« Vous n’aurez pas d’autres dieux devant moi », dit le Seigneur Dieu, et c’est le premier des commandements (Ex 20:3). Donné à l’origine à Moïse et au peuple hébreu, ce commandement reste valable pour tous les peuples et pour tous les temps, ainsi que Dieu nous le dit : « Tu ne te feras point d’idoles en forme de quoi que ce soit dans le ciel, en haut, sur la terre, en bas, ou dans les eaux sous la terre ; tu ne te prosterneras point devant eux et tu ne les adoreras point ” (Ex 20:4-5). Notre Seigneur Jésus-Christ a parfaitement observé ce commandement. Lorsque le démon lui promit tous les royaumes du monde, à condition qu’Il Se prosternât devant devant lui, Jésus répondit : « Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu Le serviras Lui seul. » (Mt 4,10 ; Dt 6,13-14). L’exemple du Christ est donc de la plus haute importance pour tous ceux qui désirent « le vrai Dieu et la vie éternelle », comme nous y exhorte l’apôtre saint Jean : « Mes petits enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jn 5, 20-21).

De nos jours, ce message revêt une importance particulière, car le syncrétisme et le paganisme sont comme des poisons qui coulent dans les veines du Corps mystique du Christ, l’Église. En tant que successeur des Apôtres, chargé de veiller sur le troupeau de Dieu, je ne peux rester silencieux face à la violation flagrante de la sainte volonté de Dieu et aux conséquences désastreuses qu’elle aura sur les âmes individuelles, l’Église dans son ensemble, et même sur le genre humain tout entier. C’est donc avec beaucoup d’amour pour l’âme de mes frères et sœurs que j’écris ce message.

2. Le 4 octobre 2019, à la veille du Synode de l’Amazonie, une cérémonie religieuse a eu lieu dans les Jardins du Vatican, en présence du Pape François et de plusieurs évêques et cardinaux, en partie dirigée par des chamans et dans laquelle des objets symboliques ont été utilisés, notamment une sculpture en bois représentant une femme enceinte déshabillée. Ces représentations sont connues et appartiennent aux rituels indigènes des tribus amazoniennes, et plus particulièrement au culte de la Pachamama, la Terre Mère ; au cours des jours suivants, les statuettes de femmes nues en bois étaient également vénérées dans la Basilique Saint-Pierre, devant la Tombe de Saint-Pierre. Le Pape François a également salué deux évêques portant en procession la « chose » Pachamama sur leurs épaules à l’intérieur de la salle du Synode où elle a été mise à une place d’honneur. Des statues de Pachamama ont également été exposées dans l’église de Santa Maria in Traspontina.

En réponse aux protestations des fidèles catholiques concernant ces rites et l’utilisation de ces statues, les porte-parole du Vatican et les membres des comités du Synode amazonien ont minimisé ou nié le caractère syncrétiste religieux évident de ces statues, mais leurs réponses étaient évasives et contradictoires ; elles n’étaient que des acrobaties intellectuelles et des négations de preuves manifestes.

L’entreprise américaine de visuels de presse « Getty Images » a réalisé une photo de presse officielle de ce rituel en y ajoutant cette description : « Le pape François et le cardinal Cardinal Claudio Hummes, archevêque émérite de São Paulo, président du Réseau Ecclésial Pan-Amazonien (REPAM), se tiennent devant une statue représentant la Pachamama (Terre Mère). Le Père Paulo Suess, participant au Synode sur l’Amazonie, n’a laissé subsister aucun doute sur le caractère païen des cérémonies autour des images en bois dans les jardins du Vatican, et il a même osé saluer ces rites païens, affirmant : “Même s’il s’agissait d’un rite païen, c’est néanmoins un culte païen rendu à Dieu. On ne peut pas rejeter le paganisme comme n’étant rien » (interview du 17 octobre, Vatican News). Dans un communiqué officiel, le 21 octobre, le Réseau ecclésial panamazonien (REPAM) a condamné l’acte héroïque de ces Messieurs qui avaient jeté les images en bois dans le Tibre en le qualifiant d’acte « d’intolérance religieuse ». Ils ont ainsi dévoilé les mensonges et les astuces dont ils se sont servis pour nier le caractère religieux des images en bois vénérées. Les volontaires de l’église carmélite Santa Maria in Traspontina, où les statues en bois étaient exposées, ont corroboré cette affirmation en affirmant : « La mère[sculptée] que j’ai ramenée du Brésil… qui était dans la procession, eh bien, nous l’avons ramenée du Brésil. Elle a été réalisée par un artiste indigène, et nous lui avons demandé une œuvre d’art qui symboliserait toute cette connexion de la Terre Mère, des femmes, l’aspect féminin de Dieu, le fait que Dieu est le protecteur de la vie et celui qui la nourrit. » Elle l’a qualifiée à la fois de symbole de la “« Terre-Mère »et de « Pachamama ».

Des sources objectives notent que la Pachamama est un objet de vénération, une déesse à laquelle certains Boliviens sacrifient des lamas, une divinité terrestre vénérée par certains Péruviens, enracinée dans les croyances et pratiques païennes incas.

3. Les catholiques ne peuvent accepter aucun culte païen, ni aucun syncrétisme entre les croyances et pratiques païennes et celles de l’Église catholique. Les actes d’adoration consistant à allumer une flamme, à s’incliner, à se prosterner ou à s’incliner profondément devant le sol et à danser devant une statue féminine nue, qui ne représente ni la Vierge ni un saint canonisé de l’Église, violent le premier commandement de Dieu : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi » ainsi que l’interdiction explicite de Dieu, qui commande : « … de peur qu’élevant tes yeux au ciel, et y voyant le soleil, la lune et tous les astres, tu ne tombes dans l’illusion et dans l’erreur, et que tu ne rendes un culte d’adoration à des créatures que le Seigneur ton Dieu a faites pour le service de toutes les nations qui sont sous le ciel. » (Dt 4,19), et : « Vous ne vous ferez point d’idoles ni d’image taillée, vous ne dresserez point de colonnes ni de monuments, et vous n’érigerez point dans votre terre de pierre remarquable par quelque superstition, pour l’adorer. Car je suis le Seigneur votre Dieu. » (Lev 26:1).

Les Apôtres allaient même jusqu’à interdire la moindre allusion ou ambiguïté à l’égard des actes de vénération des idoles : « Quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Co 6, 15-16), et “Fuyez l’idolâtrie. Ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que lui ? » (1 Co 10, 14, 21-22).

Saint Paul, sans aucun doute, dirait ces mots à tous ceux qui ont participé activement aux actes de vénération des statues de Pachamama, qui symbolisent des choses matérielles ou créées : « Mais maintenant que vous connaissez Dieu, bien mieux, que vous êtes connus de Dieu, comment retournez-vous vers ces pauvres et faibles éléments, auxquels vous voulez de nouveau vous asservir ? » (Gal 4:9). Les païens, en effet, adoraient les éléments comme si c’étaient des êtres vivants. Et en observant les actes religieux syncrétistes ou du moins très ambigus dans les Jardins du Vatican, dans la Basilique Saint-Pierre et dans l’église de Santa Maria in Traspontina, saint Paul dirait : « (eux) qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles. »(Rom 1:25).

Tous les vrais catholiques qui ont encore l’esprit des Apôtres et des martyrs chrétiens, devraient pleurer et dire à propos des cérémonies païennes qui ont eu lieu dans la Ville éternelle, en paraphrasant les paroles du Psaume 79:1 : « O Dieu, les nations sont entrées dans ton héritage, ta ville sainte de Rome ; elles ont souillé Rome, elles l’ont réduite à des ruines. »

4. La tradition ininterrompue de l’Église a évité la moindre ambiguïté ou collaboration avec des actes idolâtres. Les explications données par les porte-parole du Vatican et par des personnes liées au Synode sur l’Amazonie pour justifier la vénération religieuse de la figure en bois d’une femme nue enceinte, étaient très semblables aux arguments donnés par les païens à l’époque des Pères de l’Église, comme le rapporte saint Athanase. Athanase a réfuté les pseudo-arguments des païens, et ses réfutations s’appliquent pleinement aux justifications invoquées par les autorités du Vatican. Saint Athanase a dit : « Ils se vanteront d’adorer et de servir, non seulement le bois et la pierre et des formes humaines, des oiseaux irrationnels, des reptiles et des bêtes, mais le soleil, la lune et tout l’univers céleste, et la terre, déifiant ainsi la création » (Contre-Gentiles, 21, 1-3) et : « Ils réuniront tout ensemble, comme constituant un seul corps, et diront que le tout est Dieu » (Contra Gentiles, 28, 2). « Au lieu du vrai, du véritable Dieu, ils ont déifié des choses qui n’étaient pas Dieu, servant la créature plutôt que le Créateur (voir Rom. 1:25), participant ainsi à la folie et à l’impiété » (Contra Gentiles, 47, 2).

L’apologiste du deuxième siècle Athenagoras a parlé de la vénération des éléments matériels par les païens : « Ils déifient les éléments et leurs différentes parties, en leur appliquant des noms différents à des moments différents. On dit que Kronos est le temps, et Rhéa la terre, et qu’elle devient enceinte de Kronos, et qu’elle engendre, d’où elle est considérée comme la mère de tous. Manquant de découvrir la grandeur de Dieu, et ne pouvant s’élever en haut avec leur raison (car ils n’ont aucune affinité pour le lieu céleste), ils se languissent parmi les formes de la matière, et enracinés sur la terre, déifient les changements des éléments » (Apol. 22).

Les paroles suivantes du Deuxième Concile de Nicée s’appliquent pleinement à tous les hommes d’Eglise qui ont soutenu les actes religieux syncrétistes mentionnés ci-dessus à Rome : « De nombreux pasteurs ont détruit ma vigne, ils ont souillé ma part. Car ils ont suivi des hommes impurs et, faisant confiance à leurs propres frénésies, ils ont calomnié la sainte Église, que le Christ notre Dieu S’est donnée à Lui-même, et ils n’ont pas su distinguer le saint du profane, affirmant que les icônes de Notre Seigneur et de ses saints ne sont pas différentes des images en bois des idoles sataniques. »

Comme l’a établi le deuxième Concile de Nicée, l’Église ne permet pas la vénération par des gestes extérieurs de culte tels que s’incliner, embrasser et bénir, d’autres symboles, images ou statues que « les icônes de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, celles de Notre Dame la Théotokos, celles des anges vénérables et celles de tout le peuple saint. Chaque fois que ces représentations sont contemplées, elles amèneront ceux qui les regardent à commémorer et à aimer leur prototype. »

5. Ceux qui croient au Dieu Unique et Véritable ont toujours travaillé à l’élimination de l’adoration des faux dieux, en enlevant leurs images du milieu du peuple saint de Dieu. Quand les Hébreux se prosternèrent devant la statue du Veau d’Or – avec les encouragements et la complicité du haut clergé – Dieu condamna de tels actes. Son serviteur Moïse condamna également ces actes d’« accueil et de tolérance » envers les divinités indigènes locales de l’époque, et il réduisit la statue en poudre et la dispersa dans l’eau (voir Ex 32,20). De même, les Lévites furent félicités pour avoir arrêté tous ceux qui adoraient le veau d’or (Ex 32:20,29). A travers les âges, les vrais catholiques ont aussi œuvré pour renverser les « les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Ep 6, 12), et la vénération des images qui les représentent.

Au milieu de la consternation et du choc face à l’abomination perpétrée par les actes religieux syncrétistes au Vatican, l’Église entière et le monde entier ont été témoins d’un acte hautement méritoire, courageux et louable de la part de quelques courageux hommes chrétiens qui, le 21 octobre, ont chassé et jeté dans le Tibre les statues en bois idolâtres de l’église de Santa Maria in Traspontina, à Rome. Tels de nouveaux Maccabées, ils ont agi dans l’esprit de la sainte colère de Notre Seigneur expulsant les marchands du temple de Jérusalem avec un fouet. Les gestes de ces hommes chrétiens seront inscrits dans les annales de l’histoire de l’Église comme un acte héroïque qui a rendu gloire au nom chrétien, tandis qu’au contraire, les actes des ecclésiastiques de haut rang qui ont souillé le nom chrétien à Rome, resteront dans l’histoire comme des actes d’ambiguïté et de syncrétisme lâches et perfides.

Le pape saint Grégoire le Grand, dans une lettre à saint Æthelbert, le premier roi chrétien d’Angleterre, l’exhorte à détruire les images idolâtres : « Supprimez le culte des idoles, renversez leurs édifices et leurs sanctuaires » (Bède, Histoire ecclésiastique, Livre I).

Saint Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, a abattu de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques.

Vladimir, le premier prince chrétien de Kiev, a fait abattre, démolir et tailler en pièces les idoles en bois qu’il avait lui-même érigées. Quant à la statue en bois du dieu païen en chef, Peroun, il l’a jetée dans le Dniepr. Cet acte de saint Vladimir rappelle l’acte héroïque de ces Messieurs chrétiens qui, le 21 octobre 2019, jetèrent les statues en bois de la culture indigène païenne des tribus amazoniennes dans le Tibre.

Si les actes de Moïse, de Notre Seigneur Jésus-Christ expulsant violemment les marchands du Temple, de saint Boniface et de saint Vladimir avaient eu lieu à notre époque, les porte-parole du Vatican les auraient sûrement condamnés comme des actes d’intolérance religieuse et culturelle, et comme des vols.

6. La phrase du document d’Abou Dhabi, qui se lit comme suit : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains » a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.

7. Compte tenu de ce qu’exige le culte authentique et l’adoration du Dieu unique, la Très Sainte Trinité, et du Christ Notre Sauveur, en vertu de l’ordination qui a fait de moi un évêque catholique et un successeur des Apôtres, et dans une fidélité et un amour véritables envers le Pontife romain, le Successeur de Pierre, et envers sa tâche qui est de présider à la « Cathédrale de la vérité » (cathedra veritatis), je condamne le culte du symbole païen du Pachamama dans les jardins du Vatican in Saint Paul, dans la basilique Saint-Pierre, et dans l’église romaine de Santa Maria in Traspontina.

Il serait bon que tous les vrais catholiques, et d’abord et avant tout les évêques, et aussi prêtres et les fidèles laïcs, forment une chaîne mondiale de prières et d’actes de réparation pour l’abomination de la vénération des idoles en bois perpétrée à Rome pendant le synode sur l’Amazonie. Face à un scandale aussi évident, il est impossible qu’un évêque catholique se taise, cela serait indigne d’un successeur des Apôtres. Le premier dans l’Église qui devrait condamner de tels actes et faire réparation est le Pape François.

La réaction honnête et chrétienne à la danse autour de la Pachamama, le nouveau Veau d’Or, au Vatican, doit consister en une protestation digne, une correction de cette erreur, et surtout en des actes de réparation.

Les larmes aux yeux et avec une douleur sincère au cœur, il faut offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis de tels actes de culte interdits par la Révélation divine. On pourrait proposer à cet effet la prière suivante :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge de Dieu, un acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répands dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, ton Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé ta Divine Majesté, et qu’ils t’offrent des réparations publiques et privées.
« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère terre”, à tous les peuples et surtout aux peuples des tribus amazoniennes, qui n’ont pas la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui la souillent. Ayez pitié de nous : épargne-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

Source

Une Protestation contre les actes sacrilèges du Pape François

La Pachamama n’est pas une idole ?