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Jurer, c’est appeler un témoin digne de confiance à confirmer la vérité que l’on dit. Le serment est d’autant plus sacré que ce par qui ou par quoi l’on jure est plus grand.

Or, Allah jure… par les anges (Coran 37.1), les vents (Coran 51.1), la mer agitée (Coran 52.6), l’étoile du matin (Coran 53.1), la plume (Coran 68.1), le soleil (Coran 91.1), le figuier et l’olivier (Coran 95.1), etc. Allah jure ! Non seulement Il appelle à témoin des créatures, muettes, sorties de ses mains, à qui Il peut donc faire dire ce qu’Il veut, mais encore : est-ce que le vrai Dieu a besoin de jurer, c’est-à-dire de promettre de ne pas mentir ?! Si Dieu pouvait mentir, cela signifierait qu’Il ne saurait pas toutes choses, puisqu’une difficulté imprévue pourrait l’obliger à n’être plus QUE vérité, à ne plus être Un… Or, Dieu n’est-Il pas QUE vérité ? Allah, manifestement, non ! Mais si Allah est capable de mentir, quelle différence entre lui et Satan ? A moins que vérité et mensonge ne veuillent rien dire pour l’auteur du Coran… Et si Allah peut mentir, qui pourrait ne pas le faire ? Le mensonge peut-il être encore un péché ?

Si dans la Bible Dieu jure, ce n’est jamais par ce qui Lui est inférieur (He 6.13), mais Il utilise cette convention pour affirmer en un langage qui nous soit compréhensible, le caractère irrévocable de ses promesses et l’immuabilité de Sa volonté (He 6.17). S’Il jure donc, c’est par Lui-même (Is 45.23 ; Jr 22.5), par Sa vie (Ez 17.16,19), par Son Nom (Jr 44.26), par Sa Gloire (Ez 17.16 ; Is 45.23), qui est aussi (par associationnisme, déjà !), celle de Jacob (Am 8.7), mais jamais par une créature, muette ou menteuse. Si Jésus a demandé de ne pas jurer (Mt 5.34-37), n’était-ce pas pour imiter le vrai Dieu ?