Mohamed Rahouna, Égyptien, fut longtemps un musulman de bonne volonté obsédé par la recherche de Dieu.. Mais partout, dans sa famille, à l’université au Caire, en Arabie Saoudite… il souffre de la malhonnêteté spirituelle et intellectuelle de nombreux musulmans. Très pieux en apparence ils se révèlent en réalité des arrivistes sans scrupules, des « imposteurs de première classe ». Il a une haute opinion des chrétiens qu’il fréquente. Il admire leur patience, leur souci de l’ordre, de la propreté, l’utilisation de la fourchette et du couteau, la variété des mets… Il est très heureux dans le petit village à majorité chrétienne où il débute sa carrière d’instituteur. En 1983 il soutien avec succès sa thèse de doctorat en science islamique et littérature arabe. Après avoir enseigné pendant trois ans au Yémen, il revient au Caire nommé Doyen d’une Faculté fondamentaliste, où il retrouve : corruption académique, insouciance des professeurs et persécution des chrétiens. Ainsi quand il propose une chrétienne très compétente pour réaliser des travaux informatiques l’administration refuse et lui rétorque : « Monsieur le Doyen vous voulez faire ici une Eglise ». Il part en Arabie saoudite, heureux de connaître le pays où vécut le Prophète de l’islam. Il fait toutes les dévotions, participe avec bonne volonté au grand et au petit pélerinage mais ne trouve pas réponse à ses inquiétudes. La stupidité, l’irrationalité, la schizophrénie de la société saoudienne le déconcerte.

Partout où il passe il nous fait partager la vie quotidienne des autochtones. En Arabie saoudite, professeur dans une Faculté réservée aux filles, il donne ses cours dans un studio avec un circuit intérieur télévisé. Les étudiantes voient le conférencier et lui posent des questions, il répond sans les voir. Les professeurs n’ont pas accès aux salles de cours , c’est une assistante qui vérifie les absences et veille à l’ordre. Si elle est absente le cours est annulé. Malgré toutes ces précautions les C.D. pornographiques circulent ! 

Les questions que Mohamed Ramouna se pose sur l’islam, le Coran, le Prophète sont de plus en plus nombreuses et pressantes. Dans un dialogue intérieur constant il s’interroge sur le formalisme de l’islam, la nature du Coran, Mahomet et les femmes, la femme en islam, la soumission inconditionnelle… et arrive à la certitude que le Dieu d’amour n’existe pas en islam.

C’est au cours d’un séjour aux Etats-Unis, chez sa sœur mariée avec un musulman intégriste , qu’il se décide à chercher une église arabe Il trouve enfin le pasteur Moussa qui lui dit : « Frère bien-aimé… le Seigneur vous met sur le bon chemin… C’est Lui qui vous a poussé à me parler. Acceptez-le comme votre sauveur et rédempteur ! ».

C’est au moment où, renonçant à l’islam, il perd sa notoriété, sa position universitaire avec ses avantages et privilèges, qu’il trouve la paix, la joie, une nouvelle vie, un nouveau foyer.

Transcription d’un entretien à Radio-Courtoisie