Aisha Ibrahim Duhulow (vers 1994/1995 – 27 octobre 2008) était une jeune Somalienne de 13 ans lapidée à mort en public par des militants d’Al-Shabaab à Kismayo, en Somalie.
Elle s’était installée à Kismayo avec sa famille en juillet 2008, après avoir quitté le camp de réfugiés de Hagardeer, à Dadaab, au Kenya. Selon son père et sa tante, elle avait été violée par trois hommes armés alors qu’elle se rendait à pied chez sa grand-mère. Lorsque sa famille a signalé le viol aux autorités contrôlées par Al-Shabaab (qui dirigeaient les tribunaux locaux), elle a au contraire été arrêtée pour adultère (zina). Al-Shabaab a affirmé qu’elle avait avoué et demandé à subir la peine prévue par la charia ; sa famille et des organisations de défense des droits de l’homme ont déclaré qu’elle était une enfant victime de viol qui avait été placée en détention après avoir signalé l’agression. Aucun des violeurs présumés n’a été arrêté.
Le 27 octobre 2008, elle a été conduite dans un stade public devant environ 1 000 spectateurs. Des témoins ont rapporté qu’elle se débattait et suppliait : « Ne me tuez pas, ne me tuez pas. » Elle a été enterrée jusqu’au cou dans un trou et lapidée par une cinquantaine d’hommes. Au bout d’une dizaine de minutes, elle a été déterrée ; des infirmières ont confirmé qu’elle était encore en vie, et elle a été replongée dans le trou pour que la lapidation se poursuive. Certains passants ont tenté d’intervenir et ont essuyé des tirs des militants ; un garçon de huit ans a été tué.
Les premiers rapports locaux la décrivaient comme une jeune femme de 23 ans qui avait avoué ; son âge réel, 13 ans, a été confirmé par son père et par Amnesty International.
Ce meurtre a été largement condamné par Amnesty International (qui l’a qualifié de « ni justice, ni… exécution »), l’UNICEF, le Représentant spécial des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, ainsi que d’autres organisations. Il est devenu un exemple fréquemment cité de la vulnérabilité des femmes et des filles face à l’application par Al-Shabaab des peines de hudud dans les zones qu’il contrôlait à l’époque.
Parmi les principales sources contemporaines figurent le communiqué de presse d’Amnesty International d’octobre 2008 et les reportages de l’époque publiés par des médias tels que The Guardian et la BBC, résumés par la suite dans l’article Wikipédia consacré à cette affaire.
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Les femmes sont si bien toujours suspectes (Coran 64.14), qu’en cas de plainte contre elles pour fornication, Allah déclare nécessaires les témoignages concordants de quatre musulmans (Coran 4.15 ; 24.4-5), « ayant vu la pénétration » précise la jurisprudence. Allah ignorait sans doute que quatre hommes ne pouvaient se mettre d’accord pour violer et puis nier, et que toute femme violée ne peut pas présenter quatre témoins de son viol ! Mais telle est la justice d’Allah ! Quant aux calomniateurs ne pouvant produire les quatre témoins, Allah les innocente « s’ils se repentent et se réforment (Coran 24.5) ». Une femme violée doit ainsi se taire si elle ne veut pas être elle-même accusée et châtiée en conséquence. C’est ce qu’a appris Hena Begum, du district de Shariatpur au Bangladesh, cette enfant de 14 ans, violée la nuit du 30 janvier 2011 par son cousin Mahbub, âgé de quarante ans, qui a été condamnée à cent coups de fouet pour « participation au crime ». Elle en est morte au soixantième coup, le lundi 1er février. Allah est le plus grand ! En islam, comme dans le judaïsme, un violeur n’a pas trop de souci à se faire : la miséricorde d’Allah lui permet d’échapper à sa condamnation s’il épouse sa victime … sous le généreux prétexte de lui rendre son honneur. Ainsi en va-t-il en Algérie, en Irak, en Syrie, au Bahreïn, au Koweït, en Lybie, au Liban … Une fille convoitée et violée se voit contrainte d’épouser son violeur si elle ne veut pas être accusée du crime qu’elle a subi … À défaut de quoi elle sera ostracisée, battue, emprisonnée, voire tuée. C’est ainsi que le 9 mars 2012, Amina Al Filali, jeune marocaine âgée de seize ans, obligée d’épouser son violeur, qui, de plus, la battait, a préféré se suicider en ingurgitant de la mort aux rats … Allah ignorait certainement aussi qu’un jour ces chiens de non-musulmans découvriraient l’ADN, et ridiculiseraient ainsi son éternelle et infaillible justice, comme l’apprit à ses dépens un imam de la banlieue de Londres, Abdul Mukim Khalisadar, condamné pour viol en mars 2008 grâce à un test d’ADN, ainsi que ses sept complices ayant juré en chœur que durant le viol l’imam prêchait à la mosquée en leur pieuse compagnie … Est-il possible de croire à la justice d’Allah et de ne pas insulter le vrai Dieu ?



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