacle où se déroule le développement de l’être humain à partir du sperme seul (23.13-14). Une telle révélation ne doit-elle pas être comptée au nombre des miracles scientifiques du Coran (Voir L 55+) ?

— 5 Ce qui différencie fondamentalement une épouse légitime d’une prostituée est la somme versée proportionnellement à la durée du mariage. Le mariage temporaire, appelé en Occident prostitution, est légitimé par le Coran (4.24), et pratiqué aussi bien par les chiites (nikah*-al-mutaat) que par les sunnites (nikah-al-misyâr). En 24.33, Allah absout les proxénètes. N’est-ce pas qu’Allah ne vous a imposé aucune gêne dans la religion (22.78) ?

— 6 La femme voit encore son inégalité foncière confirmée par la polygamie, qui n’est rien d’autre que la légalisation de l’adultère. Elle est justifiée dans le Coran par la prétendue crainte d’être injuste à l’égard des orphelins (4.3), mais les musulmans avancent aussi le fait qu’après les guerres, les musulmans se retrouvant moins nombreux, il n’y aurait pas eu alors d’autre solution pour les femmes d’accéder toutes à la maternité. La polygamie serait donc un acte de charité pour les femmes ! A ces lamentables tentatives de justification, il faut opposer le fait que même lorsqu’il ne manque pas de mahométans, le Coran étant la parole éternelle d’Allah, la polygamie reste légitime ! Les chrétiens n’ont jamais cherché à justifier la polygamie, parce qu’ils ont trop de respect pour la personne des femmes et la vérité du mariage, qui est nécessairement monogame (Voir B 13 ; T 8,25). Enfin, bien qu’apparemment limitée à quatre épouses (4.3), conformément à une prescription nazaréenne reprise du judaïsme (Lv 18.8 ; Talmud, Yehamot, 1.44 ; Shem’uni, 1.82), la polygamie musulmane n’a pas de limite, puisque le musulman peut répudier à volonté, avoir recours au mariage temporaire (T 5,9), et à un nombre illimité de concubines et d’esclaves sexuelles (4.3,24,25 ; 16.71 ; 23.6 ; 24.33 ; 33.50,52 ; 70.30). L’apparente limitation à la débauche que semble imposer le nombre de quatre épouses maximum est une farce, puisqu’à chaque instant elles peuvent être répudiées et remplacées (2.230 ; voir T 9). D’autres justifient la polygamie au motif qu’elle serait plus honnête que l’existence de vies parallèles. Comme si la légalisation du péché pouvait l’annuler ! Où l’on voit l’hypocrisie et la monstruosité d’une religion basée sur l’ignorance de la vérité. Le harem est certainement la plus humaine des solutions pour la femme (Ayatollah Khomeiny, Téhéran, 12.04.79). Imagine-t-on enfin les rivalités, les injustices, les tensions dans lesquelles la polygamie fait vivre, notamment les enfants ? Et si une condition de la légitimité de la polygamie est le traitement à égalité des épouses (4.3), qu’Allah dit pourtant être impossible (4.129), ainsi qu’en témoigne Mahomet qui préférait Aïcha (Syed Akbar Hyder, Reliving Karbala, Oxford Univ. Press, 2006, p.75), comment les musulmans peuvent-ils continuer à justifier la polygamie, et à considérer Mahomet comme leur modèle (33.21) ?

— 7 Vos femmes sont pour vous un champ de labour. Allez à votre labour comme et quand vous voulez (2.223). En enjoignant au mari de disposer de sa femme à sa guise, ce verset ne légitime-t-il pas, de fait, les perversions sexuelles du mari ? Le Coran pèche encore en associant ici l’image du champ à labourer et la liberté de l’homme, car l’homme n’est justement pas libre de labourer quand il veut… Est-ce parce que les Bédouins n’étaient pas des agriculteurs qu’Allah ignore qu’on ne laboure pas n’importe quand, mais seulement en automne ?

— 8 Comme la polygamie le montre, le musulman n’est pas appelé à s’attacher à sa femme en vue de ne faire avec elle plus qu’une seule chair (Mt 19.5-6), dans un lien d’amour exclusif. À la différence de l’alliance conjugale caractéristique du mariage catholique, le mariage musulman n’est pas la donation réciproque, totale, et irrévocable de soi, mais un contrat juridique rendant licite le viol à peine déguisé, et l’esclavage des femmes. Le mariage musulman est si peu une affaire d’amour que l’adultère relève du droit pénal et non du droit privé. C’est ainsi que le 15 mai 2014, après avoir condamné à mort pour apostasie une jeune chrétienne soudanaise, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, un tribunal de Khartoum l’a également condamnée à cent coups de fouet pour adultère, puisque sa conversion au christianisme avait invalidé son mariage… N’est-ce pas que le grand et miséricordieux Allah commande de ne pas avoir pitié (24.2) ?

— 9 En islam, l’homme peut très facilement divorcer (65.1), il lui suffit pour cela de dire trois fois de suite : Je te répudie. Pour l’épouse, il en va autrement : elle ne peut pas quitter son mari sans l’accord de celui-ci, et encore a-t-il le droit, pour s’assurer qu’elle n’est pas enceinte, de la séquestrer pendant trois périodes menstruelles (65.4). Si la femme réussit à obtenir l’accord de son mari, il lui restera à entreprendre des démarches administratives longues et fastidieuses, pour au final se retrouver dans une condition socio-économique très critique. Elle perdra nécessairement la garde de ses enfants (sauf celle des bébés), et se retrouvera le plus souvent livrée à la misère. Et si Allah permet de reprendre l’épouse après sa troisième répudiation, c’est à condition qu’elle consomme d’abord un nouveau mariage… avec un autre homme (2.230). Et à cette fin, le droit musulman (le Fiqh) a donné naissance à une profession d’hommes (almuhallil) tout dévoués à la cause de ces malheureuses. Moyennant finance, ils acceptent de les souiller une nuit en toute légalité, afin de les rendre enfin pures à leur mari (cf. l’article 127 du Code marocain de la Famille) ! Qui dira que l’islam n’enseigne pas le convenable (3.110 ; 7.157 ; 9.71) ?

— 10 L’apôtre d’Allah a dit : “Si un époux appelle sa femme dans son lit et qu’elle refuse et l’oblige à dormir en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin” (Bukhari 54.460). Selon Mou‘àdh ibn Jabal, Mahomet a dit : Toutes les fois qu’une femme fait du tort à son mari dans ce monde, les houris qui seront ses épouses dans l’autre disent : “Ne lui fais pas du tort, que Dieu te combatte ! Il n’est chez toi qu’à titre de passager et il ne va pas tarder à te quitter pour venir avec nous !” (Rapporté par Attirmidhi ; Muhyiddine Al-Nawawî, Riyad Sahilin, Tunis, 1987, 35.287). La femme peut perdre la reconnaissance de ses droits à être nourrie, blanchie et logée du seul fait qu’elle se refuse à son mari (Article 67 du Code du Statut personnel égyptien). Elle doit s’attendre à être mise à la porte dès qu’elle cesse de plaire. La répudiation place l’épouse à la merci des moindres mouvements d’humeur de l’époux, dans la crainte perpétuelle d’être rejetée. Et si cette condition sociale de total assujettissement physique et psychologique ne suffisait pas à la rendre parfaitement soumise, voilà que le grand et miséricordieux Allah a institué le mari procureur, juge et bourreau de sa femme, avec le commandement de la battre et séquestrer jusqu’à la mort s’il l’estime nécessaire (4.15,34)[3] ! Par contre, le musulman est certainement impeccable par nature puisqu’Allah n’a pas prévu de sanction contre lui (voir T 14). En Arabie saoudite la peine de mort sanctionne le viol et le meurtre, sauf si la victime est une épouse. La peine est alors celle de l’emprisonnement, de 5 à 12 ans maximum. N’est-ce pas que le garçon n’est pas comme la fille (3.36) ?

— 11 L’épouse n’est respectée qu’en tant qu’elle participe au djihad en enfantant de futurs moudjahidines*. Et si elle doit vivre dominée, constamment sous contrôle, c’est en raison de son maléfique pouvoir de séduction, capable de détourner le musulman de l’impérieux devoir du djihad. Le musulman doit considérer épouse et enfants comme des ennemis potentiels du fait que leur affection pourrait le détourner de son devoir de combattant. Allah n’a-t-il pas dit : Ô croyants ! vos épouses et vos enfants sont souvent vos ennemis ! Soyez en garde contre eux ! (64.14) ?

— 12 Tous les hadiths, notamment ceux de Bukhari (2504) et de Muslim (1453 ; 4.186 ; 8.3425), rapportent l’histoire de Abu Odaïfa dont l’épouse recevait chez eux, en son absence, un ami du nom de Salem, ce qui avait le don d’irriter la jalousie d’Abu Odaïfa. Ce dernier fit alors connaître la situation à Mahomet, qui donna la solution suivante : Que l’épouse d’Abu Odaïfa allaite désormais de ses propres seins l’ami Salem, cet allaitement étant censé empêcher un adultère en créant entre eux une relation de mère à fils… Apparemment, l’inceste ne devait pas poser de problème ! La même problématique se retrouve aujourd’hui pour les disciples de Mahomet lorsque des femmes musulmanes travaillent en présence d’hommes n’appartenant pas à leur famille. Aussi le cas a-t-il été religieusement porté devant la très prestigieuse université islamique d’Al-Azhar au Caire, et l’imam Izzat Attiyah, directeur du Département de recherche du hadith, a alors émis la fatwa suivante : Une femme musulmane devra désormais allaiter son collègue de travail à cinq reprises afin de nouer avec lui une “relation de sein”. (Sic). Le journal Al-Ayam, édité à Bahreïn, rapporte qu’Izzat Attiyah considère que : Les liens de lait ainsi établis entre ces deux collègues les empêcheront d’avoir des relations sexuelles prohibées et leur mixité dans le bureau ne posera plus alors de problème (Cf. Le Courrier de Casablanca, 25.05.2007). Cet exemple, véridique, permet d’apprécier le genre de préoccupations morales dans lequel se débat la conscience morale en islam… C’est ainsi que les Frères musulmans, au Parlement égyptien, en avril 2012, légitimèrent les rapports sexuels du mari avec le cadavre de son épouse jusqu’à six heures après le décès… Car Mahomet a dit : ‘Je l’ai habillée [Fatima, décédée] de ma chemise afin qu’elle soit revêtue de robes célestes et j’ai couché avec elle dans sa tombe afin qu’elle soit soulagée de la pression de la tombe (Kanz al-Hummal Al Hindi, n°37611). Qui dira encore que l’islam n’est pas une religion d’amour ?

 

— 13 Allah considère les femmes comme naturellement stupides : Eh, quoi ! cet être qui grandit parmi les colifichets et qui discute sans raison ? (43.18), au point que la valeur de leur témoignage ne peut jamais équivaloir qu’à la moitié de celui d’un homme (2.282), et encore, dans les transactions commerciales où le témoignage de deux hommes est requis, le témoignage de quatre femmes n’est pas suffisant.[4] Puisque la dignité des femmes est de moitié inférieure à celle des hommes, n’est-il pas normal qu’elles n’héritent que de la moitié de ce dont hérite un garçon (4.11,176) ?

— 14 Les femmes sont si bien suspectes d’être toujours coupables de quelque chose (64.14), qu’en cas de plainte pour turpitude (fornication), Allah a établi qu’était nécessaire le témoignage de quatre témoins, hommes et musulmans, cela va sans dire, ayant vu la pénétration précise la jurisprudence : Celles de vos femmes qui pratiquent la turpitude, faites témoigner à leur encontre quatre parmi vous. S’ils témoignent, retenez-les dans les maisons jusqu’à ce que la mort les rappelle ou qu’Allah ne décrète autre chose (4.15). Là encore, il n’est pas question de l’homme ayant fauté, mais seulement de la femme (voir T 6). Quelle femme violée pourra présenter quatre hommes témoins de son viol ?! Ainsi donc, il suffit que quatre hommes veuillent se venger d’une femme leur ayant résisté pour que celle-ci soit légalement condamnée à mort ! Il faut avouer qu’en attendant les houris du paradis, c’est déjà une belle récompense ! Oui, vraiment, Allah est le plus grand ! Mais voici que pour cacher la monstruosité de ce verset, les musulmans disent que Coran 4.15 traite des cas de fornication et d’adultère et non de viol. Or, non seulement le texte ne mentionne pas plus l’adultère que le viol, mais parle d’action infâme, de turpitude, expressions suffisamment vagues pour que la charia y voit aussi bien la fornication, l’adultère que le viol, mais encore, même s’il ne concernait pas le viol, ce précepte serait-il juste pour autant ? Une femme violée devra taire le crime qu’elle a subi si elle ne veut pas être accusée d’adultère et encourir le châtiment prévu par Allah. Hena Begum, 14 ans, a été violée dans le district de Shariatpur, au centre du Bangladesh, la nuit du 30 janvier 2011, par son cousin Mahbub, âgé de quarante ans. Alertés par les cris de la victime, la femme de Mahbub et son frère s’en sont pris à l’adolescente et l’ont battue, jusqu’à ce que des membres de la famille d’Hena viennent à son secours. Le violeur à été condamné à verser une amende et à recevoir 200 coups de fouet en public, peine réduite ensuite à 100 coups, tandis que la victime a été condamnée à subir 100 coups de fouet en public pour participation au crime… Allah est le plus grand ! Elle est morte au soixantième coup, le lundi 1er février. En islam, les violeurs n’ont pas trop de souci à se faire : la miséricorde d’Allah est si grande qu’elle permet au violeur d’échapper à sa condamnation s’il épouse sa victime… sous le généreux prétexte de rendre à celle-ci son honneur (cf. article 475 du Code pénal marocain) ! Une fille convoitée et violée se voit contrainte d’accepter le mariage si elle ne veut pas être ostracisée, battue, emprisonnée, voire tuée. Le 9 mars 2012, Amina Al Filali, jeune marocaine âgée de seize ans, obligée d’épouser son violeur, qui la battait, a préféré se suicider en ingurgitant de la mort aux rats… La charia transforme la femme en accusée. Mais voilà qu’Allah n’avait pas prévu qu’un jour ces chiens de non-musulmans découvriraient l’ADN… C’est ainsi qu’un de ses fidèles disciples, l’imam Abdul Makin, en mars 2008, a été écroué pour viol, avec ses sept complices, qui avaient pourtant juré que l’imam, pendant le temps du viol, prêchait pieusement en leur compagnie dans sa mosquée de la banlieue de Londres. Est-ce que le test de l’ADN n’est pas plus crédible que le témoignage de quatre musulmans pour attester de la réalité d’un viol ? Si oui, preuve n’est-elle pas faite que le Coran est dépassé, et n’a donc jamais été la parole de Dieu ?

— 15 Le 26 septembre 2012, près de Tunis, un jeune homme et sa fiancée sont contrôlés par des agents de police, qui violent la jeune femme. Suite à la plainte déposée, les jeunes gens sont convoqués par un juge d’instruction pour une confrontation au cours de laquelle la jeune femme a été entendue en tant qu’accusée du délit d’atteinte à la pudeur (http://www.afrik.com/article27214). Mais le Coran ne cherche même pas à cacher la légitimation du viol sous d’aussi grotesques et monstrueuses raisons : Allah et son envoyé y affirment normal de violer les esclaves (4.3,24 ; 23.1-6 ; 70.29-30 ; Bukhari 8.77,600 ; 3.34,432). Toute femme non-musulmane étant susceptible de devenir l’esclave sexuelle d’un musulman (4.24 ; 8.41,69,70 ; 16.71 ; 23.6 ; 30.28 ; 48.19,20 ; 33.26,50,52 ; 70.30), comment l’appel au djihad n’exciterait-il pas d’ardentes vocations ?

— 16 Alors que le Fils de Dieu, après l’avoir arrachée à la lapidation, commande à la femme adultère : Va et ne pèche plus (Jn 8.11), l’apôtre d’Allah ordonne : Si elle confesse l’adultère, alors lapide-la à mort. (Bukhari 38.508)… Malgré l’évidence du contraire, les musulmans veulent se persuader que l’islam aurait libéré la condition de la femme (Voir Q 34,37). Or, sans même citer d’autres témoignages (cf. 1 Sm 9.10 ; Rt 1.1+ ; 2 R 4.8+ ; 1 Ch 7.24 ; Ac 16.14…), les traditions musulmanes témoignent elles-mêmes que l’islam a fait régresser le statut social de la femme. En effet, la première épouse de Mahomet, la très riche veuve Khadija, n’était ni recluse ni voilée, mais elle menait une vie nomade, s’occupant de son bétail. Sa contribution à la vie sociale était si appréciée et respectée qu’elle lui permit d’employer et de commander le futur prophète de l’islam ! La comparaison de la condition féminine avant et après la venue de Mahomet témoigne-t-elle réellement en faveur de l’islam ?

— 17 La femme musulmane voit son infériorité congénitale affirmée par son inhabilité à contracter elle-même son mariage (4.25). En droit musulman, le contrat de mariage est toujours conclu entre le futur époux et le tuteur de la femme. Et si le consentement de celle-ci est en principe requis, les pressions savent le réduire à rien, comme l’illustre ce hadith : Abu Hurayra a rapporté que le “Prophète” a dit : “Une vierge ne peut être donnée en mariage qu’avec son consentement.” On lui demanda alors :”Et comment donnera-t-elle son consentement ?” [Quelle question !] Il répondit : “En gardant le silence.” (Muslim 2543). Il y a unanimité parmi les savants musulmans pour affirmer que le père peut marier sa petite fille sans la consulter. Ainsi Mahomet a-t-il pu défloré Aïcha bint Abi Bakr à l’âge de neuf ans, après l’avoir épousée à l’âge de six ans (Bukhari 2.216 ; 5.58,234,236 ; 7.62,64,65,88 ; 41.4915)[5]. Pourquoi le Dr Ahmed Al-Mub’i, officiant saoudien du mariage, citant l’exemple de Mahomet, ne pourrait-il pas enseigner qu’une fille peut être mariée par procuration dès l’âge de un an : Il est permis d’épouser une fillette d’un an, si les relations sexuelles sont reportées  (LDC TV le 18 juin 2008)? [6] 

 

— 18 Dans la religion d’Allah, le mâle n’a tout de même pas tous les droits : S’il a une petite épouse et qu’elle tète encore sa fille, sa mère ou sa sœur, ou la femme de son frère, son mariage est invalidé et elle devient illicite pour lui. Parce que par cet allaitement, elle est devenue sa fille, sa sœur, sa nièce. Et s’il a deux épouses – une petite et une adulte – et que l’adulte allaite la petite, alors l’adulte devient illicite pour lui parce qu’elle est devenue la mère de sa femme. (Ayatollah Khomeini, Tahrir al-Wassiila, Vol.2, p.248, ISBN 978-1496120663)… Un musulman peut non seulement épouser sa propre fille née en dehors de son foyer, mais aussi des fillettes, comme Allah l’établit lorsqu’il traite de la répudiation, établissant que les épouses qui ne sont pas encore pubères sont soumises aux mêmes dispositions que celles qui sont enceintes ou ménopausées (4.127 ; 65.4). Pour échapper à la honte que donne la vénération de tels versets, certains musulmans font valoir qu’une chose est le mariage, et autre chose sa consommation. Ces versets ne concerneraient donc que des épouses impubères vierges. Or, un autre verset traite du délai d’attente en cas de divorce et avant la consommation du mariage (33.49), en sorte que si un délai d’attente est aussi prescrit en ce cas aux épouses impubères, il est alors établi qu’il est non seulement possible d’épouser des fillettes impubères mais encore de les déflorer… Ce qui s’appelle en pratique « Imiter le Prophète ». Aïcha témoigne : J’avais six ans lorsque le Prophète m’épousa et neuf ans lorsqu’il eut effectivement des relations sexuelles avec moi (Bukhari 58.236 ; Muslim 2547). Mahomet avait alors 54 ans. Il n’est malheureusement pas rare que, pour tenter d’innocenter leur prophète de pédocriminalité et justifier leurs propres mariages avec des fillettes, des musulmans avancent qu’une fillette peut avoir ses règles dès l’âge de huit ans… comme si cela suffisait à la rendre mature et libre d’engager sa vie ! C’est ainsi que le grand Mufti d’Arabie saoudite pouvait déclarer le 24 avril 2012 : Nos mères et nos grands-mères se sont mariées quand elles avaient à peine 12 ans. Avec une bonne éducation une fille est prête à remplir toutes les tâches conjugales à cet âge.[7] Au Yémen, par exemple, la loi autorise le mariage des fillettes dès l’âge de neuf ans.[8] En septembre 2013, y mourut Rawan, huit ans, par hémorragie vaginale, la nuit de ses noces avec un homme de quarante ans son aîné, parce que son père l’avait cédée pour une dote de près de 2000 €… Ce vice immonde, légalement pratiqué dans nombre de pays musulmans, était déjà interdit par les Romains mille deux cent ans avant la venue de l’islam… L’amélioration du sort des femmes est-il vraiment un progrès apporté par l’islam ?

— 19 Allah dit aux femmes de Mahomet : Si vous craignez [Allah], ne soyez point trop complaisantes, afin que celui qui a une maladie dans son cœur ne [vous] convoite pas (33.32). Si donc la raison du péché est dans le cœur de l’homme, pourquoi les femmes devraient-elles en porter le poids ? Pourquoi leur imposer à elles de se cacher ? Ne serait-il pas plus juste d’énucléer les hommes ? Où est la justice d’Allah ?

— 20 Mahomet étant le modèle des musulmans (33.21), les plus scrupuleux d’entre eux se laissent donc pousser la barbe[9], portent la djellaba, dorment sur le côté droit, et, à l’exemple de Mahomet, suivent la consigne divine de ne pas permettre que l’on s’adresse à leurs femmes autrement que derrière un voile : Ô croyants ! […] Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes [celles de Mahomet], faites-la à travers un voile (33.53). Le port de la burqa trouve son obligation dans le Coran. Vos épouses peuvent se découvrir devant leurs pères, leurs enfants, leurs neveux et leurs femmes et devant leurs esclaves (33.55 ; 24.31). Si ne pas porter le voile en présence des membres mâles de sa famille ou de ses esclaves est une concession, cela signifie que les femmes ont donc l’obligation de paraître derrière un voile en public. On ne peut certainement pas se prétendre musulman et rejeter des prescriptions si clairement formulées par le Coran.  Dans la Mésopotamie antique, toutes les femmes, une fois l’an, devaient se prostituer en l’honneur d’Astarté, la déesse de l’amour physique, dans les bois entourant ses temples. Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société se voilaient totalement. C’est ainsi que lorsque Mustafa Kémal, fondateur de la Turquie moderne, supprima l’obligation du port de la burqa en décrétant pour les femmes la liberté de se vêtir, il rendit néanmoins obligatoire le port de la burqa pour les prostituées… Le port du voile continue à être justifié comme moyen pour les femmes de protéger leur vertu, et celle des hommes, qui, comme chacun sait, sont dotés d’une libido incontrôlable. Parce qu’elles portent avec elles le péché et sa malédiction, les femmes doivent disparaître, se voiler, pour ne pas provoquer les hommes au péché. La burqa et autres voiles enferment les femmes dans la culpabilité d’être femmes. Voilées, sans visage, anonymes, les musulmanes peuvent être n’importe qui et ne sont donc personne, sinon un objet, celui du mari, qui, en tant que seul propriétaire, ne saurait souffrir qu’un regard reconnaisse à sa femme une âme. Car une âme est libre, et pourrait donc lui échapper. Aussi, en Arabie saoudite, en plus du devoir de porter l’abaya, ce vêtement noir qui recouvre tout le corps sauf les yeux, une fatwa oblige les femmes aux yeux trop sexys à se voiler un œil. Il convient, certes, que les honnêtes femmes ne s’habillassent point comme des prostituées, mais qui fera comprendre aux musulmans qu’ils ont à respecter les femmes comme leur alter ego, à vivre dignement en leur heureuse compagnie, sachant se maîtriser comme le font tant d’autres hommes — qui n’ont pas, eux, il est vrai, pour modèle, Mahomet (voir Q 34,36,37) ? Cette fascination de la femme associée au péché s’est exprimée de façon exemplaire le 11 mars 2002, en Arabie saoudite, havre de pureté islamique, lorsque les fillettes d’une école primaire en feu y ont été, par des membres de la très officielle Brigade de la promotion de la vertu et de la répression des vices, refoulées pour y mourir carbonisées parce que jugées insuffisamment voilées pour en sortir ! En Occident, le port du voile qui prétend dissimuler, ne sert au contraire qu’à attirer le regard, et à nourrir ainsi le délire de victimisation. À la fois instrument de séquestration ambulant et cheval de Troie de l’islamisation de l’espace public, le voile est utilisé pour dire le refus des us et coutumes du pays d’accueil et s’enfermer dans la tour d’ivoire de l’islam. Que les musulmanes défendent leur statut dégradant et l’inculquent à leurs enfants ne peut s’expliquer que par le syndrome de Stockholm, attitude psychologique de survie par laquelle la victime s’identifie à son oppresseur. Pourquoi ceux qui défendent le port du voile en Occident au nom du respect de la liberté individuelle, ne défendent-ils pas cette même liberté dans les pays musulmans, où, ne pas le porter est passible de châtiments corporels ?

— 21 Comment est-il possible aux musulmans d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs (33.37), s’ils ne peuvent avoir de fils adoptifs (33.4-5) ? Comment est-il possible qu’Allah interdise d’épouser des non-musulmanes (2.221) et l’autorise (5.5) ?

— 22 En pays musulman, l’appartenance religieuse passe avant l’appartenance nationale, aussi, tout musulman marié en Occident, y compris un converti, peut contracter un mariage polygame ou y répudier son épouse. Le régime légal du mariage est celui de la séparation des biens, ce qui en cas de divorce désavantage la femme restée au foyer, où le mari aura pu la confiner, tandis qu’il gardera tous les gains acquis avant comme pendant le mariage. La femme divorcée n’a droit à des prestations d’entretien que pour une durée très limitée. La mère non-musulmane est privée du droit de garde de l’enfant (à partir de l’âge de 5 ans) pour éviter qu’elle le détourne de l’islam. Cette situation peut donner lieu à des cas dramatiques d’enlèvements d’enfants d’autant plus difficiles à traiter qu’aucun pays musulman n’a ratifié la Convention internationale de 1980 relative à l’enlèvement d’enfants… En pays musulman, si une femme chrétienne mariée à un chrétien devient musulmane, son mariage sera dissous du fait que la femme musulmane ne peut pas être mariée à un non- musulman. Si une musulmane épouse un non-musulman, elle risque d’être tuée (Voir T 10). Par contre, un musulman peut épouser une non-musulmane, mais la loi de pureté lui interdira aussi bien d’hériter de son mari que de partager la même tombe… Là où la loi ne prévoit aucune sanction pénale contre l’apostat, de gravissimes discriminations lui seront cependant appliquées. Selon le Code pénal arabe adopté en 1996 : Tous les actes de l’apostat après son apostasie sont considérés comme nul de nullité absolue, et tous ses biens acquis par ces actes reviennent à la caisse de l’État (Article 165). L’apostat est considéré comme mort, il ne peut hériter, et sa succession est ouverte ; il est interdit de mariage, et, s’il est déjà marié, il est séparé de son conjoint et de ses enfants ; il perd son emploi et peut être jeté en prison sans base légale formelle ; il vit continuellement en danger de mort, car n’importe qui peut le tuer sans pénalement courir trop de risques, même si aux membres de sa famille est réservé en priorité ce devoir (4.89 ; 8.11-17). M. Badran, professeur de droit à l’Université d’Alexandrie et à l’Université arabe de Beyrouth, préconise la peine de mort contre le non-musulman qui veut épouser une musulmane, parce que, dit-il, c’est le moyen le plus efficace pour que le mécréant n’ose même pas penser à cet acte qui attente à l’honneur de l’islam et des musulmans (Badran, Dar al-nahdah al-‘arabiyyah, Beyrouth, 1980, p.88). Si l’islam est déhonnoré par l’amour d’un non-musulman, pourquoi le serait-il par les centaines de jeunes filles chrétiennes enlevées chaque année en Egypte et ailleurs pour être violées, converties et mariées de force ?

— 23 Un non-musulman ne peut pas épouser une musulmane (2.221 ; 60.10), aussi, aujourd’hui, en Europe, de plus en plus de jeunes gens acceptent de professer la chahada, et donc de perdre la vie éternelle en apostasiant le peu de foi chrétienne qui leur reste, pour pouvoir épouser une musulmane. Le comble est que même des prélats les y encouragent. Les uns et les autres, ne se souviennent-ils pas que les premiers chrétiens ont préféré le martyre plutôt qu’apostasier ? Jésus-Christ n’a-t-Il pas dit : Si quelqu’un vient à Moi sans Me préférer à quiconque [y compris son épouse], il ne peut être mon disciple (Lc 14.26) ?

— 24 Quand des chrétiens ont brimé la femme, ils ont agi contre la lettre et contre l’esprit de l’Évangile (Lc 8.1-3 ; Jn 8.1-11), qui magnifie au-dessus de toute créature, une femme, la Vierge Marie, donnée en modèle de foi et de vie chrétienne à tous, hommes et femmes. Jamais le christianisme n’a institué le harem ou condamné la femme à vivre derrière un voile. Au contraire, il a inventé l’amour courtois et fait de l’homme le chevalier servant de sa dame. Et il ne sert à rien d’avancer : Femmes, soyez soumises à vos maris (Ep 5.21-22), puisque ce verset, à la différence de ce que le fait Allah (4.34), ne s’adresse pas aux maris pour leur commander l’obéissance de leur épouse, mais aux épouses, en sorte que l’affaire se passe en leur conscience, conformément au christianisme qui est une religion d’intériorité et non d’assujettissement. De plus, quelle comparaison entre les époux musulmans et chrétiens, ceux-ci devant aimer leur épouse comme le Christ a aimé l’Église (Ep 5.25) ?

— 25 Aussi vrai qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime (Jn 15.13), et que le propre de l’amour est de rendre un, ceux qui s’aiment, il est évident que l’on ne peut donner sa vie qu’une fois et donc qu’à une personne. La raison reconnaît ainsi que la monogamie est le seul régime matrimonial correspondant à la nature même de l’amour, lequel consiste à librement se donner et à non pas à se prêter (Voir B 13 ; I 5). Mais si la raison peut reconnaître cette vérité, seule la grâce peut donner de la vivre parfaitement. C’est pourquoi les catholiques reçoivent dans le sacrement de mariage la grâce de s’aimer l’un l’autre de l’Amour dont Jésus les aime, devenant l’un pour l’autre, ministres de Son amour. Parce que l’Église catholique vit de cet Amour, elle est la seule institution dans le monde à ne pas avoir légalisé le divorce. Elle croit en effet qu’il est possible, par et en Jésus-Christ, d’aimer comme Il nous a aimés : jusqu’au don total de soi. Là où le divorce est légitimé, l’affection mutuelle est amoindrie ; de dangereux stimulants sont fournis à l’infidélité ; la conservation et l’éducation des enfants sont compromises ; la société familiale trouve une occasion de dissolution ; des germes de discorde sont semés entre familles ; et la femme voit sa dignité dégradée tandis qu’elle court le danger d’être abandonnée après avoir servi les passions de l’homme. Qui peut nier qu’avec l’ouverture à la vie, en instituant la monogamie, l’indissolubilité et la liberté de l’engagement, comme conditions de validité du mariage, l’Église ait restauré le mariage selon l’intention divine (cf. Mt 19.6) et donc travaillé à ce que l’Amour règne sur terre comme au Ciel ?

— 26 Dieu a créé l’être humain à son image. Il l’a créé homme et femme, pour qu’ensemble, à la fois semblables et différents, images du Dieu Un et Trine, appelés dans la différence et la complémentarité, ils ne fassent qu’un, et que ce un fasse trois. Dieu est Un parce qu’Il est Amour, communion de personnes, fécondité. Saint Paul ira jusqu’à écrire : Il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’un dans le Christ Jésus (Ga 3.28). Le Christ a versé Son sang pour tous, hommes et femmes, Juifs et Grecs, libres et esclaves, les élevant tous à la commune dignité d’enfants de Dieu, à la participation de l’unique nature divine, d’où dérive la règle d’or : Tout ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le aussi pour eux (Mt 7.12). Que manquerait-il donc au christianisme que l’islam devrait le remplacer ?

MYRIAM ET MARIE

— 27 Certains chrétiens pensent pouvoir partager avec les musulmans une même vénération de l’Immaculée Conception. Or, d’une part, il n’y a pas de péché originel en islam, et d’autre part la Marie coranique a eu besoin d’être purifiée (3.42). Marie n’est pas le lien possible entre christianisme et islam puisqu’elle est pour les chrétiens la Mère de Dieu, que tous ses privilèges et grâces découlent de cette vocation, et que l’islam n’existe précisément que pour nier l’Incarnation de Dieu et donc la Mère de Dieu elle-même. Certes, dans le Coran, celle qui passe pour être la Vierge Marie (21.91), Myriam (Voir I 7), est désignée par son nom (voir T 3), et même préférée à toutes les femmes (3.42), mais ce privilège est bien vite relativisé par la remarque qu’elle n’est qu’une fille (3.36. Cf. 4.117 ; 21.22 ; 37.150 ; 52.39). La misogynie talmudique exprimée chaque matin par tout juif pieux remerciant Dieu de ne pas l’avoir créé femme, n’est pas loin. La conception de Issa est ensuite décrite alors que Myriam a fui la compagnie des siens pour se rendre en un endroit isolé, à l’abri donc des regards indiscrets, comportement incompréhensible qui, aujourd’hui encore, dans les milieux musulmans, expose une femme aux agressions, au viol, à l’homicide, et en tout cas à la mauvaise réputation.[10] Voilà donc comment le Coran présente la Mère du Messie… Et c’est alors que lui apparait l’esprit d’Allah sous la forme d’un homme parfait (19.17), qui s’empresse de confesser qu’il n’est pas Dieu, mais seulement son envoyé, pour lui donner un enfant (19.19). Autrement dit : Myriam apprend que la volonté d’Allah est qu’elle devienne enceinte, et ce par son envoyé, qui, homme parfait, n’est certainement pas un eunuque. Aux avances de celui qu’elle voit comme un homme puisqu’il se présente comme tel, la Marie coranique ne se défend pas d’être déjà accordée en mariage (Le Coran ignore superbement Joseph, non sans raison puisque c’est par lui que le Fils de Dieu a légalement été introduit dans la lignée davidique, de laquelle devait naître le Messie (2 Sm 7.12-16 ; 2 Sm 23.5), et que le judaïsme ne veut pas de Jésus Messie.). Myriam se contente de lui répondre qu’aucun homme ne l’a jamais touchée et qu’elle n’est pas une prostituée (19.20). Propos aussi incongrus que peu décents. Que le Coran plus loin dise que Myriam était restée vierge… avant la conception du Messie (66.12), ne dit pas qu’elle l’est restée pendant et ensuite. Qu’Allah dise plus loin (21.91) qu’il a conçu Issa en insufflant en Marie un souffle de vie ne dit rien de particulier, puisque c’est ce qu’il fait pour la conception de tout être vivant. N’est-il pas piquant de voir l’islam refuser l’Incarnation de Dieu, mais ne pouvoir s’empêcher d’en confesser la nécessité, en imaginant l’Esprit de Dieu apparaître sous la forme d’un homme ?

— 28 Comme il ne saurait en être autrement pour le Jésus haï du judaïsme, sa conception se déroule dans une situation qui déshonore sa mère. En effet, l’idée d’une conception charnelle du Messie est corroborée non seulement par le fait que l’islam, comme le judaïsme, ne connaît d’amour que charnel, ― pour lui la virginité consacrée n’est pas un choix de vie possible (24.32), y compris donc pour la Mère du Messie ― mais encore parce qu’Il ne convient pas à Allah de se donner un fils (19.92,35 ; 2.116 ; 4.171 ; 10.68 ; 23.91 ; 39.4 ; 43.81). Si donc il ne convient pas à Allah de se donner un fils, c’est qu’Issa n’a pas été engendré par Allah, et si Issa n’a pas été engendré par Allah, c’est donc qu’il a été engendré par quelqu’un d’autre, et par qui, sinon par cet homme qu’a vu Myriam ? Pourquoi Allah a-t-il voulu que Myriam voit un homme et non l’Archange Gabriel ? Le Coran confirme l’idée de la conception charnelle du Messie lorsque pour nier la nature divine du Messie il renie encore le caractère miraculeux de Sa conception en identifiant celle-ci avec celle d’Adam (3.59 ; Voir G 19), pour la création duquel Allah a eu besoin de sperme (16.4) ! Si l’histoire ne dit pas d’où venait le sperme dont Allah eut besoin pour créer… le premier homme, celle-ci ne prouve-t-elle pas cependant que pour l’islam, aucune conception ne peut se faire sans… sperme ?

— 29 Pour échapper aux problèmes soulevés par le récit de la conception de Issa (19.17-21) laissant percer la haine talmudique à l’égard du Christ (voir Z 25), l’exégèse musulmane présente un autre texte, celui du dialogue entre des anges et Myriam à qui ils annoncent sa grossesse (3.42-47), en sorte que l’esprit d’Allah chargé de donner un fils à Myriam ne serait ni Dieu ni homme, mais des anges. Cette explication néanmoins pose de nouveaux problèmes, car, si l’esprit d’Allah est plusieurs anges, qu’est-ce que l’esprit d’Allah, et qu’est-ce qu’un ange (70.4 ; 78.38 ; 97.4) ? Et quel rapport y a-t-il entre l’esprit d’Allah et le démon, qui est précisément « Légion (Mc 5.2-9) » ?

— 30 Mais voilà qu’Issa, pas plutôt né, parle déjà. Et pour dire quoi ? Pour enseigner à sa mère le mensonge ! En effet, afin de donner une justification acceptable de son absence, il l’invite à dire qu’elle s’était retirée au désert pour y jeûner en l’honneur d’Allah (19.26). Le Coran révèle ainsi à la fois son ignorance du mystère de Jésus, qui, s’Il avait fait des miracles dès Son enfance, aurait compromis Sa mission (Mc 1.34, 43-44 ; 5.43, 7.36 ; 1 Co 2.8), et la calomnie talmudique de la Vierge Marie, car si Myriam doit mentir pour expliquer son absence, c’est donc que celle-ci n’était pas honnête. Notons que la religion d’Allah est présentée ici comme ce qui sert à mentir, à cacher l’inavouable… Et qui croira enfin qu’une jeune fille tombée enceinte hors mariage revienne avec l’enfant chez les siens… où l’attend la lapidation (Jn 8.1-11) ! Même si Myriam s’était mise à compter sur l’éloquence miraculeuse et persuasive de son nouveau-né pour attester de l’origine divine de celui-ci, et sauver ainsi sa peau et celle de son enfant, elle n’aurait pas agi en cela avec prudence et sagesse, et n’aurait donc pas mérité son titre de Vierge sage. Mais voilà que ce qui devait arriver, arriva : sa famille, à la vue de l’enfant, la traite de prostituée : Ô sœur d’Aaron ! Ton père n’était pas un homme mauvais et ta mère n’était pas une prostituée ! (19.27). Autrement dit : Toi, par comparaison, tu es mauvaise et tu es une prostituée ! Et non seulement cette louange des parents de Myriam donne voix à la calomnie talmudique traitant Myriam de prostituée et Jésus de bâtard (Yebamoth 49b ; Shabbat 104b ; Sanhédrin 106a & b), mais elle justifie leur union incestueuse, car Amiram avait épousé sa tante Yokébed (Ex 6.20), union condamnée par le Coran mais que le judaïsme talmudique autorisait et autorise toujours[11]… Bref, voulant se substituer au christianisme, l’islam ne pouvait éviter de faire référence à la vérité chrétienne au sujet de la conception miraculeuse du Messie et de la sainteté de Sa mère, tant elles étaient universellement connues, mais il n’a pas pu s’empêcher de laisser sourdre dans le Coran les blasphèmes dont regorgent les écrits talmudiques à leur sujet. A la différence de l’Évangile où tout y est clair et saint parce que Marie y conçoit par la seule et pure opération du Saint-Esprit, sans le concours d’aucune apparition d’homme, et où son mariage avec Joseph la protège de la diffamation, donnant à son Enfant légitimité et prestige, le Coran ne parvient pas à cacher la haine talmudique dont il est pétri à l’endroit du Christ Jésus et de la Très Sainte Vierge Marie… Nonobstant la capacité du Serpent à se dissimuler, comment le Coran aurait-il pu ne pas contenir l’antagonisme originel entre La Femme et le Serpent (Gn 3.15) ?

— 31 L’influence des nazaréens à l’origine de l’islam (Voir Z 12) se laisse voir dans la comparaison de leurs textes avec celui du Coran. Par exemple, au sujet de Marie :

a)     Anne (la mère de Marie) répondit : ‘Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu, et il le servira tous les jours de sa vie.’ (Proto Évangile de Jacques, 4.1) / L’épouse d’Imran dit : ‘Mon Seigneur ! Je te consacre ce qui est dans mon sein ; accepte- le de ma part.’ (3.35) ;

b)     Marie demeurait dans le temple du Seigneur, telle une colombe, et elle recevait sa nourriture de la main d’un ange. (Proto Évangile de Jacques, 8.1) / Chaque fois que Zacharie allait la voir dans le temple, il trouvait auprès d’elle de la nourriture, et il lui demandait : “O Marie ! D’où cela te vient-il ?” Elle répondait : ‘Cela vient d’Allah.’ (3.37) ;

c)     Le palmier s’était penché sur Marie, lui offrant ses dattes pour qu’elle donne à manger à son fils durant son voyage en Égypte. (Évangile des Hébreux, 10.11 et Proto-Évangile de Jacques, 12.16) /Les douleurs la surprirent auprès du tronc du palmier. Elle dit : ‘Malheur à moi ! Que ne suis-je déjà morte, totalement oubliée !’ L’enfant qui se trouvait à ses pieds l’appela : ‘Ne t’attriste pas… Secoue vers toi le tronc du palmier. Il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.’ (66.23-25) ;

d)    Ensuite, il (Jésus enfant) tira de la vase de l’argile molle, et en façonna douze oiseaux. C’était alors le jour du sabbat et beaucoup d’enfants jouaient avec lui. Un Juif le vit en train de faire cela avec les enfants, et il alla vers Joseph son père et accusa Jésus en disant : ‘Il a fait de la boue et il en a façonné des oiseaux le jour du sabbat où il n’est pas permis de le faire.’ Et Joseph étant arrivé le réprimanda en disant : ‘Pourquoi as-tu fait un jour de sabbat ce qu’il n’est pas permis de faire ?’ Mais, l’ayant entendu, Jésus frappa des mains et fit s’envoler les oiseaux en disant : ‘Allez, volez et souvenez vous de moi, vous qui êtes vivants.’ Et les passereaux s’envolèrent en poussant des cris. (Histoire de l’enfance de Jésus, 6,2b, in Écrits apocryphes chrétiens, Gallimard, Paris, 1998) / Je (Issa) suis venu à vous avec un Signe de votre Seigneur : je vais, pour vous, créer d’argile comme une forme d’oiseau. Je souffle en lui, et il est oiseau. (3.49) ; Tu (Issa) crées, de terre, une forme d’oiseau – avec ma permission – Tu souffles en elle, et elle est oiseau (5.110).

— 32 Certains chrétiens voudraient faire de Marie un point commun entre christianisme et islam, parce qu’elle serait l’Immaculée Conception pour tous, la Marie chrétienne n’a rien à voir avec la Marie Coranique, aussi vrai

 

[1] Enyo, op. cit., p.203. Notons le cas emblématique de Sabatina James, d’origine pakistanaise, qui vit aujourd’hui en Allemagne après avoir fui un mariage forcé et s’être convertie au christianisme, ce qui lui a valu d’être condamnée à mort par sa famille. Elle raconte son histoire dans un livre intitulé Condamnée sans avoir commis de crime, et dirige la Fondation Sabatina qui vient en aide aux jeunes musulmanes aspirant à être libres.
[2] En février 2010, en Arabie saoudite, Sawsan Salim a été condamnée à dix-huit mois de prison et trois cent coups de fouet pour s’être rendue seule au tribunal qui, après avoir emprisonné  son mari pour dettes, l’avait convoquée…
[3] Aucun d’entre vous ne devra fouetter sa femme comme il fouette un esclave et ensuite avoir des rapports sexuels avec elle dans le reste de la journée (Bukhari 62,132).
[4] Dans le judaïsme talmudique, l’infériorité intellectuelle de la femme (Shabbat 152b) la rend inapte à l’étude de la Torah : Quiconque enseigne la Torah à sa fille agit comme s’il l’initiait à l’obscénité. (Sota 3.4) ; Mieux vaudrait que les paroles de la Torah fussent consumées par le feu que communiquées à des femmes (Sota 19 a ; Kidouchin 29, b).
[5] L’apologétique musulmane est capable ici de citer des commentaires rabbiniques prétendant que Jacob avait épousé Rachel âgée de douze ans, ce qui est facilement récusable puisque Jacob dut travailler d’abord quatorze ans au service de son père avant que celui-ci ne la lui donnât en mariage (Gn 29.10-30).
[6] Notons la correspondance avec le talmud : Une petite fille de trois ans et un jour peut être acquise en mariage par coït, en cas de mort de son mari et si elle a un rapport sexuel avec le frère de son mari, elle devient à lui. Une telle fille est considérée comme femme mariée, on peut se rendre coupable d’adultère à son égard (Sanhedrin 55b) ; Il est permis de divorcer d’avec votre femme si elle brûle votre dîner, ou si vous voyez une plus jolie fille, même si elle n’a que 3 ans. (Gittin 91a ; Kerithuth, 11a-11b) ; Un Juif peut épouser une fillette de trois ans et un jour. (Sanhédrin 55b) ; Une relation sexuelle avec un garçon de moins de huit ans n’est pas de la fornication. (Sanhédrin 59b) ; Un Juif peut avoir du sexe avec un enfant à condition que l’enfant ait moins de neuf ans (Sanhédrin 54b).
[7] Le cheikh marocain Mohamed Ben Abderrahman Al Maghrawi a publié une fatwa en 2008 autorisant le mariage des fillettes dès l’âge de neuf ans ; Nojoud Nasser, 8 ans, grâce à une intervention occidentale et à la médiatisation internationale de son procès, a osé demander le divorce deux mois après ses noces au motif de mariage forcé par son père et d’abus sexuels par son ex-mari de vingt-deux ans son aîné (Moi Nojoud, 10 ans, divorcée, J’ai lu, 2009). Elle a eu plus de chance qu’Elham Mahdi al-Assi, fillette de 12 ans, originaire du nord-ouest de Sanaa, décédée en raison d’une hémorragie résultant d’une déchirure vaginale après sa nuit de noces avec un homme de trente ans son aîné ; ou Fawzia Abdallah Youssef, morte en couches à l’âge de 12 ans. Ces exemples, parmi tant d’autres, n’émeuvent pas les Autorités islamiques qui rejettent l’éventualité de modifier l’âge du mariage des fillettes en disant : Les musulmans ne peuvent pas porter atteinte à leur prophète. Nous devons rester libres de nous marier très tôt (Ouléma Issa Al-Qassem). Abd Al-Hamid Al-Ubeidi, expert irakien en loi islamique, estime que les filles musulmanes sont mûres plus rapidement que les occidentales : Dans des pays froids, comme la Russie, la Scandinavie, le Canada, une fille ne peut atteindre sa maturité sexuelle avant vingt-deux ans. Chez nous, c’est beaucoup plus tôt, à huit ou dix ans.
[8] Pour mémoire rappelons que l’âge légal du mariage établi par le Parlement de Rouen en 1666 était de vingt ans pour les filles et les garçons, et qu’il a fallu attendre la fameuse libération sexuelle de 1968 pour que le Code Civil abaisse l’âge légal du mariage à 18 ans pour les garçons et à 15 ans pour les filles.
[9] Ibn Umar a dit : le Messager d’Allah (que la paix soit sur lui) a dit : La lutte contre les polythéistes commande de se couper soigneusement la moustache et de se laisser pousser la barbe (Muslim 2.500 & 501).
[10] Cf. J’étais une jeune fille pure, je ne passais pas le seuil de la maison paternelle. (cf. IV Maccabées, 18.7) ; A l’époque, une Juive pouvait être répudiée parce qu’elle avait marché dans la rue tête nue, ou trop vite, ou avait parlé avec des passants, ou trop fort (Talmud, Fiançailles, 7.7) ; La vie publique est pour les hommes. Il est plus convenable pour les femmes de rester à la maison et de vivre retirées (Philon, Les Lois, 3.169). / Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (33.33 ; 24.31).
[11] Shmuel Goitein, dans son ouvrage en hébreu L’Islam de Mahomet : une nouvelle religion sous l’ombre du judaïsme, confirme cette pratique en rapportant comment l’expression Bât ahôty (fille de ma sœur) en est venue à signifier : Mon épouse.