Voici comment est affirmée par l’Évangile la virginité perpétuelle de la Mère de Jésus : lorsque l’archange Gabriel lui annonce qu’elle a été choisie pour devenir la Mère du Messie, celle-ci objecte “Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge ?“. Il est évident qu’une jeune femme déjà fiancée ne demande pas comment se fait un enfant ! Marie étant déjà accordée en mariage ne l’ignorait pas. Son l’objection ne peut donc s’expliquer que par le fait qu’elle était consacrée dans la virginité.

Quand ensuite l’Évangéliste dit que Joseph n’a pas eu de relations maritales avec Marie jusqu’à la naissance de Jésus, son intention est d’affirmer non pas la chasteté des parents de Jésus, mais Sa conception virginale, voilà pourquoi il dit que cette grossesse est totalement miraculeuse, d’un bout à l’autre de son déroulement. C’est ce que le Seigneur avait annoncé : Ce porche sera fermé. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-il fermé. (Ez 44.2)”

Que Marie soit restée vierge après la naissance de Jésus, cela s’explique pour deux raisons :
1) Marie était consacrée au Dieu éternel par un vœu perpétuel, une consécration perpétuelle de son être dont sa virginité inviolée était le sceau. 
2) Jésus est Dieu. Excusez du peu… Comment Sa Mère aurait-elle pu mieux honorer le caractère unique de Sa conception qu’en la gardant unique ?

3) De plus, telle est la foi de l’Eglise depuis son origine.

“Ô Vierge, fleur de beauté, 
Tu ne resteras plus longtemps en ce monde, 
Oh ! que Ta beauté est exquise,
Toi, ma pure épouse !
Aucun nombre ne pourra te contenir,
Combien ta fleur virginale m’est chère.
Ta clarté que rien n’assombrit
Est courageuse, forte et invincible.
L’éclat même du soleil de midi
Faiblit et s’assombrit à côté d’un cœur virginal.
Au-dessus de la virginité, je ne vois rien de grand,
C’est une fleur tirée du Cœur divin.
Ô Vierge douce, rose parfumée,
Quoi qu’il y ait beaucoup de croix sur la terre,
L’œil n’a pas vu, l’esprit n’a pas conçu,
Ce qui attend une vierge au ciel !
Ô Vierge, lis blanc comme neige,
Tu ne vis tout entière que pour Jésus
Et le pur calice de ton cœur
Est une agréable demeure pour Dieu Lui-même !
Ô Vierge, personne ne peut chanter ton hymne,
Dans ton chant, l’amour de Dieu est caché,
Les anges eux-mêmes ne comprennent pas
Ce que les vierges chantent à Dieu !
Ô Vierge, fleur du paradis,
Tu éclipses tous les éclats de ce monde.
Et quoique le monde ne puisse comprendre,
Il baisse cependant humblement son front devant toi.
Quoique le chemin d’une vierge est jonché d’épines,
Et sa vie hérissée de nombreuses croix,
Qui est aussi vaillant qu’elle ?
Rien la brisera, elle est invincible !
Ô Vierge, ange terrestre,
Ta grandeur est célèbre dans toute l’Église,
Devant le tabernacle tu montes la garde, 

Et comme un séraphin, tu te changes tout en amour !”

(Petit Journal de Sainte Faustine, n°1734.
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php…)