Dans le hadith de Abou Usayd al-Ansari, « le Prophète a dit à une exciseuse : “Ne coupe pas trop, cela est meilleur pour la femme et plus agréable pour le mari” (Livre 41 n°5251 ; Abou Daoud, Livre de la circoncision 4-370 H 5271) ».

Russie: Un mufti se prononce pour les mutilations génitales féminines

Le mufti Ismail Berdiev, président du Centre de coordination des musulmans dans le Caucase du Nord, en Russie, s’est prononcé le 17 août 2016 pour l’excision des musulmanes de Russie, afin de réduire la sexualité des femmes modernes.

Le responsable religieux musulman estime même qu’il faudrait appliquer ces mutilations génitales à toutes les femmes, “car Dieu a créé les femmes pour faire des enfants et les éduquer”, et l’excision n’empêche pas de donner naissance à des enfants. “Il y aurait ainsi moins de corruption”, a-t-il encore asséné.

Des propos qui scandalisent

Ces propos, qui ont créé le scandale, ont été tenus au lendemain d’un rapport de l’ONG “Initiative de la justice russe” sur les mutilations génitales féminines au Daghestan, une République du Caucase russe dont la population est essentiellement musulmane.

Cette organisation de défense des droits humains  a interrogé des dizaines de femmes au Daghestan. Il s’avère que cette pratique existe dans certains villages et communautés et que l’opération est généralement réalisée à domicile par des personnes sans formation médicale. Ce genre d’intervention mutilante laisse souvent de graves séquelles chez les victimes de cette pratique d’un autre âge.

Des dizaines de milliers de femmes mutilées

S’il est impossible d’obtenir des chiffres sur un tel sujet, l’ONG affirme que depuis les années 1970 des dizaines de milliers de femmes auraient subi ce genre de mutilations génitales, effectuées habituellement avant l’âge de trois ans.

Il s’agirait, pour les populations qui pratiquent l’excision des fillettes,  de supprimer la sensibilité des organes génitaux, et, par conséquent, d’éviter un “comportement immoral”. Pour les partisans des mutilations génitales, il s’agirait de “protéger la femme du péché”, pour éviter “des divorces et de la débauche dans la société”.

Source

En Égypte, on meurt encore de l’excision :

©Chloe Sharrock / Le Pictorium/MAXPPP

 

Une fillette de 12 ans, Nada Abdul-Maksoud, est décédée fin janvier 2020 des suites de son excision dans une clinique du gouvernorat d’Assiout, en Haute-Égypte.

Des complications telles que des infections, ou même le Sida, ne sont pas rares dans ces zones rurales ou l’excision est pratiquée avec des lames de rasoir ou des couteaux non stérilisés. Des témoignages de femmes ayant du s’asseoir dans des bassines d’eau chaude pour soigner les blessures sont également monnaie courante, témoignant du manque total d’assistance médicale dont ces jeunes victimes disposent. Lorsqu’elle a grandit, Marsa n’a pu se débarrasser du traumatisme et de la peur de cet événement.

En cherchant leur salut dans la pratique de la Loi de l’Ancienne Alliance, qui n’a jamais rien amené à la perfection (He 7.19), et qui est absolument incapable de sauver (He 10.4), les musulmans imitent les juifs qui se soustraient à la vie de la Grâce et demeurent sous la Colère de Dieu (Ga 5.4). Des gens désireux de faire bonne figure dans la chair, voilà ceux qui vous imposent la circoncision, à seule fin d’éviter la persécution pour la Croix du Christ. Car ceux qui se font circoncire n’observent pas eux-mêmes la Loi ; ils veulent seulement que vous soyez circoncis, pour se glorifier dans votre chair (Ga 6.12-13). Ils ont beau citer par exemple Gn 17.10-13 pour affirmer que Dieu veut la circoncision perpétuelle , ils oublient que Dieu avait aussi voulu que le Temple de Jérusalem subsistât à jamais (1 R 9.3 ; 2 Ch 2.4 ; Ez 43.7), que la descendance davidique demeurât aussi à jamais sur le trône d’Israël (1 Ch 15.2 ; 17.10-14, 22.10, 24-27)… Ils ne comprennent pas que c’est l’Alliance qui doit être perpétuelle, et que la circoncision n’en était que le signe (Jr 9.25-26), en sorte que, le Temple détruit, l’obligation de la circoncision l’a été aussi… En attendant la Nouvelle et Éternelle Alliance avec le genre humain (Jr 31.31 ; 36.25-27 ; Lc 22.20 ; He 8-13), le régime rituel de la Loi ancienne était tout entier ordonné à figurer la Passion du Christ, qui seul sauve. Le vrai peuple élu entrait dans l’Alliance avec Dieu par cette foi, avec ou sans la circoncision qui en était le signe (Dt 10.16 ; Jr 4.4 ; Ac 7.51 ; Rm 2.25-29 ; Ga 2.25-29 ; 6.12-15 ; Col 2.11-13), aussi vrai qu’Abraham fut justifié par sa foi en étant incirconcis (Rm 4.1-12). Le Christ venu, le Temple a été détruit pour être remplacé par celui de Son corps, et la circoncision dans la chair a été remplacée par le baptême, en sorte qu’aujourd’hui la circoncision n’est rien, ni l’incirconcision, mais il s’agit d’être une créature nouvelle (Ga 6.15). Celui qui croit au Christ comprend que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend impur, mais ce qui peut sortir de son cœur (Mc 7.1+). Le rite nouveau du baptême, qui, à la différence de la circoncision, est reçu aussi bien par les hommes que par les femmes, confère à tous la même dignité d’enfant de Dieu, et fonde ainsi leur égalité (1) Six siècles après Jésus-Christ, l’islam vient rejeter l’égalité homme/femme apportée par le christianisme. Les soumis d’Allah ont beau justifier la pratique de la dot (en hébreu mohar, en arabe mahr) par la nécessité de pourvoir l’épouse en cas de répudiation, ils ne font que rejeter l’enseignement du Christ au sujet de l’indissolubilité du mariage (Mt 19.1-9)… Sans compter qu’aujourd’hui, en de nombreux pays, les jeunes filles travaillent et gagnent parfois plus que leurs fiancés, bénéficient de la Sécurité Sociale (fondée par les chrétiens), et n’ont donc pas besoin que de l’argent soit versé pour leur entretien ! De même, à la suite des dispositions vétérotestamentaires et talmudiques qui prescrivent que les filles n’héritent que si elles n’ont pas de frère, la législation coranique stipule que la fille n’hérite que de la moitié de ce que reçoit son frère (4.11). Alors, pourquoi les prescriptions de la Loi de Moïse ? Afin de préparer les cœurs à la venue du Messie, le Sauveur (Jg 13.2-5 ; Jr 31.31 ; 32.40 ; Is 55.3 ; 61.8 ; Lc 1.17). L’Incarnation de Dieu a fait entrer l’humanité en possession des réalités figurées dans l’Ancienne Alliance (Ph 3.3). Celle-ci n’est donc pas abolie mais accomplie. La venue du Messie apportant le salut universel et éternel annoncé (Mt 5.17 ; Jn 6.33-35) a rendu caduques les prescriptions préparant sa venue. Dieu ne pouvait Se contenter de celles-ci qu’à titre temporaire (Ps 40.7-9 ; He 10.4-6). Car Dieu voulait faire miséricorde à tous par la conversion à Jésus en qui nos péchés sont effacés. Comment en effet ne pas fondre de repentir et d’amour devant Dieu crucifié à cause de nos péchés (Mc 15.39 ; He 9.15) ? La connaissance de Jésus adoucit, guérit la dureté du cœur humain (Mt 19.3-9) selon la promesse divine de substituer aux cœurs de pierre des cœurs de chair (Ez 11.19 ; 36.26). Juifs et musulmans ne seront-ils pas jugés par cette parole de Jésus : Ne pensez pas que Je vous accuserai auprès du Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espoir. Car si vous croyiez Moïse, vous Me croiriez aussi, puisque c’est de Moi qu’il a écrit (Jn 5.45,46) ?

(1) L’excision tente de pallier l’imperfection de la circoncision de l’Ancienne Alliance, donnée seulement aux hommes, au regard du baptême chrétien donné à tous, hommes et femmes. 

Source : Interroger l’islam, Edition DMM, N 16.

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