« LA RÉCONCILIATION DES MÉMOIRES »
« En renonçant à se présenter comme la seule vraie religion, la religion catholique rend inaudible son propre message et se fait la servante de l’islam » (Abbé Guy Pagés)
Le pape Léon XIV a inauguré sa visite en Algérie par un geste d’une portée hautement symbolique en se recueillant, le 14 avril, au « monument aux Martyrs », à Alger, appelant avec gravité à une « réconciliation des mémoires ». Après avoir déposé une gerbe de fleurs, il a prononcé des mots pesés, presque solennels : « la paix n’est possible que par le pardon », saluant « le courage du peuple algérien », exhortant chacun à ne pas transmettre aux générations futures le fardeau du ressentiment.
Ce message, accueilli par les autorités algériennes comme un moment historique, n’a pourtant pas trouvé partout le même écho. Car derrière l’appel à l’apaisement, certaines mémoires, elles, sont restées dans l’ombre. En France, de nombreuses voix se sont élevées, non pour contester la paix, mais pour dénoncer les silences qui l’accompagnent, ces silences lourds, pesants, sur certaines pages douloureuses de l’histoire de l’Algérie française.
Les familles de religieux catholiques assassinés durant le conflit ont exprimé leur amertume : aucune reconnaissance explicite de leurs souffrances n’est venue apaiser leur deuil. Les familles de harkis, victimes par milliers de massacres et de persécutions au lendemain du cessez-le-feu, n’ont pas été évoquées davantage. Quant à la communauté des pieds-noirs, marquée à jamais par les attentats, les violences, les enlèvements et l’exode, elle semble avoir été reléguée aux marges du récit.
La « réconciliation des mémoires »… Le mot résonne, mais il interroge. Car certains lieux, eux, continuent de crier dans le silence. Cette réconciliation aurait peut-être dû être proclamée ailleurs aussi, dans un lieu dont le nom seul glace encore les consciences : le « Petit Lac » d’Oran. Là, le 5 juillet 1962, lors du pogrom anti-français et antichrétien, des centaines d’Européens furent conduits après d’atroces tortures, puis jetés dans ses eaux sombres.
Le « Petit Lac », à la périphérie d’Oran, en plein quartier arabe, n’était déjà plus un lieu ordinaire. Grande étendue d’eau salée, transformée en dépotoir clandestin, il était devenu un espace interdit, un territoire de crainte où aucun Européen n’osait s’aventurer depuis plus d’un an.
Le 11 août 1962, l’Écho d’Oran annonçait à ses lecteurs la disparition prochaine de cette décharge : « Le gouvernement algérien a commencé son œuvre de salubrité. Cela représente quinze hectares d’immondices de cinq mètres de haut. L’odeur qui s’en échappait était devenue insoutenable. » Ainsi, sous le prétexte de purifier la terre, on ensevelissait aussi les traces. Car en comblant le « Petit Lac », ce ne sont pas seulement des déchets que l’on recouvrait, mais des corps sans sépulture, des cris étouffés, des vies brisées. Les tombes des torturés, des lynchés, des égorgés du 5 juillet 1962 furent murées à jamais, englouties sous des couches d’oubli. Et avec elles, la mémoire même de cet holocauste effacé du regard des hommes.
C’est peut-être là, en ce lieu macabre, que le Saint-Père aurait dû s’incliner. Là où la terre elle-même porte encore le poids du silence. Là où la « réconciliation des mémoires » aurait pris toute sa vérité, toute sa douleur, toute sa nécessité.
Par ailleurs, cette visite s’inscrit dans un contexte toujours sensible pour les minorités chrétiennes en Algérie, confrontées à l’hostilité des pouvoirs publics. Sur ce point aussi, le silence du pape a été perçu par certains comme un abandon, un silence de trop, venant s’ajouter à tant d’autres.
Déjà, dans ses Pensées, Blaise Pascal dénonçait cette tentation du mutisme : « Le silence est la plus grande persécution. Jamais les saints ne se sont tus. » Ces mots, venus d’un autre siècle, semblent aujourd’hui encore vibrer d’une inquiétante actualité.
Et maintenant, sur cette terre de saint Augustin, redevenue un instant chrétienne dans le souffle d’une visite, les clochers vacillent de nouveau. Lentement, inexorablement, les sables qu’apporte le vent de l’Histoire avancent, recouvrant pierres, mémoires et visages. Bientôt, ils enseveliront jusqu’au nom même du Christ, comme si le silence, une fois encore, avait eu le dernier mot.
José CASTANO


Lettre de MGR Vigano annonçant sa convocation devant un tribunal extra judiciaire pour crime de schisme
Le dicastère pour la Doctrine de la Foi m’a informé, par un simple courriel (1), de l’ouverture d’un procès pénal extrajudiciaire contre moi, avec l’accusation d’avoir commis le crime de schisme et m’accusant d’avoir nié la légitimité du « pape François », d’avoir rompu la communion « avec Lui » et d’avoir refusé le Concile Vatican II.
Je suis convoqué au Palais du Saint-Office le 20 juin, en personne ou représenté par un avocat. Je suppose que la sentence est déjà prête, étant donné le procès extrajudiciaire.
Je considère les accusations portées contre moi comme un motif d’honneur.
Je crois que la formulation même des accusations confirme les thèses que j’ai défendues à plusieurs reprises dans mes interventions. Ce n’est pas un hasard si l’accusation portée contre moi concerne la remise en cause de la légitimité de Jorge Mario Bergoglio et le refus de Vatican II : le Concile représente le cancer idéologique, théologique, moral et liturgique dont l’“Église synodale” bergoglienne est la nécessaire métastase.
Il est nécessaire que l’épiscopat, le clergé et le peuple de Dieu se demandent sérieusement s’il est conforme à la profession de Foi Catholique d’assister passivement à la destruction systématique de l’Église par ses dirigeants, tout comme d’autres subversifs détruisent la société civile.
– Le mondialisme appelle à la substitution ethnique : Bergoglio promeut une immigration incontrôlée et appelle à l’intégration des cultures et des religions.
– Le mondialisme soutient l’idéologie LGBTQ+ : Bergoglio autorise la bénédiction des couples homosexuelles et impose aux fidèles l’acceptation de l’homosexualisme, tout en couvrant les scandales de ses protégés en les promouvant aux plus hautes responsabilités.
– Le mondialisme impose l’agenda green : Bergoglio vénère l’idole de la Pachamama, écrit des encycliques délirantes sur l’environnement, soutient l’Agenda 2030 et attaque ceux qui remettent en question la théorie du réchauffement climatique anthropique.
Allant au-delà de son rôle dans les questions strictement scientifiques, mais toujours et seulement dans une direction, qui est diamétralement opposée à ce que l’Église a toujours enseigné.
Il a rendu obligatoire l’utilisation de sérums géniques expérimentaux, qui ont provoqué des effets secondaires très graves, décès et stérilité, les qualifiant d’« acte d’amour », en échange des financements de sociétés pharmaceutiques et des fondations philanthropiques. Sa pleine adhésion à la religion de Davos est scandaleuse. Partout où des gouvernements au service du Forum Économique Mondial ont introduit ou étendu l’avortement, promu le vice, légitimé les unions homosexuelles ou la transition de genre, encouragé l’euthanasie et toléré la persécution des Catholiques, pas un mot n’a été dépensé pour défendre la Foi ou la Morale menacées, pour soutenir les batailles civiles de tant de Catholiques abandonnés par le Vatican et les évêques. Pas un mot pour les Catholiques persécutés en Chine, complice le Saint-Siège qui considère que les milliards de Pékin sont plus importants que la vie et la liberté de milliers de Chinois fidèles de l’Église Romaine. Aucun schisme, dans l’“Église synodale” présidée par Bergoglio, n’est entrevu chez l’épiscopat allemand, ni chez des évêques nommés par le gouvernement consacrés en Chine sans mandat de Rome. Parce que leur action est cohérente avec la destruction de l’Église, et doit donc être dissimulée, minimisée, tolérée et finalement encouragée. Au cours de ces onze années de “pontificat”, l’Église Catholique a été humiliée et discréditée surtout à cause des scandales et de la corruption des dirigeants de la Hiérarchie, totalement ignorés alors que l’autoritarisme le plus impitoyable du Vatican faisait rage contre prêtres et religieux fidèles, petites communautés de religieuses traditionnelles, communautés liées à la Messe latine.
Ce zèle unilatéral n’est pas sans rappeler le fanatisme de Cromwell, typique de ceux qui défient la Providence dans la présomption de se savoir enfin au sommet de la pyramide hiérarchique, libres de faire et de défaire ce qu’ils veulent sans que personne ne s’oppose à quoi que ce soit. Et cette œuvre de destruction, cette volonté de renoncer au salut des âmes au nom d’une paix humaine qui nie Dieu n’est pas une invention de Bergoglio, mais le but principal (et inavouable) de ceux qui ont utilisé un Concile pour contredire le Magistère catholique et commencer à démolir l’Église de l’intérieur, à petits pas, mais toujours dans une seule direction, toujours avec la tolérance indulgente ou l’inaction coupable, sinon l’approbation explicite des Autorités romaines.
L’Église Catholique a été occupée lentement mais inexorablement, et Bergoglio a été chargé d’en faire une agence philanthropique, “l’Église de l’humanité, de l’inclusion, de l’environnement” au service du Nouvel Ordre Mondial. Mais ce n’est pas l’Église catholique : c’est sa contrefaçon.
La Renonciation de Benoît XVI et la nomination par la Mafia de Saint-Gall d’un successeur conforme aux diktats de l’Agenda 2030 devaient permettre – et ont effectivement permis – de gérer le coup d’État mondial avec la complicité et l’autorité de l’Église de Rome. Bergoglio est à l’Église ce que les autres dirigeants du monde sont à leurs nations : des traîtres, des subversifs, des liquidateurs finaux de la société traditionnelle, et certains de l’impunité. Le vice de consentement (vitium consensus) de Bergoglio en acceptant l’élection est basé précisément sur l’extranéité évidente de son action de gouvernement et de magistère par rapport à ce que tout Catholique de tout âge attend du Vicaire du Christ et du Successeur du Prince des Apôtres. Tout ce que fait Bergoglio constitue une offense et une provocation à l’égard de toute l’Église, de ses Saints de tous les temps, des Martyrs qui ont été tués in odium Fidei, des Papes de tous les temps jusqu’au Concile Vatican II.
C’est aussi et principalement une offense au divin Chef de l’Église, Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont Bergoglio exerce l’autorité sacrée au détriment du Corps mystique, avec une action trop systématique et cohérente pour paraître le fruit d’une simple incapacité. Dans l’œuvre de Bergoglio et de son entourage, l’avertissement du Seigneur se concrétise : Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous sous l’apparence d’agneaux, mais qui sont des loups voraces dans l’âme (Mt 7, 15). Je suis honoré de n’avoir et de ne vouloir aucune communion ecclésiale avec eux : le leur est un lobby, qui dissimule sa complicité avec les maîtres du monde pour tromper tant d’âmes et empêcher toute résistance à l’établissement du Royaume de l’Antéchrist.
Face aux accusations du Dicastère, je revendique, en tant que Successeur des Apôtres, être en pleine communion avec l’Église Catholique Apostolique Romaine, avec le Magistère des Pontifes Romains et avec la Tradition doctrinale, morale et liturgique ininterrompue qu’ils ont fidèlement conservée.
Je répudie les erreurs néomodernistes inhérentes au Concile Vatican II et au soi-disant “magistère postconciliaire”, en particulier en matière de collégialité, d’œcuménisme, de liberté religieuse, de laïcité de l’État et de liturgie.
Je répudie, rejette et condamne les scandales, les erreurs et les hérésies de Jorge Mario Bergoglio, qui manifeste une gestion absolument tyrannique du pouvoir, exercée contre le but qui légitime l’Autorité dans l’Église : une autorité qui est vicaire de celle du Christ, et qui, en tant que telle, doit obéir à Lui seul. Cette séparation de la Papauté de son principe de légitimation, qui est le Christ Pontife, transforme le ministerium en une tyrannie autoréférentielle.
Avec cette “Église bergoglienne”, aucun Catholique digne de ce nom ne peut être en communion, car elle agit en discontinuité et en rupture évidente avec tous les Papes de l’histoire et avec l’Église du Christ.
Il y a cinquante ans, dans ce même Palais du Saint-Office, l’Archevêque Marcel Lefebvre fut convoqué et accusé de schisme pour avoir rejeté Vatican II.
Sa défense est la mienne, ses paroles sont les miennes, miens sont ses arguments devant lesquels les Autorités romaines ne purent pas le condamner pour hérésie, devant attendre qu’il consacre des Évêques pour avoir le prétexte de le déclarer schismatique et de révoquer son excommunication alors qu’il était déjà mort.
Le schéma se répète même après que cinq décennies ont démontré le choix prophétique de Mgr Lefebvre.
En ces temps d’apostasie, les Catholiques trouveront dans les Pasteurs fidèles au mandat reçu de Notre-Seigneur un exemple et un encouragement à demeurer dans la Vérité du Christ.
Depositum custodi, selon l’exhortation de l’Apôtre : alors que le temps approche où je devrai rendre compte au Fils de Dieu de toutes mes actions, j’entends persévérer dans le bonum certamen et ne pas manquer au témoignage de Foi qui est exigé de celui qui, en tant qu’Évêque, est doté de la plénitude du Sacerdoce et constitué Successeur des Apôtres.
J’invite tous les Catholiques à prier pour que le Seigneur vienne en aide à son Église et donne du courage à ceux qui sont persécutés pour leur Foi.
+ Carlo Maria Viganò, Archevêque
TOUS les papes depuis le concile ont-ils présenté la religion catholique comme étant la SEULE VRAIE religion ?
Réponse :
NON ,pas plus que Léon XIV
Ce qui prouve bien qu’ils ont tous agit de concert selon une idéologie NOUVELLE , qui avait commencé à émerger avant le concile et dénommée « MODERNISME égoût collecteur de toutes les hérésies circulant dans l’Église « par St Pie X
Les papes post-Vatican II (Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, François) ont maintenu la doctrine traditionnelle selon laquelle l’Église catholique est l’unique Église du Christ dans sa plénitude :
Par exemple, dans Ecclesiam suam (1964) : Paul VI affirme que la « vraie religion est unique, et c’est la religion chrétienne », et que le christianisme en est la « forme parfaite et définitive », la « seule vraie religion ».
Dans la continuité de Lumen Gentium : « L’unique Église du Christ […] subsiste dans l’Église catholique » (LG 8).
Jean-Paul II dans Dominus Iesus (2000), déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, redit que l’Église catholique est « l’unique Église du Christ » dans sa plénitude, et que les autres communautés chrétiennes sont « déficientes » à des degrés divers et ne sont pas des « Églises » au sens propre pour celles qui manquent de la succession apostolique valide. Les religions non chrétiennes contiennent des éléments de vérité, mais la plénitude des moyens de salut est dans l’Église catholique. Le document rejette explicitement le relativisme religieux.
Benoît XVI (2005-2013), alors cardinal Ratzinger, en tant que préfet de la CDF, a supervisé Dominus Iesus et d’autres clarifications (ex. réponses aux questions sur la doctrine de l’Église, 2007), qui réaffirment que l’Église du Christ « subsiste » pleinement seulement dans l’Église catholique. Il défend l’« herméneutique de la réforme dans la continuité » : Vatican II n’a pas abrogé la doctrine antérieure, mais l’a développée. L’Église catholique reste la seule vraie Église du Christ dans sa forme visible et institutionnelle complète.
Embrasser le coran et dire que les musulmans adorent avec nous le dieu unique et miséricordieux ,n’est-il pas contradictoire avec les autres déclarations de JPII ?
Les diverses réunions oécuméniques (dont Assises) avaient-elles pour but de CONVERTIR ,ou était-ce un simple copinage ?
Si vous cherchez bien dans tous les actes et déclarations des papes depuis le concile ,vous trouverez tout et son contraire ,autant de déclaration pour dire que la religion catholique est la seule religion du Christ ,ou pour dire qu’il y a du bien dans toutes les religions
Le fait que le concile ait nommé une commission pour revisiter la messe et que celle ci ait accouché d’une messe semblable à celle de Luther ne démontre t-il pas l’état d’esprit qui a prévalu pendant et après le concile,
Le fait que vous êtes quasiment le seul prêtre (ou très peu nombreux) de France à vous opposer radicalement au copinage de presque tous les prêtres et évêques du monde avec l’islam ,ne vous fait-il donc pas penser qu’il obéissent à une théorie ,une idéologie totalement contraire aux enseignements du Christ ?
Après le concile ,la foi a t-elle propérée ou au contraire est-elle tombée en désuétude ?
C’est quoi les fruits du concile Vatican II ? ,un foisonnement des vocation ,ou bien une désertion ,une capitulation ?
Le meilleur mensonge n’est-il pas celui qui contient 90% de vérités ?
Votre idéalisme se heurte à la réalité de l’Eglise jusqu’à flirter avec la fascination du désespoir, alors que l’Eglise demeure attributaire de la promesse de la victoire finale (Mt 16.18).
Ce n’est pas du désespoir ,bien au contraire ,pour remettre l’Eglise sur les rails ,il faut savoir là où ça a commencé à dérailler ,il ne faut pas se lamenter sur les conséquences ,mais en connaitre les CAUSES
C’est pas en mettant des rustines sur une chambre à air poreuse qu’on va résoudre le problème d’une roue à plat
Trop de gens ,par respect humain ,préfèrent se mettre la tête dans le sable comme les autruches ,pour ne pas voir les horreurs
Il va falloir reconstruire ce qui a été détruit ,pas continuer à pleurer sur les ruines,Léon XIV agit dans la droite ligne de l’idéologie du concile ,tandis que cette idéologie moderniste n’aura pas été ÉRADIQUÉE ,l’Église tombera de charribe en scylla