La justification du racisme envers les Noirs, nécessaire pour justifier leur mise en esclavage, a été forgée par le célèbre érudit musulman Tabari (839-923), qui raconte (Histoire des prophètes et des rois) que Cham, l’un des trois fils de Noé, maudit par son père, a été condamné à être non pas seulement l’esclave de ses frères, mais à changer de couleur de peau, à devenir noir, lui et sa descendance. Parce que cette malédiction n’est nullement dans la Bible (Gn 9.18-27), Tabari s’est sans doute inspiré d’écrits rabbiniques (Targum Yonatan, Pirke de Rabbi Eliézer, traité Taanit du Talmud de Palestine, traité Sanhédrin du Talmud de Babylone), qui faisaient déjà de la peau noire une des malédictions de Cham, mais ces ouvrages ne liaient pas pour autant couleur de peau noire et esclavage, comme l’a encore fait l’historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406) : « Il est vrai que la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; cette disposition résulte d’une infériorité qui les rapproche des animaux. (Les Prolégomènes, IV) » Les défenseurs de l’islam évoquent ordinairement ici l’histoire du premier muezzin, Bilal ben Rabah, un esclave Noir affranchi par Mahomet. Mais ils ne diront pas que Bilal ne fut affranchi qu’à la condition de servir Mahomet … et prendre part à ses méfaits. Est-ce vraiment une libération de cesser d’être esclave pour le devenir de Mahomet, lui-même esclavagiste (8.70 ; 33.52) ? Et puisqu’Allah ne se cache pas d’être raciste : « Au jour de la résurrection il y aura des visages blancs et des visages noirs. Allah dira à ces derniers : […] Allez goûter le châtiment pour prix de votre incrédulité ! Mais les blancs jouiront éternellement de la miséricorde d’Allah ! (3.106-107) », comment être noir et musulman ?


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