À 20 ans, une maladie grave a failli emporter François Yassine. C’est dans cette épreuve qu’il découvre les écrits de Simone Weil, et une idée qui ne le quittera plus : l’humiliation la plus extrême peut être une porte vers la vérité, plutôt qu’une preuve d’abandon.

Ce cheminement, il le mène d’abord seul, en secret, dans sa chambre. Il ouvre les textes fondateurs de sa religion d’origine, dans leur langue d’origine, avec la peur de ce qu’il pourrait y trouver. Et un jour, il comprend qu’il ne peut plus repousser un choix : Mahomet, ou Jésus.

Ce choix a eu un prix réel : une rupture familiale, des conséquences jusque dans son parcours universitaire, la nécessité de se protéger. François n’en parle pas comme d’un combat gagné, mais comme d’un passage obligé vers une paix qu’il ne connaissait pas avant.