Rédemption 7/9 : Le sacrifice de Jésus


Jésus-Christ a eu une horreur infinie du péché à réparer et aussi de la mort qui est la conséquence ultime et définitive du péché.

La mort n’est pas comme l’avait cru Platon ou comme le croient les religions d’Extrême-Orient ou les gnostique, la libération de l’âme s’échappant de cette prison que serait le corps. La mort est la chose la pire qui soit puisqu’elle détruit l’intégrité de l’être humain composé d’une âme et d’un corps, d’esprit et de matière. Jésus-Christ qui est l’Etre et la Vie, créateur de l’être et la vie des créatures ne pouvait avoir qu’une horreur infinie de la mort.

La perspective d’être, le soir du vendredi saint, Lui qui est la Vie et l’Être, un cadavre, quelle horreur pour Son intelligence, Sa volonté, tout Son être ! Jésus a accepté cela, par amour pour nous, Lui qui est la Vie, Il a accepté de mourir. Jésus-Christ ne pouvait pas mourir puisqu’Il n’avait jamais péché comme Adam dans le paradis terrestre qui aurait pu demeurer immortel s’il n’avait pas désobéi à Dieu et n’avait pas manqué à l’amour que Dieu attendait de lui. Jésus, pour mourir, a dû être tué c’est dire l’horreur qu’a été la mort pour Jésus. Nous ne pouvons pas comprendre ce qu’a pu produire de répugnant pour Jésus, la perspective de devoir mourir, parce que nous n’aimons pas assez la vie mais Jésus qui est la Vie en Personne, créateur de la vie, avait un amour infini pour la vie et donc une répugnance infinie pour la mort.

Aujourd’hui, nous sommes si infectés par le libéralisme, l’idéalisme, le relativisme, par cette culture de la mort, que l’on est capables avec le sourire de tuer des petits enfants dans le sein de leur mère, des êtres innocents comme l’on est capable de se suicider ou d’en faire la promotion à travers des chansons, de prôner le meurtre par le terrorisme, l’usage de la drogue. On ne sait pas apprécier ce don gratuit que nous avons reçu de la vie. Jésus, Lui, savait l’apprécier, parce qu’Il en est l’auteur et cependant Il a accepté de mourir par amour pour nous. En mourant, Jésus a transformé la mort, Il en a fait le moyen de donner Sa vie à Celui qui nous l’a donnée et qui donc est digne, plus que quiconque, de recevoir le don de notre vie.

« Il n’y a pas plus grand amour que donner sa vie », qui plus que Dieu est digne de la recevoir, puisque c’est Lui qui nous l’a donnée et nous l’a redonnée, en mourant sur une croix ? Ainsi, en faisant à Dieu le même don qu’Il m’a fait, je deviens en cela, semblable à Dieu. Je Lui fais un cadeau de la même valeur que le sien et j’entre ainsi dans la vie éternelle car si j’offre ma vie à Dieu, IL est capable de la garder pour l’éternité. Par Sa mort, Jésus nous a appris à vivre, c’est à dire à faire de notre mort, l’offrande de notre vie pour que toute notre vie s’accomplisse dans l’amour et soit sauvée. Mais cela implique un amour de la vie. Jésus a eu une répugnance de la mort qui lui présentait la perspective d’être, le soir du vendredi saint, un cadavre. Lui qui était la vie en personne a été réduit à être un cadavre et à cause de cela, nous dit Saint Paul dans son épître aux Philippiens en 2.18 : Parce qu’Il s’est humilié, parce qu’il s’est fait obéissant jusqu’à la mort de la Croix, Dieu L’a exalté, Dieu l’a ressuscité et lui a donné un nom au-dessus de tous les noms, c’est à dire le nom même de Dieu, afin que tout être au ciel sur terre et aux enfers s’égenouille devant lui pour l’adorer et confessent que Jésus-Christ est Seigneur, qu’Il est Dieu, à la Gloire de Dieu le Père.

Cela avait été déjà prophétisé bien des siècles avant la venue de Jésus par le prophète Isaïe qui avait entrevu l’oeuvre du Rédempteur. C’est au chapitre 53 :

 » Objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié, mais lui a été transpercé à cause de nos crimes, écrasés à cause de nos fautes, le châtiment qui nous rend la paix est sur lui »

Isaïe, 8 siècles avant Jésus-Christ, dit que celui-ci portera nos péchés. Les siens, il parle de nos crimes donc des siens à lui aussi et montre bien ainsi le caractère divin de Jésus qui expie pour tous les hommes. « Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui et dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tous comme des moutons nous étions errants, chacun suivant son propre chemin et le Seigneur a fait tomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité il s’humiliait et il n’ouvrait pas la bouche, comme devant l’agneau qui se laisse mener à l’abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n’ouvrait pas la bouche ».

Jésus-Christ ne s’impose pas, Il se confie à Dieu, Il n’utilise pas les armes des hommes et des démons pour se défendre. C’est Dieu qui agit à travers lui. « Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains qui s’est inquiété qu’il ait été retranché de la terre des vivants, qu’il ait été frappé pour le crime de son peuple ? Bien qu’il n’ait pas commis de violence et qu’il n’y ait pas eu de tromperie dans sa bouche, le Seigneur a voulu l’écraser par la souffrance. » … « S’il offre sa vie en sacrifice expiatoire » – Voila la rédemption, Jésus-Christ a offert sa vie en sacrifice expiatoire. C’est cela que Dieu voulait, nous sauver, à travers la libre acceptation, à travers l’amour de son fils Dieu fait homme. « S’il offre sa vie en sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours ». Voila le fruit du sacrifice, la postérité, tous les élus, tous les sauvés. « Il prolongera ses jours », parce qu’il sera ressuscité et vivra dans le ciel éternellement. Par lui, la volonté de Dieu s’accomplira qui n’est pas de faire souffrir Son fils, mais de nous sauver. A la suite de l’épreuve endurée par son âme, il verra la lumière et sera comblé », voila ce que Dieu veut, que nous soyons comblés. Que notre amour soit plus fort que toute haine. « Par sa connaissance, le Juste, Mon serviteur justifiera les multitudes, en s’accablant lui-même de leurs fautes. C’est pourquoi il aura sa part parmi les multitudes et avec les puissants il partagera le butin parce qu’il s’est livré lui-même à la mort et qu’il a été compté parmi les criminels, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les criminels. »

Voila ce que Jésus a fait, Il a offert Sa vie et sur la Croix en Luc: 23.46, il remet son âme à Dieu : « Père, entre Te mains je remets mon esprit ». En Jean 19.30, Il pourra dire « Tout est accompli ».

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