Allah a fait descendre sur vous le livre exposé intelligemment. » (6.114) ; « Voici un livre béni que nous avons fait descendre : suivez-le donc, craignez Allah ! » (6.155). Pour les commentateurs musulmans, ce livre est, bien sûr, le Coran. Mais comment ce livre pourrait-il être le Coran puisque les traditions musulmanes elles-mêmes ont conservé le souvenir de ce que Uthman, le troisième calife, collecta les textes épars censés être ceux du Coran écrits sur des bouts d’os ou de parchemins afin de les fondre en un seul livre. Autrement dit : il n’existait pas de Coran du temps de Mahomet !
De plus, ce fameux livre qu’est censé montrer Mahomet à ses interlocuteurs en ces versets (6.114, 155, et d’autres), personne ne sait ni n’a jamais su où il était passé. Comment imaginer que les Compagnons de Mahomet n’aient pas conservé un tel don divin alors qu’ils ont conservé ses épées et ses babouches ?!
L’analyse de texte confirme l’affirmation que le livre en question ne peut être le Coran. En effet, le verset 114 dit que le livre est « exposé intelligemment ». Mais pour que quelque chose soit « exposé intelligemment », il faut qu’il le soit dans sa totalité. Or, Mahomet, selon les traditions musulmanes est censé avoir reçu des versets jusqu’à la fin de sa vie. C’est dire que le livre n’a pas pu être « exposé intelligemment » de son vivant De même, le verset 155 demande aux auditeurs de suivre le livre. Mais comment auraient-ils pu suivre le livre puisque Mahomet n’avait pas fini de le recevoir ?… Comme se comprend aussi l’interdiction absolue d’oser questionner le texte du Coran selon les méthodes d’exégèse historico-critique…
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