L’enfer progresse. Et on ne trouve plus, dans l’Église de mon Christ, cette sainteté qui inciterait le Dieu des Victoires à envoyer ses anges abattre les démons. L’Église de mon Christ a mal interprété la parole de son divin Fondateur, de sorte qu’elle s’est cru si forte, si invulnérable, que la majorité de ses membres, et même les meilleurs, n’ont plus veillé à pratiquer ces actions qui la mettraient dans l’amitié de Dieu. C’est ce qu’elle imagine. Elle se surestime. Elle se croit supérieure à tout et à tous. Elle dit: “Je suis bien établie. Rien ne prévaudra sur moi. ” Non. Apprenez à comprendre les paroles de Dieu. Ne retombez pas dans les erreurs voulues par les scribes d’autrefois : ils ont eu la prétention d’interpréter les prophéties et les promesses de Dieu de la manière qui allait dans le sens de leur stupide orgueil de Peuple élu, qui se croyait bien établi dans cette élection jusqu’à la fin des temps, quelle que soit sa manière de vivre.

 

Cette erreur a causé sa déchéance et l’a conduit à l’extermination, à la dispersion, à la persécution. Et voici vingt siècles qu’il expie l’erreur qu’il a lui-même voulu faire. L’Enfer ne prévaudra pas, à condition que l’Église soit sainte, comme son Pontife éternel le lui impose. L’Enfer prévaut plus ou moins, selon que l’Église perd de sa sainteté, ce qui diminue les secours de Dieu. C’est toujours prévaloir, même si ce n’est pas détruire. Or, de toute sa vie séculaire, jamais l’Église n’a connu un tel moment d’affaiblissement – quand encore ce n’est pas de corruption, de triple corruption -, et jamais un semblable assaut de l’Enfer. Bon nombre d’étoiles de l’Église sont renversées. Certaines, les premières – et ce sont les meilleures – le sont par la rage des antéchrists ; ce sont de glorieux martyrs dans mon Royaume. Les flatteries de Satan en ont fait tomber un encore plus grand nombre.

 

Et la nouvelle Jérusalem devient Babylone, de sorte qu’elle aura le sort de Babylone. Oh ! Esprit de mon Christ, Esprit parfait du très parfait Pasteur, Vie véritable de son Église, comme il a été mis de côté et étouffé par la volonté des hommes, en qui la loi de la chair est plus forte que celle de l’Esprit, vainement infusé par Dieu avec la plénitude de ses Dons ! Prends et lis, en invoquant mon Esprit. Relis les prophètes. Relis les chapitres 8,9 et 16 d’Ezéchiel, ainsi qu’Isaïe 19. Qui ne sait plus être Jérusalem, Église, sainteté, devient Égypte. Et lis, lis, relis, médite le chapitre 22 d’lsaïe. Trop de Shebna sont d’indignes préfets du Temple (des églises). Cela empêche Dieu d’y demeurer avec son Esprit en y mettant par sa Présence le bouclier indestructible, la cuirasse intouchable, la défense qui ne s’écroule pas. Au contraire, Dieu laissera le Mal avancer et purifier, par ses flèches cruelles, ceux qui se croient des dieux et adorent leur propre puissance, leur intelligence, leur jugement. Oh les malheureux ! Que sont-ils sans Moi ?
Comment me jugent-ils, comment jugent-ils mes volontés, s’ils ne savent se juger eux-mêmes, se repentir et renaître dans l’Esprit de Dieu ? Lis, lis, relis, médite, crains, pleure. Le temps de Shebna menace. Une grande partie de l’Église y est déjà engagée, lancée comme une balle au milieu des foules déchaînées.

 

Voici des années que j’ai dit cela au porte-parole (M. Valtorta), afin que ce te soit rapporté. Mais cette fois, c’est à toi directement que je m’adresse, toi le Vicaire de mon Christ et mon serviteur. Oui, parce que je suis Dieu, et nul n’est plus grand que moi. Toi au moins, évite d’être comme beaucoup, comme trop de personnes. Garde ta volonté à l’écart de la leur, pour ne pas devenir leur complice. Tu es, toi, mon serviteur, mais eux sont les tiens, et tu es leur Chef suprême. Ta parole lie et délie, elle n’est inférieure qu’à la Mienne. Comme tu me sers en toute sainteté et amour, ma Parole s’unit à la tienne, afin que ce soit Dieu qui s’exprime par ta bouche de Souverain Pontife. Tu as entre les mains les verges et dans ton esprit la Sagesse. Je te les ai moi-même données lorsque Je t’ai élu. Sers-toi du pouvoir et de la connaissance comme cela te convient, et ne déplais pas à ton Seigneur, qui a voulu marqué ton pontificat par un don extraordinaire : une nouvelle annonce de l’Évangile qui vient confirmer l’ancienne, pour t’aider, Ô Père de la chrétienté, et pour aider toute la chrétienté, vers laquelle le Dragon maudit s’avance.

 

Ne secoue pas la tête. N’allègue pas : “Il n’y a aucune proportion entre le don et la menace”, comme certains le prétendent et essaient de te le faire dire. Ne m’offense pas, Moi qui ai engendré le Verbe. Car Je Suis le Tout-Puissant, et Je peux tout, si Je le veux. Je suis Père, et si l’un de mes enfants m’obéit, Je viens à son secours, quelle que soit la menace qui l’assaille. Ne prends pas en considération l’intermédiaire par lequel t’est fait le don de la Parole qui vient au secours de ceux qui croient, qui doutent ou même ne croient pas. Mais si tu le repousses, ce n’est pas tellement lui que tu atteins, et ce n’est pas contre lui, qui est innocent, que tu pèches : c’est Moi que tu atteins, et même l’Admirable Trinité, où Nous ne faisons qu’un seul Dieu ; donc tu pèches contre l’Amour. Car l’Amour, notre Amour Trine, a voulu confier à ton pontificat la Parole de Dieu. Et si tu résistes à ma volonté d’amour, tu réitères le geste des princes des grands prêtres, des membres du sanhédrin, des pharisiens, des sadducéens et des scribes qui ne se pliaient pas à l’Amour évangélisateur, qui l’on persécuté et condamné encore avant l’heure prescrite pour son Martyre.

 

Moi, je te dis : relis Jean 11. Il y est écrit que, lorsque le sanhédrin décida de condamner Jésus, Celui-Ci se retira en Ephraïm. Lorsque l’humanité le repousse, Dieu s’éloigne. Mais c’est à partir de ce moment que fut scellé le sort du Temple et de la ville, leur destruction et la persécution de ceux qui avaient persécuté la Parole. Alors Moi, le Seigneur, je te dis : ” Toi, et même vous tous, vous avez besoin de ma défense plus encore que vos prédécesseurs vingt siècles plus tôt, et plus que les agneaux du troupeau. Car les pasteurs seront les premiers frappés, puis le troupeau sera dispersé.” Agis en sorte que Dieu te soit favorable. Tu le peux. Tu es le Saint-Père, tu n’as pas d’excuse pour ne pas le faire. N’imite pas Pilate, sinon tu auras le même sort que lui : s’être lavé les mains ne l’a pas justifié. Il a manqué à la justice comme s’il avait condamné sans demander que d’autres s’en chargent, et même davantage. Mieux, étant donné qu’il avait le pouvoir, il aurait dû savoir faire taire les langues pécheresses. Ne méconnais pas Celui qui te parle dans l’Oeuvre. Tu serais jugé pour cela. Et puisque tu le connais, sers-le en le faisant connaître. Tu seras glorifié pour cela. Ne méprise pas cet avertissement, même s’il te provient par l’entremise d’une créature. Certains de tes prédécesseurs ont écouté mes intermédiaires. Et si l’Église est encore romaine, c’est parce qu’un pape a cédé à Catherine. Sois juste, pour que ton Seigneur soit ton allié contre l’Antéchrist qui s’avance.

Pour en savoir davantage sur Maria Valtorta et son oeuvre : http://www.maria-valtorta.org/index.htm

Voir le TÉMOIGNAGE DE L’ABBÉ PAGÈS AU SUJET DE MARIA VALTORTA, PARIS, LE 19.05.2018