N.B. : Les chiffres placés entre parenthèses (…) désignent une citation coranique, dont le premier chiffre, suivi d’un point, indique le numéro de la sourate, et le suivant, celui du verset (ex. 62.14). Lorsque le premier chiffre est précédé d’une abréviation lexicale, la citation est tirée de la Bible (ex. Jn 3.12), et lorsqu’il est précédé d’un seule lettre majuscule, il indique un article d’un des vingt six chapitres de cette série “Réponses aux musulmans” (ex. L 11).

— 1 Mahomet, à qui le Coran est censé avoir été révélé, n’a curieusement rien écrit de celui-ci, Allah se contentant de se fier à la bonne volonté et à la mémoire des compagnons du dit prophète. Aussi, selon les traditions musulmanes, les émissaires du troisième calife, Othman, durent-ils partir en tous lieux rassembler les dits de Mahomet, collectes d’où allaient sortir le Coran et les hadiths. Les traditions musulmanes expliquent qu’il y a eu quatre phases de rédaction du Coran[1], dont l’existence est attestée pour la première fois soixante dix ans après la mort de Mahomet. La première a été la mémorisation des messages du « Prophète » par certains disciples. La seconde a été leur mise par écrit, sur des tessons de terre cuite, des parchemins, des omoplates de chameau… La troisième leur rassemblement (Bukhari n°4701). Et la quatrième leur mise en ordre au sein de ce qui allait devenir le Coran. Les traditions musulmanes diffèrent toutefois au sujet du calife ayant ordonné la collection des éléments épars de la révélation mahométane… tant il est difficile de réécrire l’histoire. Mais on comprend que la nécessité de légitimer l’entreprise de conquête s’accroissait au fur et à mesure qu’augmentaient le nombre et la diversité des territoires conquis, et que la multiplication des versions (3.7 ; 6.92), alimentaient les divisions. Il est possible que celui qui ordonna la première rédaction du Coran fut le troisième calife, Othman (644-656). Son histoire raconte qu’ayant composé le Coran portant son nom, il ordonna que fussent brûlés tous les autres Corans et mis à mort ceux qui les détiendraient (Bukhari 6.61,510 ; 4702). Ce qui ne l’empêcha pas d’être lui-même assassiné au motif d’avoir… falsifié le Coran. Les sources rapportent qu’une nouvelle campagne de destruction des manuscrits non conformes fut menée sous le califat* de ‘Abd al-Malik (685-705), et qu’en 665 les feuillets (6.91 ; 98.2) collectés par Zayd b. Thâbit pour Abû Bakr furent détruits par le gouverneur de Médine (C. Robinson, ‘Abd al-Malik, Oxford, One World, 2005, p.100-104). Ces destructions témoignent de la volonté d’effacer et de réécrire l’histoire des origines de l’islam. De fait, il ne subsiste aujourd’hui aucun document antérieur au IXe siècle. Comment les redites, incohérences et contradictions typiques du Coran pourraient-elles mieux s’expliquer que par un travail de réécriture ? Toutefois, Othman eut beau déclarer au sujet de son Coran : Ce texte est le Coran tel qu’il est déposé devant l’autel d’Allah au Ciel et psalmodié à longueur d’éternité par les anges, il ne put empêcher que subsistent d’autres Corans, tels ceux de Ibn Mas‘ud, d’Ubai ibn Kab, d’Abu Musa et de tant d’autres[2], utilisés pendant des siècles, en Syrie, en Irak et ailleurs, par certaines tribus y voyant la sauvegarde de leur relative autonomie. Et aujourd’hui encore nous trouvons le Coran publié par l’Arabie saoudite et l’Égypte qui contient 6236 versets, avec cette précision : Ce Coran d’Othman suit la lecture de Hafs ; celui, toujours d’Othman, publié au Maroc, qui suit la lecture de Warsh, avec 6214 versets ; ou celui du Soudan qui suit la lecture d’Al-Duri avec 6204 versets. Il faut dire que les premiers textes écrits dans une scripta défectiva permettaient une grande variété de lectures, et que ce n’est pas avant la fin du IXe siècle que le texte fut enrichi de voyelles et d’une ponctuation, encore aujourd’hui difficilement interprétable. Ce n’est finalement qu’au Xe siècle que fut imposé un seul système consonantique limitant les interprétations à… sept lectures possibles.[3] Mais certains continuèrent à valider dix lectures, et d’autres quatorze. Les chiites affirment quant à eux qu’il existe un Coran transmis par Fatima différent du Coran de Othman : Abu Bassir rapporte qu’il a demandé à l’imam Dja‘far : ‘Ô Abu ‘Abdallah, qu’est-ce que le Coran de Fatima ?’ Il me répondit : ‘C’est un Coran trois fois plus grand que le vôtre. Et par Allah, il ne contient pas une simple lettre de votre Coran[4]. Les chiites, à l’unanimité, soutiennent que des sourates ont été délibérément amputées par les compagnons de Mahomet et que d’autres devraient être ajoutées. A la différence donc de la Révélation chrétienne entièrement possédée par les Apôtres au départ de Jésus (Jn 15.15 ; 1 Tm 6.20 ; 2 Tm 1.12,14 ; 1 Jn 1.3, 2.20-21 ; Ap 22.18-19), le troisième calife n’a-t-il pas montré que personne ne possédait la révélation coranique des dizaines d’années après la mort de Mahomet ?

— 2 Les textes d’où a été tiré celui du Coran servaient d’aide-mémoires (6.91 ; 98.2) à l’endoctrinement des Arabes par les nazaréens visant la reconquête de la Terre Promise. La pluralité des versions du Coran relève pour une part du fait que l’écriture arabe, comme toutes les écritures sémitiques, était à l’origine démunie de voyelles, et même de points diacritiques (servant à distinguer les consonnes dont la graphie est identique), d’où la possibilité d’obtenir un grand nombre de lectures et d’interprétations d’un même mot.[5] Par exemple, les lettres b, t, th, n, y ont la même graphie, en sorte que le mot balad, qui a donné ‘bled’, s’écrit b-l-d, mais peut se lire y-l-d, ‘yéled ’, et signifie alors ‘enfant’. Le sens des mots change en fonction de la valeur donnée aux lettres. C’est pourquoi, plutôt que d’être lu, le Coran devait être su par cœur ou deviné. Sa lecture impliquait déjà une connaissance et une interprétation du texte. Aujourd’hui encore subsistent différentes lectures usuelles du Coran, telles celle de Asim en Égypte ou de Nâfi en Afrique. Quand le sens d’un mot change radicalement selon qu’une même lettre peut représenter plusieurs consonnes et indifféremment être affectée de plusieurs voyelles, et qu’il est d’autre part impossible de remonter plus haut que le IXe siècle pour trouver des commentateurs garantissant l’interprétation du Coran, comment ne pas s’interroger sur l’authenticité de celui-ci ?

— 3 D’anciennes versions du Coran nous sont parvenues, tel le Codex de Samarcande (daté de 654), conservé au musée Topkapi d’Istanbul ; le Codex de Londres (daté de 772), conservé au British Muséum ; ou encore les Corans découverts en 1972 dans la Grande Mosquée de Sana‘a (Yémen), datés des deux premières décennies du viiie s, qui contiennent toutes des variations textuelles et graphiques importantes par rapport au Coran actuel (environ 750 pour les deux premiers) et un ordre des sourates différent. C’est ainsi qu’après avoir étudié les manuscrits de Sana’a, Gerd-Rüdiger Puin pouvait écrire : Mon idée est que le Coran est une sorte de cocktail de textes qui n’étaient déjà pas entièrement compris même à l’époque de Mahomet. Beaucoup d’entre eux peuvent même être plus vieux que l’islam lui-même d’une centaine d’années. Même dans les traditions islamiques, il existe une énorme quantité d’informations contradictoires, y compris un important substrat chrétien ; on peut, si l’on veut, en tirer toute une histoire alternative de l’islam. Le Coran lui-même proclame qu’il est mubeen, c’est-à-dire clair, mais si vous le regardez de près, vous remarquerez qu’une phrase sur cinq ou à peu près n’a tout simplement pas de sens. Beaucoup de musulmans vous diront le contraire, bien sûr, mais c’est un fait qu’un cinquième du texte coranique est absolument incompréhensible. C’est ce qui est à l’origine de la gêne traditionnelle concernant la traduction. Si le Coran n’est pas compréhensible, si même en arabe on ne peut pas le comprendre, alors il n’est traduisible dans aucune langue. Voilà pourquoi les musulmans ont peur. Puisque le Coran répète à plusieurs reprises qu’il est clair alors qu’il ne l’est pas, il y a là une contradiction évidente et très grave.[6] Ce n’est qu’en 1923 que l’Institut de recherches islamiques Al-Azhar du Caire a réalisé la version du Coran telle qu’on peut la trouver aujourd’hui en librairie. Pour Gert Pruin, environ une phrase sur cinq n’a pas de sens, les conjectures proposées n’ayant jamais fait l’unanimité, le livre au sujet duquel il n’y a point de doute (2.2) est la source d’une cacophonie d’interprétations qui le rend intraduisible. Al-Azhar n’a pas réalisé cette version à partir d’un Coran d’Othman, puisqu’il n’en existe plus aucun, mais sur des traités remontant pour le plus ancien au Xe siècle. Or, au-delà de cette date, les versions ne mentionnent pas les voyelles brèves. Allah n’a-t-il pas de bonnes raisons d’assurer que sa parole ne change pas (50.29) ?

— 4 Le terme même de Coran et la majeure partie du vocabulaire de la langue arabe, viennent du syro-araméen, la langue de la culture alors dominante dans toute l’Asie occidentale, tandis que l’alphabet arabe a été élaboré dans les monastères chrétiens de cette région allant de la Syrie au Néguev, en passant par le nord de l’Irak (siège épiscopal dès 410)… bien loin donc de l’Arabie et de La Mecque. C’est ainsi que l’écriture des plus anciens manuscrits coraniques ne correspond pas à celle des inscriptions gravées dans les régions de La Mecque ou de Médine. Il faudra attendre le VIIIe siècle pour que l’araméen s’arabise et qu’apparaisse le Coran en arabe, qui contient néanmoins entre cent sept et deux cent soixante quinze mots et suffixes grammaticaux qui ne sont pas arabes. Allah a beau dire que le Coran est écrit en arabe parfait, les liens indispensables pour décrire aussi bien l’enchaînement des événements que celui des raisonnements manquent très souvent, ce qui produit cet aspect d’incompréhensible verbiage si caractéristique du Coran (voir L 2-4). Des versets sont répétés dans des contextes différents, tandis que de nombreuses interpolations sont bien visibles, telle Allah a parlé à Moïse de vive voix en 4.164. Alors que 2.153-162 remonte le moral des croyants après le cuisant échec d’une énième razzia, le verset 158 assure que déambuler entre As Safa et Al Marwah n’est pas un péché… Selon le professeur Sami Aldeeb, le Coran contient environ deux mille inexactitudes linguistiques dont trois cent erreurs grammaticales, comme celles-ci : en 4.162 le mot employé pour ceux qui élèvent la prière est à l’accusatif, alors qu’il devrait être au nominatif ; en 49.9 le verbe combattre est à la forme plurielle, alors qu’il devrait être à la forme duale (Idem. pour 2.62,124 ; 5.69 ; 20.63. Cf. Ibn Warraq, Pourquoi je ne suis pas musulman, Éd. L’Âge d’homme, 1999, p.139 s.) ; en 26.16 il faudrait écrire : Nous sommes les envoyés…, et non pas : Nous sommes l’envoyé ; en 5.69 le terme was sábi’îna n’est pas décliné correctement, comme il l’est en 2.62 et 22.17 ; etc. Le Coran contient encore environ mille sept cent erreurs stylistiques comme celle-ci : Il a ressenti une crainte en lui-même Moïse (20.67), ce qui aurait dû être écrit : Moïse a ressenti une crainte en lui-même. Il grouille d’erreurs historiques, ainsi en 19.8 Allah affirme que personne avant Jean le Baptiste n’a porté le prénom de Jean, ce qui est faux (cf. 1 M 2.1 ; 16.1 ; 2 M 11.17), et en 16.43 que seuls des hommes ont été prophètes, ce qui est encore faux (cf. Jg 4.4 ; 2 R 22.14 ; Ac 21.9 ; 1 Co 11.5). Dans la présentation de sa traduction du Coran, le professeur Sami Aldeeb remarque : Selon les auteurs musulmans classiques, le Coran d’aujourd’hui ne représente même pas un tiers de l’original. Une grande partie s’est volatilisée [pour devenir les hadiths]. Il reste des versets tronqués […] environ 20% des mots et expressions du Coran ne sont pas compréhensibles pour 99% des universitaires arabes musulmans. Bref, comment croire que le Coran soit un texte parfait (2.23 ; 10.38 ; 11.13) ?

— 5 Pour les musulmans, le Coran n’a pas d’origine humaine possible. La preuve ? Il est tombé du Ciel, en arabe, sur un homme illettré, en plein désert. Néanmoins, les plagiats et les emprunts du Coran à des traditions étrangères sont si évidents qu’il ne peut pas ne pas les mentionner : Les incrédules disent : Ce livre n’est qu’un mensonge qu’il a forgé ; d’autres aussi l’ont aidé à le faire. Voici quelle est leur méchanceté et leur perfidie (25.5) ; Ce ne sont que des fables de l’antiquité, disent-ils encore, qu’il a mises par écrit ; elles lui sont dictées le matin et le soir (25.6) ! Si la Bible est le fruit de la coopération de l’Esprit Saint et d’hommes, le Coran se prétend uniquement d’origine divine, ce qui lui interdit tout emprunt à des traditions humaines, et cependant :

a)     Les influences du judaïsme se révèlent à travers le vocabulaire et les vues doctrinales telles que : l’unicité de Dieu, la Révélation écrite, la Création… Nombre de lois de l’islam (morales, cérémonielles, alimentaires…) sont empruntées à la religion juive et au Talmud*, par exemple : 29.7/Jebhamot 6 ; 5.6/Berachoth 46 ; 2.33/Talmud Kethuboth 40.1 ; etc. La division de l’Enfer en sept parties et sept portes (15.44) existait déjà dans Zohar II.150 et son inspiration se retrouve aussi dans certains textes hindous et zoroastriens ; 27.17-44 est tiré du Deuxième Targum d’Esther ; 87.19 du Testament d’Abraham ; 5.30-31 du Targum de Jonathan ben Uzziah et du Targum de Jérusalem ; 21.51-71 ; 29.16-17, 37.97-98 du Midrash Rabbah. On peut noter encore que le Coran est divisé en 114 sourates, ce qui était une méthode de compter rabbinique. Le mot Sourate ne veut rien dire en arabe, parce qu’il vient de l’hébreu Shurah, qui signifie ligne, série. De même le mot Coran, qui a en arabe le sens insipide de lecture ou récitation, vient de l’hébreu Qara signifiant appel (10.57 ; 13.18,41 ; 14.44). Pourquoi l’expression AllahOumma (Ô Dieu !) est-elle le seul vocatif arabe se terminant par m ? Parce qu’elle vient de l’hébreu Elohim. Nombre de mots du Coran n’existent pas en arabe, tels Génehinom ou Ta’out qui signifie l’erreur, substantif désignant parfois les fausses divinités, et qui a donné la translittération coranique incompréhensible Tâghoût* (2.256,257 ; 4.51,60,76 ; 5.60). Tous les mots finissant pas out dans le Coran sont d’origine hébraïque, tels tabout de l’hébreu tevah, boîte, arche. Les versets rapportant la transformation en singes de tous les habitants d’un village pour ne pas avoir respecté le sabbat (2.65 ; 7.163-166), viennent évidemment de légendes juives …

b)     Les influences des hérésies chrétiennes largement répandues en Arabie à l’époque de Mahomet, sont manifestes. Environ 25% du texte coranique est le recopiage littéral de livres apocryphes tels que l’Évangile du pseudo Matthieu, l’Évangile de Jacques le Mineur (3.35-37), l’Évangile de Thomas (5.110+), l’Histoire de la Nativité de Marie et de la petite enfance du Sauveur (19), le Livre des Jubilés, qui contient l’histoire de Satan le lapidé (3.36), et les remontrances d’Abraham à son père (19.41+)… La négation de la crucifixion de Jésus qui aurait été remplacé par un sosie, crucifié à sa place au dernier moment (4.157), était déjà le credo de plusieurs sectes, dont celle de Basilide, qui prétendait que Simon de Cyrène avait été crucifié à la place du Christ.

c)     Le texte de la sourate 18.60-81 se retrouve dans l’Épopée de Gilgamesh (± 1200 avant J.-C.) et dans la Romance d’Alexandre (± 100 avant J.-C.). La légende des Sept Dormants d’Éphèse apparue vers la fin du Ve siècle et vite répandue dans tout le Moyen-Orient et jusqu’en Europe[7], est reprise telle quelle par le Coran (18.9-25). Couper au voleur la main (5.38) est la reprise du n°253 du Code d’Hammourabi. La sourate 105 fait référence à l’expédition en 570 du Négus d’Éthiopie venant venger la profanation d’une cathédrale chrétienne, expédition transformée pour les besoins de la cause en défaite.

d)    Le Coran prend des fables arabes pour argent comptant : ainsi les histoires de la fourmi et de la huppe parlant avec Salomon (27.18+), celle de la chamelle devenue un prophète (7.73-77,85 ; 91.14 ; 54.29), celle des douze sources (2.60), le fameux mur de fer qui figure dans le pseudo-Callisthène, la légende d’Alexandre le grand (18.92-97) ; etc. Les éléments relatifs au pèlerinage, ou la croyance dans l’existence des djins, sont du paganisme, de même que le sceau des prophètes désigne Manî dans le manichéisme…

Ces différentes influences, déjà repérables par la diversité de leurs styles, suffisent à montrer que contrairement à ce qu’imaginent les musulmans, le Coran n’est pas tombé du Ciel, mais est largement tributaire d’éléments païens… Le syncrétisme de ces différentes sources n’explique-t-il pas, pour sa part, l’aspect décousu si caractéristique du texte coranique ?

— 6 Afin de réduire les ambiguïtés de lecture d’un texte écrit en arabe ― parce qu’écrit pour des Arabes―, mais dans une langue n’ayant pas encore de forme écrite, Christoph Luxemberg eut l’idée de recourir à la langue araméenne-syriaque (que parlait le Christ), beaucoup plus développée syntaxiquement et largement utilisée au Moyen-Orient (2 R 18.26), notamment par les chrétiens dont elle conservait les textes sacrés. C’est ainsi qu’il réussit à résoudre des problèmes de sens jusque là insolubles. Par exemple, à la sourate 19, Myriam est consolée de la conception problématique de son enfant par celui-ci lui disant aussitôt né : Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a mis un ruisseau au-dessous de toi. Cette phrase n’a aucun sens, mais si l’on sait que n’est donné qu’ici au mot sariya le sens de ruisseau, inconnu en dehors du Coran, et que l’expression au dessous de toi prononcée en syriaque signifie accouchement, la phrase devient : Ton Seigneur t’a donné un accouchement légitime. N’est-elle pas alors autrement plus conforme à la conception miraculeuse de Jésus ? Ou encore, voici la très courte sourate 108 : Nous t’avons donné l’abondance. Prie donc ton Seigneur et immole. Celui qui te hait est le mutilé.[8] Même si les musulmans veulent y voir le caractère divin et donc incompréhensible de la parole d’Allah, et leurs exégètes prétendre que l’abondance est le nom d’un fleuve du Paradis, il faut reconnaître que ce texte n’a aucun sens. En remplaçant le sens des mots arabes par celui des mots de même graphie en syro-araméen, cela donne : Nous t’avons donné la (vertu de) constance. Prie donc ton Seigneur et persévère (dans la prière) ! Ton adversaire (Satan) est alors le vaincu. Cela devient autrement compréhensible ! La thèse de Christoph Luxemberg, pour qui le Coran est à l’origine un lectionnaire chrétien syro-araméen[9], traduit en arabe dans une intention missionnaire, fait de cette sourate une adaptation de 1 P 5.8 : Votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi. Ce verset est toujours prié par l’Église, au début de la nuit, à l’Office de Complies. De même, au sujet des Houris*, les fameuses vierges aux grands yeux blancs du Paradis d’Allah (52.20), Luxemberg a montré que si la racine hur en arabe signifie blanc, et en perse, langue indo-européenne, prostituée (en allemand hure, en anglais whore), en araméen cette racine signifie raisin, ce qui explique que les raisins puissent être rouges comme le rubis et le corail et non les jeunes filles (55.58) ! Si hur a reçu le sens de jeune fille à la peau blanche, et si les grains de raisins sont gonflés, pourquoi les seins des houris ne le seraient-ils pas aussi (78.33) ?! A la suite des rekabites à qui leur ancêtre Yonadab avait interdit de boire du vin (2 R 10.15 ; 1 Ch 2.55 ; Jr 35.1-11), signe de joie, tant que le Temple de Jérusalem ne serait pas reconstruit, les nazaréens s’interdisaient l’usage du vin et de tout dérivé du fruit de la vigne, y compris lors de leurs célébrations liturgiques au cours desquelles ils remplaçaient le vin par de l’eau. Ainsi se préparaient-ils à fêter dignement le retour du “Messie-Jésus” lorsque le vin coulerait à flot, selon l’interprétation toute matérielle qu’ils faisaient de Ses paroles : Je vous le dis, Je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où Je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de Mon Père (Mt 26,29). Ils appliquaient la règle biblique concernant ceux qui font un vœu à Dieu, les nazirs*, de ne boire ni vin, ni boissons alcoolisées, ni aucun jus (misserâh) du raisin (Nb 6.1-3). L’interdiction des jeux de hasard, à côté de celle du vin, en 2.219, provient de l’ignorance du sens de ce mot maysir signifiant précisément dans la Bible jus de raisin ! Ces quelques exemple montrent comment les premiers rédacteurs du Coran pensaient en syriaque, pétris de références religieuses syriaques. Les travaux de Luxemberg mettent en évidence que les références culturelles du Coran étaient syro-araméennes, et qu’en raison de l’hégémonie arabe, elles ont fini par ne plus être comprises, de sorte que les scribes omeyyades* puis abbassides*, ne connaissant plus le sens des mots étrangers, ni donc la polysémie de certains termes, ont collé sur ceux-ci des significations arabes étrangères à leur sens premier. Le renversement de l’alliance initiale judéo-arabe laissait ainsi à leur insu sa trace dans la rédaction du Coran.[10] Jusqu’à quand les musulmans refuseront-ils l’examen historico-critique de leurs textes ?

— 7 Pour les musulmans, la nuit du destin (Laylat al-Qadr), que célèbre toute entière la sourate 97, est celle qui vit descendre le Coran. En cette nuit le sort de toute chose se règle pour l’an qui vient. C’est la nuit bénie entre toutes où il s’agit de présenter à Allah toutes ses demandes ! Voici la sourate : Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube (97.1-5). Or, voici que Christoph Luxemberg a jeté une lumière inédite sur cette sourate en la comparant à une hymne de la liturgie syriaque célébrant la nuit de Noël, que voici : Oui, Nous L’avons fait descendre [l’Enfant-Jésus] en cette nuit de la Nativité. Sais-tu ce qu’est la nuit de Noël ? Les vigiles de Noël sont plus bénéfiques que mille vigiles ! Les anges guidés par l’Esprit la célèbrent par toutes sortes d’hymnes ! Cette nuit est Paix jusqu’à l’aurore ! [11] Qui s’étonnera que Christoph Luxemberg soit un pseudonyme et vive caché ?

— 8 Voici un autre bel exemple de non fiabilité du texte coranique engendrée par la difficulté à placer les bonnes voyelles : Les Romains [c’est-à-dire en fait les Byzantins] ont été vaincus tout près de la Terre [Sainte]. Et après avoir été vaincus, ils vaincront dans quelques années. À Allah revient l’affaire, auparavant comme après. Ce jour-là, les croyants exulteront du secours d’Allah (30.2-4). N’est-ce pas étonnant qu’Allah invite les musulmans à se réjouir de la prochaine défaite que vont leur infliger les Romains ? L’absurdité de ce verset disparaît si l’on change la vocalisation de deux mots importants de même racine : ont été vaincus et vaincront. Les voyelles déterminant la forme passive ou active des mots, il suffit de remplacer un actif par un passif et inversement pour que le texte devienne : Les Romains ont vaincu dans la terre la plus proche. Et après avoir vaincu, ils seront vaincus dans quelques années. Le texte devient parfaitement cohérent et rappelle l’événement alors récent et désastreux de la défaite en 629 à Mou’ta stoppant l’entrée en Terre Sainte des hordes d’Allah. Ce passage avait certainement été écrit à l’origine pour relever le courage des vaincus en leur promettant d’être vainqueurs dans quelques années. Ce qui fut effectivement réalisé avec la prise de Jérusalem en 638. Pourquoi Allah ne parle-t-il plus depuis la mort de Mahomet ?

— 9 Plusieurs sourates commencent par des séries de trois lettres, dont les musulmans ignorent aujourd’hui le sens. Pour certains chercheurs elles seraient les abréviations d’invocations en hébreu des judéo-nazaréens, pour d’autres ― les lettres syriaques ayant une valeur numérique ―, elles auraient servi à classifier les textes coraniques. En tous cas, ces lettres ne font-elles pas mentir Allah affirmant que son Coran est clair (12.1) ?

— 10 Une sommaire analyse du Coran révèle que sa composition n’a rien de naturel. Ainsi la sourate 19 porte le nom de Maryam, mais seulement les quarante premiers versets ont un rapport avec Maryam, tandis que les trente quatre suivants parlent d’Abraham, Moïse, Ismaël, Idris, en sorte que ces deux parties apparaissent comme deux unités textuelles bien distinctes. Il en va de même pour certaines autres sourates contenant en leur milieu des introductions (6.92 ; 56.75). La formule Au nom d’Allah, du Clément, du Miséricordieux commençant les sourates, ou les noms des sourates, ne figurent pas dans les premiers recueils coraniques (Blachère, Le Coran, PUF, 1980, p.212). De toute évidence, avant ceux-ci n’existaient que des feuillets (6.91 ; 80.13 ; 98.2), en sorte que leur compilation a certainement été une bid’ah*, une innovation. D’ailleurs, le déséquilibre de longueur des sourates, ou le fait que les premiers califes n’ont pas été intéressés par leur assemblage, ou que celui-ci n’a jamais eu de titre arrêté, témoignent du mythe du Livre donné à Mahomet. Pourquoi les premiers califes ont-ils fait passer la récolte des révélations coraniques après d’autres préoccupations s’ils étaient aussi bien guidés que les musulmans les imaginent ?

— 11 Comment croire que le Coran a été révélé seulement à Mahomet (27.6) puisque sa division en versets et sourates, ainsi que les noms si sublimes de ces dernières, tels que La vache ou La corde, sont le fait, selon la Tradition, du troisième calife ? Quel est le principe qui a présidé à l’organisation de versets révélés indépendamment les uns des autres durant vingt trois ans ? Car l’organisation du texte a elle-même du sens. Sûyûti assure qu’elle a été donnée par Mahomet, mais il dit aussi que l’Archange Gabriel indiquait parfois aux scribes à quel endroit placer tel verset, et qu’Omar a décidé de l’emplacement des deux derniers versets de la sourate 9, qui étaient au nombre de trois, et dont il aurait même fait une sourate entière (Mondher Sfar, Le Coran est-il authentique ?, PDF, 2010, p.40). Bref, comment les dictées de Mahomet ont-elles pu donner lieu à tant de différences que le troisième calife dut toutes les brûler pour n’en garder qu’une partie, s’il est vrai que les mémoires des secrétaires de Mahomet étaient si fiables qu’Allah crut devoir leur confier sa révélation ? Et comment Otman a-t-il pu composer le Coran en une langue arabe bien claire (16.103 ; 26.195) puisqu’elle n’a commencé à être écrite qu’à partir du règne d’Abd al-Malik (685-705) ?

— 12 Comment est-il possible que le livre descendu du Ciel (16.89 ; 97.1), que Mahomet a donné (6.114,155), personne n’ait jamais su où il se trouvait, et que les compagnons, qui ont conservé ses épées et ses babouches, ne l’aient pas conservé[12] ?

— 13 Le plus ancien corpus juridique musulman, le Fiqh Akbar 1, rédigé à la fin du VIIIe siècle, ne cite jamais le Coran. Que la jurisprudence musulmane ait ignoré le Coran jusqu’au IXe siècle ne remet-il pas en cause le discours officiel des origines de l’islam ?

— 14 Les incohérences textuelles du Coran s’expliquent désormais scientifiquement grâce à l’œuvre de Jean-Jacques Walter, Docteur de l’Université et Ingénieur de l’École des Mines, qui a démontré, par l’application de la théorie des codes au Coran, qu’il était l’œuvre d’au moins trente auteurs différents intervenant sur plus de deux siècles[13]… Ce constat confirme celui du grand savant et philologue irakien et musulman, Al-Kindi (801-873), qui écrit IXe siècle : Montrez-moi une preuve ou un signe quelconque d’une seule œuvre merveilleuse réalisée par votre maître Mahomet, qui certifie sa mission et prouve qu’il commit ses massacres et ses pillages sur ordre divin… La conclusion de tout ceci [les diverses rédactions du Coran] est évidente à qui a lu ces écrits et a vu comment, dans ce livre, les récits sont assemblés n’importe comment et entremêlés ; c’est une évidence que diverses mains – et nombreuses – s’y sont mises et ont créé des incohérences, ajoutant ou enlevant ce qui leur plaisait ou déplaisait. Est-ce donc les conditions d’une Révélation divine ? (A.Rippin, Muslims, I., London/New York, Routledge, 1990, p.26 ; http://www.webcitation.org/6WDDXjzSH“Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDDXjzSH). Si la science et la tradition sont d’accord pour affirmer le caractère composite de la rédaction du Coran,  comment continuer à croire qu’il a pour unique auteur Allah ?

— 15 Les fameux Versets sataniques (53.19-23) révèlent de façon remarquable le travail de réécriture dont le Coran a été l’objet : Avez-vous considéré al-Lat et al-Uzza, et l’autre, Manat, la troisième[14] ? Ce sont des déesses sublimes dont l’intercession est à implorer ! Les derniers rédacteurs du Coran, prisonniers d’une conception devenue littéraliste de la Parole de Dieu, ne pouvaient plus comprendre le style sarcastique originel d’une prédication stigmatisant des pratiques encore païennes (Cf. 1 R 18.27 ; Mt 13.14 ; Jn 2.19 ; Ap 22.11), aussi durent-ils inventer une raison justifiant l’invocation de déesses par le zélé prédicateur monothéiste : ce ne pouvait être que Satan qui avait suggéré à Mahomet de rallier à sa cause la tribu des Koraïchites par la reconnaissance et l’invocation de leurs idoles… Mais la solution était embarrassante… C’est pourquoi Allah, appelé une nouvelle fois à la rescousse, affirma qu’être leurré par Satan était le sort de tout prophète, en sorte qu’il n’y avait rien là que de très normal (22.52) ! Or, non seulement un tel principe n’est avéré pour aucun prophète, mais lorsqu’un prophète est reconnu avoir été inspiré par le Démon, il est alors déclaré faux prophète, et la mort est son châtiment (Dt 18.20). Salman Rushdie, sans s’être pourtant présenté comme prophète, a été condamné à mort pour avoir souligné le caractère inquiétant d’une inspiration satanique… La question se pose en effet : Si, à un moment donné, Mahomet a confondu la voix de Dieu avec celle du Démon, comment croire qu’il ne s’est pas leurré à d’autres reprises, voire toujours ?

— 16 L’identification du Coran, dans son actuelle expression phonétique et graphique, au Livre céleste tel qu’il est gardé auprès d’Allah (3.7 ; 26.192 ; 43.4 ; 69.43,51 ; 85.21-22) exclut, pour le musulman, toute question sur l’historicité du Coran. A l’inverse de la Bible qui est riche de détails historiques souvent confirmés par l’archéologie, le Coran n’offre aucune culture historique, au point, par exemple, que ni Jérusalem ou Israël n’y sont mentionnés. Le Coran n’a pas d’histoire, il est seulement parole d’Allah. C’est pourquoi la recherche historique sur les origines et la formation du texte coranique ne saurait avoir de sens pour le musulman, qui la considère comme impie. Ainsi en témoigne Ahmed El-Tayyeb, grand imam d’Al-Azhar : La lecture historique ne peut s’accorder avec l’esprit du Coran qui est un texte divin, absolu, valable pour tous les temps et tous les lieux. C’est ce qu’on appelle le miracle inimitable du Coran (Le Temps, Genève, 22.01.2011). Quelle autre garantie que celle de la manipulation offre un tel discours : Croyez en Allah et Son messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. (7.158) ?[15]

— 17 Comment le Coran peut-il reprocher aux Juifs de considérer un certain Uzaïr, Fils de Dieu (9.30) ? Non seulement aucun Uzaïr n’a jamais existé dans l’Histoire Sainte d’Israël, mais une pareille affirmation constitue si bien pour les Juifs un blasphème qu’ils l’invoquèrent comme raison de tuer Jésus : parce que toi, n’étant qu’un homme, tu te fais Dieu (Jn 10.33 ; Mc 14.61). Une preuve de plus de l’origine divine du Coran ?

— 18 Serait-ce parce que les scribes abbassides n’en purent plus de corriger un texte fait de rajouts divers dont ils maitrisaient mal la langue qu’Allah leur inspira le principe de l’abrogation (2.106 ; 16.101), car enfin, Allah, a-t-il créé le monde en deux jours (41.9), en six (7.54 ; 10.3 ; 11.7 ; 25.59), en huit (41.9-12), ou bien instantanément (2.117) ? A-t-il créé la terre puis le ciel (2.29), ou bien l’inverse (79.27-30) ? Le ciel et la terre étaient-ils d’abord une masse compacte qu’Allah a séparée (21.30), ou bien deux éléments séparés qu’il a réunis (41.11) ? L’homme a-t-il été créé à partir d’un caillot de sang (96.1-2), d’eau (21.30 ; 24.45 ; 25.54), de terre (11.61), d’argile (15.26), de poussière (3.59 ; 30.20 ; 35.11), de sperme (16.4), ou bien de rien (19.67) ? Allah a-t-il créé hommes et djins pour l’adorer (51.56) ou pour l’enfer (7.179) ? Allah est-il le seul protecteur (2.107 ; 9.116 ; 10.62 ; 29.22 ; 32.4), ou bien les anges (13.11 ; 41.31 ; 82.10), le messager, et les croyants le sont-ils aussi (4.75 ; 5.55 ; 9.71) ? Toutes les créatures se prosternent-elles devant Allah (16.48-49 ; 30.26), ou bien non (7.11) ? Le mal vient-il de nous (4.79), de Satan (38.41), ou bien d’Allah (4.78 ; 17.61) ? Iblis (Satan), est-il un djin (18.50) ou un ange (2.34) ? Caïn est-il au nombre des perdants (5.27,30), ou non (5.31) ? Allah a-t-il sauvé le fils de Noé (21.78 ; 37.77), ou non (11.42-43) ? Quelle est la seule réponse que firent les habitants de Sodome à Lot, celle de 7.82 ou celle de 29.29 ? La femme de Lot, a-t-elle été sauvée (26.170-171), ou non (7.83) ? Les ennemis de Noé ont-ils été engloutis par le Déluge (11.38), ou non (54.9-11) ? Allah a-t-il donné la prophétie à la descendance d’Abraham (29.27), ou bien à tous les peuples (16.36) ? Comment le Coran peut-il dire qu’Abraham n’a jamais été parmi les associateurs (2.135), et dire qu’il l’a été (6.76-78) ?  De l’entourage de Pharaon, seuls des Hébreux crurent-ils en Moïse (10.83), ou bien aussi des Égyptiens (7.120-122 ; 20.70 ; 26.46-48) ? Pharaon, a-t-il été sauvé (10.92), ou non (17.103 ; 28.40 ; 43.55) ? Le repentir aux portes de la mort est-il agréé (10.90-92), ou non (4.18) ? Aaron a-t-il péché avec les Hébreux renégats (7.151 ; 9.92 ; 20.87,92-94), ou non (20.94) ? Allah a-t-il donné le Coran à Mahomet par l’Esprit-Saint (16.102), ou par l’archange Gabriel (2.97) ? Mahomet a-t-il vu Allah, oui (81.23), ou non (42.51) ? Faut-il prendre Mahomet pour modèle, oui (33.21), ou non (7.3) ? Qui a été le premier musulman : Mahomet (6.14), Moïse (7.143), ou Adam (2.37) ? Allah a-t-il détruit le peuple de Aad en un jour (54.19), en huit (69.7), ou davantage (41.16) ? Un seul ange apparut-il à la Vierge Marie (19.17), ou plusieurs (3.45) ? Jésus est-Il au Ciel (3.45 ; 4.158), ou en Enfer (21.98) ? Si Allah a envoyé des messagers à chaque peuple (10.47), et qu’Abraham et Ismaël sont venus construire la Kaaba* (2.125-129), en sorte qu’il y a eu des avertisseurs en Arabie avant la venue de Mahomet (35.24) ― sans parler des missionnaires chrétiens !―, comment le Coran peut-il dire que les Arabes n’ont jamais reçu d’avertisseurs avant Mahomet (28.46 ; 34.44) ? Le Coran demeurant immuable sur la table gardée du ciel (85.22), a-t-il été révélé à Mahomet tout au long des vingt trois ans de sa carrière de prophète (17.106), ou bien est-il descendu durant un mois (2.185), ou bien encore en une seule nuit (2.97 ; 44.3 ; 97.1) ? Mahomet était-il analphabète (29.48 ; cf. 7.157,158 ; 62.2), ou non (96.1) ? Allah est-il vraiment le seul à connaître l’interprétation du Coran (3.7), ou bien Mahomet connaît-il lui aussi le secret du mystère divin (72.26-27) ? Comment est-il licite d’épouser la femme de ses fils adoptifs (33.37) s’il est interdit d’adopter des enfants (33.4-5) ? La fornication des femmes est-elle punie par la flagellation (24.2), ou par la réclusion à perpétuité (4.15) ? Le mariage avec des non-musulmanes est-il interdit (2.221), ou autorisé (5.5) ? L’usage du vin est-il interdit (5.90-91), ou non (4.43) ? Est-il un cadeau de Dieu (47.15), ou du diable (5.90) ? Faut-il montrer de l’affection à ses parents mécréants (17.23-24 ; 31.14-15 ; 29.8), ou pas (9.23 ; 58.22) ? Comment Allah peut-il ne pas vouloir que tous les hommes croient (10.99), et pourtant s’en étonner (84.20) ? Un jour pour Allah, vaut-il pour nous mille ans (22.47), ou bien cinquante mille ans (70.4) ? Allah considère-t-il certains messagers plus élevés que d’autres (2.253), ou bien non (2.285) ? Au jour du Jugement dernier, y aura-t-il trois groupes distincts de personnes (56.7), ou bien seulement deux (90.18-19 ; 99.6-8) ? Ceux qui font de bonnes œuvres seront-ils récompensés (2.62 ; 99.7), ou non (9.17-30) ? Les chrétiens seront-ils sauvés, oui (2.62 ; 3.55 ; 5.69), ou non (3.85 ; 5.72) ? Les croyants s’interrogeront-ils alors mutuellement (37.27 ; 52.25), ou bien non (23.10) ? Allah acceptera-t-il ce jour-là l’intercession pour autrui (20.109 ; 34.23 ; 43.86 ; 53.26), ou bien non (2.122-123,254 ; 6.51 ; 82.18-19) ? Peut-on se charger des péchés d’autrui (16.25), ou pas (17.13-25) ? Allah récompense-t-il les bonnes actions des mécréants (99.7), ou pas (9.17) ? Finalement, Allah pardonne-t-il tous les péchés (39.53), y compris l’idolâtrie (2.51 ; 4.153 ; 25.70), ou pas (4.48,116) ? Allah, pardonne-t-il (24.5), ou ne pardonne-t-il pas la calomnie des femmes chastes (24.23) ? Qui accueille les âmes à leur trépas, Allah (39.42), ou l’Ange de la mort (32.11), à moins que les deux soient le même ? Et les damnés, recevront-ils leur acte d’accusation dans leur dos (84.10), ou bien dans leur main gauche (69.25) ? Les damnés n’auront-ils pour nourriture que des épines (88.6), que le pus des réprouvés (69.36), ou bien aussi les fruits de l’arbre de Zakkoun et une mixture d’eau bouillante (37.66) ? Bref, le Coran est-il vraiment un livre sans équivoque (39.28) ? Et puisque celui qui trouvera des contradictions dans le Coran aura la preuve que ce livre n’est pas de Dieu (4.82), combien de musulmans considérant celles-ci vont avoir le courage de quitter l’islam ?

— 19 Allah a éprouvé le besoin de se corriger en abrogeant certains versets de sa parole parfaite (50.2 ; 98.3) et immuable (10.64 ; 33.62 ; 35.43 ; 48.23) : Que nous abrogions ou effacions un verset, nous en apportons un pareil ou un meilleur (2.106 ; 16.101). Est-il Dieu celui qui peut se tromper et doive se corriger ?[16]

— 20 En abrogeant certains de ses versets (13.39), que fait Allah, sinon nier l’unité, l’identité et l’authenticité du Coran ? Si des versets ne veulent plus rien dire, pourquoi sont-ils dans le Coran ? À travers eux, Allah parle-t-il pour ne rien dire ? Et si Allah parle pour ne rien dire, qui le fait parler ?

— 21 Qu’est-ce qui empêche que de nouveaux versets soient à leur tour aujourd’hui abrogés ? Qui dit que ce n’est plus possible doit admettre que les versets abrogés sont donc d’une essence différente que celle des versets qui n’ont pas été abrogés. Or, la nature divine est par définition indivisible. Si donc l’unité de nature de la parole d’Allah n’existe pas, comment le Coran serait-il la Parole de Dieu ?

— 22 Comment reconnaître les versets abrogés des versets abrogeant ? Allah ne le dit pas… aussi les musulmans en sont-ils réduits à accepter des conjectures (43.20), et à mériter ainsi le châtiment de ceux qui élèvent leurs savants au rang de divinité (9.31). Certains prétendent que les versets abrogeant sont ceux qui appellent à la violence, parce qu’ils correspondraient à la seconde partie de la carrière de Mahomet où lui et ses hommes étaient suffisamment nombreux pour s’imposer par la violence, tandis que ceux qui appelleraient à la clémence correspondraient à l’époque antérieure où ils ne représentaient pas encore un danger et étaient obligés de composer… Comment cette réponse pourrait-elle mieux dire que la religion musulmane est relative non pas à Dieu mais à Mahomet ?

— 23 Si le Coran est la Parole éternelle de Dieu (85.22), à quoi servent aujourd’hui les consignes pour gérer la jalousie des femmes de Mahomet et se comporter dans sa maison (33.51) ? Et à quoi peut bien ressembler Allah s’inquiétant de sa chamelle avant qu’elle n’existe et continuant à s’en inquiéter après sa mort (11.64) ?

— 24 Certains pensent qu’il est impossible de réformer l’islam puisqu’il est bâti sur le Coran, Parole immuable de Dieu. Or, puisqu’Allah efface ou confirme ce qu’Il veut de l’Écriture éternelle qui est auprès de Lui (13.39), qu’est-ce qui l’empêcherait de supprimer les versets que nous trouvons gênants ? N’est-ce pas qu’il ne veut aucune gêne dans sa religion (5.6) ?

— 25 Les musulmans avancent la nécessité de connaître la langue arabe pour parler pertinemment de l’islam, parce que le Coran est écrit en arabe (12.2 ; 26.195 ; 41.44). Or, cette exigence implique, soit qu’Allah ne sache ou ne puisse parler une autre langue que l’arabe, soit que pouvant le faire, il a cependant fait ce choix arbitraire (pourquoi l’arabe plutôt qu’une autre langue ?) et discriminant (il écarte l’immense majorité de la population mondiale) de n’être compris que des arabophones. Incompétence et racisme sont-ce des qualités du vrai Dieu ? En réalité, la prétendue nécessité d’apprendre la langue arabe pour dire ce que le simple bon sens suffit à comprendre, vise un triple but : invalider a priori toute critique de l’Islam de la part de tout non-arabophone ; détourner temps et énergie vers cet apprentissage superflu ; et islamiser, car les peuples arabisés devenant progressivement étrangers à leurs culture et à leur histoire perdent leur identité pour prendre celle de l’islam identifié à l’arabité. Mais n’est-ce pas parce qu’il est incompréhensible que le Coran est aussi intraduisible ?

— 26 Si Jésus est la Parole de Dieu (3.45 ; 4.171 ; 19.34), et si la langue de la Parole de Dieu est l’arabe (12.2), alors Jésus n’aurait-Il dû parler arabe ?

— 27 Si le Coran existait avant la création du monde, en langue arabe, qui est la langue que parle Allah (12.2), en sorte qu’il est intraduisible et que sa beauté atteste de son origine divine (2.23), comment peut-il être un rappel adressé à tout l’univers (12.104 ; 36.69-70), puisque tout le monde ne parle pas arabe ?

— 28 Si l’arabe est la langue du Coran (39.28), qui est éternel (85.21-22), pourquoi Allah s’est-il exprimé dans la Bible (26.192-196) en hébreu, en araméen et en grec (3.3 ; 16.44) ?

— 29 Puisque non seulement les recherches ont montré que la langue originelle du Coran est le syriaque et l’araméen, et non l’arabe, et que le texte originel du Coran a été modifié par l’ajout de voyelles, points diacritiques et même tafsirs* (commentaires) au gré d’interprétations et de conjectures diverses, les musulmans ne se disqualifient-ils pas eux-mêmes scientifiquement en tenant pour acquis, en un discours autoréférentiel, l’arabe comme langue du Coran ? Comment tout homme peut-il naître musulman (30.30), et l’islam être fait pour tout le monde (3.19), puisque tout le monde ne parle pas arabe ni n’est capable de l’apprendre ? S’il est nécessaire de parler arabe pour être musulman et aller au Ciel où l’on ne parle que l’arabe, comment peut-il y avoir des musulmans non-arabophones ?

— 30 Si le Coran est écrit en un arabe parfait (12.2 ; 26.195 ; 41.44) et est un livre incréé (43.1-4 ; 85.21-22), alors il est Dieu, car Dieu seul est incréé. Or Dieu n’est pas arabe (catégorie humaine) et l’arabe n’est pas une langue incréée (l’histoire le montre). Donc le Coran incréé n’est pas écrit en arabe, et si un livre est écrit en arabe, il n’est pas incréé. N’est-ce pas qu’Allah a fait descendre un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez (12.2) ?

— 31 Allah dit que le Coran est la Parole de Dieu telle qu’elle est au Ciel (3.7 ; 13.39 ; 43.4 ; 85.21-22). Si la langue parlée au Ciel est l’arabe (12.2 ; 20.113 ; 26.195), cela signifie qu’Allah pense et parle en arabe. Mais de même que les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, Dieu parle le langage de Dieu. Chaque être vivant a son propre langage. Or, l’Esprit de Dieu n’ayant pas été envoyé aux musulmans, et les musulmans n’ayant point dès lors d’autre ressource pour comprendre le Coran que leur propre intelligence humaine, comment pourraient-ils comprendre le langage de Dieu ? Soit donc les musulmans (et tous les arabophones) sont Dieu (car il faut être Dieu pour parler le langage de Dieu), soit Allah n’est qu’un Arabe. Y a-t-il une autre solution ?

— 32 Le langage, parce qu’il est imparfait (comme tout ce qui est créé), trahit nécessairement la pensée de ce qui est au-delà du créé. C’est pourquoi la lettre ne peut jamais suffire à dire la Parole de Dieu. Il lui faut, pour être écrite et lue, l’assistance de l’Esprit de Dieu. Comment l’oubli de cette vérité élémentaire pourrait ne pas conduire le musulman à idolâtrer le Coran ? [17]

― 33 L’islam refuse l’Incarnation de Dieu le Fils au motif, finalement, que Dieu ne pourrait Se manifester, et ce, nécessairement, en dehors de Lui-même. Mais alors, qu’est-ce que le Coran ? Le message doit s’adapter à son destinataire. Or Dieu ne S’adresse pas à des livres, mais à des hommes… raison pour laquelle après avoir parlé par des hommes qu’étaient les prophètes, le Verbe S’est finalement incarné. Les musulmans refusent de croire que le Verbe de Dieu Se soit fait homme parce que cela serait indigne de Lui, mais ils veulent bien croire qu’Il Se soit fait livre sur les omoplates d’un chameau ! Est-ce vraiment plus digne ?

— 34 Chaque prophète envoyé par nous ne s’exprimait, pour l’éclairer, que dans la langue du peuple auquel il s’adressait (14.4). Parce que cela aurait eu un sens de s’adresser à quelqu’un dans une langue inconnue de lui ? Ce verset ne serait-il pas le vestige d’une tentative de justifier la prédication en arabe d’un texte écrit en araméen ?

— 35 Allah a fait descendre vers vous le livre (6.114) ; Ceci est un livre béni que nous avons fait descendre. Suivez-le donc et craignez Allah ! (6.155 ; 22.16). Pour les commentateurs musulmans, ce livre est le Coran. Mais comment aurait-il pu l’avoir été puisque le Coran a été révélé durant les vingt trois ans de la carrière prophétique de Mahomet (17.106), et qu’il n’existait donc pas encore lorsque ces paroles sont censées avoir été prononcées ?

— 36 Comme son nom l’indique, le Coran (lectionnaire, récitation) n’était pas à l’origine identifié à la Révélation, mais à un rappel de celle-ci : Ainsi, Nous te contons certains récits des temps passés et c’est bien un rappel de Notre part que Nous t’apportons (20.99 ; 11.120 ; 21.10,50,51 ; 29.51, 36.69). Un rappel de quoi sinon de la Bible ? Le Coran était une méditation de textes nazaréens traduits de l’araméen en arabe dans une version intelligible aux Arabes. D’ailleurs, si même Allah récite le Coran (75.18), quel prédicateur arabe, à l’école de son maître nazaréen, ne le réciterait pas ?

— 37 Allah dit lui-même que le Coran n’est que l’explication du Livre qui existait avant lui (10.37 ; 46.12). Qu’est-ce qui est le plus important, le livre, ou son explication ? Et si les musulmans ne connaissent pas la Bible, comment pourraient-ils en comprendre l’explication ?

— 38 Il est clair que Mahomet se référait à la Bible et non au Coran puisqu’il dit : Apportez donc un livre d’Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai (28.49). Que peut bien désigner l’expression ces deux-là, sinon l’Ancien et le Nouveau Testament ? Et si aucun livre d’Allah n’est meilleur que ces deux-là, comment le Coran le serait-il ? À lui seul, ce verset ne condamne-t-il pas toute la croyance musulmane ?

— 39 Les Écritures hébraïques font intégralement partie du Canon des Écritures chrétiennes. Il est donc manifeste qu’elles participent d’une même Révélation, sont une même Parole de Dieu. Les premières annoncent l’accomplissement proclamé par les secondes, tandis que les dernières éclairent le sens des premières. Pourquoi le Coran ne contient-il ni les unes ni les autres, s’il est la même Parole de Dieu ? Et si la Bible avait été la même chose que le Coran, comment et pourquoi aurait-elle parlé aux femmes de Mahomet (33.32) ou de Abu Lahab (111.1-5) ?

— 40 Outre qu’Allah revendique les éléments de la Création comme autant de signes évidents de la vérité de l’islam (10.5 ; 12.105 ; 13.2) ― ce que n’importe quel autre dieu peut tout aussi bien prétendre, Allah présente le Coran comme LA preuve par excellence de l’origine divine de l’islam, LE miracle (7.203 ; 10.37 ; 17.88 ; 19.73 ; 22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7), au point de lancer à plusieurs reprises aux non-musulmans le défi d’en produire un texte semblable (2.23-24 ; 11.13-14 ; 10.38 ; 52.34). Il faut donc bien comprendre que toute la légitimité de l’islam repose sur cette présumée inimitabilité du Coran, Vérité de Dieu faite livre. Bien qu’il suffise de constater le caractère totalement décousu du texte, ou de lire le chapitre 5 de l’Évangile selon saint Mathieu, pour que s’évapore cette soi-disant supériorité du texte coranique, elle est encore anéantie par les considérations suivantes :

a)     A la sourate 72, appelée Les djins, ce sont précisément des djins qui parlent… Autrement dit : le Coran apporte lui-même la preuve qu’il n’est pas seulement la parole d’Allah, mais aussi celle des djins, en sorte que le défi lancé par Allah a déjà été relevé par les djins !!! Allah est convaincu de mensonge par sa propre parole ! LA preuve de l’origine divine de l’islam n’existe donc pas ! Comment continuer à croire que le Coran soit la Parole de Dieu si même le Coran affirme qu’il est la parole des djins ?

b)     Le Coran n’est pas seulement parole de djins (72), mais aussi celle d’anges (19.64 ; 37.164-166)…

c)     Le Coran n’est pas seulement la parole de djins (72), et d’anges (19.64 ; 37.164-166), mais aussi celle de Mahomet (voir L 41)… Puisqu’Allah dit lui-même que le Coran est la parole d’un noble Messager (69.40 ; 81.19), comment être musulman sans être associationniste ?

d)    Allah ne donne pas les moyens de relever son défi, puisqu’il n’en désigne pas le juge, qui ne saurait être musulman, car on ne peut être à la fois juge et partie, tandis que les musulmans récuseront tout juge mécréant. Allah se garde bien aussi de donner les critères permettant de juger si un texte est semblable ou non au Coran. Cela ne servirait donc à rien de présenter un texte prétendant rivaliser avec les qualités supposées du Coran, puisque sans critères ni règle, aucun jugement ne pourrait être prononcé… De plus, quel rapport entre la littérature et la vérité religieuse ? Un génie littéraire est-il nécessairement un envoyé de Dieu ? Jésus et les Apôtres n’ont-ils pas répudié les discours persuasifs de la sagesse pour que notre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu (1 Co 2.4-5) ? Enfin, un chef d’œuvre est en soi unique, étant l’œuvre d’un auteur singulier à la sensibilité, à la culture et aux dons naturels propres, en sorte que deux génies ne se ressemblent pas et qu’on ne saurait établir une hiérarchie entre leurs œuvres sans recourir à l’arbitraire de la subjectivité. Les chrétiens, les mormons, les hindous, les taoïstes, par exemple, pourraient tout aussi bien présenter le style de leur livre sacré pour inimitable… Puisque la légitimité de l’islam repose sur un défi qui n’a ni règle, ni juge, ni sens, est-elle autre chose qu’un bluff ?

— 41 Qui parle ici, Allah ou Mahomet : Il m’a été commandé d’être du nombre des musulmans. (27.91) ; Je suis le premier des soumis. (6.163 ; cf. aussi 6.104,114 ; 11.2 ; 16.63 ; 17.1 ; 19.68 ; 27.92 ; 42.10 ; 51.23 ; 70.40 ; 75.1 ; 84.16-18 ; 90.1 ; 91.1-7) ? S’il est impossible de distinguer la parole d’Allah de celle de Mahomet, le Coran apporte lui-même la preuve qu’il est possible d’imiter le Coran ― et à la perfection !, et que donc le défi d’Allah (2.23-24 ; 11.13-14 ; 10.38 ; 52.34) étant relevé, preuve a été donnée que le Coran n’est pas la parole de Dieu. Plusieurs passages du Coran ne peuvent pas être attribués à Allah, comme ceux-ci : C’est toi que nous adorons et c’est toi dont nous demandons l’aide. Dirige-nous vers le chemin droit (1.5-6). Dieu ne peut pas S’adorer Lui-même, ni adorer quelqu’un d’autre, pas plus qu’implorer du secours. Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs, après nous avoir mis dans le droit chemin ! (3.8) ; Ceci est la parole d’un noble messager (81.19) ; Fuyez auprès d’Allah je suis pour vous et de sa part un avertisseur explicite (51.50). Ces mots ne peuvent qu’être ceux d’un homme. Certains ont dû faire remarquer qu’il suffisait d’ajouter l’injonction Dis ! au début de tels versets pour donner à entendre qu’Allah aurait ordonné de dire ce qui suit et apparaître comme l’auteur du texte. L’astuce a dû être jugée pertinente puisque le verbe dire à l’impératif est répété pas moins de 340 fois… Par exemple : Dis : J’ai reçu l’ordre d’adorer le seigneur de cette cité (27.91). Ce procédé ne témoigne-t-il pas de l’entreprise destinée à faire passer le texte originel du Coran au statut de Parole de Dieu ?

— 42 Si le Coran est la parole d’Allah donnée aux hommes (43.3 ; 85.22), pourquoi Allah s’y adresse-t-il à lui-même la parole (1.1-7 ; 9.30 ; 27.91) ?

— 43 Pour faire accroire au caractère miraculeux du Coran, que Mahomet n’aurait donc pas pu composer, le Coran affirme que Mahomet était analphabète (29.48 ; cf. 7.157,158 ; 62.2). Mais cela n’empêche pas Allah de lui demander de lire : Lis, au nom de ton Seigneur qui a tout créé (96.1,3)[18]. Alors, Mahomet était-il analphabète ou non ?

— 44 Et que penser du fait que Mahomet, recevant les si sacrés versets au long des vingt-trois ans de sa carrière dite prophétique, n’ait pas été capable d’apprendre enfin à écrire pour en noter l’exacte dictée ?

— 45 Comment dire qu’Allah a adressé la révélation du Coran à Mahomet (2.97,285 ; 3.3,7 ; 53.4), alors que tout au long de la sourate 55 il s’adresse à deux personnes ?

— 46 Comment la parole immuable d’Allah peut-elle annoncer en 5.69 que les chrétiens ne seront point affligés et en 9.30 souhaiter qu’Allah tue les chrétiens ?

— 47 Si Abraham était un vrai musulman (2.131,135 ; 3.67,95 ; 4.125 ; 16.120 ; 22.78 ; 53.37) et qu’il n’obéissait pas à Mahomet, puisque Mahomet n’était pas né, obéir à Mahomet n’est donc pas nécessaire pour être musulman. S’il est donc possible d’être musulman sans obéir à Mahomet, pourquoi Allah commande-t-il d’obéir à Mahomet (3.32,132 ; 4.59,65 ; 5.92 ; 8.1,20,46 ; 24.52,54,56,63 ; 33.66,71 ; 47.33 ; 49.14 ; 58.13 ; 64.12) ? Et comment obéir aujourd’hui à Mahomet, puisqu’il n’est plus de ce monde (si tant est qu’il le fut) ? Dira-t-on qu’aujourd’hui obéir à Mahomet, c’est obéir au Coran ? Mais Abraham n’avait pas non plus le Coran… Si Abraham était musulman sans obéir ni à Mahomet ni au Coran, n’est-ce pas la preuve que les musulmans ne pratiquent pas la religion d’Abraham ?

— 48 Allah traite d’incrédules, condamnés à l’Enfer (98.6), ceux qui se sont divisés APRÈS la venue du signe évident qu’est le Coran (98.3). Or, puisque les chrétiens étaient déjà divisés (ariens, macédoniens, nestoriens, pélagiens…) avant la venue du « signe évident », la condamnation coranique ne les concerne pas. Qui concerne-t-elle, sinon les musulmans divisés dès la naissance de l’islam (chiites, sunnites, karidjisme…) ?  

— 49 Nous t’avons donné sept versets que l’on récite, et aussi le très grand Coran (15.87). Allah distingue ici le Coran et la première sourate, la Fatiha, formée de sept versets. Si donc le Coran et la Fatiha sont distincts, alors, soit Allah n’a pas révélé que le Coran (55.2 ; 85.31), soit le Coran, qui contient la Fatiha, est falsifié. Y a-t-il une autre solution ?

— 50 Pour rendre compte des obscurités du Coran, plusieurs raisons ont été avancées : 1) L’arabe du Coran étant la langue d’Allah, c’est normal que les hommes ne puissent pas bien le comprendre ; 2) Le Coran a été dicté dans un dialecte mecquois aujourd’hui perdu… A la première explication nous faisons remarquer que, comprendre peu ou beaucoup l’arabe du Coran ne résout pas le problème de le comprendre comme il faudrait, mais encore : si les hommes ne peuvent pas bien comprendre la langue d’Allah, alors Mahomet ne l’a pas bien non plus comprise, ni donc transmise… A la seconde nous faisons remarquer qu’à nouveau, comme ce fut déjà le cas pour la Torah et l’Évangile, Allah n’aurait donc pas été capable d’assurer l’avenir de sa révélation, ici pour l’avoir confiée à un éphémère dialecte… D’autre part, peut-on imaginer les musulmans avoir oublié la langue sacré de leur divin texte ? Est-ce que l’hébreu ou le latin ont été oubliés ?

— 51 Quel sens cela a-t-il pour Allah de révéler des versets dont il sait que Mahomet va les oublier (87.6-7 ; Muslim 2286 ; Bukhari 6.61,527) ? Et comment le Coran pourrait-il être parfait (41.41-42) s’il lui manque des versets ?

— 52 Si le Coran est un livre évident (43.1-2 ; 34.3 ; 43.2 ; 44.2), à l’égard duquel il n’y a point de doute (10.37), sans équivoque (39.28), parce qu’il contient des versets clairs (cf. 2.221 ; 16.35), d’une clarté limpide (cf. 24.54 ; 36.12), lumineuse (cf. 24.46 ; 27.1 ; 35.25 ; 37.117), comment s’y trouve-t-il des versets équivoques, sources de confusion et de dissension (3.7) ?

— 53 Si le Coran est une œuvre facile à comprendre (54.17), pourquoi Allah est-il seul à pouvoir le comprendre : Nul ne connait son interprétation, à part Allah […] (3.7) ? Si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi le dit-il ? Si Allah est seul à comprendre le Coran, pourquoi et comment citer le Coran ? Si Allah est seul à comprendre le Coran, tous les imams et autres docteurs de l’islam prétendant enseigner le sens du Coran, sont-ils autre chose que des imposteurs, et Allah une idole qu’ils font parler ?

— 54 Si le Coran est une œuvre facile à comprendre (54.17), un livre évident (43.1-2) où tout y est consigné (22.70), pourquoi y a-t-il plusieurs écoles juridques en islam ? Si tout est consigné dans le Coran, pourquoi le Roi d’Arabie saoudite, Fahd ibn Abdel Aziz al Saoud, publie-t-il le Coran (traduit par M. Hamidallah) avec moult notes et explications ?

— 55 A l’instar de la propagande communiste qui présentait le mensonge du communisme comme vérité scientifique, plusieurs musulmans ne sachant aujourd’hui comment se rassurer au sujet de l’islam, et parce que toute la légitimité de l’islam repose sur celle du Coran, ils pensent accréditer celui-ci en prétendant y découvrir des vérités scientifiques inconnues à l’époque de la rédaction du Coran, en sorte que ces vérités constitueraient autant de preuves de l’origine divine du Coran, vérités qu’ils nomment miracles du Coran, ou même miracles scientifiques du Coran.[19] Au rang de ceux-ci on trouve :

a)     La création de l’homme à partir d’une goutte de sperme : Il a créé l’homme d’une goutte de sperme (16.4) ; Et Allah vous a créés de terre, puis d’une goutte [de sperme] (35.11) … mais le Coran ne dit pas d’où venait cette goutte de sperme nécessaire pour créer… le premier homme !

b)     Allah ne sait manifestement plus très bien comment il a créé l’homme, si c’est à partir d’eau (21.30), d’argile (15.26), d’un caillot de sang (96.2), ou de sperme (75.37), et de sperme fabriqué entre l’épine dorsale et les côtes (86.6-7)… Une chose est sûre cependant : il ne sait ni ce qu’est du sperme, ni ce qu’est l’homme, puisqu’il identifie l’un à l’autre (75.37)…

c)     Le rôle de la femme dans la conception est réduit à celui de réceptacle dans lequel se développe le seul don du mâle (23.13).

d)    Toujours dans le domaine de l’embryogenèse coranique, la chair apparaît après les os (23.14). Cette erreur avait déjà été enseignée par le célèbre médecin grec Claudius Galenus, alias Galien (129-216), qu’Allah a cru intelligent de reprendre à son compte.

e)     Le Coran révélerait l’existence des empreintes digitales en 75.3-4. Or, même en cherchant bien, rien n’en suggère ne serait-ce que l’allusion. Mais si la mention des empreintes digitales est une preuve de l’origine divine du Coran, que les musulmans lisent donc ce verset du Livre de Job, écrit vingt et un siècle avant le Coran : Il met un sceau sur la main de tous les hommes, afin que tous se reconnaissent comme ses créatures (Job 37.7)…

f)      Autre vérité et miracle scientifique du Coran : le lait est un extrait de sang et d’excrément (16.66)…

g)     Allah imagine que les fleuves se jetant dans la mer ne se mélangent pas à elle : Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l’une douce, rafraîchissante, l’autre salée, amère. Et Il assigne entre les deux une barrière et un barrage infranchissable (25.53), ignorant sans doute que si les eaux mettent un certain temps à se mélanger, elles finissent par y arriver, sans quoi l’eau des fleuves refluant, la terre entière aurait depuis longtemps été submergée ! Mais c’est vrai qu’à Bassora (en Iraq), les eaux douces du Tigre, de couleur rougeâtre, se déversent dans l’eau salée de l’Océan Indien, de couleur verdâtre, et à marée haute se côtoient sans se mélanger. Spectacle féerique et grandiose que relatait déjà la mythologie babylonienne.

h)    Comme chacun sait, la terre est plate (2.22 ; 13.3 ; 15.19 ; 27.61 ; 50.7 ; 51.48 ; 71.19 ; 78.6 ; 79.30 ; 84.3 ; 88.20 ; 91.6), et en une vision géocentrique, le soleil a son orbite comme la lune (36.40), et même, Allah a soumis le soleil à la lune (35.13,29), en sorte que le soleil court vers le gite qui lui est assigné (36.38) : une source boueuse (18.86)… La lecture musulmane du texte du Coran (mais lequel au juste ?), puisque non inspiré mais dicté par Allah, ne peut être que littérale. Parce que le Coran dit que la terre est plate (15.19 ; 71.19 ; 78.6 ; 79.30), le Cheikh* ‘Abd El-Azis El-Baz, suprême autorité religieuse saoudienne, peut très logiquement lancer cette fatwa* : La terre est plate, celui qui déclare qu’elle est sphérique mérite une punition.[20]

i)      Allah a créé les montagnes afin d’empêcher la terre de trembler (16.15), or non seulement la terre tremble, mais elle tremble surtout dans les régions montagneuses…

j)      Allah a créé tous les animaux : ceux qui rampent sur le ventre, et ceux qui se déplacent sur deux ou quatre pattes (24.45). Allah a certainement oublié qu’il avait aussi créé des bestioles à six, huit, dix et même sept cent cinquante pattes…

k)     Allah ouvre à l’islam le cœur de celui qu’il veut diriger, mais celui qu’il veut égarer, il lui comprime la poitrine et lui coupe le souffle, comme à qui tenterait d’escalader le ciel. (6.125) Ce verset serait un miracle du Coran parce que les gens d’il y a quatorze siècles ne connaissaient pas les effets de vols spatiaux (sic). Comme si au IIIe siècle av. J.-C. n’avait pas déjà été formulée « la Poussée d’Archimède », ou comme s’il ne suffisait pas de monter une côte pour se rendre compte des effets de la pression atmosphérique…

l)      Les abeilles sont censées n’habiter que dans les montagnes et manger des fruits (16.68-69), or elles habitent aussi dans les plaines et se nourrissent du nectar des fleurs.[21]

m)   Les versets 11, 12 et 176 de la sourate 4 sont censés fournir le système divin de répartition de l’héritage. Or, l’époux et la sœur d’une défunte reçoivent chacun la moitié de l’héritage tandis que la mère en reçoit le tiers… Si la défunte laisse deux sœurs, alors les deux reçoivent chacune le tiers, comme la mère, tandis que l’époux reçoit la moitié… Comme dans plusieurs autres cas de figure, la somme des parts dépasse le total. Si Allah n’est pas capable de compter juste, est-il vraiment Dieu ?

n)    Quant aux différentes occurrences de certains mots du Coran qui laisseraient supposer une symbolique et une logique mathématique du texte, leurs nombres sont la plupart du temps erronés, et l’on pourrait tout aussi bien trouver dans d’autres textes de semblables coïncidences. En tout cas, elles n’expliquent pas pourquoi Allah, l’Omniscient, décrit les choses comme le ferait un simple homme du VIIe siècle, croyant, comme nos ancêtres les Gaulois, que le ciel peut nous tomber sur la tête (22.65)…

Foi et science sont des ordres de connaissances spécifiques. Un miracle est un phénomène hors d’atteinte de la science, en sorte que l’expression miracle scientifique est une aberration. De même qu’il serait ridicule dans une discussion scientifique de vouloir prouver une thèse par un serment appelant Dieu à témoin, de même est-il ridicule dans le domaine de la foi de vouloir prouver un dogme à l’aide d’une formule mathématique. Par ces prétendus miracles scientifiques les musulmans veulent conférer au Coran l’autorité de la vérité propre à la science, oubliant que les vérités scientifiques qu’ils prétendent retrouver dans le Coran leur seraient totalement inconnues si la science des mécréants ne les avaient pas d’abord découvertes, en sorte qu’ils doivent leur foi coranique à la science des mécréants ! En qui croient-ils finalement ? Et comment échapperont-ils au châtiment d’Allah qui leur commande de n’avoir aucun allié en dehors de lui (7.3) ?

— 56 Outre qu’un miracle n’est pas ce qu’imaginent les musulmans, quelque chose de prodigieux ou d’imposant, car cela, pour extraordinaire que ce soit, relève encore de l’ordre naturel, mais un miracle est ce qui en dérogeant aux lois naturelles, révèle un ordre surnaturel, ayant un message de miséricorde de la part de Dieu qui suspend ainsi le cours de Sa Justice dont les lois naturelles sont l’expression. Et même à supposer qu’il y aurait des vérités scientifiques dans le Coran, en quoi serait-ce un gage de l’origine divine du Coran ? Les démons ne sont-ils pas capables de révéler des vérités scientifiques ? Dieu et notre salut sont-ils des réalités scientifiques ? Les savants qui connaissent des vérités scientifiques, remises en cause ou infirmées d’un siècle à l’autre, sont-ils plus agréables à Dieu pour autant ? De plus, qu’y a-t-il de commun entre les miracles islamiques et ceux de l’Église, lesquels ne sont justement pas d’ordre scientifique (cf. le linceul de Turin ; le miracle de Lanciano ; la vie de saint Pio de Pietrelcina, Marthe Robin, Mère Yvonne-Aimée de Malestroit, Thérèse Newman, etc.) ?

— 57 Sa venue à lui, l’Impie, aura été marquée, par l’influence de Satan, de toute espèce d’œuvres de puissance, de signes et de prodiges mensongers, comme de toutes les tromperies du mal, à l’adresse de ceux qui sont voués à la perdition pour n’avoir pas accueilli l’amour de la vérité qui leur aurait valu d’être sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une influence qui les égare, qui les pousse à croire le mensonge, en sorte que soient condamnés tous ceux qui auront refusé de croire la vérité et pris parti pour le mal (2 Th 2.9-12). Est-ce que les fameux miracles du Coran ne participent pas des tromperies annoncées par cette prophétie ?

— 58 Si le Coran est la Parole de Dieu et si Dieu est Un, le Coran est-il Dieu ?

a) Si le Coran est Dieu, et si Allah n’est pas le Coran, alors Allah n’est plus seul à être Dieu, le dogme de l’islam affirmant qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah (21.25) se volatilise.

b) Si le Coran n’est pas Dieu, alors il est imparfait, car seul Dieu est parfait, et s’il est imparfait, il est donc perfectible, et s’il est perfectible, il peut être critiqué…

Dans un cas comme dans l’autre, l’islam peut-il sortir indemne de ce dilemme ?

— 59 Le Coran et l’islam qui y prend appui, sont censés n’avoir point d’autre raison d’être que celle de rappeler l’unicité divine (3.58 ; 6.90 ; 7.2 ; 11.114 ; 12.104). Et pour justifier cette prétendue nécessité, Allah accuse les chrétiens de polythéisme (5.73). Cette calomnie cache une intention : éliminer l’Église (2.191,193,217 ; 8.39 ; 9.31 ; 31.13 ; 72.2), et légitimer une autre autorité, représentée d’abord par Mahomet (8.1,20,27,46,72-75 ; 48.8-10), puis par qui s’en réclamera. A cette fin plusieurs procédés sont utilisés, dont les suivants :

Le premier procédé est celui de l’amalgame, technique qui consiste à présenter ensemble deux affirmations, dont l’une est vraie, et à déduire que l’autre l’est aussi. Par exemple, le Coran et la propagande musulmane tirent prétexte de l’existence du monde pour prouver celle d’Allah, assimilé alors au Créateur. Or, les chrétiens, et d’autres, n’ont pas attendu l’islam pour comprendre que Dieu existe (Rm 1.19-20), et ce n’est pas pour autant qu’ils le confondent avec Allah. Allah est puissant ! Allah est sage ! Allah entend tout ! Allah sait tout ! Allah sait mieux ! (cf. 2.137 ; 6.124 ; 8.17). Certes, Dieu entend et sait tout. Et alors ? En quoi le fait que Dieu entende et sache tout peut-il justifier de commettre des actes que la conscience morale universelle réprouve ? Telle une formule magique, l’autorité d’Allah sert à garantir ce qui lui est attribué. Comme s’il suffisait d’invoquer Dieu pour faire de Lui le locuteur de ce qui est dit. Par exemple, en 4.34, nous lisons : Celles dont vous craignez la désaffection, exhortez-les, liez-les dans leur chambre et frappez-les. Si elles vous obéissent, ne les maltraitez plus. Allah est très élevé et grand ! Dieu est très élevé et grand, c’est entendu, mais quel rapport avec la légitimation de la jalousie et de la barbarie ? L’islam utilise ainsi l’autorité d’Allah pour imposer toutes sortes d’actes abominables à des consciences sommées de se tranquilliser au motif que les voies d’Allah sont inconnaissables, et que le plus sage en conséquence est de lui obéir sous peine d’irriter sa colère… et le zèle justicier de ses serviteurs.
     II.          Le 2e procédé est celui de la répétition, méthode qui a le pouvoir de rendre une chose d’autant plus vraie qu’elle est plus souvent répétée. Ce procédé capable de transformer l’absurde en raisonnable est très prisé pour les lavages de cerveau. Comme disait Voltaire : Mentez ! Mentez ! Il en restera toujours quelque chose ! A la différence de la prière chrétienne, la prière musulmane n’est pas un dialogue d’amour avec Dieu, ― tant s’en faut ! ―, mais la répétition de textes destinée à conditionner l’esprit : cinq fois par jour le musulman répète cinq fois qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah ― qui n’est évidemment pas la Sainte Trinité ―, que Mahomet est son envoyé ― et donc que Jésus-Christ n’est pas le Sauveur. De plus, toute prière musulmane doit commencer par la récitation de la première sourate (Bukhari, 723), la Fatiha qui inocule la haine des chrétiens et des Juifs, et se termine par ces neuf malédictions (que l’on comprend ne pouvoir être prononcées qu’en arabe) :

Allah ! Accorde-nous la victoire sur les Juifs, tes ennemis et ceux de notre religion ! ‒ Amen !

Allah ! Fais périr les mécréants, les polythéistes et les ennemis de l’islam ! ‒ Amen !

Allah ! Éparpille leur nation ! ‒ Amen !

Allah ! Disperse leurs troupes ! ‒ Amen !

Allah ! Détruis leurs édifices ! ‒ Amen !

Allah ! Fais périr leurs récoltes ! ‒ Amen !

Allah ! Rends orphelins leurs enfants ! ‒ Amen !

Allah ! Rends veuves leurs épouses ! ‒ Amen !

Allah ! Fais tomber leurs biens et leurs fortunes comme butin entre les mains des musulmans ! ‒ Amen !

Qui peut ne pas être conditionné par ce qu’il répète à longueur de journées ?

Le 3e procédé est l’exploitation de la misère humaine : Pourquoi ne pas tuer et mourir en héros pour aller au paradis d’Allah (9.111), plutôt que continuer une vie misérable ? L’idéologie criminelle parée des ors de la religion soulage le poids d’une vie sans but. Pourquoi la société occidentale qui élève sa jeunesse dans le nihilisme s’étonne-t-elle de l’expansion de l’islam ?
 

Le 4e procédé est la culpabilisation de tout questionnement, assimilé à une remise en cause de l’autorité d’Allah, et donc une contestation de l’islam. Ô vous qui avez cru ! Ne posez pas de questions sur certains sujets, cela pourrait vous causer du tort (5.101). C’est lui [Allah] qui a fait descendre le livre sur toi [Mahomet]. Il s’y trouve des signes décisifs qui sont la Mère du Livre et d’autres, équivoques. Ceux qui ont aux cœurs une déviance, suivent ce qui est équivoque, recherchant la subversion en recherchant son interprétation. Or, nul ne sait son interprétation, à part Allah. Ceux qui sont fermes dans la connaissance disent : ‘Nous y avons cru. Tout est de la part de notre Seigneur !’ Mais seuls les dotés d’intelligence s’en rappellent (3.7). Le musulman ne doit se poser aucune question au sujet de la révélation d’Allah, sous peine de se rendre coupable de blasphème en laissant entendre qu’Allah ne se serait pas bien exprimé. Il doit se contenter d’y croire, car c’est le livre au sujet duquel il n’y a point de doute (2.1) ! La perversion va jusqu’à faire passer ce déni d’intelligence pour de l’intelligence ! En islam, ce n’est pas la raison qui vient fonder ou justifier la foi, mais c’est le Coran qui rend possible l’usage de la raison. Ainsi, la philosophie n’est admise que dans la mesure où elle ne remet pas en cause la Charia mais sert à la justifier. La nécessité d’une explication du Coran est ressentie comme le signe de son imperfection et donc de celle d’Allah. Celui qui se poserait des questions à leur sujet est d’entrée de jeu désigné comme ayant au cœur une déviance. Aussi, pour se garder de ce péché, l’attitude du vrai musulman est de se soumettre, de croire aveuglément, comme à l’évidence même (19.73 ; 22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7). Nasr Abû Zayd fut condamné en 1996 par la Cour de cassation du Caire pour apostasie et sa femme déclarée divorcée de l’impie qu’il était devenu pour avoir voulu étudier le Coran de façon scientifique. Puisque le Coran est un livre évident (43.1-2), n’est-il pas normal qu’Allah menace celui qui ose le questionner (3.4-7,66 ; 4.140 ; 5.57 ; 22.67 ; 39.56 ; 42.16 ; 45.9) ?
 

Le 5e procédé est donc la menace. Le Coran se résume en un appel à se soumettre à Allah et à son messager sous peine d’être compté au nombre des maudits : Lorsqu’on lui dit : ‘Crains Allah !’, l’orgueil criminel s’empare de lui. L’Enfer lui suffira ! (2.206) ; Dis à ceux qui ont mécru : ‘Vous serez vaincus et rassemblés en Enfer ! (3.12) ; Est-ce que celui qui poursuit l’agrément d’Allah est comme celui qui encourt le courroux d’Allah ? L’Enfer sera son abri. Quelle détestable destination ! (3.162 ; 9.28 ; 18.57 ; 25.44). La rhétorique de la terreur révèle-t-elle autre chose que l’impuissance de son auteur ? Celui qui se permet de remettre en question le Coran, Allah le déclare méchant et coupable (10.18) et promet de se venger de lui (22.22), par de terribles châtiments (45.7-11 ; 24.11-16 ; 32.20). On coupera des vêtements de feu [et] on déversera au-dessus de leurs têtes de l’eau ardente, qui fera fondre ce qui est dans leurs ventres et leurs peaux. Il y aura pour eux des maillets de fer. Chaque fois qu’ils voudront en sortir à cause de la détresse, on les y retournera : “Goûtez le châtiment du feu brûlant.” (22.19-22) ; Quiconque désobéit à Allah et à son envoyé, aura le feu de la géhenne (72.23 ; cf. 9.27,73 ; 2.206,119 ; 3.12,162 ; 18.57 ; 25.44). Celui qui encourt pareilles culpabilité et malédictions, comment pourrait-il remettre en cause l’autorité de qui s’adresse à lui au nom d’Allah ?[22] 
 

Ainsi, par ces procédés, le Coran et l’esprit du musulman sont remarquablement bétonnés contre toute interrogation. Comment s’étonner dès lors de la stagnation intellectuelle en pays musulman ? Le Coran et la civilisation qui s’en réclament sont présentés revêtus de l’autorité d’Allah, de sorte que toute critique est assimilée à l’insulte, au blasphème. Mais si l’islam était si sûr d’être la révélation de la Vérité, aurait-il si peur d’être mis à l’épreuve (Jn 3.20) ?

— 60 La place qui est réservée au Coran dans la vie musulmane, publique et privée, lui donne une autorité et une évidence qui ne se discutent pas. Chacun de ses mots contient une présence divine, aussi sert-il aussi bien de réservoir de formules magiques pour accompagner les niaiseries de la superstition populaire, que de grille de lecture pour interpréter toute réalité. Celui qui s’en sert acquiert autorité et prestige. Une part du succès de l’islam, en dehors de la violence qui hébète les lâches et les méchants, n’est-elle pas due à ces répétitions du Coran destinées à provoquer mirages et obsessions  ? [23]

— 61 Les musulmans veulent croire qu’il convient à la Parole de Dieu d’être un livre plutôt qu’une personne. Mais alors pourquoi recourent-ils à des personnes pour comprendre le livre ?

— 62 Les hommes formaient autrefois une seule nation. Allah leur envoya les Prophètes chargés d’annoncer et d’avertir. Il leur donna un livre contenant la vérité, pour prononcer entre les hommes sur l’objet de leurs disputes (2.209 ; cf. 2.213). Alors que la Bible nous révèle le Mystère même de Dieu (1 Co 2.1 ; Ep 3.3-12 ; Col 2.2) s’identifiant à la personne de Jésus-Christ (Rm 16.25 ; Ep 6.19 ; Col 4.3), le Coran révèle ici avoir un but beaucoup plus modeste : prononcer entre les hommes sur l’objet de leurs disputes (2.209 ; cf. 2.213). Comment mieux dire qu’il n’est qu’un instrument de pouvoir ?

— 63 Pour justifier qu’Allah prescrive des actes condamnés aussi bien par la morale chrétienne que par la morale naturelle, les musulmans reprennent l’affirmation que le Dieu du Nouveau Testament étant le même que celui de l’Ancien Testament, Celui-ci a prescrit génocides (Nb 21.3 ; Dt 2.34 ; 3.6 ; 20.17) et lapidations (Lv 19.20 ; 20.10). Or ces versets tirés de l’Ancienne Alliance n’avaient cours que pour un temps et un lieu limités, et non pour tous les “mécréants” jusqu’à la fin du monde, comme c’est le cas avec le Coran. Dieu est venu rencontrer des hommes réels, tels qu’ils sont, pleins de vices et de péchés. Il est venu chez nous ! En prétendant lire l’Ancien Testament comme ils lisent le Coran, les musulmans font un contre-sens absolu, car la Bible n’est pas un livre de prescriptions, mais le récit de la rencontre de Dieu avec son peuple, l’histoire du Peuple élu, faite de violences, de guerres, d’erreurs, d’hypothèses spirituelles et d’actes de foi. Dans l’histoire de leur peuple, des hommes ont vu Dieu agir, et souvent le sauver. C’est ainsi que le Dieu de miséricorde, lent à la colère et plein d’amour a été annoncé et décrit dans l’Ancien Testament (Ex 34.6 ; Nb 14.18 ; Neh 9.17 ; Ps 103.8 ; Ps 145.8 ; Ps 86.15 ; Jon 4.2 ; Jl 2.13 ; Nahum 1.3). Ses miracles de compassion et de miséricorde (1 R 17 ; 2 R 4) révèlent Son identité avec Celui de Jésus-Christ. Il est donc sans fondement de Le présenter pour justifier le sadisme d’Allah ! De plus, quand bien même ne trouverait-on dans la Bible que des appels à la haine et à la violence, en quoi ceux du Coran s’en trouveraient-ils légitimés ?

— 64 A la différence du Coran qui se veut intemporel, la Bible s’inscrit dans la temporalité, elle n’est pas un mythe, et Dieu S’y révèle en proportion de ce qu’Il peut être entendu. Afin d’être compris des hommes, Il a utilisé des paroles d’hommes, ce que les musulmans devraient concéder puisqu’ils admettent que Dieu a parlé par les Prophètes… Toutefois, ces paroles disent autre chose que ce que disent des paroles d’hommes. Pour comprendre le sens que Dieu donne à ces paroles humaines devenues les Siennes, il est nécessaire que le lecteur de la Bible soit attentif à la voix de l’Esprit de Dieu, qui parle à la fois dans son cœur et dans l’Église (1 Co 2.7-15 ; 12.3), mais il est non moins nécessaire qu’il soit attentif au sens que l’écrivain, conditionné par son époque et sa culture, a voulu exprimer et a, de fait, exprimé à l’aide des genres littéraires employés à cette époque, selon les façons de sentir, de dire ou de raconter, qui étaient habituelles dans son milieu et en son temps, et que Dieu a faites Siennes. Ainsi, un auteur peut utiliser un nombre pour sa valeur arithmétique exacte, et tel autre auteur peut l’utiliser aussi ou seulement pour sa signification symbolique. Le rejet du dogme du péché originel empêche les musulmans de comprendre qu’avant de révéler aux hommes Sa miséricorde et Son salut, Dieu devait d’abord leur confirmer Son existence, Son unicité, leur révéler Sa sainteté, leur enseigner Sa fidélité, ce qu’est l’Homme, la nécessité de sa relation à Dieu, ce qu’est le péché et sa gravité conduisant à la mort, et donc la réalité de la Justice divine. Au regard de l’enseignement du Christ, le comportement des Prophètes de l’Ancienne Alliance n’était pas parfait, aussi, vouloir le reproduire, c’est réduire à rien l’œuvre du Christ. Si tout le monde aujourd’hui ― à part donc les musulmans ! ― se scandalise de faits qui alors paraissaient normaux, n’est-ce pas que la conscience morale de l’humanité sous l’Ancienne Alliance n’était pas parvenue à ce qu’elle est devenue depuis que Jésus lui a donné Son expression parfaite (Mt 5.17+ ; 19.8) ?

— 65 Que la Bible soit inspirée implique que, reçue à travers la culture et la mentalité de celui qui la reçoit, son expression soit imparfaite. D’où la possibilité d’abominations mises sur le compte de Dieu par le texte sacré. C’est ainsi que le peuple élu et ses chefs crurent devoir plaire à Dieu en immolant leurs enfants (Jg 11.30-40 ; 1 R 16.34 ; 2 R 16.3 ; 17.17), alors même qu’Israël savait déjà que le Dieu d’Abraham ne voulait pas de sacrifice humain (Gn 22.12J ; Jg 11.14+ ; Mi 6.7), non plus d’ailleurs que de sacrifices quotidiens au Temple (Jr 7.22)… Ces exemples montrent comment la Volonté de Dieu peut être connue et déformée par la mentalité de celui qui croit. Dieu Lui-même Se moquait déjà dans l’Ancienne Alliance de la compréhension qu’avaient les Juifs de Sa volonté : Et même, Je leur donnai des ordonnances qui n’étaient pas bonnes et des lois par lesquelles ils ne pouvaient vivre ! (Ez 20.25)… Et Jésus, pourtant parfaitement soumis à la Loi en tant qu’homme (Mt 17.27 ; 22.19 ; 23.3), mais parce qu’Il en était l’Auteur (Mc 2.27), ne reconnaissait plus Sa loi en ce qu’en avaient fait les Juifs (Mt 23.13+), la désignant comme étant devenue leur loi (Jn 8.1-11,17 ; 10.34 ; 15.25 ; Mt 19.8 ; 23.23). L’Ancienne Alliance annonçait et préparait la venue du Messie. Une fois Celui-ci venu, elle devint caduque (Mt 21.43 ; He 7.18 ; 8.7 ; 10.9 ; 2 Co 3.10). S’il n’y a qu’un seul et même Dieu, dont la Parole demeure à jamais, seul Jésus, parce qu’Il est Lui-même cette Parole (3.45 ; 4.171), peut en donner la véritable interprétation. Le caractère imparfait des précédentes expressions humaines de la Parole de Dieu ne fondait-il pas la nécessité de la venue du Messie, de Celui dont l’humanité, enfin sainte, pourrait donner à la Parole de Dieu son expression parfaite ?

— 66 Si la conception chrétienne de la Parole de Dieu ne connaît pas les contradictions inhérentes au Coran, c’est que la Bible est à la fois un recueil de livres écrits par des auteurs humains ET un recueil dont Dieu est l’Auteur. C’est Lui, Dieu, qui, tout en laissant aux rédacteurs de la Bible le plein usage de leurs facultés, les a inspirés de mettre par écrit, en vue de notre salut, tout ce qui était conforme à son désir et cela seulement. On voit comment est ici prise en compte et sauvegardée la différence entre la transcendance absolue de la Parole de Dieu et la relativité des paroles humaines en lesquelles Elle s’exprime. Seul l’Esprit de Dieu permet d’unir transcendance ET relativité, comme seul Il permet de reconnaître en Jésus Dieu ET l’Homme (1 Co 12.3). C’est pourquoi les chrétiens ont toujours confessé que, sans l’assistance de l’Esprit-Saint, personne ne peut comprendre le sens des paroles de la Bible : Sachez avant tout qu’aucune prophétie de l’Écriture ne vient d’une interprétation personnelle, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été donnée, mais c’est poussés par l’Esprit-Saint que les saints hommes de Dieu ont parlé (2 P 1.20-21) ; C’est à nous que Dieu les a révélées par Son Esprit ; car l’Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. Car qui d’entre les hommes connaît ce qui se passe dans l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît ce qui est en Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par Sa grâce. Et nous en parlons, non avec des paroles qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu’enseigne l’Esprit, en exprimant les choses spirituelles par un langage spirituel. Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, elles sont une folie pour lui et il ne peut les connaître, parce que c’est par l’Esprit qu’on en juge. L’homme spirituel, au contraire, juge de tout et il n’est lui-même jugé par personne. Car “qui a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l’instruire” ? Mais nous, nous avons la pensée du Christ (1 Co 2.10-16. Cf. aussi : Rm 5.5 ; 8.5-9,16,26 ; 1 Co 2.10-16 ; He 6.4 ; 10.15 ; 1 Jn 5.6 ; 2.20 ; Ap 22.17). Les chrétiens ont donc quelque chose de plus que les autres hommes : l’Esprit de Dieu ! Comment ne seraient-ils pas ainsi à la fois pleinement humbles et infiniment glorieux (Jn 17.22-24 ; 1 Jn 5.13,15,19,20) ?

— 67 Jésus, qui n’a rien écrit, si ce n’est deux fois sur la poussière du sol (Jn 8.6-8), enseigne : Si Je dis la vérité, pourquoi ne Me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu entend la Parole de Dieu. Si vous n’entendez pas, c’est parce que vous n’êtes pas de Dieu. (Jn 8.46-47). Lorsque les musulmans font grief aux chrétiens de ne pas se conduire comme Jésus le faisait, en mangent du cochon ou en ne priant pas prosternés (Mt 26.39), il faut leur répondre qu’adopter des comportements superficiels est à la portée de tous les hypocrites, mais qu’aimer son prochain comme Jésus nous a aimés est autrement plus difficile… Les chrétiens n’obéissent pas à la Loi comme des esclaves qui ne savent pas ce qu’ils font, mais comme des fils qui connaissent la volonté de leur père, parce qu’ils ont le même esprit que lui. La loi ne peut jamais prendre en compte en effet tous les cas particuliers. Seul l’Esprit de Dieu sait ce que Dieu veut en chaque situation. Lorsque saint Joseph vit Marie enceinte, il n’appliqua pas la loi qui commandait de la lapider (Lv 20.10 ; Jn 8.5)… Heureusement que saint Joseph était à l’écoute de l’Esprit de Dieu et non seulement de la lettre de la Loi ! La lettre tue, mais l’Esprit vivifie (2 Co 3.6). Les chrétiens n’ont pas à l’égard de la Bible le même rapport que les musulmans à l’égard du Coran, car le message de Dieu ne s’est pas pour eux incarné en un livre, comme il est censé l’avoir fait dans le Coran, mais dans une personne : Jésus-Christ (Jn 1.1). C’est pourquoi on ne saurait ranger le christianisme parmi les religions du livre, où l’islam veut l’y cantonner, pour tirer de cet alignement une parenté, et une dignité commune avec le christianisme. N’est-ce pas là un des pièges les plus fréquents du dialogue christiano-musulman ?

— 68 Le Coran est censé exprimer la volonté immuable de Dieu (13.37 ; 2.218 ; 10.72), tandis que le Christ révèle non seulement la volonté de Dieu, mais nous introduit en relation avec Lui… Si le bonheur consiste à aimer et être aimé, alors le christianisme répond à la soif de bonheur du cœur humain en lui donnant de vivre dans la Communion des Personnes divines. Vivre et mourir pour un message, quelque idolâtré qu’il soit, pourra-t-il jamais répondre à la quête de bonheur du cœur humain ?

— 69 Tandis que Jésus présente l’Église (Mt 5.14) et Se présente Lui-même comme La lumière du monde (Jn 8.12), Soleil levant qui vient nous visiter (cf. Lc 1.78), l’islam se présente comme le croissant de lune, l’astre de la nuit, un astre mort. Et en effet le message de l’islam se caractérise par la mort, aussi vrai que sur les 6235 versets du Coran, on recense :

• 129 versets qui enjoignent aux musulmans le djihad, ce genre inédit de guerre perpétuelle et universelle contre le monde entier (2.154,190,191,192,193,216,217,244 ; 3.13,122,123,125, 127,139,140,141,142,152,153,154,157,158,168,169,170,171,200 ; 4. 71,74,75,76,77,84,94,95,96, 100,104,14 ; 5.5,33,35,85 ; 8.1,7,8,9,10,12,13,15,16,17,18,19,39,43,45,46,47,48,57,59,60, 62,65,66,67,69 ; 9.2,4,5,9,10,12,13,14,15,16,18,19,20,22,25,26,29,36,38,39,41,42, 43,44,46,47,49,50,52,73,81,86,91,92,93,95,96,111,210,121,123,124 ; 22.58,78 ; 33.9,10,11,14,15,16,20,22,26,27,60,62 ; 47.4,7,31,35 ; 48.11,16,17,20,21,24,25 ; 61.4,12,13 ; 66.9)[24] ;

• 396 versets belliqueux et esclavagistes, appelant à la haine et au meurtre des chrétiens, des Juifs, des apostats et des infidèles (2.2,6-10-14,16-19,39,65,71-76,79,81,86-91,98,105,109,120,161,162,171,178,246,257 ; 3.10,12,21,22,28,32,56,61,68,71,75,77,78,80,82,85,87,88,90,91,94,99,105,106,111,112,116,118,127,128,151,156,176,177,178,187,196,197 ; 4.25,38,46,47,52,55,56,60,61,78,89,97,121,137-140,142,144,145,150,151,155,156,160,161,167-169 ;

5.10,12-17,18,27,33,36,38,41,43,45,49,54,57,59-61,63,68,71-73,75,78-81,86 ; 6.21,27-31,33,35,45,49,50,70,93,112,130,138-140 ; 7.4,37-41,44,45-47,50,71,84,92,96-99,101,102,136,162-166,177,182,183,186,202 ; 8.14,22,30,35-37,41,51,54-56,58,68,69,73 ; 9.1,17,23,28,30-32,34,35,37,48,53,56,63,67,68,74,77,79,80,85,87,90,97,98,101,109,113,125 ; 10.8,17,27,69 ; 11.18,20,24,67,68,106,107,113 ; 13.25,42 ; 14.14,16,22,29,30,49,50 ; 15.12,43,66,79,89 ; 16.45,46,69,86,88,94,105,106 ; 17.18, 97 ; 18.4,5,53,57 ; 22.1,17,19,21,22,25 ; 24.6,7,11,58 ; 26.120,224-226 ; 33.4,5,50,55,57,61,64,65 ; 36.63,64-67 ; 37.57,58,63,66-68 ; 38.56-61 ; 39.16,71,72 ; 40.5,70-72 ; 41.19-21,24,25,27,28 ; 42.21,22,50 ; 43.41,42,74-77 ; 44.45-47 ; 47.1,8,12,23,32,34 ; 48.4,13,15,22,25,26 ; 51.10,13,14 ; 55. 41,43,55 ; 56.93,94 ; 58.20 ; 59.2-4,7,12,14-16 ; 63.1-3 ; 67.6,7,11,27,28 ; 69.30-32,36,37 ; 72.15,23 ; 76.4 ; 83.16 ; 87.10-13 ; 88.1-7 ; 88.6).

• 41 versets misogynes, allant jusqu’à associer la femme au mal et au diable (2.221,222,223,228,230,231 ; 4.3,7,11,15,24,33,34,74 ; 7.7 ; 12.28,31,32 ; 15.60 ; 24.2,4,8,9,26,31 ; 27.57 ; 33.30,50-52,59 ; 65.1,4 ; 66.1,5,6 ; 111.4,5).

• 1100 versets sont de violentes diatribes assorties d’injures, de souhaits de malheurs, de haine et de malédictions contre la catégorie indéfinie et innombrable des mécréants (kafirun), autrement dit contre tous ceux qui refusent de se soumettre à l’islam ;

• 1500 versets visent nommément avec une singulière violence les païens et autres idolâtres, les Bédouins y étant particulièrement malmenés et insultés, traités de sourds, d’aveugles, ignares, stupides et comparés à des bestiaux ou à de méprisables singes…

Au total ce sont quelques 3150 versets, soit une bonne moitié du Coran, qui vouent à l’exécration tous ceux qui sont autres que musulmans.[25] Tous ces versets expriment la funeste intention de les anéantir ou de les soumettre. Comment se fait-il que les farouches défenseurs des principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme[26] ne s’intéressent pas davantage au Coran ? De cette moitié du Coran où tous les énoncés sont un déni des morales aussi bien laïque que religieuse de l’Occident, on peut extraire au moins 400 versets qui, au regard du Code pénal français, sont de très graves délits de provocation à crimes et délits contre les personnes. La loi du 29 juillet 1881 sur la presse et la communication interdit d’impression, de diffusion et d’enseignement de tels versets, sous peine de prison et d’amende[27]. Idem au regard du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques : Tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence est interdit par la Loi. (Article 20). Comment sanctionner la lâcheté et la compromission des responsables politiques face à l’islam ?

Les versets tolérants du Coran

Pour faire accroire à la nature miséricordieuse de l’islam, des versets réputés tolérants[28] sont ordinairement présentés. Or, ces versets ont tous été abrogés par le verset du sabre (9.5), en sorte que toute propagande s’appuyant sur ces fameux versets tombe à l’eau. Mais quand bien même n’auraient-ils pas été abrogés que leur examen révèle une toute autre interprétation :

— 70 Le verset 256 de la sourate 2 : Nulle contrainte dans la religion !, est souvent présenté comme preuve que l’islam serait respectueux des personnes appartenant à d’autres religions que l’islam. Or, ce verset ne dit pas : Nulle contrainte vis-à-vis des membres des autres religions, mais dans la religion, au singulier, c’est-à-dire en islam, car pour un musulman, il n’y a de religion que l’islam (3.85 ; 9.29 ; 24.2 ; 110.2). Les légistes musulmans ont toujours compris que ce verset signifiait le droit des non-musulmans à embrasser librement l’islam[29], en sorte qu’il fonde le devoir de faciliter au maximum la conversion à l’islam. Conversion qui ne manque pas d’attrait puisque Allah n’a imposé aucune gêne dans la religion (22.78)… Mais pourquoi le fait d’être sans gêne (sic) interdirait-il au musulman d’exercer la contrainte vis à vis d’autrui ? N’est-ce pas que juifs et chrétiens n’ont le droit de survivre en terre devenue musulmane que dans l’infâme statut de dhimmitude* (9.29), tandis que les autres mécréants n’ont le choix qu’entre la conversion à l’islam ou la mort ? Jamais ce verset n’a été compris comme reconnaissant aux non-musulmans le droit de convertir autrui, non plus qu’aux musulmans celui de quitter l’islam. Au contraire, Allah demande la mise à mort de l’apostat (4.89 ; 8.11-17). La tolérance de ce célèbre verset a-t-elle donc quelque chose à voir avec celle que les idiots utiles se plaisent à imaginer ?

— 71 Certes, parmi les gens des Écritures, il en est qui croient en Allah, qui tiennent pour véridique ce qui vous a été révélé ainsi que ce qui leur a été révélé et qui, entièrement soumis à Allah, ne troquent jamais ses enseignements contre un vil profit. Ceux-là trouveront leur juste récompense auprès de leur Seigneur, toujours prompt dans ses comptes (3.199). Ce verset donnerait la preuve de la reconnaissance par l’islam de la légitimité de la foi chrétienne et du salut qu’elle confère. Or, que sont des chrétiens reconnaissant l’origine divine du Coran (qui tiennent pour véridique ce qui vous a été révélé) sinon des apostats devenus musulmans ? De même, en 5.69, si les juifs, les sabéens et les chrétiens […] n’éprouveront aucune crainte et ne seront pas affligés, ce n’est qu’à condition de croire en Allah… qui n’est pas Jésus ! Tout musulman ne prétend-il pas être un bon chrétien, en donnant sa foi à Mahomet ?

— 72 A vous ma religion, à moi la mienne. (109.6) ; Quiconque le veut, qu’il soit croyant, et quiconque le veut, qu’il soit infidèle ! (18.29) Ces versets sembleraient accréditer la liberté de conscience, mais en quoi reconnaître l’inaliénable liberté intérieure de chacun impliquerait-il de renoncer à le persécuter ? Allah veut que les mécréants soient mécréants (Voir A 5,7,9), en sorte que faire sa volonté consiste à les laisser dans leur mécréance… et à les combattre à cause d’elle (60.4 ). Logique, non ?

— 73 Allah ne vous interdit pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus à cause de votre foi (60.8). Autrement dit : dans sa magnanimité Allah permet d’être bon et équitable envers les non-musulmans, mais seulement ceux qui, par leur passivité, ne résistent pas à leur islamisation, et sont donc déjà musulmans ! De plus, être bon et équitable envers eux est présenté comme une dérogation, ce qui signifie que la règle est de ne pas être bon et équitable envers les non-musulmans… N’est-ce pas ce que dit expressément cet autre verset : Mahomet est l’envoyé d’Allah ; ses compagnons sont bienveillants entre eux, mais violents envers les infidèles (48.29) ?

— 74 C’est pourquoi nous avons prescrit aux fils d’Israël que quiconque tuerait une personne qui n’a pas elle-même tué ni répandu la corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les humains (5.32). Ce verset, souvent cité pour faire accroire à l’humanité du Coran, reprend un enseignement talmudique sur l’interdiction du meurtre entre Juifs : Celui qui tue une âme d’Israël, c’est comme s’il avait tué tout un monde[30]. Or, loin de reconnaître l’universalité du genre humain et de promouvoir le respect de tout homme, ce verset les restreint lui aussi en excluant tous ceux qui répandent la corruption sur la terre, c’est-à-dire… tous les non-musulmans (2.191,217 ; 4.89 ; 5.33,37 ; 9.3-6,14,29,36 ; 60.4). Et si les prétendus coupables n’ont pas même besoin d’avoir conscience de leur crime (2.12), pourquoi celui qui les laisserait en vie ne partagerait-il pas leur péché : Revenez donc à votre Créateur ; puis, tuez donc les coupables vous-mêmes : ce serait mieux pour vous, auprès de votre Créateur (2.54) ?

— 75 Le verset 82 de la sourate 5 pourrait laisser penser que les chrétiens jouissent de quelque considération aux yeux d’Allah : Tu trouveras que ceux qui aiment le plus les croyants sont ceux qui disent : “Nous sommes nazaréens.” Cela parce qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil ; mais la suite montre que les chrétiens dont il est question sont des renégats : Lorsqu’ils écoutent ce qui est descendu vers l’envoyé, tu vois leurs yeux verser des larmes, pour ce qu’ils ont reconnu de la vérité. Ils disent : “Notre Seigneur ! Nous avons cru ! Inscris-nous donc avec les témoins.”(5.83). Que sont en effet des chrétiens accueillant le Coran, sinon des apostats devenus musulmans ?

— 76 Nous avons établi pour chaque nation des rites sacrés qu’elle suit (22.66). Est-il pensable qu’un même Dieu institue différentes religions ? Allah ne tente-t-il pas ici de récupérer à son profit  une situation qu’il ne maîtrise pas ? Car comment croire qu’il ne veuille que l’islam (2.193 ; 9.33) mais établisse plusieurs religions (7.168 ; 22.66) ? D’ailleurs, la suite du verset : Qu’ils ne discutent pas avec toi l’ordre reçu !, a-t-elle de quoi rassurer ?

— 77 Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation (5.45). Ce verset semblerait inviter à renoncer à la vengeance, mais la suite en dissuade aussitôt : ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. Et face à des injustes, six siècles après la venue de Jésus (Mt 5.20-48), que faut-il faire sinon rétablir la Loi du talion ? Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque vous offense, offensez-le, à offense égale ! (2.194) ; C’est dans le talion que vous aurez le salut, ò vous doués d’intelligence, ainsi serez-vous pieux ! (2.179) Si le salut se trouve dans le talion, où se trouvera la « tolérance » ?

— 78 Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle les gens dans le sentier d’Allah. Dispute avec eux de la meilleure manière (16.125). En quoi un tel conseil de pédagogie élémentaire serait-il rassurant, puisqu’il est mis au service de l’enrôlement dans le sentier d’Allah ? Si ceux qui discutent au sujet des signes d’Allah sans en avoir reçu la permission, sont en grande exécration de la part d’Allah et de ses serviteurs ! (40.35 ; 4.140 ; 6.68 ; 29.46), comment ces derniers  pourraient-ils respecter ceux qu’ils doivent exécrer ?

— 79 Est-ce toi qui contrains les humains pour qu’ils soient croyants ? (10.99) Pourquoi la reconnaissance de l’inviolabilité de la conscience devrait-elle empêcher le châtiment de la mécréance : Combattez-les à mort jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition [c’est-à-dire d’opposition à l’islamisation] et que le culte soit rendu uniquement à Allah ! (8.39) ?

— 80 Ta mission est de leur rappeler le pacte primordial. Il ne t’appartient pas de les dominer (88.21,22). Le pacte primordial est le pacte par lequel chaque homme s’est engagé avant sa création à être musulman (voir I 4). Il est si primordial qu’il ne peut être révoqué. Mentionné ici pour justifier la mission de Mahomet, il place de facto tout homme sous son autorité. Mahomet n’a donc pas besoin de dominer ceux qui sont déjà soumis, le pacte le fait pour lui (4.155), mais ne doit-il dominer celui qui tourne le dos et ne croit pas, évoqué au verset suivant ?

— 81 À chacun de vous nous avons fait une législation et une conduite. Si Allah [l’]avait souhaité, il aurait fait de vous une seule nation. Mais [il veut] vous tester en ce qu’il vous a donné. Devancez-vous donc dans les bienfaisances (5.48). Ce verset est utilisé pour faire accroire à la volonté d’Allah de promouvoir la diversité religieuse et l’émulation mutuelle. Or, que sont les bienfaisances musulmanes à l’égard des non-musulmans, sinon celles qui soumettent ceux-ci à la charia, en sorte que si les mécréants s’y refusent, sache qu’Allah veut les affliger (5.49) ?

— 82 À l’expiration des mois sacrés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez ! Capturez-les ! Assiégez-les ! Dressez-leur des embuscades ! (9.5) ; Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange de son paradis. Ils combattent au service d’Allah : ils tuent et se font tuer (9.111). Qui d’autre que le démon peut commander le meurtre ?

— 83 Nous pourrions donner d’autres exemples de ces versets prétendument tolérants du Coran (5.32,48 ; 10.99-100 ; 18.29), mais outre que selon la croyance commune ils ont tous été abrogés par un unique verset (9.5), lequel commande la mise à mort de tous les associateurs et autres mécréants, où qu’ils se trouvent, à moins qu’ils n’acceptent le statut de dhimmis, l’analyse logique de ces versets conduit invariablement à reconnaître qu’ils expriment exactement le contraire de ce que les idiots utiles, gargarisés à la vertu de tolérance, veulent croire et osent dire.[31] A l’inverse, l’enseignement de l’Évangile sur le respect dû à autrui, est sans ambiguïté : Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est Moi qui ferai justice, Moi qui rétribuerai, dit le Seigneur. Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien (Rm 12.17-21). Comment un musulman peut-il vouloir aimer son prochain puisqu’Allah l’en dissuade, lui faisant croire que les non-musulmans le haïssent : Ô Croyants, ne prenez de confidents qu’entre vous, car les mécréants ne manqueraient pas de vous ruiner, désireux qu’ils sont de vous nuire. La haine est apparue dans leur bouche, mais ce que cachent leurs poitrines est bien pire ! (3.118) ?

[1] Coran, mot syriaque et non arabe, parfois désigné dans le texte lui-même, se traduit par lectionnaire et désignait sans aucun doute le recueil de textes utilisés par les nazaréens venus endoctriner les Bédouins.
[2] On pourrait encore citer les Corans d’Abdullah Bin Amre Ibn Al-Ass, d’Abdullah Ibn Abbas, d’Abdullah Ibn Al Zoubir, d’Abe Baker Al Sedeek, d’Abe Mosa Al Asharee, de Abu Zaied, d’Akrama, d’Al Asoad Ibn Yazid, d’Al Hajaj Ibn Yousef Al Thakafy, d’Anes Bin Malek, d’Ata’ Abe Rabeh, d’Hafsa, de Moaaz Bin Gabel, de Moujahid, de Muhammad Bin Abe Mosa, d’Obaid Bin Omeir Al-Laithy, d’Othman Ibn Affan, de Qualown /Abu Mosa Ibn Mina, de Saeed Bin Gabber, de Salem Maola Abe Hozaifa, de Suleiman Ibn Mahran, de Talha, de Waresh, de Zaied Ibn Thabet, etc. Selon Bukhari (6.61,521) : Le Prophète a dit : “ Apprenez le Coran d’un des quatre meilleurs récitateurs : Abdullah ibn Masud, Salim, Mu‘adh ou Ubaï ibn Ka‘b.”. Parole qui parodie l’autorité des quatre Évangélistes.
[3] Abu Ammaar Yasir Qadhi, Al-Hidaayah Publishing & Distribution, 1999, Introduction to the Sciences of the Quran, chapter 11 : The Quira’aat ot the Qu’raan, p.184 – 207; https://archive.org/details/IntroductionToSciencesOfTheQuran
[4] Abu Ja‘far Muhammad b. Ya‘qub b. Ishaq al-Kulaini al-Razi, Al-Kafi, Vol 1, p.457. Cf. aussi : À cette époque, avec l’établissement de l’orthodoxie sunnite sous le califat abbasside dont un des dogmes majeurs a été le caractère divin et éternel du Coran officiel, il devenait extrêmement périlleux de mettre en doute l’intégrité de celui-ci. Seule une minorité parmi les chiites continua à soutenir discrètement la thèse de la falsification et ce jusqu’à notre époque. (…) Dans une phase qui serait la plus ancienne, l’obscurité du texte coranique est dite être due à sa falsification. Différentes suppressions et ajouts, œuvre des ennemis de Muhammad, et de ‘Ali, ont complètement altéré la Révélation et entamé sa clarté initiale (Mohammad ‘Ali ‘Amir-Moezzi, Le Coran silencieux et le Coran parlant, Paris, éd. du CNRS, mai 2011, p.212).
[5] Ainsi les Corans découverts en 1972 dans la Grande Mosquée de Sana‘a, considérés comme les plus anciens, révèlent des variations textuelles et graphiques et un ordre des sourates différent de celui d’aujourd’hui.
[6] Atlantic Monthly, Janvier 1999, http://www.theatlantic.com/past/issues/99jan/koran.htm; Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDDi1YEb
[7] C’est ainsi qu’il existe en Bretagne, à Plouaret, une église dédiée aux Sept dormants d’Éphèse… lieu depuis des décennies d’un pèlerinage islamo-chrétien en raison de la commune légende dans l’une et l’autre tradition. Or la sourate 18 est ouvertement antichrétienne…
[8] Ou, selon la traduction de Régis Blachère : Celui qui te hait se trouve être le déshérité.
[9] Les chrétiens d’Orient nomment leur lectionnaire en syro-araméen : qor’ôno ou qer’yana.
[10] Pour réfuter les conclusions de Luxenberg, il ne suffit pas d’affirmer que l’absence d’inscriptions syriaques anciennes entre La Mecque et Médine serait la preuve que le Coran n’a pas été écrit d’abord en syriaque, car, sans oublier que Robert Kerr a prouvé que le Coran a été écrit en Arabie Pétrée (Syrie) et que Christian-Jules Robin, archéologue du CNRS, a établi que toute l’Arabie était chrétienne à l’époque de Mahomet, que faut-il déduire du fait que l’on ne trouve pas d’inscription en arabe au dessous de Madain Saleh (qui se situe à 400 kms au nord de Médine et 800 kms de la Mecque) ?
[11] Luxenberg Chr., Weihnachten im Koran. Dans Streit um den Koran, Die Luxenberg Debatte: Standpunkte und Hintergründe, Berlin, 2004, p. 35-41.
[12] Pour E.-M. Gallez l’existence à Istanbul de quelques centaines de textes coraniques remontant aussi tôt que 675-690 est de la propagande. Le plus vieux manuscrit connu date du IXe siècle. Et l’étude des reproductions de Corans anciens a montré que des versets manquent dans les 4 manuscrits du VIIIe siècle, qui sont : Paris ar. 328a ; British Or. 2165 ; Samarkand ; Sanaa… ce qui laisse voir une manipulation des textes plus récents.
[13] La théorie des codes utilise la fréquence des lettres, des groupes de lettres, ainsi que de leurs corrélations. Ses théorèmes ont rendu possibles les ordinateurs, Internet, la compression des images, la réception de centaines de chaînes de TV, et bien d’autres techniques. Une branche de cette théorie, l’ADT (Analyse des Données Textuelles), s’applique aux textes écrits. Elle identifie une signature mathématique caractérisant chaque auteur. Il existe deux branches de l’ADT : l’une, fondée sur les mots, donne accès au sens, l’autre, fondée sur les lettres, donne accès au style. La mise en œuvre par ordinateurs d’algorithmes fondés sur des développements mathématiques a permis ainsi d’identifier du Coran une pluralité d’auteurs, aux styles différents. (Cf. Walter (Jean-Jacques), Les machines totalitaires, Éditions Denoël, 1982, et : Le Coran révélé par la Théorie des Codes, Éditions de Paris, 2014).
[14] On trouve trace de ces divinités en Arabie et à Pétra.
[15] Pour ce qui est de la religion Mahométane, tout le monde sait qu’elle n’est autre chose qu’un mélange grotesque de judaïsme et d’hérésies, dont le propagateur fut un homme vil, impudique et voleur, je veux dire Mahomet, qui, avec le concours d’une infâme canaille de sa trempe, séduisit les peuples pour leur faire embrasser une foi et une loi mieux faites pour les bêtes que pour les hommes. Mahomet faisait sonner bien haut que sa religion lui avait été révélée de Dieu, comme il l’écrit lui-même dans son Coran ; mais il suffit de lire ce Coran pour connaître que tout ce qu’il renferme est un tissu de fables, d’inepties et d’impiétés. (Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), Docteur de l’Église catholique, Les Vérités de la Foi, Partie III, Chap. XI, cité dans Saint Alphonse et l’Islam, Saint-Rémi, p.18).
[16] Contre l’objection visant à justifier le fait qu’Allah se corrige par la comparaison du Nouveau Testament remplaçant l’Ancien Testament.
[17] Lorsqu’un pasteur américain, le Révérend Jones, a voulu brûler publiquement le Coran, le monde musulman et islamophile s’en est ému, mais pourquoi ne pas rappeler que le troisième calife a brûlé les exemplaires du Coran qui ne lui convenaient pas (Bukhari 6.61,510), et qu’aujourd’hui encore les salafistes lors du passage à la douane des pèlerins allant à La Mecque saisissent et brûlent les versions du Coran différentes de la leur (voir L 9) ? Mais parce que le feu de l’Enfer est le sort réservé au Diable et à ses adeptes (feu et Enfer sont synonymes et homonymes en arabe), ce n’est pas tant le sacrilège que les musulmans redoutent lorsqu’un infidèle brûle un Coran, que le traumatisme psychologique, la blessure narcissique collective causée par l’échec de l’omnipotence d’Allah à préserver sa parole du sort du Diable…
[18] À quoi on peut encore ajouter quelques hadiths : Le Prophète écrivit le contrat de mariage avec Aicha alors qu’elle avait six ans et consomma son mariage avec elle alors qu’elle avait neuf ans (Bukhari, 7,62,8) ; Ibn Abbas a dit : Jeudi où la maladie de l’Apôtre d’Allah s’est aggravée, il a dit : ‘Cherchez-moi de quoi écrire, que je puisse écrire quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarerez jamais (Bukhari, 4,52,288)’.
[19] La propagande musulmane est capable d’affirmer l’existence de pseudo Centres de recherche scientifique prouvant la vérité du Coran sous l’autorité du CNRS, lequel a dû s’en défendre : http://www.anti-religion.net/tromperies_Islam.htm; Archived by WebCite® at http://www.webcitation.org/6WDDrgLz2
[20] International Herald Tribune, 13/2/95, p.1. En Arabie saoudite défendre les théories de Kepler, Copernic ou Galilée, est passible de mort. L’iconographie des premiers âges de l’Église montrant le Christ Pantocrator tenant le globe terrestre en ses mains ridiculise à elle seule ceux qui prétendent que l’Eglie enseignait que la terre était plate. Quant à la condamnation de Galilée par l’Église catholique, rappelons qu’elle concernait l’opposition qu’il mettait entre foi et science, qu’il n’a ni torturé ni emprisonné, comme la propagande anticatholique s’est plu à le faire croire, mais interrogé et relégué. Cf. Jean-Paul II, Galileo Galilei, 350 ans d’histoire, 1633-1983, Desclée, 1983.
[21] Nombre de traducteur malhonnêtes rajoutent que les abeilles vivent dans les montagnes « et les arbres » et se nourrissent de fruits « et de fleurs »…
[22] Le 3 juin 1992 un conseil d’oulémas de l’Université al-Azhar accuse Faraj Fouda de blasphème pour avoir dénoncé l’utilisation du discours religieux à des fins politiques, et l’humiliation légale des coptes. Cinq jours plus tard il est assassiné.
[23] Lorsqu’un pasteur américain, le Révérend Jones, a voulu brûler publiquement le Coran, le monde musulman et islamophile s’en est ému, mais pourquoi ne pas rappeler que le troisième calife a brûlé les exemplaires du Coran qui ne lui convenaient pas (Bukhari 6.61,510), et qu’aujourd’hui encore les salafistes lors du passage à la douane des pèlerins allant à La Mecque saisissent et brûlent les versions du Coran différentes de la leur (voir L 9) ? Mais parce que le feu de l’Enfer est le sort réservé au Diable et à ses adeptes (feu et Enfer sont synonymes et homonymes en arabe), ce n’est pas tant le sacrilège que les musulmans redoutent lorsqu’un infidèle brûle un Coran, que le traumatisme psychologique, la blessure narcissique collective causée par l’échec de l’omnipotence d’Allah à préserver sa parole du sort du Diable…
[24] Je rappelle que les Croisades, à la différence du djihad, étaient des actes de légitime défense (voir Z 38-43).
[25] Voir 59, II.
[26] Mais comment dire que les Droits de l’homme sont universels puisque le délai légal de tuer l’être humain lors de sa gestation est de 12 semaines en France, de 18 en Suède ou de 24 en Grande-Bretagne ? Cet exemple montre à lui seul que le système politique occidental fondé sur la religion des droits de l’homme est une criminelle supercherie.
[27] Laurent Lagartempe, Origines de l’Islam, Éd. de Paris, 2009, p.274. Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. (Loi n°2012-954 du 6 août 2012 – art. 4)
[28] A proprement parler, on ne tolère que le mal que l’on ne peut pas supprimer, mais on ne tolère pas une personne, à qui l’on doit le respect. Voir le mot Takia dans le lexique.
[29] Dominique Urvoy, Les libres penseurs dans l’Islam classique, Champs-Flammarion, 2003, p.24-25.
[30] Talmud de Babylone, Traité Sanhédrin, IV, 37a, Verdier, 1982, p. 1024. Le Dr. A. Cohen, rabbin de la synagogue de Birmingham, cite ce précepte : L’homme fut d’abord créé individu unique pour que l’on sût que quiconque supprime une seule existence, l’Écriture lui impute exactement comme si il avait détruit le monde entier, et quiconque sauve une seule existence, l’Écriture lui en tient le même compte que s’il avait sauvé le monde entier. Et A. Cohen rajoute en note de bas de page : Tel est le texte primitif. Une interpolation tardive substitue à une seule existence “une seule âme d’Israël”. Ceci ruine le caractère universaliste de cet enseignement (Doctrine de l’homme, Éditions Payot Rivage, 2002, p.159)…
[31] Le Recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, n’a pas rougi, ni la prestigieuse maison d’édition Dalloz non plus, de publier Le Coran tolérant (2007), dont les dimensions s’apparentent à celles… d’un timbre-poste ! Publier un livre avec un tel titre, n’était-ce pas confesser qu’il existe aussi un Coran intolérant ? Or, ce Coran intolérant, n’est-il pas le vrai Coran ? Ou bien y a-t-il deux Corans ? Jusqu’à quand les Kufars accepteront-ils d’être pris pour des imbéciles ?